Dictionnaire des rimes
Les rimes en : admirant
Que signifie "admirant" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Qui admire.
- Le lendemain, nous recevons trois couronnes qui me navrent : des diadèmes renflés au milieu comme ceux des mariés de campagne ; le moyen d’être jolie avec ça ! Marie et Anaïs, ravies, essaient les leurs au milieu d’un cercle admirant de gosses. — (Willy et Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, page 212)
Mots qui riment avec "an"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "admirant".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : an , ans , ant , ants , and , iant , iants , ents , ment , emp , emps , end et ends .
-
adjectivisant
?- Participe présent du verbe adjectiviser.
-
transposant
?- Participe présent de transposer.
- L’évaluation de dispositions transposant une directive de l’Union européenne ou appliquant un règlement européen présente certaines particularités car leur contenu est largement déterminé par la teneur des actes européens, ce qui n’exclut toutefois pas certaines marges d’adaptation. — (Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8)
-
chant
?- Émission de sons variés et rythmés par lesquels la voix s’élève et s’abaisse, de manière à former un ensemble musical.
- Chant d’allégresse.
- Chants de triomphe.
- Des chants pieux.
- École de chant.
- Professeur de chant.
- Les règles du chant.
- L’art du chant.
- (Par analogie) Ramage ou cri des oiseaux.
- Le pré dégageait une odeur de terreau humide, une marouette sifflait dans les roseaux au sud. Son chant sonnait comme des gouttes d'eau qui tombaient. — (Kurt Aust, La confrérie des invisibles, traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier, City Édition, 2010, chapitre 8)
- Le chant du cygne, chant mélodieux que des poètes attribuaient au cygne mourant. Il se dit figurément du dernier ouvrage qu’un musicien célèbre, un grand poète, un homme éloquent a fait peu de temps avant sa mort.
- Cri du coq.
- Le chant des coqs, l’aboiement des chiens, les appels des oiseaux l’éveillèrent. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 99 de l’édition de 1921)
- Dès le chant du coq, Au point du jour.
- Crissement de la cigale.
- Le chant de la cigale est monotone.
- Partie mélodique d’une musique quelconque, pour la distinguer de l’accompagnement des instruments.
- L’harmonie ne doit point étouffer le chant.
- Ce morceau, cette ouverture manque de chant, ce morceau, cette ouverture n’a pas de mélodie.
- (Par extension) Certaines pièces de poésie qui se chantent ou peuvent se chanter.
- De chaumières en tavernes, il écoute les bardes et les vieux rhapsodes qui lui récitent des chants populaires remontant à la nuit des temps. — (André Clavel, L’Iliade boréale, dans L’Express n° 3081, 21 juillet 2010)
- Ainsi le dithyrambe, chant liturgique en l'honneur de Dionysos diffère de l’iambe dont le pied comporte un son bref suivi d'un long avec des vers dodécamétriques alternant avec des octamétriques. — (Louis Lefroid, Esthétique: l'harmonie des formes, Ed. Opéra, 1998, page 36)
- Chant royal, ancienne pièce de poésie française, composée de cinq strophes de onze vers chacune et où le onzième vers de la première strophe était répété à la fin de toutes les autres.
- (Au pluriel) Toute composition en vers.
- Les héros qu’immortalisent les chants du poète.
- Chants sublimes.
- Chants immortels.
- Daigne inspirer mes chants.
- Mes chants rediront tes exploits.
- Chacune des divisions d’un poème épique ou didactique.
- Le premier chant, le second chant de l’Iliade.
-
menant
?- Qualifie l’élément d’un engrenage (une roue dentée, par exemple) qui reçoit la force motrice et transmet sa rotation au deuxième élément (dit « mené »).
- Pour un engrenage, le rapport de transmission est égal au rapport entre le nombre de dents de la roue menante et celui de la roue menée. — (Olivier Follain, Nathalie Magneron, Sandrine Meylan et Laurence Monti-Dedie, Sciences expérimentales et technologie - Concours professeurs des écoles, page 174, Nathan, 2011)
-
naturellement
?- Par une propriété naturelle.
