Dictionnaire des rimes
Les rimes en : affabulation
Que signifie "affabulation" ?
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- (Littérature) Partie d’une fable, d’un apologue, qui en explique le sens moral.
- Sire, dit alors maître Ogier, permettez que je déduise de ceci une affabulation. Ces passereaux sont vos nobles, cette vigne est le peuple. Les uns banquètent aux dépens de l'autre. Sire, qui gruge le vilain gruge le seigneur. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Trame d’un récit ; intrigue d’une pièce.
- Voici en deux mots l’affabulation de cette comédie.
- Il faut évoquer ici le thème récurrent du « cryptogramme ». Certains romans commencent par la découverte d’un document écrit – incomplet ou chiffré– dont le déchiffrement va jouer un rôle décisif dans l’affabulation. — (Michel Tournier, Jules Verne ou le Génie de la géographie, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 91)
- (Par extension) (Péjoratif) Récit mensonger ; déclaration mensongère.
- Rejeter toute affabulation et n’admettre pour matériaux que des faits véridiques (et non pas seulement des faits vraisemblables, comme dans le roman classique), rien que ces faits et tous ces faits, était la règle que je m’étais choisie. — (Michel Leiris, De la littérature considérée comme une tauromachie, 1945-1946 (préface de L’âge d’homme, 1939), collection Folio, page 15)
- Son reportage plein d’affabulations décrivait de faux héros opposés à des administratifs tatillons et avides de pouvoirs. Sous le titre allusif « le poids de l'administration », il taillait un costume sur mesure à Si Omar et pour ce faire rapportait des propos qu'il imputait à Meyer. — (Anne Leduc, Le chant du lendemain: Alger, 1962-1969, Bouchène, 2004, page 63)
- Sa cruauté sadique, sa personnalité ubuesque et l’effronterie de ses affabulations font de lui un maître de la méchanceté pernicieuse et malveillante. — (Normand Lester, Urgence: Trump a besoin d’un psychiatre, Le Journal de Québec, 9 janvier 2025)
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "affabulation".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
-
impression
?- Action d’imprimer par laquelle une chose appliquée sur une autre y laisse une empreinte.
- L’impression d’un corps sur un autre corps.
- L’impression d’un cachet sur de la cire.
- Ses pas étaient si légers que le sable en recevait à peine l’impression.
- Il sourit en apprenant que nous venons de Roanne. Roanne est justement la ville concurrente de Thann pour les tissages et les impressions d’étoffe. Roanne a fait baisser ici les salaires ; mais il ne nous en veut pas. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- (Imprimerie) Action d’imprimer un livre, un journal, etc.
- Diriger, surveiller l’impression d’un ouvrage.
- Livrer, envoyer un mémoire à l’impression.
- Demander l’impression d’un rapport.
- Je n’oserais point publier le manuscrit intégralement, ni même en donner des fragments de quelque étendue, bien que beaucoup de personnes pensent aujourd’hui, avec M. Taine, qu’il convient surtout d’imprimer ce qui n’a pas été fait pour l’impression. Pour dire des choses intéressantes, il ne suffit pas, quoi qu’on dise, de n’être pas un écrivain. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 123)
- (Rare) Édition.
- Les anciennes impressions sont aujourd’hui fort recherchées.
- Document imprimé.
- Oublient-ils leurs impressions dans l’imprimante et leurs fax dans la télécopieuse ? Leurs mots de passe ressemblent-ils à « lucie » ou « vincent73 » ? — (Aurélien Géron, WiFi Professionnel : La norme 802.11, le déploiement, la sécurité, Dunod, 2004, 3e édition : 2009, page 197)
- Effet que l’action d’une chose produit sur un corps.
- Il est sensible aux moindres impressions de l’air, aux moindres impressions du changement de temps. - L’impression que les objets font sur nos sens, que les couleurs font sur la vue.
- (Rare) Ce qui reste de l’action qu’une chose a exercée sur un corps.
- Il n’a plus de fièvre, mais il lui reste encore une légère impression de chaleur.
- Cette névralgie m’a laissé quelque impression de douleur.
- (Sens figuré) Effet qu’une cause quelconque produit dans le cœur ou dans l’esprit.
