Dictionnaire des rimes
Les rimes en : adduction
Que signifie "adduction" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Technique) Action d’amener.
- L’adduction des eaux d’une source.
- La privatisation de la gestion des réseaux d’adduction d’eau est l’une des solutions pour relancer ce secteur. — (Samuel Badinga, Le Congo-Brazzaville existe-t-il encore ?, 2009)
- Place à une nouvelle architecture électrique redondée, de nouveaux groupes électrogènes, une double adduction réseau vers Londres et bien sûr le refroidissement OVH « in-house », soit la panoplie classique du datacenter OVH. — (Lionel Deny, Revue des datacentres 2019, step 4 : Erith, Royaume-Uni, Europe du Nord, Blog OVH, 17 octobre 2018 → lire en ligne)
- (Anatomie) Action des muscles adducteurs.
- Rapprochement d’un membre vers l’axe sagittal du corps.
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "adduction".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
-
passion
?- (Désuet) Grandes douleurs ; souffrance.
- Ces braves gens n’avaient pas l’air candide et pur d’un jeune séminariste, oh ! non. On voyait à leurs traits durs et prononcés, à leur teint hâlé, à leur front sillonné, que les passions — et quelles passions ! -, que les passions avaient passé par là, et qu’ils avaient mené une vie, hélas ! bien orageuse, ces honnêtes compagnons. — (Eugène Sue, Kernok le pirate, 1830, chapitre 6)
- Vif sentiment, émotion vivement ressentie.
- Ce sont là des passions trop enivrantes pour que le cœur humain les ressente et conserve la force de les combattre. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Dans leurs oupa-oupa, qui passent avec raison pour des danses très obscènes, les acteurs peignent par des pantomimes expressives toutes les passions qui les exaltent. — (Thomas Arbousset, Tahiti et les îles adjacentes, 1867)
- Le sentiment de révolte que l’on rencontre dans les classes pauvres se colorera dès lors d’une atroce jalousie. Nos journaux démocratiques entretiennent cette passion avec beaucoup d’art, dans la pensée que c’est le meilleur moyen d’abrutir leur clientèle et de se l’attacher. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre V, La grève générale politique, 1908, page 227)
- Considérons ces passions, dites politiques, par lesquelles des hommes se dressent contre d’autres hommes et dont les principales sont les passions de races, les passions de classes, les passions nationales. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition 1946)
- L’éclosion des sectes dissidentes au sein du christianisme n’a donc fait qu’aiguiser les passions anti-juives de l’Église. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- […] Tritton poursuit : « Même si les dhimmi pouvaient jouir d’une grande prospérité, ils n’étaient toujours que tolérés, exposés aux caprices des gouvernants et aux passions de la foule. » — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 138)
- Les vices et les passions dans l’art chrétien sont, comme le diable, symbolisés par des animaux. — (Charles Louandre, L’épopée des animaux, dans La revue des deux mondes, tome 4, 1853, page 1150)
- (En particulier) Vif sentiment amoureux.
- Souriante, avec, cependant, une ombre de mélancolie dans le regard, Yasmina écoutait Jacques lui chanter, maladroitement encore, toute sa passion qu’il n’essayait même plus d’enchaîner. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- La passion est ce qu’il y a de vraiment absolu dans les choses humaines, elle ne veut jamais avoir tort. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dès le lendemain du crime, je devins éperdument amoureux de Rosalie. Je songeai aussitôt à en faire ma maîtresse, mais je me heurtai à une résistance entêtée et joviale, qui exaspéra et redoubla ma passion. — (Octave Mirbeau, Le colporteur)
- Ce sentiment ressemblait quelque peu à l'amour qu'elle avait pour ses parents, mais il était beaucoup plus puissant, car il lui faisait perdre le contrôle de sa raison. Parfois, elle se sentait tomber dans le vide sans savoir comment éviter la chute. Parfois encore, elle devenait timide à en perdre la parole. Les Terriens appelaient ce sentiment « la passion ». — (Nicola Ciccone, L'étoile enfant, Éditions Libre expression, Montréal, 2013, page 64)
- Goût très prononcé, voire irrésistible, pour une activité.