- Ces expériences (marcher au moins six minutes par jour, instaurer des moments de sortie de routine, s’exposer une heure par jour à la lumière forte ou encore écouter certains morceaux de musique) contribuent en effet à augmenter la sécrétion d’endorphines (les morphines produites naturellement dans le cerveau) et de sérotonine (la molécule de la bonne humeur), qui diminuent la douleur ou la sensation de douleur. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 24)
- L’esprit croit naturellement, et la volonté aime naturellement. — (Blaise Pascal, Pensées, t. I, p. 287, édit. LAHURE.)
- Comme une source envoie ses eaux naturellement, comme le soleil naturellement répand ses rayons, ainsi Dieu naturellement fait du bien. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Sermons, Bonté, I.)
- Il est évident que des sons et des paroles n’ont point et ne peuvent avoir naturellement de rapport aux choses qu’elles signifient, quoi qu’en disent le divin Platon et le mystérieux Pythagore. — (Nicolas Malebranche, Rech. vér. Éclairciss. liv I, t. IV, p. 101, dans POUGENS.)
- Dion avait naturellement beaucoup de noblesse, d’élévation et de grandeur d’âme. — (Charles Rollin, Historique ancien Œuv. t. V, p. 191, dans POUGENS.)
- Naturellement l’homme ne pense guère ; penser est un art qu’il apprend comme tous les autres et même plus difficilement. — (Jean-Jacques Rousseau, Ém. V.)
- Par le seul secours, par les seules forces de la nature, par opposition à surnaturellement.
- Naturellement parlant, un mort ne peut revivre.
- Comme on doit s’y attendre par une conséquence naturelle.
- Je me suis trouvée naturellement dans cette affaire par le plaisir que je pris de lui dire [au maréchal d’Estrées] ce que vous me mandiez de lui sur sa nouvelle dignité. — (Marquise de Sévigné, à Bussy, 24 juin 1681.)
- Les produits viennent surtout naturellement des grandes régions de l’industrie textile : Mulhouse pour les tissus de coton et la mercerie, le Nord pour les lainages, Troyes pour la bonneterie. — (Jean Pierre Fruit, Vexin normand ou Vexin parisien?: Contribution à l'étude géographique de l'espace rural, Presse Universitaires de France, 1974, p. 158)
- (Ironique) — Il me quitte ; il doit acheter du jambon et du vinaigre, car les officiers l’ont naturellement chargé de leur cuisine, comme ils en chargent immanquablement tout professeur, tout prêtre, tout poète. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- De famille, de naissance.
- Il [le chancelier Pierre Séguier] ne laisse que soixante et dix mille livres de rente : est-ce du bien pour un homme qui a été quarante ans chancelier, et qui était riche naturellement ? — (Marquise de Sévigné, 3 fév. 1672.)
- D’une manière naturelle, simple, facile.
- Voilà le sens qui s’offre naturellement à l’esprit. Cela s’explique naturellement.
- Une espèce de fatalité veut qu’en tout genre les méthodes ou les idées les plus naturelles ne soient pas celles qui se présentent le plus naturellement. — (Bernard le Bouyer de Fontenelle, l’Hôpitalien)
- D’une manière naïve et propre à imiter la nature.
- Il contrefait les gens très naturellement.
- Sans affectation ni recherche.
- Parler, écrire naturellement.
- Reconnaissez le héros, qui, toujours égal à lui-même, sans se hausser pour paraître grand, sans s’abaisser pour être civil et obligeant, se trouve naturellement tout ce qu’il doit être envers tous les hommes. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Louis de Bourbon.)
- Le comble de ma bonne fortune, c’est que vous écrivez naturellement, et que votre esprit n’a pas besoin d’art : on dit que votre figure est comme votre esprit. — (Voltaire, Lett. Mme de Beauharnais, 1772.)
- Lorsque nous disons que Racine, Despréaux, Bossuet et Mme de Sévigné écrivent naturellement, nous sommes portés à prendre ce mot dans un sens absolu, comme si le naturel était le même dans tous les genres. — (Etienne Bonnot de Condillac, Art d’écr. IV, 5.)
- Comment faire parler naturellement un villageois, un homme du peuple, sans blesser la délicatesse d’un homme poli, cultivé ? — (Jean-François Marmontel, Élém. litt. Œuv. t. VII, p. 91, dans POUGENS.)
