Dictionnaire des rimes
Les rimes en : affadirons
Que signifie "affadirons" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Première personne du pluriel du futur du verbe affadir.
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "affadirons".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
-
proposition
?- Action de proposer, de soumettre à un examen, à une délibération.
- Favrolles prend la parole. Son vide intérieur, son inconscience braillarde se masquent sous l'énergie de ses propositions. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- (Spécialement) (Par ellipse) Proposition de loi.
- Chose qui a été proposée.
- La proposition de ce député a été prise en considération.
- Il a retiré sa proposition.
- (En particulier) Chose proposée pour arriver à la conclusion d’une affaire ou à un arrangement.
- Le résultat de cette proposition conciliatrice fut que les deux jeunes gens […] se prirent par le bras, et, ajustant leurs épées, se dirigèrent vers la porte de l’hôtellerie, sur le seuil de laquelle se tenait l’hôte. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Tout ce qu'il entendait autour de lui, les tuyaux refilés d'une oreille à l'autre, les vaines discussions d'intérêts sordides, les propositions abracadabrantes, lui occasionnaient parfois des nausées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- proposition raisonnable, satisfaisante, absurde, ridicule.
- Faire des propositions à quelqu’un.
- Propositions de paix, d’accommodement, de conciliation.
- Expression d’une idée, affirmation ou la négation de quelque chose.
- […], ils formulèrent la proposition suivant laquelle l’obéissance au souverain, bon ou mauvais, était préférable à la fitna (anarchie, désordre). Ce qui équivalait à la consécration formelle du quiétisme politique de l’islam. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 93)
- proposition universelle, générale, particulière.
- proposition hasardée.
- proposition insoutenable.
- Soutenir une proposition.
- Condamner une proposition.
- Censurer une proposition.
- proposition en matière de foi.
- (Grammaire) Membre de phrase composé essentiellement d’un sujet et d’un verbe et accessoirement d’un complément ou d’un attribut.
- Le terme de proposition remonte aux grammaires logiques où il désignait toute construction minimale porteuse d'un jugement : l'association d'un sujet (ce dont on dit quelque chose) et d'un prédicat (ce que l'on dit du sujet). Ainsi les grammairiens de Port-Royal analysaient la phrase « Dieu invisible a créé le monde visible » en trois propositions : Dieu a créé le monde — Dieu est invisible — Le monde est visible. Progressivement, la notion de proposition s'est confondue avec celle de phrase pour désigner l'unité syntaxique et prédicative combinant un sujet grammatical et un groupe verbal. — (Martin Riegel et alii, Grammaire méthodique du français, 1994)
- Ce La Fontaine qui me prouvait qu’il existe des propositions dont le verbe est au participe : Marché fait, les oiseaux forgent une machine. Ce Corneille qui me fournissait un exemple de propositions principales juxtaposées : J’ai fait ce que j’ai dû, je fais ce que je dois, tandis que Victor Hugo m’offrait un modèle d’indépendantes juxtaposées :Esclave, apporte-moi des roses !Le parfum des roses est doux ! — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 74)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
- Un cahier de grammaire m’apprend que la proposition indépendante était dite absolue, la principale pouvait s’appeler aussi primordiale alors que la subordonnée se satisfaisait de secondaire. La nomenclature grammaticale a quelque peu évolué depuis, mais à force de nuances, est-elle devenue plus claire ? — (Édouard Bled, Mes écoles, Robert Laffont, 1977, page 128)
- (Logique) Énoncé doué d’une valeur de vérité, généralement le vrai ou le faux.
- Une phrase impérative ou interrogative n’est pas une proposition logique.
-
prétention
?- Droit que l’on a, ou que l’on croit avoir, de prétendre, d’aspirer à une chose ; espérance ; dessein ; vue.
- Non, non, la constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première ne doit pas dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs. — (Molière, Dom Juan ou le Festin de pierre, acte I, scène II)
- Nous considérons aujourd'hui comme une parfaite cuistrerie l'ancienne prétention qu'eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.195)
- Le vrai fait nouveau, aujourd’hui, n’est peut-être pas que les peuples éprouvent les passions politiques, mais qu’ils prétendent les éprouver. Cette prétention suffit, d’ailleurs, à les rendre agissants et à fournir un merveilleux terrain d’exploitation à leurs meneurs. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, éd. 1946)
- Ce découpage géographique n'a pas la prétention de définir exactement et sur le plan strictement scientifique les différents domaines chorologiques en particulier entre les domaines atlantique et médioeuropéen qui disposent, notamment en France, de larges zones de transition. — (J.-C. Rameau, C. Gauberville & N. Drapier, Gestion forestière et diversité biologique, page 57, Librairie forestière, 2000)
- On comprend mieux l'acharnement avec lequel Sr Gallois voulait écarter les prétentions de la ville, si on sait qu'il croyait, en se référant à un arpentage effectué en 1629, que ce Bürgerwald englobait un tiers de la forêt indivise. — (Madeleine Barbier, La forêt de Haguenau et les questions de propriété, dans La forêt dans tous ses états: de la préhistoire à nos jours, sous la direction de Jean-Pierre Chabin, Association interuniversitaire de l'Est, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2005, page 209)
- (Au pluriel) Exigences.
- Mais alors, les électeurs en élisant un anti-roi, se jetèrent de nouveau dans les bras du pape, qui ne manqua pas de renouveler ses anciennes prétentions. — (Johann Christian Pfister, Histoire d'Allemagne: depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, traduit par M. Paquis, vol.5, page 322, 1837)
- Dans le caractère de notre nation, il y a toujours une tendance à exagérer la force, quand on la possède, ou les prétentions du pouvoir, quand on le tient en main. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- Visée à l’esprit, au talent, à la considération ; affectation, recherche.
- Il n’a pas de prétentions.
- Il n’a aucune prétention.
- Elle est remplie de prétentions.
- C’est un homme sans prétentions.
- Un exposé, un style sans prétentions.
- (Ironique) (Au pluriel) Volonté de paraître, se séduire encore, en parlant d'une personne qui se croit encore jeune, jolie, qui veut plaire par des qualités qui ne sont plus de son âge.