- Vous connaissez ma passion pour l’histoire naturelle. Il ne se passe pas de semaine que je n’herborise, dans la campagne, autour de la ville. — (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
- Seuls, les tripots attiraient encore les joueurs en proie à leur sèche passion. — (Jacques Boulenger, Sous Louis-Philippe: Les dandys, P. Ollendorff, 1907)
- Mais toute passion est sexuelle, même lorsque l'on dit de quelqu'un qu'il a la passion des échecs. C'est le même mot : vous avez vécu un grand amour passionné avec telle femme mais vous avez une autre passion, les échecs. Si votre passion est celle des armes de plus en plus destructrices c'est également sexuel mais cette manifestation de la force de vie conduit à la mort. — (Arnaud Desjardins, La Paix toujours présente, La Table Ronde, Pocket spiritualité, 2011, page 145)
-
adjurons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adjurer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adjurer.
-
acquissions
?- Première personne du pluriel de l’imparfait du subjonctif du verbe acquérir.
-
front
?- Partie antérieure de quelque chose. → voir de front
- Représentation de quelques parties du cerveau , depuis le côté antérieur, ou le front, jusqu'au côté postérieur. — (Mémoires de l'Académie [royale] de Prusse concernant l'anatomie, la physiologie, la physique, l’histoire naturelle ; la botanique ; la minéralogie, volume 8, Jean Joseph Niel, 1774, page 468)
- (Anatomie) Partie supérieure de la face.
- De l’occiput au front, la tête semble rasée. — (Paul Gervais, Animaux nouveaux ou rares ... dans les parties centrales de l’Amérique du Sud, Bertrand, 1855, page 17)
- (Anthropologie) Partie du visage qui est comprise entre la racine des cheveux et les sourcils. → voir front bas et front haut
- Doués d’une force prodigieuse, les gens employés à ce métier de portefaix mettent sur leur dos, les sacs et les meubles les plus lourds : c’est leur front seul, ceint d’une corde plate, qui soutient tout le poids du fardeau. On les voit ainsi traverser la ville, chargés d’un piano ou d’une armoire à glace. — (Eugène Blairat, Tunis : Impressions de voyages, Paris : Librairie Ch. Delagrave, 1891)
- J’aperçois, dans le décor que la pénombre commence à envahir, le modelé de mon front, l’ovale de mon visage et, sous paupière clignante, mon regard par lequel j’entre en moi comme dans un tombeau. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Ses yeux bruns étaient bordés de noir ou plutôt meurtris ; sa lèvre supérieure était ornée d’un duvet brun qui dessinait une espèce de fumée ; elle avait les lèvres menues, et son front impérieux était rehaussé par une chevelure jadis noire, mais qui tournait au chinchilla. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- Ses petits cheveux filasse, frisottants, hérissés autour du front, lui donnaient un aspect farouche de méduse domestique tel qu’il fit reculer Théodule et Julot, venant, à la fin de la veillée, prendre des nouvelles de leur ami Le Mousse. — (Louis Pergaud, Le Retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ses cheveux, étalés en frange sur le front, s’y déroulaient avec une élégance foraine du meilleur aloi. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Je jette les feuilles dans un tiroir et, le front dans les mains, je me prends à rêvasser. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 205)
- Il releva ses lunettes d’acier sur son front totalement chauve et ses yeux papillotèrent […] — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Zoologie) Partie supérieure de la tête.
- Mais ces animaux à grand front manquent d’occiput, et le sommet de leur tête n’a qu’une petite étendue. — (Pline l’Ancien, Histoire des animaux, Lefèvre, 1845, Page 646)
- La surface, la ligne, le point le plus avancé d'une chose qui progresse.
- (Glaciologie) Le point inférieur d'un glacier.
- (Industrie minière) Façade de l'épaisseur d'une partie d'un gisement exploité en un passage, dans une carrière.
- Depuis le milieu de l'année 1984 et pour des raisons de productivité, l’abattage des terrains de découverture de la mine à ciel ouvert de Bellezane est réalisé avec des fronts de 15 m de haut. — (Les techniques, vol. 70, n° 1 à 3, Société de l'industrie minérale, 1988, page 111)
- (Sens figuré) (Psychologie) Partie visible du soi.