- Quand, par hasard, il songeait à mettre un peu d'ordre dans ces impressions nouvelles, ses idées se pressaient, touffues, rapides jusqu’à l’incohérence. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- D’ailleurs, il entre bien plus dans le plan de ces impressions, si tant est que ces impressions aient un plan, de parler des hommes que des localités. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- Nous passons sous le pont suspendu de Brooklyn et devant Manhattan et ses gratte-ciel, et ma dernière vision de New-York me laisse une impression de ville monstrueuse et titanesque. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Si un vol facile, même de longue durée, peut enchanter, donner au pilote l’impression qu’il est un être supraterrestre, la difficulté aiguise l’énergie, accroît la volonté et accorde dans la lutte des satisfactions innombrables et dans la victoire un enivrement qui pousse à croire que l’homme est tout-puissant devant les éléments déchaînés. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Un campement à la bordure d’une forêt, et éclairé par quelques bougies, donne d’étranges apparences ; je crus voir une falaise et des cavernes ; je revis ce lieu plus d’une fois ; jamais je n’y pus reconnaître ma première impression. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 16)
- Ma myopie renforçait encore l’impression d’irréel, de cauchemar que je ressentais et contre laquelle je m’efforçais de lutter, dans la crainte de voir se briser ma volonté. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Ensemble des actions physiologiques d’où résulte la sensation.
- Mais dans le même temps qu'elle admirait les robes, Francie éprouvait un étrange malaise. Ses yeux voyaient bien les couleurs, le cerise, l'orange, le bleu vif, le rouge et le jaune, mais elle avait l’impression qu'une chose sournoise se cachait derrière les costumes : […]. — (Betty Smith, Le lys de Brooklyn, traduit par Maurice Beerblock, 1947, Éditions Belfond, 2014, chapitre 4)
- […] ; puis deux hommes me saisirent par les bras pour m'entraîner sur une trentaine de mètres. J’eus l’impression de gravir deux marches avant qu'ils me jetassent à même le sol. — (Emad Jarar, Une nuit à Aden, tome 2, Éditions Iggybook, 2018, chapitre 5 (Aden))
-
aciérons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe aciérer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe aciérer.
-
admettons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de admettre.
- Première personne du pluriel de l’impératif de admettre.
-
limitation
?- Action de limiter.
- Il a obtenu un congé sans aucune limitation de temps.
- Limitation des armements.
- On a pu discuter sur le nombre d’heures qu’il convenait de s’imposer comme limite, mais le principe d’une limitation, une fois admis, suffit à définir l’unité de temps. — (Jacques Scherer, La dramaturgie classique, 2014)
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suivront
?- Troisième personne du pluriel du futur de suivre.
- Quelques vaccinodromes soigneusement sélectionnés et pris d’assaut pendant les quelques jours qui suivront la médiatisation de ces images inquiétantes seront montrés en boucle à la télévision. — (Dominique Dupagne, La revanche du rameur, Éditions Michel Lafon, 2012, chapitre 2)
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question
?- Interrogation, demande que l’on fait pour s’informer de quelque chose.
- Dumay ne demanda rien à son patron, il ne lui fit pas de questions sur ses projets. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 132 de l’édition Houssiaux de 1855)
- Ils firent mille questions sur Julien. Elle répondait à chacune, mais eut soin de taire l’idée funèbre qui les concernait. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, 1877)
- L’incrédulité de Bert était ébranlée. Il posait des questions, et le soldat y répondait complaisamment. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 24 de l’édition de 1921)
- […], n’avait-il point remarqué une superbe truite qui se calait sous un rocher de la rive.[…]. La question se posait seulement de savoir s’il la prendrait au filet ou à la main. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quand nous blâmons les Bas-Alpins de déserter leur pays, ayons la franchise de nous poser cette question : et moi-même, si j’avais vingt ans, y resterais-je ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L'a remplacée un petit bonhomme sans un poil sur le caillou, qui m'a bombardée de questions carrément barbantes, comme mes rêves, ma vie sexuelle et j’en passe. — (Meg Cabot, Missing, t. 1 : Coup de foudre , traduit de l'anglais (USA) par Luc Rigoureau, Hachette Livre, 2006, Le Livre de Poche Jeunesse, 2007, chapitre 14)
- (Grammaire) Type de phrase pour demander une information, généralement avec un syntagme ou un particule interrogatif, ou avec l’ordre des mots spécial. → voir phrase interrogative.
- (En particulier) (Dans la narration littéraire) Phrase dont le but est d’inviter un auditeur, un lecteur à donner une explication, un renseignement, ou tout cas appelant une réponse.
- Question. Où parlez-vous français ? Réponse. Je parle français à la classe de français. — (Arthur Gibbon Bovée, Première année de française: avec notation phonétique, page 53, Ginn, 1922)
- (En particulier) Interrogations que l’on adresse à un élève dans un examen.
- Cet élève répondit fort bien aux questions qu’on lui adressait.
- Proposition qu’il y a lieu d’examiner, de discuter, difficulté dont on cherche la solution.