- Cette femme a encore des prétentions.
-
expression
?- Communication des idées ou des sentiments.
- Le fait de s’exprimer par le langage.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- La libre expression des idées est un droit fondamental.
- Ce qui est dit ou peut être dit par le langage.
- L’expression des sentiments du narrateur dans la recherche.
- C’est au-delà de toute expression.
- Veuillez agréer l’expression de mes sentiments distingués.
- Manière de dire.
- Mazeppa, qui n’a plus la force de se tordre dans ses nœuds, gît, inerte, bleuâtre et glacé, ne sachant pas que, selon la magnifique expression du poète, il va se relever roi. — (Théophile Gautier, Théodore Chassériau vu par Gautier, La Presse, 27 mars 1844)
- Personne de vraiment grand, sentait-on, n’aurait eu une expression si virulente et si agressive. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 34 de l’édition de 1921)
- Le ton péremptoire et l’expression allusive me glacèrent. J’eus le pressentiment d’une discussion immédiate et violente. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 142)
- Tour de langage ; locution.
- La nuit a été agitée […]. Suivant une expression empruntée au vocabulaire de la marine moderne — les sous-marins — les affligés du mal de mer « ont fait surface ». — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La population de Saint-David […] parlait un curieux patois anglais plein d’expressions maritimes. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- La Belle Époque ! Il est de tradition aujourd’hui de placer entre guillemets cette expression forgée après le premier conflit mondial, dans une France fière de sa victoire. — (Serge Berstein et Pierre Milza, Histoire de la France au XXe siècle : 1900-1930, Éditions Complexe, 1999, page 99)
- J’ai ainsi entendu un collègue, universitaire et marseillais, s’exclamer : « La patronne du restau, elle te gonfle, elle te met la tête comme un compteur à gaz. » Certains de ces termes ou de ces expressions sont connus, sinon utilisés, dans la France entière. — (Le Français dans le monde, 1997, n° 286-293, page 22)
- Pour Lana, l’expression « activités de plein air » pouvait désigner, entre autres, un pique-nique dans un endroit ombreux, une séance de transat sur la plage, une matinée de jardinage, voire un week-end de ski – à condition qu'il comporte au moins une soirée d’après-ski. — (Nora Roberts, Un dangereux secret, traduit de l’anglais par Michel Ganstel, Éditions J’ai lu, 2014, chapitre 22)
- À la vue du plaid fleuri qui recouvre sa couche, et qu'elle a assorti aux rideaux et à sa robe de chambre, je réalise soudain le sens de l’expression « border l'insomniaque », de même que l'importance du Viagra dans une vie de couple. — (Julie Wagen, Les aventures de Biquette, Éditions Publibook, 2017, page 133)
- (Dans les arts) La manière, le style utilisés par l’artiste.
- Chose remarquable ! jusqu’à la fin du XVIe siècle, l’individualité humaine n’a pas eu son expression dans la musique. La monodie grecque était chorale. La monodie liturgique était, […], tout à fait impersonnelle d’expression. — (Pierre Lasserre, Philosophie de Goût musical, Les Cahiers verts n° 11, Grasset, 1922, page 50)
- Manière de présenter ses idées ou ses sentiments par l’attitude du corps, la mimique du visage.
- Une profonde cicatrice, creusée sur son front, donnait une nouvelle férocité à son aspect et une expression sinistre à l’un de ses yeux. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Les Liméniennes ont toutes de belles couleurs, […], des yeux noirs d’une expression indéfinissable d’esprit, de fierté et de langueur ; c’est dans cette expression qu’est tout le charme de leur personne. — (Flora Tristan, Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Le Pacha ne put retenir son sourire devant ces farces enfantines. Il reprit son expression la plus sévère pour admonester les deux femmes. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Une expression d’étonnement, d’ennui en même temps que de rancune lui crispait le visage. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Elle se passa les doigts sur les paupières, les yeux reprirent une expression humaine comme si elle revenait d’une pâmoison. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Aptitude à exprimer par divers moyens ses idées ou ses sentiments.
- Sa figure intelligente, dont les traits et le teint trahissaient une assez forte proportion de sang soudanais, […], prenait par moments une expression de grande affabilité. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 67)
- Le cours de cette année a poursuivi l'étude des moyens d’expression de l'espace dans l’art paléolithique et, par confrontation, dans différents arts rupestres postérieurs. — (André Leroi-Gourhan, L'art pariétal: langage de la préhistoire, Éditions Jérôme Millon, 1992, page 245)
- Manifestation ; manière dont quelqu’un ou quelque chose se manifeste.
- De toute façon, l’État d’Europe occidentale, en tant qu’expression de la réalité politique et source impersonnelle du droit public, est une institution relativement récente. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 61)
- L’Affaire Dreyfus constitue l’expression majeure de l’antisémitisme français à la fin du XIXe siècle.
- Extraction par pression du suc, du jus d’une herbe, d’un fruit, etc.
- On obtient de l’huile par expression des olives.
- (Mathématiques) Forme par laquelle on représente une valeur, un système.
- D’une manière générale, la différentiation d’une expression de ce genre réclame plus de connaissances en calcul différentiel que celles acquises jusqu’ici. — (Silvanus P. Thomson, Le Calcul intégral et différentiel, traduction d’André Éric Gérard, Dunod, 1947, page 30)
- (Génétique) Traduction d’un gène en protéines.
- L’expression anormale du code génétique est source de certaines maladies.
- (Philosophie) Action de représenter ou de traduire par des données diverses, de manière analogique, une réalité d’un autre ordre, éloignée ou cachée.
- Une courbe est l’expression d’une formule algébrique.
- Un schéma, ou un plan sont l’expression de la réalité qu’ils figurent.
- (Esthétique) Manière dont l’artiste ou l’écrivain manifeste dans son œuvre certains contenus psychologiques.
- Ce tableau est l’expression même du dégoût de son auteur envers le racisme.
-
acidification
?- Transformation en acide, action d’acidifier.