- Etre jeune et Noir suffit à faire de nous des suspects, qu’on soit en survêt ou bien habillés. T’as l’impression que c’est collé sur ton front. A force, ça rend fou. — (Camille Bordenet, Le difficile dialogue sur les contrôles policiers : « J’ai vite capté qu’il fallait que j’aie le moins de contact possible avec le bleu-blanc-rouge », Le Monde. Mis en ligne le 26 juin 2020)
- (Poésie) (Soutenu) Expression de l’état intérieur. → voir marcher le front haut et marcher le front levé
- Il marche, le front calme, et le pas affermi. — (Troisième et dernière Encyclopédie théologique, J.P. Migne, 1864, page 1195)
- (Société) (Vieilli) Attitude sociale. → voir avoir le front et effronté
- De quel front osez-vous tenir un semblable langage ? — (Jean Chrysostome, Œuvres complètes, Bordes frères, 1867, page 169)
- Attitude adoptée, marquant la hardiesse, l’impudence.
- De quel front soutenir ce fâcheux entretien ? — (Jean Racine, Britannicus)
- Quoi ! Vous avez le front de trouver cela beau ! — (Molière, Le Misanthrope)
- Partie supérieure de quelque chose.
- Je me servirai donc du mot « cime » ou « front » pour l’opposer à la « base » qui est la partie pointue. — (Amédée de Foras, Le blason, Allier, 1883, page 437)
- (Métaphore) (Littérature) Partie la plus élevée d’un être.
- Chaque pas que fait le temps imprime alors sur les champs qui se dépouillent, ou au front des arbres qui jaunissent, un nouveau signe de caducité plus grave et plus imposant. — (Charles Nodier, Nouvelles, Charpentier, 1850, page 126)
- (Architecture) Sommet d’un bâtiment.
- Ce nouveau passage doit même être prolongé le long du mur au nord de l’hôtel du Préfet de police, jusqu’à une autre galerie transversale qui le réunira sur le front du bâtiment projeté pour les Assises, à la galerie Lamoignon. — (Seine (France). Préfecture, Documents relatifs aux travaux du Palais de justice de Paris, Typographie Charles de Mourgues Frères, 1858, page 181)
- Ligne séparative entre deux choses mouvantes. → voir ligne de front
- Son pied colossal laisse une trace éternelle sur le front mouvant du désert. — (Le littérateur universel, volume 3, 1837, page 370)
- (Météorologie) Ligne évolutive d’une perturbation. → voir front froid, front chaud et front d’orage
- L’arrivée d’un front annonce donc un changement dans le temps. — (Atlas de la météo, Québec Amerique, 2003, page 59)
- (Militaire) Ligne marquant la zone des combats. → voir à front renversé et monter au front
- Fallait être complètement fou, mais quoi, j’étais jeune ! La bêtise de jeunesse, comme on dit. Je me suis dit : « ces ordures-là, je les mène pas en Suisse », et j’obliquais aussi sec sur Provins. Je retournais au front ! Crédié ! Avec mes malades de la poitrine ! Je voulais leur faire goûter l’air de là-bas, à l’air gorgé de poudre ! Ça les amuserait sûrement pas autant que l’air des montagnes suisses mais j’étais trop furieux ! — (Pierre Siniac, L’Unijambiste de la cote 284)
- Cela par esprit de repartie, pour la raison qu'à la mi-février les Allemands, profitant d'une relève sans doute nonchalante, avaient lancé une attaque surprise qui leur avait permis d'avancer sur un front d'un kilomètre et demi au sud de Ripont. Il s'agissait de regagner coûte que coûte le terrain perdu... — (Claude Duneton, Le Monument : roman vrai, Paris : Balland, 2003, nouvelle éd. augmentée, Presses de la Cité, 2014, chapitre 25)
- Loin des réalités du front, les civils se laissaient plus facilement bourrer le crâne, selon l'expression familière aux combattants. À moins qu'ils n'aient adopté, par conformisme, le langage imposé par la société. — (Rémy Cazals, Les mots de 14-18, Presses universitaires du Mirail, 2003, page 21)
- (Politique) Lieu d’expression des idées progressistes. → voir front commun
- Notre front idéologique n’a pas encore fait face aux exigences urgentes de la reconstruction socialiste, entreprise dans le pays. — (Vŭlko Chervenkov, L’éducation marxiste-léniniste et la lutte sur le front idéologique, Direction de la presse, Ministère des affaires étrangères, 1949)
- (Sociologie) Réceptacle des propositions sociétales.