- Sans déguisement, avec franchise.
- Cet homme ne va pas naturellement, il dissimule. Répondez-moi naturellement.
- Pourquoi me faire des excuses de me parler naturellement ? — (Marquise de Maintenon, Lett. à Mme de R. 11 octobre 1693.)
- Dites-moi naturellement comment vous la trouvez. — (Stéphanie Félicité Ducrest de St-Albin, Théât. d’éduc. Zélie, II, 4.)
- (En particulier) Bien sûr. — Note : Il sert alors à renforcer l'assertion de la phrase.
- Celui-ci promettait naturellement à ses électeurs, comme don de joyeux avènement, la séparation de l’Église et de l’État, l'instruction laïque et la suppression du budget des cultes. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, p.161)
- Dans une prairie, toutes les plantes sont herbacées et on n’y voit en général pas un arbuste ou un arbre isolé. Je parle naturellement des paysages naturels comme la Prairie ou la Pampa. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.101)
- Roger, le patron, apportait naturellement un soin maniaque à sélectionner les produits qu'il proposait à sa clientèle, qu'il s'agisse de charcutaille, de fromage ou de pichtegorne. — (Maurice Léger, Moi, Antoinette Védrines, thanatopractrice et pilier de rugby, Editions Publibook, 2006, p. 239)
-
choquant
?- Qui offense, qui déplaît par son immoralité ou son inconvenance.
- Il était très ennuyé car, pour lui, cette histoire était choquante au possible, dénuée de toute dignité. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VIII, Gallimard, 1937)
-
éventuellement
?- D’une manière éventuelle.
- Une bureaucratie manie beaucoup de petits papiers, éventuellement des armes. Elle est surtout un groupe d'hommes hiérarchiquement organisés. C'est à l'équilibre psychique des hommes qui composent cette machine centrale qu'on doit s'intéresser. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 53)
- Notre premier objectif final était de produire un cédérom interactif de la Bible Porta qui puisse être éventuellement commercialisé et qui de ce fait doit être multiplate-forme même si le produit de base est établi sur Macintosh. — (Danielle Mincio, La mise en valeur des anciens documents écrits par la création de cédéroms dans les bibliothèques, dans Multimédia et construction des savoirs: actes du colloque tenu à Besançon les 25-28 mai 1999, Presses Universitaire de Franche-Comté, 2000, p.297)
- (Québec) À la fin, finalement, tôt ou tard
- Nous allons y arriver éventuellement.
-
affaissant
?- Participe présent du verbe affaisser.
-
frémissement
?- Commencement d’agitation dans les corps naturels
- Sur l’horizon, l’aube se devinait au frémissement de l’air, bien que la nuit se révélât encore d’un noir inaltéré. — (Claire-Lise Marguier, Le Trône du prince, Rouergue, 2015, page 134.)
- Agitation accompagnée d’un bruissement.
- Je dois mourir. Mais mourir sans vous avoir vue, sans avoir écouté le frémissement de votre robe, sans avoir recueilli vos pleurs, quelle mort ! — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Suite de vibrations rapides, surtout en parlant des corps sonores.
- Quand le chef monta sur l’estrade, le pianiste leva les yeux et lui sourit. Puis il hocha la tête, et l'on entendit le frémissement des violons, la pulsion d'un pouls profond qui annonçait l’entrée du piano. — (Michel Benoît, Le Secret du treizième apôtre, Éditions Albin Michel, 2006, chap. 68)
- (Sens figuré) Se dit d’un tremblement qui vient de quelque émotion ou de quelque passion violente.
- Un long frémissement d’horreur agita l’assemblée. - Des frémissements de rage. - De sourds frémissements.
-
acétylant
?- Participe présent du verbe acétyler.
-
délicatement
?- Mollement.
- Je suis moi-même une femme délicatement élevée, faible, craintive et épouvantée de la douleur ; …. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- D’une manière douce, légère.
- Ajoutez le furikake (ou le gomashio) et mélangez délicatement afin de ne pas écraser les grains de riz. — (Laure Kié, Sandra Mahut, Bentos super complets, 2022)
- Avec délicatesse, d’une façon élégante et fine.