- La question du déplacement des pôles n'a pas encore rallié, non plus, tous les suffrages, j'y ferai simplement allusion. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 51)
- La question soulevée par Hoffman est plutôt celle de l’effondrement des barrières entre les sphères économiques, politiques et culturelles avec la militarisation de la vie elle-même. — (Vincent Bonnecase, Julien Brachet, Crises et chuchotements au Sahel, 2013, page 233)
- Je n’insiste pas, car il existe des ouvrages sur ces questions, tels l’important mémoire de De Candolle et les travaux de A. Chevalier. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 97)
- La France demande que soit soumise au Tribunal de La Haye la question de savoir si le pacte franco-soviétique est compatible avec Locarno. — (Victor Margueritte, Le cadavre maquillé : La S.D.N. (Mars-Septembre 1936), Flammarion, 1936, page 34)
- La question d’argent devient épineuse. Je ne peux plus vivre que pauvrement dans cette grande ville. — (Albert Camus, L'Envers et l'Endroit, Gallimard, 1958, page 82)
- Cette anthropologie approximative du peuple satyresque laisse de côté l'embarrassante question des satyreaux, dont on se demande comment ils ont bien pu être engendrés dans cet univers sans femmes: […]. — (Françoise Lavocat, La syrinx au bûcher: Pan et les satyres à la Renaissance et à l'âge baroque, Librairie Droz, 2005, page 357)
- (Politique) Affaire considérable soumise à l’examen du gouvernement, d’une assemblée, du public.
- M. Thiers revint alors au pouvoir le 1er mars 1840. A cette époque, le problème de la question d’Orient s’agitait en Europe, […]. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Les rapports s’étaient tendus aussi entre les États-Unis et le Japon, à cause de l’éternelle question de la naturalisation des jaunes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 125 de l’édition de 1921)
- (Histoire) Torture qui était infligée aux accusés, en matière criminelle, pour leur arracher des aveux.
- Mais elle nia d’abord tout obstinément jusqu’à ce qu’on l’appliquât à la question ; alors, ne pouvant résister à l’excès de la douleur, elle avoua que depuis longtemps, et de concert avec le démon, elle avait pratiqué la magie et les maléfices, … — (E.T.A. Hoffmann, Le Diable à Berlin, 1820, Traduit par Henry Egmont)
- — Reste, reste, dirent toutes les femmes, reste, mon enfant, n’aie pas peur, et dis-nous bien ce que tu vois.— Eh bien, c’est qu’on a couché le curé entre deux grandes planches qui lui serrent les jambes, et il y a des cordes autour des planches.— Ah ! c’est la question, dit un homme de la ville. Regarde bien, mon ami, que vois-tu encore ? — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Sur 3 027 condamnés à des peines corporelles, 115 sont soumis à la question (3,7%), dont 63 à la question préparatoire et 52 à la question préalable. Rapportés au total des inculpés, ces chiffres montrent que la torture est une pratique exceptionnelle. — (Benoît Garnot, Les peines corporelles en Bourgogne, dans Beccaria et la culture juridique des Lumières, Droz, 2007, page 219)
-
cuisson
?- Action de cuire ; résultat de cette action.
- La cuisson peut être intermittente ou continue : dans le premier cas on défourne la chaux produite après chaque opération ; dans le second on continue indéfiniment la calcination en retirant la chaux à mesure qu’elle est cuite […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 42)
- Elle ne salait les mets qu’après la cuisson, bien qu’elle sût à quel point la fadeur lui en était désagréable. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 23)
- Dans Mythologiques, Claude Lévi-Strauss écrit que cuire un aliment, c’est couper court au processus naturel qui fait qu’à terme un aliment cru (un légume, un fruit, un morceau de viande) devient une chose pourrie. La cuisson stoppe ce que la nature a commencé. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, p. 320)
- Pour s'en sortir sans remplacer cet élément, on peut diminuer cette pression s'il existe un réglage de pression (2 vis sur ressort), sans trop si on ne veut pas de problème de cuisson du toner. — (Problèmes classiques des imprimantes laser)
- La cuisson est le plus souvent un « traitement thermique en phase aqueuse » : traitement thermique, parce que l’on chauffe ; en phase aqueuse, parce que les tissus animaux et végétaux, qui font l’essentiel de nos aliments, sont principalement faits d’eau. — (Hervé This, Mijotons, 23 septembre 2011)
- (Par métonymie) Liquide présent dans le récipient de cuisson à la fin de la cuisson d’un plat.