- Quelle que soit la souche considérée, la croissance mycélienne conduit à l’acidification du milieu de culture. — (Académie des sciences (France), Comptes rendus de l’Académie des sciences: Sciences de la vie: Volume 320, Numéros 9 à 12, 1997)
- «Quel climat a pu générer cette transition ? Une acidification, une glaciation ? C'est ce que nous cherchons», explique le géologue. — (AFP, Mars: Perseverance confirme la pertinence de la recherche de la vie, Le Journal de Québec, 7 octobre 2021)
- L’acidification de l’océan est la diminution progressive du pH des océans qui, entre 1751 et 2004, a diminué de 8,25 à 8,14.
-
marron
?- Fruit rond comestible de certains châtaigniers, plus gros qu’une châtaigne ordinaire, de couleur brune.
- Chaud là, les marrons, chaud ! — (Ernest Grenet-Dancourt, Monologues comiques et dramatiques, Librairie Ollendorf, 1883, page 157)
- Quoique la châtaigne et le marron soient de la même espèce, on préfère le marron, parce qu’il est plus gros et plus sucré. — (Balthazar Georges Sage, Supplément aux institutions de physique, 1812, page 46 → lire en ligne)
- Sur le trottoir, un type en passe-montagne vendait des marrons chauds. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 152)
- Nous achetions des marrons pour nous chauffer les doigts dans la poche de nos pèlerines. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 124)
- Devant l’Uniprix t’avais l’hiver un marchand de marrons chauds, qui te les grillait juste devant toi dans une grande bassine en tôle avec des trous partout dans le fond et de la braise en dessous. — (Alain René Poirier, Souvenirs mélangés d’un Parisien malgré lui, 2017, page 178)
- Avec le succès de son entreprise, M. Chestnut décide de se développer et d’acheter le fonds de commerce de son confrère M. Marron, qui vend des marrons chauds au parc Montsouris. — (André Lévy-Lang, L’Argent, la finance et le risque, 2006, page 126)
- Le scientifique appelle marron le fruit du châtaignier qui ne possède qu’une amande sous le tégument coriace et châtaigne celui qui en possède plusieurs séparés par le tan. L’industriel et le commerçant … auraient tendance à élargir la notion de marron à toutes les châtaignes un peu grosses et dodues. Quant au gastronome, … de la purée ou de la crème de marron, … châtaigne blanchie, … on parle de boudins aux châtaignes et de dinde aux marrons ! — (Robert Bourdu, Le châtaignier, 1996, Actes Sud, Le nom de l’arbre, page 21)
- (Par analogie) Brun, couleur du fruit mûr. #a04000 #602000 #402000 Voir la note sur les accords grammaticaux des noms de couleurs employés comme noms ou adjectifs.
- C’était le papier marron qui avait toujours régné chez les miens : « Votre grand-mère adore le marron. » — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 135)
- Le marron est issu du mélange des trois couleurs primaires. Les nuances de marron sont donc infinies selon la proportion de ces trois couleurs, plus le noir et le blanc pour la désaturation. — (Allan Carrasco, Le Grand Livre de la Peinture sur Figurines, 2007, page 46)
- Le choix de la couleur divise la population : le vert ne plaît pas, le marron est jugé fade, le jaune trop voyant et le noir salissant. — (Benigno Cacérès, Le bourg de nos vacances, 1970)
- Malartic et Lampourde, dont l’attention était éveillée, aperçurent un homme de moyenne taille, mais singulièrement alerte et vigoureux, hâlé de visage comme un More d’Espagne, les cheveux noués d’un mouchoir, vêtu d’un caban de couleur marron qui en s’entr’ouvrant permettait de voir un justaucorps de buffle et des chausses brunes ornées sur la couture d’un rang de boutons de cuivre en forme de grelots. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863, pages 111-112)
- (Sens figuré) (Populaire) Coup de poing, châtaigne, gnon.
- Il s’était trouvé un cloporte pour le dénoncer, le directeur ne voulait pas d’ennuis et, manque de bol, ça avait déclenché un foin du tonnerre de Zeus vu qu’il lui avait mis un marron dans la gueule, au cloporte, un putain de marron… Les cloportes, c’est tout ce que ça mérite… L’Abbé avait bien fait, considérait Baudelaire. — (Françoise Guyon, Le diable bat sa femme et marie sa fille, 2010, page 32)
- Y m’a filé une beigne,j’y ai filé un marron,m’a filé une châtaigne,j’y ai filé mon blouson. — (Renaud, Laisse béton, 1977)
- — Quand on a reçu un marron, on fait l’mort. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, Éditions Self, 1945, page 131)
- (Botanique) Marron d’Inde, graine non comestible du marronnier d’Inde.
- En 1825 , M. Vergnaud-Romagnési, dans ses travaux sur le marron d’Inde, dit que les marrons les plus avantageux rapportent 30 pour 100 de leur poids en belle fécule. — (Adolphe Thibierge et Dr Remilly, De l’amidon du marron d’Inde, ou des fécules amylacées des végétaux non-alimentaires, 1857, pages 101-102)
- Au fond une vingtaine de marronniers lâchaient comme des bombes leurs bogues piquantes sur la tête des enfants. Ceux-ci nous apportaient en cadeau des dizaines de marrons bien lustrés dont nous ne savions que faire. — (José Herbert, L’instituteur impertinent : Récit de vie, 2016)
- Quant au fruit à venir, le marron, c’est un excellent vasoconstricteur, base appréciée de médicaments pour traiter varices et hémorroïdes. — (Bernard Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen, 2006 → lire en ligne)
- (Pyrotechnie) Pétard dont la détonation évoque l’éclatement d’une châtaigne sur le feu.
- Le tir de deux marrons d’air qui ont éclaté à 300 ou 350 mètres de hauteur a fait dans le nuage une large échancrure à travers laquelle apparut le ciel bleu ; deux autres marrons divisèrent le nuage en deux parties, qui prirent la direction des forces composant la résultante suivant laquelle se dirigeait sa masse. — (Congrès international de défense contre la grêle, Troisième Congrès international de défense contre la grêle et Congrès de l'hybridation de la vigne, 1902, tome 1, page 306)
- Peu d’instans après, le marron éclate en donnant une détonation sourde, et le glaçon se trouve brisé en morceaux assez petits pour passer sous les ponts ou dans les canaux d’une usine, sans causer aucun dommage. — (Bulletin des sciences technologiques, 1829, tome 12, page 363 → lire en ligne)
- Jeton servant à contrôler la présence d’une personne à son poste. Notamment en usage dans les mines, les casiers où ils se rangeaient se nommaient marronniers.