- Il y a deux choses qui font la bonté de son roman [d'Honoré d’Urfé], la disposition qui est régulière, et les passions tendres et amoureuses qu’il avait ressenties lui-même, qui sont touchées très délicatement. — (Segrais, Mémoires, t. II, p. 22.)
- Il faut exprimer le vrai pour écrire naturellement, fortement, délicatement. — (Jean de la Bruyère, I.)
- Je touche délicatement à des matières délicates. — (Jean le Rond D’Alembert, Lett. à Volt. 3 mars 1766.)
- D’une façon délicate, agréable au goût.
- On y mangeait délicatement. — (Antoine Hamilton, Gramm. 6.)
-
oubliant
?- Participe présent d'oublier.
- Michel oubliant son visage de peau-rouge lardonné de compresses se cala comme aimanté à côté d’elle. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 6)
-
contemplant
?- Participe présent de contempler.
- Harcelé par ses supérieurs, eux-mêmes en butte à de pressantes interventions émanant de personnalités influentes et même du « Château », l’inspecteur Duval en arrivait à se demander si le rédacteur du bordereau gagnant — puisque ce bordereau gagnant existe, se disait-il avec rage en contemplant la souche correspondante, hélas anonyme — finirait par présenter, dans l’espoir d’empocher ses gains, un titre sur lequel il aurait certaines explications à fournir… — (Bernard de Fligny, Le tiercé de la mort, Librairie des Champs-Élysées, 1981, chapitre IV)
-
abouchant
?- Participe présent du verbe aboucher.
-
allant
?- Qui aime à aller et venir ; qui montre de l’activité.
- Je ne t'ai pas trouvée bien allante, ma chérie. Ce qui te soucie n'est pas trop grave, j'espère ! — (Pierre Lemaitre, Le Silence et la Colère, Calmann-Lévy, 2023)
- Je crois bien que, sous ses airs allants et vigoureux, il était faible et influençable. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 117)
- Au temps de ma jeunesse allante et vagabonde,J’ai goûté l’hydromel avecque Kunégonde,Et le vin de groseille et des ersatz aussi… — (Albert Truphémus, Poème aux nobles vins d’Algérie, paru dans La Parenthèse n°36 de mai 1934)
- (Sens figuré) (Par analogie) Motivé.
- [Titre] Peu allante sur l’élargissement, l’UE soutient les Balkans face à la pandémie — (Jean-Pierre Stroobants, Peu allante sur l’élargissement, l’UE soutient les Balkans face à la pandémie, Le Monde. Mis en ligne le 7 mai 2020)
- (Sports hippiques) En parlant d'un cheval dans une course, impétueux, brillant, qui tire, qui va plus vite que ne le voudrait son cavalier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
bougeant
?- Participe présent du verbe bouger.
-
adroitement
?- D’une manière adroite ; avec adresse, dextérité ou souplesse de corps ou d’esprit.
- L’abbé de Sponde, questionné fort adroitement quand il sortit de Saint-Léonard pour aller se promener au Cours avec l’abbé Couturier, répondit bonifacement qu’il attendait le vicomte de Troisville, gentilhomme au service de Russie pendant l’émigration, et qui revenait habiter Alençon. — (Honoré de Balzac, La Vieille fille, 1844)
- Souvent aussi, l’infatigable Mrs. Paulina Barnett les accompagnait, ayant à la main un fusil qu’elle maniait adroitement, […]. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- … cette prompte ruse Divise adroitement trois frères qu’elle abuse — (Pierre Corneille, Hor. IV, 2.)
- Elle prévient ma plainte et cherche adroitement à la faire passer pour un ressentiment — (Amyot, Nic. III, 4.)
- Je savais bien que vous aviez une manière particulière de raisonner et d'envelopper adroitement ceux à qui vous aviez affaire — (Bernard le Bouyer de Fontenelle, Mont. et Socrate.)
-
abaissant
?- Qui abaisse, qui rend inférieur moralement.
- Langage abaissant.
- Théories abaissantes.
-
accorant
?- Participe présent du verbe accorer.
-
accouplant
?- Participe présent du verbe accoupler.
-
tranquillement
?- D’une manière tranquille ; avec tranquillité.