- Si un discours peut être étudié en tant que front de propositions, ces propositions n’ont pas toutes la même efficacité. — (Régine Delamotte-Legrand, Morales langagières, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2008, page 172)
- (Histoire) Mouvement populaire qui s’oppose à un ordre établi. Note d’usage : Utilisé essentiellement avec une majuscule. → voir Front populaire et Front de libération
- Grèves des taxis et des minibus, manifestations de rue des militants du Front républicain, turbulence au sein du Rassemblement des républicains. — (Jeune Afrique économie, numéros 272 à 277, 1998, page 110)
- (Société) Domaine sur lequel les discussions sont vives.
- La pression est énorme sur le système de santé alors que l’on compte plus de 1200 hospitalisations. C'est critique sur ce front-là et c'est les soins à tous les malades qui sont en jeu. — (TVA Nouvelles, «Il y aura encore des hausses significatives», dit un microbiologiste, Le Journal de Montréal, 4 janvier 2021)
-
affadiront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe affadir.
-
abaissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abaisser.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abaisser.
-
construisons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de construire.
- Première personne du pluriel de l’impératif de construire.
-
concrétisons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe concrétiser.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe concrétiser.
-
inspiration
?- (Physiologie) Action par laquelle l’air entre dans le poumon ; mouvement opposé à l’expiration.
- (Par analogie) Sorte de souffle divin qui pousse à tel ou tel acte.
- Après la défaite de Koeniggraetz […], François-Joseph reçut du Saint-Esprit l’ordre d’appeler au pouvoir, […], un ministre saxon. L’inspiration céleste est ici manifeste, parce que le choix de l’Empereur ne saurait évidemment s’expliquer par aucune raison humaine. — (Ernest Denis, La Question d’Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, page 197)
- (Par extension) Acte de stimulation de l’intellect, des émotions et de la créativité à partir d’une influence.
- Tous deux passés par des maisons étoilées avant de créer Bo-tannique en association avec Guillaume Rossi, ils proposent une cuisine semi-gastronomique française, twistée par les inspirations rapportées de leur voyage, épices et mélanges de saveurs originaux. — (journal Sud-Ouest, supplément C’est l’été au n° du 11 juillet 2022, page 6)
- On dit que la misère est un stimulant : je n'en crois rien. La misère tue l'inspiration ; elle a fait un révolté de Jules Vallès. — (Antoine Albalat, Comment on devient écrivain, 1925)
- Je vagis doucement dans l’extase de mon inspiration et je perds presque conscience. — (Knut Hamsun, La Faim, traduction de Georges Sautreau, 1961, page 268)
- (Art) Idée créatrice, élan créateur d'origine mystérieuse.
- Je manque d'inspiration. L'inspiration ne vient pas.
- Cette faculté singulière, toujours dominante et jamais soumise, inégale, indisciplinable, impitoyable, venant à son heure et s’en allant comme elle était venue, ressemblait, à s’y méprendre, à ce que les poëtes nomment l’inspiration et personnifient dans la Muse. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 92)
- Dans le secret de ton être peut se manifester l'inspiration. Ce mot, « inspiration », vient du latin in spiritu : cela signifie que tu es alors immergé dans la profondeur de ton propre esprit. En cet instant privilégié s'entremêlent l'intuition, le sentiment, l'émotion et la joie. Tu as alors rendez-vous avec ta créativité. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, page 54)
- Ne me parlez surtout pas d'inspiration. Ce vieux mot galvaudé que trop de gens interprètent comme une fièvre ou comme une transe. Elle ferait que l'auteur (surtout le poète) entre dans un état second et sublime au cours duquel, porté par une émotion quelconque, il invente à son insu des mots cabalistiques ou même indéchiffrables. Non, l'inspiration n'est pas cela. Elle est plutôt ce poulain qu'on attelle une première fois et qu'on doit retenir fermement pour calmer ses excès, le mettre au pas et en tirer un sevice utile. L'inspiration ne m'inspire pas. Ou si peu. L'intention et la réflexion m'interpellent bien davantage. — (Maurice Henrie, La tête haute, Presses de l'Université d'Ottawa, 2022, page 161)
-
cresson
?- (Botanique) (Cuisine) Plante de la famille des Brassicacées dont l’espèce la plus connue pousse dans les eaux vives et se mange ordinairement en salade ou avec du rôti (→ voir cresson de fontaine).