- Couper la selle d’agneau en tranches fines, les dresser sur un plat chaud et napper avec la cuisson montée au beurre. — (300 recettes Avec les jeunes restaurateurs de France, Brunétoile, 1986, 5e édition, janvier 1989, page 201)
- D’autre part, faire cuire un homard comme pour l’américaine; une fois cuit le décarapacer ; laisser réduire la cuisson ; la monter au beurre d’écrevisse et la passer à l’étamine. — (Joseph Favre, Dictionnaire universel de cuisine pratique)
- (Par analogie) Douleur que l’on ressent d’un mal qui est cuisant.
- Je sens une horrible cuisson dans ma plaie.
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acquisition
?- Action d’acquérir.
- Pons n’admettait pas d’acquisition au-dessus de cent francs ; et, pour qu’il payât un objet cinquante francs, cet objet devait en valoir trois mille. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- Par suite de l’acquisition faite par les États-Unis, en 1802, de la partie occidentale de la Géorgie, où résidaient les Chérokées, ceux-ci se trouvèrent placés sous la juridiction immédiate du gouvernement général, […]. — (Anonyme, Civilisation des Indiens Chérokées, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Quelquefois, au contraire, c'est le Diable qui vend des poules noires, et l'on devine à quel prix ! Alors, ce volatile infernal procure à celui qui en a fait l’acquisition tous les trésors qu'il peut désirer. — (Germaine Laisnel de la Salle, Croyances et légendes du centre de la France: souvenirs du vieux temps, tome 2, Paris : chez A. Chaix & Cie, 1875, page 241)
- (Par extension) La chose acquise elle-même.
- Marx comparait le changement d'ère historique à une succession civile ; les temps nouveaux héritent des acquisitions antérieures. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.II, Les préjugés contre la violence, 1908)
- Venez voir ma nouvelle acquisition.
- (Astronautique, Télécommunications) Réception d'un signal identifiable provenant d'un émetteur artificiel ou naturel.
- Pour vérifier la répétabilité de l’étalonnage, nous avons réalisé deux séries d’acquisitions d’images du corps noir à différentes températures (de 17°C à 23°C avec un pas de 0.25°C). — (Vincent Honorat, Analyse thermomécanique par mesure des champs élastomères, thèse de doctorat, Université de Montpellier II, janvier 2006, page 145)
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adéquation
?- Qualité de ce qui est adéquat.
- L’adéquation d’un employé avec sa tâche.
- En fonction de l’organisation de l’agence, ce peut être lui qui assure le suivi pendant et après la mission pour savoir s’il y a adéquation entre le poste et l’intérimaire. — (Barbara Pasquier, Isabelle Pouyllau, Travailler en intérim, 2005)
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acquissions
?- Première personne du pluriel de l’imparfait du subjonctif du verbe acquérir.
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restons
?- Première personne du pluriel du présent de l’indicatif de rester.
- Première personne du pluriel de l’impératif de rester.
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abloquons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abloquer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abloquer.
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abjection
?- État d’abaissement qui attire le mépris de tous.
- Vivre dans l’abjection.
- Il s’est relevé de l’abjection, de l’état d’abjection où il était tombé.
- Choses basses et méprisables.
- Je tripote la merde et l’abjection à longueur d’année, et pourtant je bouffe des carottes râpées. Vous avez une explication à ça ? — (Jean Vautrin, Le Voyage immobile (de Kléber Bourguignault), dans le recueil Baby Boom, 1985, p. 135)
- […] le Jardin de cactus. Différentes espèces, choisies pour leur morphologie répugnante, sont disposées le long d’allées pavées de pierre volcanique. Gras et piquants, les cactus symbolisent parfaitement l’abjection de la vie végétale – pour ne pas dire plus. — (Michel Houellebecq, Rudi, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 8)
- Objet de rebut, dans cette phrase de la Bible.
- L’opprobre des hommes et l’abjection du peuple.
- (Au pluriel) Agissements vils et méprisables.
- Et ce n'est pas leur bore et leurs vapeurs de soufreQui viendront nous blanchir de nos abjections. — (Charles Péguy, Ève, L'Artisan du Livre, 1914)
- Les terroristes nous ont habitués à des abjections inimaginables. Il leur arrive de tuer la mère uniquement pour piéger le fils le jour de la levée du corps […]. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 111)
- Le « donneur » était pour lui, le rebut de l’espèce humaine, la trahison, la pire des abjections. — (Exbrayat, Les Menteuses, Librairie des Champs-Élysées, 1970, chapitre IV)
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raison
?- (Au singulier) Faculté intellectuelle par laquelle l’homme connaît, juge et se conduit, entendement.