- […], et commence la cueillette du butin. N’ayant plus ni chaussettes, ni bottines, ni sac, les déguenillés remontent tranquillement leur garde-robe. — (Marguerite Baulu, La Bataille de l’Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, p.359)
- Mais, saperlotte ! tâchons donc que tout ça se passe tranquillement; ça vaudrait beaucoup mieux. Puisque nous avons le suffrage universel, il n’y a plus besoin de coups de fusil. — (Émile Thirion, La Politique au village, p. 248, Fischbacher, 1896)
- Le uhlan mettait pied à terre, ouvrait tranquillement une carte ou un calepin, prenait des notes. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, p. 184, 86e éd., Plon-Nourrit & Cie)
- Et Charles IX se remit à siffler tranquillement et plus juste que jamais son air favori. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III)
- Préviens ta femme de ton arrivée. Ça me laissera le temps de passer tranquillement mon froc et de ne pas enfiler, dans la précipitation, mon slip à l'envers. — (Florentino Dos Santos, Les Cocus : Ces innocentes victimes des feux de l'amour… charnel, Éditions Le Manuscrit, 2003, p. 58)
- Si jamais le prince de Condé parut un homme extraordinaire, s’il parut voir tranquillement toutes choses, c’est dans ces rapides moments d’où dépendent les victoires, — (Jacques-Bénigne Bossuet, Louis de Bourbon. — cité par Littré)
-
abolissant
?- Participe présent d'abolir.
-
abondamment
?- Avec abondance, de manière abondante.
- Sur le pont, en tenue légère, étaient des matelots américains, tous abondamment tatoués. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- La salive contient abondamment de l’enzyme protéolytique qui attaque les albumines. — (René Guy Busnel, Études physiologiques sur le Leptinotarsa decemlineata Say, Paris : libr. E. Le François, 1939, p.91)
- Cette source fournit de l'eau abondamment.
- Cet avocat parla plus abondamment que son adversaire.
- Parce qu’il ne jeûnait et qu’il ne payait si abondamment la dîme que par orgueil. — (Louis Bourdaloue, Pens. t. II, p. 136. — cité par Littré)
- Le Seigneur se communiquait à eux [aux saints] plus abondamment. — (Jean-Baptiste Massillon, Myst. Purific. — cité par Littré)
- Animés plus abondamment de son esprit [on parle de Dieu]. — (Esprit Fléchier, Serm. I, 228. — cité par Littré)
- Amplement.
- Cela est abondamment expliqué, abondamment démontré dans plusieurs livres.
- Il y a dans ce sujet abondamment de quoi remplir un poème entier.
- Cette question sera abondamment traitée.
-
coulant
?- Qui coule aisément.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) Qui est fait aisément, naturellement, qui ne sent pas le travail.
- Style coulant.
- Vers coulants.
- Prose coulante.
- Son parler si coulant fut interrompu net, comme jadis celui de cet homme faible qui, devant le pouvoir, venait de désavouer son ami arrêté pour opinions politiques par la police, fut averti par le chant du coq. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- (Œnologie) Qualifie un vin agréable à boire et qui passe aisément.
- Leur caractère était celui d'un vin très coulant, bouqueté et agréable; puis ils sont devenus plus corpsés [sic] et plus durs, et leur souplesse a disparu. — (Bordeaux et la Gironde, Association française pour l’avancement des sciences, Éd. G. Gounouilhou, 1895)
- (Peinture) Qui procède par des courbes légères et qui est plus facile que correct.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Familier) Qualifie une personne qui est accommodante en matière d’intérêt.
- Malgré la haute piété et la probité reconnue de M. de Moirod, on était sûr qu’il serait coulant, car il avait beaucoup d’enfants. — (Stendhal, Le rouge et le noir, 1830, réédition Gallimard, 2020, page 157)
- Je gardais le silence, je me mettais à rire, et tout finit par là ; c’est-à-dire qu’elle me crut d’abord sot, puis elle s’arrêta à la pensée que j’étais bon et d’humeur très coulante. — (Fiodor Dostoïevski, traduction de Ely Halpérine-Kaminsky, Le Joueur)
- Si les procureurs et leurs substituts se montraient en général coulants, les juges d’instruction pouvaient se montrer des emmerdeurs redoutables, même dans le cas d’une enquête pour meurtre. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 324)
- Les défenseurs du lait cru ont été coulants, en acceptant que le camembert AOP puisse être élaboré au lait pasteurisé. — (Camembert: la bataille de Normandie est finie sur paris-normandie.fr, Société Normande d'Information et de Communication. Mis en ligne le 22 février 2018)
- Je l’ai trouvé très coulant.