- Mais les antipathies qui résultent d’affinités contrariées ont été fort heureusement notées quand elles se rencontraient en des hommes célèbres. Ainsi Bayle éprouvait des convulsions en entendant jaillir de l’eau. Scaliger pâlissait en voyant du cresson. Érasme avait la fièvre en sentant du poisson. Ces trois antipathies procédaient de substances aquatiques. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
- Pour que le cresson pousse, il n’y a point besoin d’un climat spécial : c’est une plante qui s’accommode sans souffrir d’une température même rigoureuse l’hiver. — (Cultivez le cresson de fontaine : la santé du corps, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, Éditions La Terre nationale, page 28)
-
interprétation
?- Action d’interpréter ou résultat de cette action.
- […] mais aussi à cette translation se joignit bientôt quelque chose de plus que la traduction pure et simple; des interprétations, d’abord morales seulement, puis allégoriques, mirent sur la voie de ce que l’église voulait éviter, et de ce que la réforme a proclamé depuis, l’examen individuel de l’Écriture. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
- […] ; on apprenait à mesurer le vent aux diverses altitudes en observant un ballon au moyen d’un théodolite ; on calculait les tables qui permettaient une interprétation rapide, et en même temps d'autres tables de correction pour le tir de l’artillerie. — (Alain, Souvenirs de guerre, p.202, Hartmann, 1937)
- Malgré la possibilité d’un échec final, il paraît donc utile de reprendre par sa base le problème très difficile de l’interprétation de la Mécanique ondulatoire, afin de voir si l’interprétation actuellement orthodoxe est vraiment la seule que l’on puisse adopter. — (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l’Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
- Dans tous les articles, les auteurs s'attachent scrupuleusement aux faits, aux données brutes et concrètes : pas de bavardage, pas d’interprétations oiseuses, mais des informations précises étayées par des citations sourcées. — (Bulletin critique du livre français, n°666-669, Association pour la diffusion de la pensée française, 2005, p.5)
- Dès qu'on évoque le rôle de l’interprétation analogique dans une argumentation ou une invention scientifiques, on entend aussitôt crier haro sur la métaphore. — (J.-C. Passeron, Analogie, connaissance et poésie, dans, Métaphores et analogies : schèmes argumentatifs des sciences sociales, Librairie Droz, 2000, p.19)
- (Théâtre) Façon dont les acteurs traduisent une pièce ou un rôle.
- L’interprétation d’un rôle, d’une pièce de théâtre,
- (Musique) Façon de jouer ou de chanter une œuvre musicale.
- L’interprétation de cette immense sonate est d’ailleurs à l’image du documentaire : très sobre, extrêmement sérieuse, presque sans affect. — (Patrick Georges Montaigu, Trois sonates de Beethoven sous analyse, resmusica.com, 15 novembre 2009)
- Une interprétation historiquement informée, c’est une interprétation qui essaie de se rapprocher le plus possible des intentions et des conditions d’origine de la création d’une œuvre. — (Marina Chiche, Cordes sensibles, radiofrance.fr/francemusique, émission du 30 août 2020 : Historiquement informés : aux origines)
-
prenons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe prendre.
- Ces pieux déchets font pourtant envier les animaux, qui ne possèdent rien, sinon leur vie, que si souvent nous leur prenons ; ils nous font aussi envier les saddhus et les anachorètes. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 70)
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe prendre.
- Prenons, par exemple, des proclamations pour lesquelles le second facteur prend des valeurs très fortement négatives, celles de Ferroul (704) à gauche ou de Guilloutet (213) à droite. — (Antoine Prost, Vocabulaire des proclamations électorales de 1881, 1885 et 1889, 1974)
-
acquiescerons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe acquiescer.
-
suppression
?- Action de supprimer.