- Les marrons sont entre les mains des factionnaires : les rondiers les trouvent en faisant leur ronde et les déposent ensuite dans la boîte à marrons, dont le contenu est vérifié le matin par le capitaine d’armes. — (Robert de Parfouru, Manuel du marin, 1911, page 86)
- Un surveillant de ronde, qui inspectait le dortoir d’en bas du bâtiment-neuf, au moment de mettre son marron dans la boîte à marrons, − c’est le moyen qu’on employait pour s’assurer que les surveillants faisaient exactement leur service ; toutes les heures un marron devait tomber dans toutes les boîtes clouées aux portes des dortoirs. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- (Populaire) Tête.
- Il a reçu un coup sur le marron.
- (Technique) Grumeau de farine se formant dans la pâte à pain lors du pétrissage.
- Marron, grumeau dans la pâte mal pétrie. — (Prudence Boissière, Dictionnaire analogique de la langue française, 1862, page 1080)
- (Technique) Peloton coagulé dans une table de plomb mal fondue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- MARRON […] Sorte de grumeau qui reste dans le plomb mal fondu. — (Pierre Larrouse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1873, tome 10, page 1247)
- (Technique) Noyau non calciné d’une pierre passée au four à chaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marbrerie) Partie très dure incluse dans le marbre et nuisant à son polissage.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Plâtrerie) Grumeau dans le plâtre.
- Cette gâchée est pleine de marrons !
- (Coiffure) Grosse boucle de cheveux ronde et nouée avec un ruban.
- Étienne de Jouy, le célèbre librettiste d’opéra, s’étonne en arrivant chez un ami pour dîner d’y trouver le père de celui-ci en habit de droguet à fleurs avec une perruque à marrons, son ami vêtu d’un habit français, sa femme en grande robe à la Médicis, tenant sur son bras un châle indien ; sa fille est vêtue à la grecque, son fils aîné à l’anglaise et les petits en mameluks. — (Patrick Barbier, À l’Opéra au temps de Balzac et Rossini, 2003 → lire en ligne)
- Le costume des juges peut paraître grotesque à un étranger : non que leur robe rouge doublée de satin blanc et leur rochet d’hermine n’aient de l’éclat et de la dignité ; mais ils sont affublés d’une perruque à marrons et à petite queue retroussée en plusieurs nœuds, poudrée plus ou moins également, et jetée au hasard de travers sur leurs cheveux, qu’elle ne cache pas en entier et qui déborde de toutes parts. — (Basile-Joseph Ducos, Itinéraire et souvenirs d’Angleterre et d’Écosse, 1834, page 34)
- (Ichtyologie) Petit poisson méditerranéen de la famille des pomacentridés, aplati latéralement (Chromis chromis)[17].
- Le Marron, ſelon Willughby, eſt un petit poiſſon qui n’a qu’environ quatre pouces de longueur, ſur une épaiſſeur aſſez conſidérable. — (Encyclopédie méthodique, Histoire naturelle, 1787, tome 3, page 247 → lire en ligne)
- Le marron a la chair fade et pleine d’arêtes.
- (Cinéma) Copie intermédiaire d’un film permettant de travailler sur une copie sans abîmer l’original.
- La première étape de la restauration a donc consisté à tirer un nouveau marron image à partir du négatif original et de rajouter les éléments manquants grâce à ce safety. — (Béatrice Valbin-Constant, Camille Blot-Wellens, Restauration du film « Donne-moi tes yeux » de Sacha Guitry, 3 décembre 2007, www.cinematheque.fr)
- Lettres et chiffres découpés en à jour dans une feuille de métal, destiné à être utilisé en tant que pochoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Alpes) (Lanslebourg-Mont-Cenis) Porteur savoyard dans les Alpes, guide de montagne, en particulier en Maurienne au Mont-Cenis.
- Du Passeur au Guide. Alors, et alors seulement, les marrons de Novalaise prennent une autre figure, à l’image de la montagne. On voit ses marrons l’aider, lui expliquer ce qu’on trouve en montagne […]. — (Renaud de Bellefon, Histoire des Guides de Montagne : Alpes et Pyrénées, 1760-1980, 2003, page 123)
- Apparut alors, disent les textes, quoddam genus hominum qui « marrones » vocantur (une sorte d’homme qu’on appelait marrons). On relève marones, marronai, marronnes, marucci, mazanes, et, en Val d’Aoste plus particulièrement, celle de marronniers. Leur clientèle était faite de grands personnages : diplomates, ambassadeurs, parfois de papes, d’ecclésiastiques […]. — (Nicolas Giudici, La philosophie du Mont-blanc, 2003, Literary Collections)
- On les appelle ordinairement Marrons. Ils sont divisés en plusieurs bandes et ont des petites chaises qu’ils portent tousjours à la main Quand la neige ni y est pas assez forte ni assez gelée, ils portent sur ces chaises les voyageurs, mais quand le froid a rendu la neige bien dur, et ils accommodent leurs chaises de façon, qu’ils ne portent a plus les voyageurs, mais les font glisser sur la neige avec tant de vitesse, particulièrement à la descente du Mont-Cenis, qu’à peine les peut on suivre des yeux. — (Guido Bentivoglio, 1713, Mémoires du Cardinal Bentivoglio, page 39)
- (Argot) Bagarre, baston, rixe.
- Prens toutes tes Baioffes [armes à feu], car il pourra bien y avoir du marron. — (Louis Ansiaume, Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest, 1821)
- (Argot) Testicule.