- Ce principe de la philosophie cartésienne, je pense, donc je suis, est ce que les adversaires du cartésianisme ont attaqué avec le plus de persévérance; et cela se conçoit, car ce principe admis, l'autorité de la conscience et de la raison s'ensuit nécessairement. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- Nous aurions pu discuter à l'infini sans tomber d'accord sur la nécessité qu'évoquait l'inspecteur. C'était, en effet, plus au sentiment qu'à la raison qu'il appartenait, somme toute, de nous départager. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- L’esprit de l’islam n'est pas rationnel, au sens grec du terme, puisque Dieu était au-delà de la raison et que « Son ordonnance de l'univers » devait être acceptée et non expliquée. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- Souvent, l'instance pour connaître le monde et prendre le contrôle de soi-même a été désignée sous le nom de « raison ». Celle-ci s'inscrit dans une structure hiérarchique où elle se trouve à représenter le plus haut de l'esprit, alors que les autres instances, imagination, mémoire, perception, sensation, se situent de l'autre côté, en direction du corps. — (Pierre Bertrand, Éloge de la fragilité, éditions Liber, Montréal, 2000, page 121)
- Sa raison s’affaiblit. — Sa raison s’égare. — Un être privé de raison. — Il a recouvré la raison.
- (Au singulier) (En particulier) (Philosophie) Ensemble de principes philosophiques de la connaissance ou de l'action
- L'âme de Wesley avait besoin d'un feu plus vif. Un jour (24 mai 1738), dans une sorte d’illumination, il entrevit la vraie foi qui est un lien vivant et non une opération de la raison. — (André Maurois, Histoire de l'Angleterre, Fayard & Cie, 1937, p.600)
- Si Gobineau a été l'objet du dégoût, de la crainte, de l’ostracisme de nos « rationalistes », c'est qu'il s'est élevé à la fois contre leurs faux raisonnements et contre leur absurde principe de la primauté de la raison : […]. — (Louis Thomas, Arthur de Gobineau, inventeur du racisme (1816-1882), Paris : Mercure de France, 1941, page 33)
- Martin Luther était un défenseur acharné de la foi, […]. Luther blâmait la raison d'être « une belle putain » et la « fiancée du diable ». Il écrivait : « Il n'existe sur Terre, parmi tous les périls, rien de plus dangereux qu'une raison adroite et bien pourvue, surtout si elle s'occupe de questions spirituelles qui touchent à l'âme et à Dieu ». — (David E. Walker, La pauvreté de la foi, dans Le Québec sceptique, n°21, p.32, hiver 1992)
- (Au singulier) Faculté de raisonner, d’établir des démonstrations, d’administrer des preuves.
- La raison discursive.
- La raison géométrique.
- (Au singulier) Le bon sens, le bon usage de la raison, la sagesse, la justesse d’esprit.
- La parfaite raison fuit toute extrémité,Et veut que l’on soit sage avec sobriété. — (Molière, Le Misanthrope, Philinte, acte I, scène I, 1667)
- Il faut que la raison domine tous nos actes. Or, que nous dit la raison : c’est que si le colonel Everest et ses compagnons, harassés par un voyage pénible, manquant peut-être du nécessaire, perdus dans cette solitaire contrée, ne nous trouvaient pas au lieu de rendez-vous, nous serions blâmables à tous égards. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
- (Au singulier) Ce qui est de devoir, de droit, d’équité, de justice.
- Se rendre à la raison.
- Réduire quelqu’un à la raison, le ranger, l’amener, le mettre à la raison.
- La droite raison le veut.
- C’est la raison même.
- C’est raison, c’est bien raison que chacun soit maître chez soi.
- Cela est contre tout droit et raison, contre toute raison.
- Mettre la raison de son côté.
- Mettre quelqu’un à la raison signifie réduire quelqu’un par la force.
- Un homme politique ne doit pas devancer les circonstances. C’est un tort que d’avoir raison trop tôt. On ne fait pas les affaires avec des penseurs. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 327)
- Avoir raison, être fondé dans ce qu’on dit, dans ce qu’on fait.
- Vous avez tort, c’est lui qui a raison.
- Il a raison contre vous.
- C’est un homme qui veut toujours avoir raison.
- Ils prétendent tous deux avoir raison.
- Il a eu raison de congédier ce domestique.
- Il a eu raison en cela.
- Vous n’avez pas eu raison de vous emporter ainsi contre lui.
- (Au singulier) Réparation d’un outrage, d’un affront.
- Demander, tirer raison d’une offense.
- Demander raison à quelqu’un.
- Tirer raison de quelqu’un.
- Faire raison à quelqu’un.
- Preuve par discours, par argument.
- Forte, puissante raison.
- Raison démonstrative, décisive, péremptoire.
- Raison valable.