- Celui-ci promettait naturellement à ses électeurs, comme don de joyeux avènement, la séparation de l’Église et de l’État, l’instruction laïque et la suppression du budget des cultes. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, p.161)
- La Société secrète du Lotus Bleu pousse à la suppression de la natte, emblème de l’asservissement des Chinois aux Tartares Mandchous. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Dans les cabarets et dans les foires, il haranguait les paysans, et leur promettait la suppression de la robot (corvée) et celle de l’impôt sur le sel et sur le tabac. — (Revue des Deux Mondes, no21 à 24, p. 911, 1949)
- On lit régulièrement, dans le sommaire des revendications formulées par les arsenaux maritimes, cet article : « Suppression des primes à la capacité. » Mais lit-on ces choses, ou, si on les lit, comment le peut-on faire sans stupeur ? — (Remy de Gourmont, Promenades Philosophiques, Mercure de France, 1913, pp. 197-198)
- (Droit) Suppression de part ou d’enfant, crime de celui ou celle qui fait disparaître les traces de la naissance d’un enfant, ou qui ôte la connaissance de son existence et de son état.
- (Droit) Suppression d’état, crime qui consiste à supprimer les preuves de l’état civil d’une personne.
- (Médecine) Suspension d’une évacuation accoutumée.
- Suppression d’urine.
- Suppression de règles.
-
activons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe activer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe activer.
-
notification
?- Action de notifier, de faire savoir dans les formes prescrites par la loi.
- Le congé est un acte unilatéral réceptice en ce sens qu'il produit des effets juridiques lorsqu'il est arrivé à la connaissance de celui qui le subit. L'acte réceptice est un acte dont la formation nécessite une notification au destinataire. — (Viviane Vannes, Le contrat de travail : aspects théoriques et pratiques, 4e édition, Éditions Bruylant, 2013, §. 1220)
- Acte par lequel on notifie.
- Qu’il s’agisse d’une entrée ou d’une sortie de prison, d’une libération ou d’un transfèrement, ou simplement de la notification d’une décision administrative ou judiciaire (comme un arrêté d’expulsion, par exemple), le but est toujours le même : conserver une empreinte suffisante de la personnalité pour pouvoir identifier la description présente avec celle que l’on pourrait être amené à relever ultérieurement. — (Alphonse Bertillon, Identification anthropométrique, instructions signalétiques, Imprimerie Administrative, 1893, p. xiii-xvi)
- (Informatique) Information, avertissement ou alerte.
- Lors d'une exécution automatique, si un logiciel malicieux est détecté, le prochain administrateur qui se loguera sur le système sera notifié par un message dans la zone de notification. — (Emmanuel Dreux, La sécurité sous Windows Vista, Éditions ENI, 2009, page 67)
-
utilisation
?- Fait ou manière d’utiliser.
- L’utilisation des pesticides a beaucoup augmenté dans les pays en développement à la fin des années 60 et pendant les années 70, à mesure que l’agriculture se modernisait. — (Agriculture mondiale: horizon 2010, page 174, FAO, 1995)
- L’utilisation du pois dans le Croissant fertile est attestée par des données archéologiques datant de 8000 av. J.-C. — (Brink, M. & Belay, G., Céréales et légumes secs, page 171, 2006)
- Avec l’utilisation d’antigènes de tréponèmes pâles tués, les réactions sérologiques ont vu leur sensibilité et leur spécificité nettement améliorées. — (François Pebret, Maladies infectieuses: toutes les pathologies des programmes officiels des études médicales ou paramédicales , page 497, Heures de France, 2003)
-
font
?- (Poétique) (Vieilli) ou (Occitanie) Source, fontaine.
- J’allais m’asseoir près de la pompe et de son auge, souvent ornée, comme un font gothique, d’une salamandre, qui sculptait sur la pierre fruste le relief mobile de son corps allégorique et fuselé, […] — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio no 1924, 1987, page 71)
- (Au pluriel) Fonts baptismaux.
- Tenir un enfant sur les fonts, en être le parrain ou la marraine.
-
contagion
?- (Médecine) Propagation d’une maladie transmissible par un contact direct ou différé, infection, contamination.
- Ce mal se prend par contagion.
- Pendant la contagion.
- (Médecine) (Par extension) La maladie qui se communique par ce contact.
- Il y a de la contagion en tel pays.
- Les ravages de la contagion.
- (Sens figuré) Habitude commune considérée comme néfaste.
- Une étrange contagion, en ces contrées, s’était emparée des esprits. Pas d’enfants ! Aujourd’hui, tous les biens, ici, tombent en déshérence ! — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Sens figuré) Communication (d'un comportement bon ou mauvais) par la fréquentation ou par l’exemple.