- À ce moment précis, j’ai dû vraiment agacer les abeilles car, à peine avais-je grimpé un iota de plus que BEEUUINZZZ BZZZZZ, toute une brigade ou compagnie m’attaqua, et vas-y que je te pique de la tête aux pieds, partout, semblait-il, avec un acharnement particulier sur mes fesses, ma saucisse beige et mes deux marrons couleur foncée ! — (Saer Maty Ba, Le serment du maître ignorant, 2020)
- (Cameroun) Beignet à base de farine de manioc ou de maïs.
- Kanga, achète-moi des marrons !
- Dans le calendrier républicain, nom du 29e jour du mois de fructidor[18].
- Dans le calendrier républicain c’était le 29e jour dans le mois de fructidor, le jour du marron. — (Jean Mayet, 365 jours ou Les Éphémérides allant du XVIe au XXe siècle, 2013, page 500 → lire en ligne)
-
afféageront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe afféager.
-
ablation
?- (Chirurgie) Action d’amputer un être vivant d’une partie de son corps.
- On constate, en outre, que la chauve-souris peut voler malgré l’ablation d’une notable étendue de la membrane de ses ailes, pourvu que la partie restante corresponde aux espaces interdigitaux. — (Étienne-Jules Marey, « Le Fusil photographique », dans La Nature - Revue des sciences, 1882, page 326)
- Le crapaud a la vie très dure. Il survit plusieurs heures à la décapitation, plusieurs jours à l’avulsion du cœur, quarante jours à l’ablation des poumons, plusieurs semaines à l’amputation du museau en arrière des yeux. — (Jean Rostand, La Vie des crapauds, 1933)
- (En particulier) Action de retrancher du corps une partie morbide. — Note : Les opérations chirurgicales ayant recours à l’incision et à l’ablation sont désignés par le suffixe -tomie.
- Je ne suis d’ailleurs pas amoureux véritablement, et lorsque j’apprends qu’elle doit subir une ablation de la rate, afin de guérir une anémie de Minkowski-Chauffard — ce qui me laisse fier d’avoir posé un diagnostic d’anémie même si ce n’est pas celui de la chlorose des pucelles —, je reporte mon trouble à plus tard. — (Jean-Claude Mouchès, Stéthoscopie, 2020, page 82)
- La tragédienne n’était pas plus poitrinaire que lui. Seulement, elle avait subi jadis une ablation des glandes. — (Marie Colombier, Les Mémoires de Sarah Barnum, 1883)
- (Astronautique, Technique) Action d’un flux de matière ou de rayonnement sur la surface d’un corps, entraînant une perte de substance de celui-ci par décomposition chimique, changement d’état ou érosion mécanique.
- (Par extension) Action d’enlever, de retirer une chose de façon généralement brutale.
- (Horticulture) Suppression soit totale, soit partielle, d’une partie quelconque d’un végétal.
- (Géologie) Action d’érosion d’une surface, matière ; ou le phénomène en lui-même.
- (Glaciologie) Perte de glace subie par un glacier soit par fusion, soit par sublimation.
- (Vieilli) (Linguistique) Retranchement d’une syllabe ou d’une lettre au commencement d’un mot. Il peut s’agir de l’action ou du résultat de celle-ci.
-
abjurons
?- Première personne du pluriel du présent de l’indicatif du verbe abjurer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abjurer.
-
passons
?- Première personne du pluriel du présent de l’indicatif de passer.
- Chaque fois que nous passons devant un commissariat - Paris en est truffé -, la démarche de Marie se raidit, son angoisse se désassourdit, devient palpable. — (Stéphane Zagdanski, Noire est la beauté, éditions Pauvert)
- Première personne du pluriel de l’impératif de passer.
-
admonition
?- (Soutenu) Action d’admonester, avertissement.
- Après plusieurs admonitions.
- De temps à autre, la petite main s’allonge, cueille maladroitement, ou plutôt arrache, une tige ou une touffe. L’oncle un peu solennel proteste : « Songe à la plante mutilée, à ses racines laborieuses, à la sève qui découle de sa blessure… » […] Se souviendra-t-elle de l’admonition au bal, quand elle portera dans les cheveux ou au corsage ce que Victor Hugo appelle un bouquet d’agonies ? — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 282)
- Selon l’admonition, le frère ne fait pas sien le bon travail qu’il accomplit. — (David Flood, Frère François et le mouvement franciscain, 1983)
-
chanson
?- (Musique) Texte mis en musique, divisé en strophes ou couplets, avec ou sans refrain.
- Lui-même, à son dernier congé, en plaisantait devant moi, d’être un gradé de la marine qui, comme le petit navire de la chanson, n’avait ja-ja-jamais navigué. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 151)
- Les paroles d'une chanson. — Noter, composer une chanson.
- On a fait des chansons sur lui. Il met tout en chanson.
- Ce texte chanté. — Note : Ce mot implique, par rapport à chant, un côté frivole et léger.
- Ce qu’elle chantait – ah ! la fatale et maudite chanson ! –, c’était une vieille romance larmoyante et tendre, pareille à celles que les aveugles nasillent dans les rues. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
- Une blonde qui possédait des nichons et une nuque inoubliables a cru bon de venir rompre le silence de l’écran par une chanson où il était question de sa solitude. — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932, éd. 1942, page 159)
- Les ivrognes, maintenant accoudés au comptoir, braillaient une chanson dont ils n’avaient retenu que quelques paroles. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Et, pour égayer le voyage, les chansons bientôt fusèrent d’elles-mêmes. Les notes joyeuses retentissaient au loin sur la terre nue […] — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Car la chanson a été importante dans le dispositif d'une subversion politique qui, tout compte fait, a peut-être plus avancé par le 45 tours que par le tract, par le mange-disques que par le cocktail Molotov. — (Bertrand Dicale, « Subversion », dans le Dictionnaire amoureux de la chanson française, Éditions Plon, 2016)
- (Par extension) Ce texte et sa partition imprimés.
- « On la vend deux sous, paroles et musique ! » clamait la bonisseuse, tendant sa chanson à la ronde. — (Roland Dorgelès, Au beau temps de la Butte, 1949)
- Chanson de geste, poème épique du Moyen Âge.
- La chanson de Roland.
- (Sens figuré) (Familier) Propos futiles, sornettes, discours ou raison frivole.