- (Québec) (Familier) Glissant.
- Fais attention, la route est coulante ce soir à cause de la glace.
-
temps
?- Durée des choses, marquée par certaines périodes, et principalement par la révolution apparente du soleil ; écart entre le déroulement de deux événements.
- Le temps, « cette image mobile / De l’immobile éternité », mesuré ici-bas par la succession des êtres, qui sans cesse changent et se renouvellent, se voit, se sent, se compte, existe. Plus haut, il n’y a point de changement ni de succession, de nouveauté ni d’ancienneté, d’hier ni de lendemain : tout y paraît, et tout y est constamment le même. — (Joubert, Pensées, essais et maximes, 1838)
- Le seul recours contre le temps est de le mesurer à ce double pas, comme ceux qui ont affaire personnellement à lui, les sentinelles, les officiers de quart. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Le temps avait passé. Dix heures venaient de sonner à la vieille horloge comtoise. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les heures de ces dimanches pareillement nus, glissent, lentes, torpides. Le temps semble s’être arrêté. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 92)
- L’antagonisme se traduit pas deux concepts qui bizarrement sont traduits par deux mots dans les langues anglo-saxonnes et par un seul mot dans les langues latines. Le temps en français désigne l’heure qu’il est à ma montrer et la couleur du ciel. En anglais, on dit Time et Weather, en allemand Zeit et Wetter. — (Michel Tournier, Jules Verne ou le Génie de la géographie, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 95)
- Le temps nous apparaît comme une flèche lancée par un mystérieux archer. Quoi que nous fassions, les secondes s'écoulent, inéluctables. — (Frédéric Lenoir, Petit traité de vie intérieure, Plon (« Pocket »), 2010, page 136)
- Einstein associe l’espace et le temps dans sa théorie d’un univers à quatre dimensions.
- Tu en as mis, du temps ! Tu as été bien long.
- (Par extension) (Mythologie) Sa représentation sous la figure d’un vieillard ailé qui d’une main tient une faux, et de l’autre un sablier.
- Le Temps est représenté sous la figure d'un vieillard , tenant une faux de la main droite , et de l'autre un serpent qui se mord la queue. On lui donne des ailes, et l'on place près de lui un sablier. La faux indique que le Temps moissonne tout; le serpent qui forme un cercle désigne l'éternité, qui n'a ni commencement ni fin. Le sablier indiqué la mesure du Temps et les ailes, sa rapidité. — (Pierre Capelle, Dictionnaire d'éducation morale, de science et de littérature, Paris : chez Haut-Cœur & Gayet jeune, 2e édition, 1824, volume 2, page 483)
- Cette représentation du Temps appuyé sur ses béquilles, avec la faux posée sur le sol à côté du sablier renversé, inopérant donc, est statique, non pour peindre l'instant, mais plutôt le suspens. — (Max Engammare, L'Ordre du temps : L'Invention de la ponctualité au XVIe siècle, Librairie Droz, 2004, page 201)
- Durée limitée, par opposition à l’éternité.
- Platon a dit que le temps est une image mobile de l’éternité immobile.
- Avant tous les temps, avant les temps, avant le temps, Avant la création du monde.
- (Spécialement) Durée longue ; époque ; période ; ère.
- Tous ont successivement combattu pour ou contre les Jacobins, selon les temps & les circonstances. — (Maximilien de Robespierre, Discours contre Brissot & les girondins, 10 avril 1793)
- C’est que Marguerite était non-seulement la plus belle, mais encore la plus lettrée des femmes de son temps. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
- Ah ! le temps joyeux de la stupidité, de pharisaïsme à rebours où les petits messieurs pressés se hissaient paisiblement sur la crête de la notoriété. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 133)
- Il est très difficile de savoir dans quelle mesure les foules se sont émues des événements politiques de leur temps (bien entendu, je laisse de côté les mouvements proprement populaires). Les foules n’écrivent pas leurs mémoires et ceux qui rédigent les leurs ne parlent guère d’elles. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, éd. 1946)
- Le système de Buffon sera surtout repris par le plus grand hippiatre de l’époque, le fondateur de la science vétérinaire, l’écuyer le plus célèbre de son temps : Claude Bourgelat. — (Jacques Mulliez, Les chevaux du Royaume : Histoire de l’élevage du cheval et de la création des haras, Montalba, 1983, page 213)
- (Spécialement) Succession des jours, des heures, des moments, considérée par rapport aux différents travaux, aux diverses occupations des personnes.