- Faible raison.
- Raison plausible, spécieuse.
- Donnez-nous de meilleures raisons.
- Je suis frappé, touché de vos raisons.
- Je me rends à vos raisons.
- Il m’a payé de mauvaises raisons.
- Sujet ; cause ; motif.
- C’est pourquoi José n’avait pas compris grand-chose aux raisons fournies par Esprit et qui voulaient qu’on épargnât Castagnier, meurtrier de ses copains, ses copains qui avaient eu confiance en lui. — (Exbrayat, Les Menteuses, Librairie des Champs-Élysées, 1970, chapitre IV)
- Il était question dans la complainte d’un assassin qui expose aux juges les raisons qui l’ont poussé à tuer sa maîtresse. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Catherine Guillouard, la PDG de la RATP, va quitter ses fonctions, « pour raisons personnelles », ont annoncé, jeudi, le gouvernement et l’entreprise publique. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 2 septembre 2022, page 2)
- (Droit) Titres et prétentions qu’une personne peut avoir. On l’emploie principalement dans ces phrases :
- Céder ses droits, noms, raisons et actions; être subrogé aux droits, noms, raisons et actions de quelqu’un.
- (Droit) Dénomination d’une société par les noms des associés, énoncés de la manière prévue par l’acte d’association pour signer toutes les pièces commerciales.
- Cette maison de banque est sous la raison, sous la raison sociale Gautier, Lefèvre et compagnie.
- (Désuet) La part d’un associé dans le fonds d’une société de commerce.
- Sa raison est d’un tiers, d’un cinquième. En ce sens il a vieilli; on dit : Son intérêt, sa part est de tant.
- (Mathématiques) Différence ou quotient de deux termes consécutifs, dans une progression, suivant qu’il s’agit d’une progression arithmétique ou d’une progression géométrique.
- Dans le deuxième cas, montrer que le mouvement est uniformément accéléré en vérifiant que la vitesse varie linéairement avec le temps (v = at + b) ou, ce qui est équivalent, en vérifiant que les intervalles entre les points forment une progression arithmétique de raison r = a(Δt)2. — (Roger Duffait, Expériences de physique: CAPES de sciences physiques, Éditions Bréal, 2e édition, 1996, page 213)
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abrogeons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abroger.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abroger.
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révolution
?- (Astronomie) Retour d’une planète, d’un astre au même point.
- Mais on devrait se rappeler que pendant un long temps la coïncidence de la rotation de la Lune avec sa révolution sidérale, […], a été considérée comme un fait positivement miraculeux ; et qu’il y avait, même parmi les astronomes, une singulière disposition à attribuer cette merveille à l’agence directe et continue de Dieu, […]. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire, 1864)
- (Sens figuré) - Son âge réel, si vous le lui demandez, est de deux cent soixante-quinze ans: il a d'abord vécu cent ans, sans infirmités, du règne de Henri II au règne de Louis XIV; puis, grâce à son secret, tout en mourant aux yeux du vulgaire, il a accompli trois autres révolutions de cinquante ans chacune. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- (Sens figuré) Changement qui arrive dans les choses du monde, dans les opinions, etc.
- Chef de file du mouvement zazou, Charles Trenet n’adhérera pas pour autant à la révolution be-bop qui déferle à la Libération. — (Serge Loupien, Trenet, le centenaire, Libération, 20 février 2001 & 16 février 2013)
- Révolution dans les arts, dans les sciences, dans les esprits, dans les mœurs.
- Il s’opéra, il se fit une révolution dans les idées.
- (Sens figuré) Changement qui arrive dans la vie, dans les pensées, dans les mœurs d'une personne.
- Écoutez, mes amis, avait dit l’aveugle, ma fille aime, je le sens, je le vois... Une étrange révolution s’est accomplie en elle, et je ne sais pas comment vous ne vous en êtes pas aperçus... — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dès lors, une révolution s'accomplit dans l'esprit et les mœurs du jeune chevalier. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Populaire) (Vieilli) (Par ellipse) Émotion violente.
- Cela m’a causé une révolution.