- Tout ce qu’il vous dit là est une chanson. Il nous conte des chansons. Je ne me paie pas de chansons.
- Chansons, chansons ! Je ne vous écoute point. Chansons que tout cela !
- Il y a plus d’un mois que vous lui chantez cette chanson-là ; mais elle n’est pas si bête que de vous écouter. — (George Sand, Jeanne, 1844)
-
citron
?- Fruit du citronnier, de couleur jaune, à la peau rugueuse et de forme ovoïde. D’un goût acide, il est utilisé pressé dans de nombreuses boissons.
- — Faut faire un brûlot ! cria Mes-Bottes ; deux litres de casse-poitrine, beaucoup de citron et pas beaucoup de sucre ! — (Émile Zola, L’Assommoir, chapitre III, 1877, Charpentier, 1879, page 111)
- Si vous aviez des citrons frais, je me ferais une limonade, répondit Rigou, la soirée est chaude. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre troisième)
- Il y avait du carpaccio, de l’huile d’olive et du citron. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 124)
- (Familier) Tête, cerveau.
- Un gars, à l’autre bout du fil - et j’ai idée que c’est Periera d’après son accent - dit qu’est-ce que je lui veux, et je lui dis que ça me regarde et que s’il ne me la passe pas en vitesse, je m’amène et je lui cogne le citron avec une matraque. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 94)
- Le Vieux prévoit toujours tout. Il a un citron électronique, c’est pas possible autrement. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Le Secret de Polichinelle, Fleuve Noir, 1958, page 115)
- Et puis je suis entrée dans une bande formidable. Des jeunes de villages voisins, presque tous des apprentis, qui en ont vachement dans le citron. Des gens qui réfléchissent et se posent des questions. — (Kai Hermann et Horst Rieck, Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…, 1978. Traduit de l’allemand par Léa Marcou, 1981, page 339)
- (Argot militaire) Grenade (engin explosif dont la forme peut rappeler un citron).
- Le gars qui se prenait la patte là-dedans armait du coup la citron. Il se baissait pour détacher son pied. Comme ça, il était tout placé pour ramasser la charge… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 28)
- (Québec) (Familier) Exemplaire particulièrement défectueux d’un objet de série, en particulier une automobile.
- J’ai dû frapper un citron, car je suis toujours au garage avec un pépin ou un autre.
- (Québec) (Vieilli) Citronnade.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Québec) (Désuet) (Botanique) Citronnier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (La Réunion) Combava, le fruit comme l'arbre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
absoudront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe absoudre.
-
modification
?- Action de modifier, résultat de cette action.
- Nous avons cependant indiqué quelles modifications délicates et surtout quelles précautions prenaient les chasselatiers de la moyenne Garonne pour obtenir des produits d’une haute valeur commerciale. — (Bulletin international du vin, volume 34, partie 1, 1961, page 28)
- (Didactique) Changement qui s’opère dans la manière d’être d’une substance.
- Les corps subissent différentes modifications suivant les milieux où ils se trouvent.
- Pour les assurances vie, les aggravations de risque se référant à une modification de l’état de santé en cours de contrat n’ont pas besoin d’être déclarées. — (Roland Bisenius, L’assurance du particulier – Tome 2: Assurances de personnes, 2004)
- Changement qui s’opère ou qu’on opère dans une chose quelconque.
- Parmi les modifications importantes, il faut encore citer la mise en place d'un système de réchauffage pour empêcher les carburateurs de givrer. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Il faut apporter quelques modifications à ces arrangements.
- Votre opinion est susceptible de beaucoup de modifications.
- J'ai fait des modifications à ton texte.
- poséidon
-
acétylons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acétyler.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe acétyler.
-
abrégerons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe abréger.
-
pigeon
?- (Génériquement) Oiseau de la famille des columbidés vivant en plaine et dans les villes, et se nourrissant principalement de graines.
- Comment faire imaginer, par exemple, une ville sans pigeons ? — (La Tête en friche)
- Tout autour de la jeune femme, les pigeons voletaient, roucoulaient. Les mâles, empressés, la gorge gonflée, saluaient jusqu’à terre les femelles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- La Coccinelle était couverte de crottes de pigeons. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 57)
- La dépigeonnisation, c'est moins sévère que la dératisation. Ce qui est gênant avec les pigeons, c'est tout ce guano frais qu'ils posent sur les bancs. — (Pierre Lagorce, Élie, mon nom secret : et autres pièces, éd. L'Harmattan, 2015, page 13)
- Elles mangent des sandwichs, des wraps et des chips, rient avec leurs collègues et amis, qui sont parfois au bout du fil. Et visiblement désopilants. Des écureuils et des pigeons attendent qu'on leur donne les restes. — (Justin Cartwright, Au paradis par la voie des eaux, traduit de l'anglais par France Camus-Pichon, Éditions Jacqueline Chambon (Actes Sud), 2017, chap. 8)
- (Par ellipse) Pigeon voyageur.
- Le dernier pigeon du fort de Vaux est mort. Les transmissionnaires du fort de Souville, jumelles aux yeux, regardent clignoter les messages optiques. — (Georges Blond, Verdun, chap. 10, Paris : Presses de la Cité, 1961, rééd. 1973, p. 229)
- (Ornithologie) (Spécifiquement) Nom donné à trois genres d'oiseaux bien définis au sein de l'ordre des columbiformes, appellation qui a fait l'objet d'une normalisation par des ornithologues francophones, et dont la liste des espèces pertinentes est donnée plus bas (cf. "hyponymes"); de façon générale, on nomme pigeon tout oiseau du genre Columba par voie de préséance puisqu'il s'agit de celui dont toutes les races d'élevage descendent (et plus précisément, le pigeon biset, Columba livia), ainsi que les deux genres très voisins Patagioenas (les 'Columba" du Nouveau Monde) et Nesoenas (les "Columba" des îles Mascareignes).→ voir columbidés
- (Sens figuré) Personne à qui l’on joue un tour, que l’on escroque ou dupe.