- J’aurais voulu visiter le fameux sanctuaire d’Atesh-Gâh ; mais il est à vingt-deux verstes de la ville, et le temps m’eût manqué. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Il s’acharnera au travail, il ne ménagera ni son temps, ni ses forces, à une époque où le radium et la radiothérapie profonde était encore inconnue. — (Bulletin de la Société d’obstétrique et de gynécologie de Paris, 1924, volume 3, page 403)
- Employer bien le temps. — Ménager bien le temps. — Le temps est précieux. — Il faut beaucoup de temps pour cela.
- Durée limitée.
- Ce soldat a fait son temps de service. — Prêtez-moi cela pour quelque temps. — Cela n’a pas laissé de durer un certain temps.
- Durée plus ou moins longue selon le contexte.
- Ce qui m’émerveillait le plus dans les premiers temps, c'était l’étonnante habileté de nos poneys à se tirer d'affaire au milieu d'un chaos de débris volcaniques où un piéton aurait pu difficilement trouver son chemin. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 82)
- Cela fait un petit temps qu’on ne s’est plus vus. — Il y a un petit temps d’adaptation.
- Délai.
- Quand Napoléon III fut empoigné à Boulogne pour avoir donné une seconde représentation du débarquement à Cannes, on le jeta au cachot et on l’emmena à Paris sans lui donner le temps de changer de chemise. — (Arsène Houssaye, Les Confessions, tome IV : Souvenirs d’un demi-siècle 1830-1880, tome 4, Paris : chez E. Dentu, 1885-1891, chapitre 4)
- Je vous demande encore un peu de temps pour vous payer. — Je vous demande du temps. — Vous me donnez un temps bien court.
- Prendre du temps. — Accorder du temps. — Obtenir du temps. — Donner un an de temps.
- Loisir.
- Je n’ai pas le temps de vous parler. — Il est si occupé qu’il n’a pas le temps de lire.
- Époque déterminée.
- Payer dans le temps porté par l’obligation. — Prévenir le temps. — Devancer le temps. — Le temps approche.
- Dès que le temps sera venu, sera échu. — Marquez-moi précisément le temps. — Elle est accouchée avant le temps.
- Époque dont on parle ; cette époque-là.
- Suivants les mémorialistes conservateurs du temps, Jules Simon, d'ailleurs, ne néglige rien de ce qui peut le faire agréer par le maréchal. — (Alexandre Zévaès, Histoire de la Troisième République 1870 à 1926, Éditions Georges-Anquetil, 1926, page 145)
- Conjoncture, occasion propre, moment.
- Le temps est favorable. — Un temps plus opportun. — Laisser passer le temps de faire quelque chose.
- Ce n’est pas le temps de parler de cela. — Attendez à un autre temps. — Chaque chose a son temps.
- Il y a temps de rire et temps de pleurer, temps de parler et temps de se taire.
- Saison propre à chaque chose.
- Le temps des vendanges, de la moisson.
- Dans le temps des perdreaux, Dans le temps où l’on va à la chasse des perdreaux.
- Les siècles, les différentes époques par rapport à la chronologie, des différents âges de la vie.
- Les temps fabuleux. — Les temps héroïques. — Les temps historiques. — Du temps d’Auguste.
- Nous n’avons pas vu, nous ne verrons pas cela de notre temps. — Ils vivaient dans le même temps.
- Il était de mon temps. — Au bon vieux temps. — Dans mon jeune temps. — Au temps de ma jeunesse.