- (En particulier) (Politique) Renversement brusque d’un régime politique par la force. → voir Révolution
- Mais les révolutions sont toujours des sacrifices que le temps fait à l'avenir, et qui nécessitent de la part des peuples par qui elles s'accomplissent un grand désintéressement momentané. — (Alphonse de Lamartine, Jacquard, 1884)
- Mais quand tout fut fini, les magnats accoururent des quatre coins de la Pologne, en qualité de sauveurs de la patrie. Les sauveurs sont la plaie des révolutions populaires. — (François-Vincent Raspail, De la Pologne — Les deux insurrections, 1839)
- S’ils se sont répandus, nombreux, à travers d’autres pays, c’est soit pour fuir des catastrophes (guerres, révolutions, massacres,) soit pour échapper aux inconvénients de la surpopulation. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Il est arrivé qu'une révolution, faite par des millions de pauvres gens dans un esprit égalitaire, avec une idéologie socialiste, ayant remporté une victoire complète, s'est trouvée confisquée par les parvenus qu'elle avait installés dans tous les rouages de l'État, et d'abord dans ceux du parti révolutionnaire. — (Victor Serge, Portrait de Staline -1940)
- La révolution de 1940-41 n'aura été qu'un abandon de ces institutions judaïsantes et fausses, et un effort pour reconstruire la France sur le terrain proprement français. — (Louis Thomas, Arthur de Gobineau, inventeur du racisme (1816-1882), Paris : Mercure de France, 1941)
- (Géométrie, Métrologie) Unité de mesure d’angle plan égale à 360 degrés. Symbole : r.
-
perfection
?- (Au singulier) Qualité de ce qui est parfait dans son genre.
- — Elle garde mes vaches, fait le beurre et les fromages à la crème dans la perfection. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- C'est pour cela que les catalogues illustrés sur les expositions ont toujours été des entreprises sans lendemain, malgré la perfection des gravures. — (L'exposition universelle de 1867, illustrée, Paris, 1867, volume 1, page 480)
- Il faut aspirer à la perfection.
- Il est difficile d’atteindre, d’arriver à la perfection.
- Donner à un ouvrage toute la perfection dont il est susceptible.
- (Religion) (Au singulier) L’état le plus accompli de la vie religieuse.
- Le quiétisme […] érigeait en système et posait avec franchise comme suprême perfection l’état d'immobilité et d’impuissance où l'âme parvient à la longue quand elle abdique son activité. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, page 178)
- Nous croyons avoir assez fait comprendre quʼil y a de sortes de perfections pour la langue internationale : l’une vraie, faite des qualités qui répondent amplement au rôle de l’organe. Celle-là, l’Esperanto la possède, et la pratique le prouve tous les jours. L’autre, fictive et trompeuse, loin de répondre à la fin de l’idiome, y nuit au contraire plus ou moins, selon qu’elle s’éloigne peu ou beaucoup des qualités que la langue internationale doit posséder pour tous. — (Louis de Beaufront, Commentaire sur la grammaire de la Langue Internationale « Esperanto », 1900)
- (Au pluriel) Qualités excellentes, soit de l’âme, soit du corps.
- Être doué de toute sorte de perfections.
- (Religion) (Au pluriel) État parfait.
- Les perfections divines.
- (Familier) Être, chose qui a toutes les qualités.
- Cette personne est une perfection.
- (Quelquefois) Achèvement.
- Il faut porter cet ouvrage à sa perfection.
-
acagnarderions
?- Première personne du pluriel du conditionnel présent du verbe acagnarder.
-
garçon
?- Enfant ou adolescent mâle, par opposition à fille.
- De ces cervelles fines, la plus fine était la petite Brulette, emmi les filles, et des plus épaisses, la plus épaisse paraissait celle de Joseph, emmi les garçons. — (George Sand, Les Maitres sonneurs, Londres : George Bell & Sons (Les Classiques Français Illustrés, publiés sous la direction de Daniel O’Connor), 1908, page 4)
- Ses deux premières femmes n’avaient pas su lui donner de garçon : tant pis pour elles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
- Devant nous, sur la chaussée, une bande de jeunes garçons s’efforçaient de maîtriser un kérabau emballé. — (Kazuo Ishiguro, Quand nous étions orphelins, traduit par François Rosso, Éditions Gallimard, 2014)
- Madame, les garçons sont les soucis des mères. — (Victor Hugo)
- (Par extension) Jeune homme.
- Pendant la fête, elle ne quittait pas mon bras et refusait de danser avec les autres garçons du village. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Il accordait à son frère une grande habileté. Selon lui, ce gros garçon endormi ne sommeillait jamais que d’un œil, comme les chats à l’affût devant un trou de souris. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 98-99)
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les garçons revenus du service militaire ont trouvé de plus en plus ennuyeuses les soirées du Causse enténébré et silencieux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m’avait séduit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- François Cadet, un bel homme, un beau garçon dont les filles s’éprennent d’abord, pour qui elles se jalousent et se déchirent. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- (Par extension) Homme de genre masculin.