- Je soupçonne Max et la Rabouilleuse d’avoir formé le plan de chipper les cinquante mille francs de rente sur le Grand-Livre, et de s’en aller se marier je ne sais où, après avoir tiré cette aile à leur pigeon. — (Honoré de Balzac, La Rabouilleuse, Furne, Paris,1843)
- Il sait que tel convoi arrive à telle heure, de telle ou telle ville et, à la tête du type qui sort, il voit si le pigeon est bon à plumer ou non. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Al Capin’s méritait son nom. Essayer de me vendre, à ce prix, un pin’s de chat ! Parole, en me prenant pour un pigeon, il tombait mal, cet escroc. — (Jean-Loup Craipeau, Pin's panique, Editions Casterman, 1991, chap. 1)
- (Chasse) Cible de ball-trap.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil, ailes repliées. Il peut adopter différentes couleurs mais on parlera plutôt de colombe quand il est d’argent ou de tourterelle quand il est de sable mais il ne s’agit pas d'une règle bien établie. Il y a donc un risque de confusion entre ces différents oiseaux.
- Taillé : au 1) d’or à l’arbre arraché au naturel, au 2) de gueules au pigeon contourné d’or perché sur une branche de sable ; à la barre de sinople brochant sur la partition, qui est de Folembray de l’Aisne → voir illustration « armoiries avec un pigeon »
- (Familier) (Argot militaire) (Argot poilu) Torpille aérienne à ailettes française.
- Il y a trois grandeurs de pigeons, mais tous sont terminés par un manchon cylindrique de même calibre qui permet de les lancer indistinctement avec le canon de 58. — (François Déchelette, L'argot des poilus : dictionnaire humoristique et philologique, Les Editions de Paris, 2004, p.158-159)
-
perfection
?- (Au singulier) Qualité de ce qui est parfait dans son genre.
- — Elle garde mes vaches, fait le beurre et les fromages à la crème dans la perfection. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- C'est pour cela que les catalogues illustrés sur les expositions ont toujours été des entreprises sans lendemain, malgré la perfection des gravures. — (L'exposition universelle de 1867, illustrée, Paris, 1867, volume 1, page 480)
- Il faut aspirer à la perfection.
- Il est difficile d’atteindre, d’arriver à la perfection.
- Donner à un ouvrage toute la perfection dont il est susceptible.
- (Religion) (Au singulier) L’état le plus accompli de la vie religieuse.
- Le quiétisme […] érigeait en système et posait avec franchise comme suprême perfection l’état d'immobilité et d’impuissance où l'âme parvient à la longue quand elle abdique son activité. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, page 178)
- Nous croyons avoir assez fait comprendre quʼil y a de sortes de perfections pour la langue internationale : l’une vraie, faite des qualités qui répondent amplement au rôle de l’organe. Celle-là, l’Esperanto la possède, et la pratique le prouve tous les jours. L’autre, fictive et trompeuse, loin de répondre à la fin de l’idiome, y nuit au contraire plus ou moins, selon qu’elle s’éloigne peu ou beaucoup des qualités que la langue internationale doit posséder pour tous. — (Louis de Beaufront, Commentaire sur la grammaire de la Langue Internationale « Esperanto », 1900)
- (Au pluriel) Qualités excellentes, soit de l’âme, soit du corps.
- Être doué de toute sorte de perfections.
- (Religion) (Au pluriel) État parfait.
- Les perfections divines.
- (Familier) Être, chose qui a toutes les qualités.
- Cette personne est une perfection.
- (Quelquefois) Achèvement.
- Il faut porter cet ouvrage à sa perfection.
-
accompagnons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accompagner.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accompagner.
-
abstention
?- Action de s’abstenir, non-exercice d’un droit, refus de prendre part, d’intervenir.
- L'abstention de vote. L'abstention des électeurs.
- Ce qu’ils rêvaient, c’était l’abstention complète, la panique générale des fonctionnaires. Si toute administration régulière disparaissait, et s’ils étaient alors un seul jour les maîtres des destinées de Plassans, leur fortune était solidement fondée. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- On passerait d’une abstention passive à une abstention active et interactive. — (Antoine Buéno, No vote ! Manifeste pour l’abstention, 2017)
- L’expérience négative du mérite peut ainsi avoir un effet sur la participation au jeu politique : soit pour s’en exclure, avec l’abstention, soit pour s’engager dans des mouvements alternatifs ou extrêmes.— (Annabelle Allouch interviewée par Alice Raybaud « Le mérite est un mode de justification des inégalités très commode », selon la sociologue Annabelle Allouch, Le Monde, 2 septembre 2021)
- Résultat de cette action.
- Il y a eu, à ces élections, un grand nombre d'abstentions.
- Acte par lequel un juge s’abstient, se récuse lui-même.
- Attitude d’une personne se retenant à jouir d’un plaisir.
-
accomplirons
?- Première personne du pluriel du futur de accomplir.
-
classification
?- Action de classer méthodiquement ou résultat de cette action.
- Nous avons enfin à examiner des valeurs qui échappent à la classification de Nietzsche et qui ont trait aux rapports civils. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.342)
- Une limite plus que sérieuse est la faible heuristicité d’une procédure de classification post-festum. — (Gérard da Silva, De l’égalité à l’équité, page 22, L’Harmattan, 1995)
- Les astrologues ont développé une typologie des caractères en association avec les signes du zodiaque. Les Capricorne sont comme ceci ou comme cela, les Verseau, etc. Il s’agit peut-être du premier essai de classification des comportements. — (Les grands esprits manipulés par les astrologues, dans Le Québec sceptique, n°56, p.29, printemps 2005)
- En fait, Jean-Martin Charcot (1825-1893) est confronté à un fouillis de symptômes mal définis échappant aux classifications nosographiques. — (Didier Péron, « Augustine », psy causes, dans Libération (journal) du 7 novembre 2012, supplément "Cinéma" , p. IV)
- (En particulier) Détermination par une autorité administrative du degré de discrétion avec lequel doit être conservée une information.
- (Cartographie) Système d’identification permettant la répartition des pièces d’une collection entre diverses séries, en fonction de critères déterminés[1].
-
notification
?- Action de notifier, de faire savoir dans les formes prescrites par la loi.