- Les jours d’action avec les camarades et les aventures lui semblaient des jours passés, des jours du vieux temps où l’on vivait chez les hommes. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 130)
- Période déterminée par rapport à l’état où sont les choses pour le gouvernement d’un pays, pour les manières de vivre, pour les modes, etc.
- Le temps approche où le grand commerce va, plus que les guerres de chevalerie, tenter les jeunes Anglais aventureux. — (André Maurois, Histoire de l’Angleterre, Fayard & Cie, 1937, page 236)
- C’était un bon temps, un temps heureux. — Un temps misérable, un temps de corruption, un temps de trouble.
- En temps de paix et en temps de guerre. — Dans les temps difficiles. — Les temps sont bien changés.
- Les temps sont durs. — C’est le goût du temps. — Cela n’est pas surprenant par le temps qui court.
- Phase, étape.
- Le projet se déroulera en deux temps. — Un moteur quatre temps.
- Moment précis, en escrime ou en exercices militaires, pendant lesquels il faut faire certains mouvements qui sont distingués et séparés par des pauses.
- Pousser une botte en deux temps, en trois temps. — Temps d’arrêt.
- (Danse, Musique) Chacune des principales divisions de la mesure, dont les unes sont plus marquées que les autres dans l’exécution, quoique d’ailleurs elles soient égales en durée.
- Et voici que des guirlandes de jeunes filles, fleurs rieuses dans leurs corolles couleur de ciel, couleur d'eau, couleur de feuille, essaient la cadence des rondes dont le cornemusiste joufflu guidera aigrement les temps. — (Marcel Brion, La reine Jeanne, Éditions Robert Laffont, 1944, chapitre 1)
- Mesure à deux temps, à trois temps, à quatre temps. — La mesure se divise en temps forts et en temps faibles.
- Rythme, en parlant de métrique de la phrase ou du vers.
- Les temps forts. — Le temps marqué.
- Une des pauses ou un des silences qu’on observe entre certaines phrases, entre certains mots, dans une déclamation.
- Lorsqu’on parle en public, il est bon d’observer des temps entre certains mots, entre certaines phrases.
- Après ce vers, il y a un temps à garder. — Prendre un temps.
- Là, j’ai pris un temps de sociétaire. C’est le temps de silence, bien long, que prend un sociétaire sûr de lui, avant de lâcher une réplique « à effet ». — (Jacques Charon, Moi, un comédien, 1975, page 64, note 1)
- (Grammaire) Quelqu’une des différentes formes qui marquent dans les verbes le moment auquel se rapporte l’action ou l’état dont on parle.
- Un lecteur m'écrit « La prof de français nous a dit qu'il est inutile d'apprendre à conjuguer le passé simple, car c'est un temps archaïque, aujourd'hui complètement inusité ». — (François Cavanna, « Fessons la prof ! » dans Plus je regarde les hommes, plus j'aime les femmes, éditions Albin Michel, 2005)
- Disposition de l’air ; état de l’atmosphère ; climat du moment.
- On établit un service aérostatique. Chaque jour, lorsque le temps le permet, un ou plusieurs ballons sont lancés. — (Général Ambert, Récits militaires : L’invasion (1870), Bloud & Barral, 1883, page 165)
- Depuis quelques jours, le temps s’est enfin remis au beau. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 110)
- La fatigue, le temps morne (j’entends de la pluie dans le soir), l’ombre qui augmente ma solitude et m’agrandit malgré tous mes efforts et puis quelque chose d’autre, je ne sais quoi, m’attristent. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Le temps s’était gâté tout à fait, et les dirigeables, gênés par la nécessité de tenir tête au vent, manœuvraient malaisément. Les rafales, accompagnées de grêle et de tonnerre, se succédaient, accourant du sud sud-est. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 238 de l’édition de 1921)
- Le temps était très beau avec vent faible et houle de l’ouest-nord-ouest. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Sous le porche, un boueux attendait l’arrivée de la voiture en songeant que, par un temps pareil, elle ne viendrait sans doute pas. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 62)
- La célébration du mouloud, de la nativité du Prophète, à laquelle je viens d’assister, fut un beau spectacle surtout en raison du temps superbe dont il a été favorisé. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 234)
- Sur toute l’Ardenne, le temps s’était levé. Le ciel était bleu éblouissant, la neige étincelait au soleil. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, p.155)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.