- Je me rappelai la soirée et la nuit. Il y avait donc un garçon dans le lit. Quelle stratégie adopter ? — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 61)
- Je reçois bon nombre de messages me demandant d'expliquer la fin, et la quasi totalité en provenance de... GARÇONS ! — (Solange te parle, tweet du 17 octobre 2012)
- (Par extension) Homme célibataire.
- — Ainsi, vous êtes encore garçon ? reprit-elle lorsque l’Anglais lui eut fait observer que sa vie errante depuis trois ans eût été peu conciliable avec les liens de l’hyménée. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Si ce grand seigneur restait encore garçon, il y avait moins de sa faute que de celle de sa tante, qui ne connaissait pas les fables de La Fontaine. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 252 de l’édition Houssiaux de 1855)
- […]; sans doute, ils ont, eux aussi, certains du moins, des ascendants névrosiques, mais la mysophobie atteint le plus souvent des gens minutieux ou méticuleux par tempérament, par exemple, des vieilles filles ou des garçons âgés, célibataires. — (Édouard Gélineau, Des peurs maladives ou phobies, Paris : Société d’éditions scientifiques, 1894, page 92)
- Pinglet. — Toute réflexion faite, je ne dînerai pas ici… Tu vas chez ta sœur, je suis garçon… je vais m’offrir un petit repas fin au restaurant !… — (Georges Feydeau, L'Hôtel du libre échange, 1894)
- Être vieux garçon, ça a ses avantages et ses inconvénients. — (Jo Barnais , Mort aux ténors, ch. XIII, Série noire, Gallimard, 1956, page 113)
- (Travail) Employé subalterne affecté à un service particulier. Celui qui travaille sous les ordres d’un maître, d’un patron ou d’un chef.
- Bert effleura successivement un bon nombre de métiers : il fut groom dans un magasin de nouveautés et chez un médecin, garçon de pharmacie, apprenti plombier. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 11 de l’édition de 1921)
- (En particulier) Serveur d’un café, d’un restaurant ou d’un hôtel.
- Nous nous mîmes à table. J’avais recommandé la carte au garçon : mes convives parurent contents. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- Garçon!… garçon!… des pieds de mouton à la poulette, et servez chaud… Allons, vivement. — (J. Gabriel et Charles Dupeuty, Fanfan le batonniste, acte I, scène 5, représentée au théâtre du Vaudeville le 30 août 1845 ; dans La France dramatique au dix-neuvième siècle : choix de pièces modernes, volume 13, Paris : C. Tresse)
- Les bistros regorgeaient d’hommes, de femmes endormis, que parfois le garçon réveillait pour qu’ils cédassent la place à de nouveaux venus. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Il sollicita le garçon d’un timbre retentissant, en cognant bruyamment ses vastes pattes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 11)
- Paresseusement, Colombe égoutta les trois verres dans le seau à glace, avec une indifférence de vieux garçon, et les emplit de café tiède. — (Colette, Le toutounier, 1939)
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aboutirons
?- Première personne du pluriel du futur de aboutir.
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absorption
?- Action d’absorber.
- Il me semble que ce porteur est un peu trébuchant, grâce sans doute, à une absorption trop prolongée de vodka. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- […] au premier symptôme, l'apparition d'un léger œdème prétibial, il fallait cesser toute absorption de viande de conserve et se nourrir exclusivement de légumes conservés ou secs et de viande fraîche. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Physiologie) Fonction par laquelle les êtres organisés attirent à eux et pompent les fluides qui les environnent ou qui sont exhalés intérieurement.
- L’absorption du chyle se fait à la surface des intestins.
- (Argot polytechnicien) (XIXe siècle) Repas offert chaque année aux anciens de l’École polytechnique par la promotion nouvelle. On y absorbe assez de choses pour justifier le nom de la solennité.
- Lorsque le taupin a été admis, il devient conscrit et comme tel tangent à l’Absorption. Cette cérémonie annuelle a été imaginée pour dépayser les nouveaux, les initier aux habitudes de l’École, les accoutumer au tutoiement.
- (Cartographie) Transformation d'énergie rayonnante en une autre forme d'énergie par interaction avec la matière. (Commission Internationale de l'Éclairage)[1].
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acagnardassions
?- Première personne du pluriel de l’imparfait du subjonctif du verbe acagnarder.
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abrutissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abrutir.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abrutir.
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deviendront
?- Troisième personne du pluriel du futur de devenir.
- Supposons qu’on ait divisé le prisme en un nombre très-grand de tranches parallèles aux bases, les centres de gravité des tranches deviendront, pour ainsi dire, identiques avec ceux de la surface (les tranches). — (Charles Dupin, Géométrie et méchanique des arts et métiers et des beaux-arts, 1826)
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affectons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe affecter.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe affecter.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.