- Le congé est un acte unilatéral réceptice en ce sens qu'il produit des effets juridiques lorsqu'il est arrivé à la connaissance de celui qui le subit. L'acte réceptice est un acte dont la formation nécessite une notification au destinataire. — (Viviane Vannes, Le contrat de travail : aspects théoriques et pratiques, 4e édition, Éditions Bruylant, 2013, §. 1220)
- Acte par lequel on notifie.
- Qu’il s’agisse d’une entrée ou d’une sortie de prison, d’une libération ou d’un transfèrement, ou simplement de la notification d’une décision administrative ou judiciaire (comme un arrêté d’expulsion, par exemple), le but est toujours le même : conserver une empreinte suffisante de la personnalité pour pouvoir identifier la description présente avec celle que l’on pourrait être amené à relever ultérieurement. — (Alphonse Bertillon, Identification anthropométrique, instructions signalétiques, Imprimerie Administrative, 1893, p. xiii-xvi)
- (Informatique) Information, avertissement ou alerte.
- Lors d'une exécution automatique, si un logiciel malicieux est détecté, le prochain administrateur qui se loguera sur le système sera notifié par un message dans la zone de notification. — (Emmanuel Dreux, La sécurité sous Windows Vista, Éditions ENI, 2009, page 67)
-
direction
?- Action de diriger, de régler l'exécution d'une action, d'administrer un établissement ou de conduire une personne.
- Être préposé à la direction de certains travaux.
- Prendre la direction d'une affaire.
- On lui a confié la direction de cet établissement, de ce théâtre.
- Pendant cinq siècles, sous la direction de ses capitouls et de ses consuls, Montauban fut une courageuse petite démocratie autonome. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Fonction, poste de directeur.
- Être nommé à la direction d'une entreprise.
- Solliciter, obtenir une direction.
- (Par métonymie) Personne ou ensemble des personnes qui dirigent.
- S'adresser à la direction.
- La pilule ne passe pas. Ni pour Peggy, salariée chez Haulotte, […], ni pour Anne, cadre dans la tour Total de La Défense. Toutes deux ont télétravaillé à 100 % « sans problème » lors du premier confinement, mais voilà que les directions de ces deux entreprises demandent à leurs effectifs de se rendre dans les bureaux, entre deux et trois jours par semaine. — (Sandrine Foulon, « La question : Le télétravail est-il vraiment obligatoire ? », le 4 novembre 2020, sur Alternatives économiques (www.alternatives-economiques.fr))
- Service placé sous l'autorité d'un directeur.
- Direction des douanes.
- Direction des services administratifs.
- La direction nationale du Parti communiste, dans sa presse clandestine, dans ses tracts, attaquait toujours plutôt Vichy que l’occupant. — (Robert Bailly, Les feuilles tombèrent en avril, Paris, Éditions sociales, 1977, p. 69)
- Ensemble de bureaux où sont installés un directeur et ses collaborateurs.
- Se rendre à la direction.
- Étendue de la compétence d'un directeur, circonscription qui relève de son autorité.
- Dépendre d'une direction.
- Direction collégiale Où les décisions sont prises conjointement par plusieurs personnes d'égal pouvoir.
- Les membres de la direction collégiale assurent collectivement la gestion de l’association et la responsabilité légale auprès des tiers.
- Côté vers lequel une personne ou une chose se dirige, est dirigée ou tournée ; voie suivie pour arriver à un point donné.
- Et comme cet avorton levait le nez en notre direction, Bob aussitôt se rendit à sa table où tous deux, me parut-il, avaient à parler. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Nos animaux porteurs, débarrassés de leurs bâts, se sont égaillés parmi les arbres dans la direction d'une vallée boisée qui masque une mare saline. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 34)
- Être dans la direction d’un objet.
- Cette fois, ça y est, droit devant nous, après le pont, où il y a embouteillage. Direction : U.S.A. — (Félix Leclerc, Moi, mes souliers, 1955, I, 6)
- Toutes directions Indication portée sur des panneaux de la circulation routière.
- (Sens figuré) Orientation donnée à une entreprise, à une action etc. ; manière dont elle se développe.
- Donner à une affaire la direction convenable.
- Mes idées prirent alors une autre direction.
- (En particulier) Droite suivant laquelle se déplace ou s'oriente un corps, s'exerce une force.
- Après Saint-Georges-de-Didonne, direction Meschers-sur-Gironde. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 14)
- Mermoz allait dans son bureau contempler la carte. Il faisait et refaisait les calculs. Oui, selon la direction et la force des vents, il mettrait de vingt à vingt-quatre heures pour aller de Dakar à Natal en avion. — (Joseph Kessel, Mermoz, illustré par Roger Parry, Gallimard, 1939, page 129)
- Cet angle a été adopté, parce qu’on a remarqué que le vent ne souffle pas horizontalement, mais que sa direction plonge ordinairement un peu sur la surface de la terre. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 114)
- (Sens figuré) Adopter une bonne, une mauvaise conduite.
- Prendre une bonne, une mauvaise direction.
- Détourner quelqu'un de la bonne direction.
- (Mécanique) Ensemble des organes qui permettent d'orienter les roues directrices.
- La direction de cette voiture a été faussée.
- Le système de direction permet d’orienter les roues directrices selon les desiderata du conducteur : — (lololemecano)
- (Religion) Fonction de directeur de conscience, qui guide par ses conseils la vie spirituelle d'une personne.
- Ce prêtre excellait dans la direction.
- (En particulier) (Selon la casuistique) Action mentale, par laquelle, dans un acte douteux ou mauvais, on dirige son intention vers une bonne fin : Pascal reproche aux casuistes d’effacer beaucoup de péchés par la direction d’intention.
- (Mathématiques) Propriété commune à des droites parallèles, ou à des objets portés par des droites parallèles tels que des segments ou des demi-droites, ou propriété d’un vecteur. Note : ne pas confondre “direction” et “sens” en géométrie.
- Sur des droites de même direction sont possibles deux sens de parcours, opposés l’un de l’autre.
- Un vecteur est caractérisé par sa direction, son sens et sa norme.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.