- Les premières communautés ont sans doute grandi par « contagion » : la manière de vivre des croyants donnait envie de les rejoindre. — (Après Jésus. L'invention du christianisme, sous la dir. de Roselyne Dupont-Roc et Antoine Guggenheim, Albin Michel, 2020, p. 444.)
-
marron
?- Fruit rond comestible de certains châtaigniers, plus gros qu’une châtaigne ordinaire, de couleur brune.
- Chaud là, les marrons, chaud ! — (Ernest Grenet-Dancourt, Monologues comiques et dramatiques, Librairie Ollendorf, 1883, page 157)
- Quoique la châtaigne et le marron soient de la même espèce, on préfère le marron, parce qu’il est plus gros et plus sucré. — (Balthazar Georges Sage, Supplément aux institutions de physique, 1812, page 46 → lire en ligne)
- Sur le trottoir, un type en passe-montagne vendait des marrons chauds. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 152)
- Nous achetions des marrons pour nous chauffer les doigts dans la poche de nos pèlerines. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 124)
- Devant l’Uniprix t’avais l’hiver un marchand de marrons chauds, qui te les grillait juste devant toi dans une grande bassine en tôle avec des trous partout dans le fond et de la braise en dessous. — (Alain René Poirier, Souvenirs mélangés d’un Parisien malgré lui, 2017, page 178)
- Avec le succès de son entreprise, M. Chestnut décide de se développer et d’acheter le fonds de commerce de son confrère M. Marron, qui vend des marrons chauds au parc Montsouris. — (André Lévy-Lang, L’Argent, la finance et le risque, 2006, page 126)
- Le scientifique appelle marron le fruit du châtaignier qui ne possède qu’une amande sous le tégument coriace et châtaigne celui qui en possède plusieurs séparés par le tan. L’industriel et le commerçant … auraient tendance à élargir la notion de marron à toutes les châtaignes un peu grosses et dodues. Quant au gastronome, … de la purée ou de la crème de marron, … châtaigne blanchie, … on parle de boudins aux châtaignes et de dinde aux marrons ! — (Robert Bourdu, Le châtaignier, 1996, Actes Sud, Le nom de l’arbre, page 21)
- (Par analogie) Brun, couleur du fruit mûr. #a04000 #602000 #402000 Voir la note sur les accords grammaticaux des noms de couleurs employés comme noms ou adjectifs.
- C’était le papier marron qui avait toujours régné chez les miens : « Votre grand-mère adore le marron. » — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 135)
- Le marron est issu du mélange des trois couleurs primaires. Les nuances de marron sont donc infinies selon la proportion de ces trois couleurs, plus le noir et le blanc pour la désaturation. — (Allan Carrasco, Le Grand Livre de la Peinture sur Figurines, 2007, page 46)
- Le choix de la couleur divise la population : le vert ne plaît pas, le marron est jugé fade, le jaune trop voyant et le noir salissant. — (Benigno Cacérès, Le bourg de nos vacances, 1970)
- Malartic et Lampourde, dont l’attention était éveillée, aperçurent un homme de moyenne taille, mais singulièrement alerte et vigoureux, hâlé de visage comme un More d’Espagne, les cheveux noués d’un mouchoir, vêtu d’un caban de couleur marron qui en s’entr’ouvrant permettait de voir un justaucorps de buffle et des chausses brunes ornées sur la couture d’un rang de boutons de cuivre en forme de grelots. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863, pages 111-112)
- (Sens figuré) (Populaire) Coup de poing, châtaigne, gnon.
- Il s’était trouvé un cloporte pour le dénoncer, le directeur ne voulait pas d’ennuis et, manque de bol, ça avait déclenché un foin du tonnerre de Zeus vu qu’il lui avait mis un marron dans la gueule, au cloporte, un putain de marron… Les cloportes, c’est tout ce que ça mérite… L’Abbé avait bien fait, considérait Baudelaire. — (Françoise Guyon, Le diable bat sa femme et marie sa fille, 2010, page 32)
- Y m’a filé une beigne,j’y ai filé un marron,m’a filé une châtaigne,j’y ai filé mon blouson. — (Renaud, Laisse béton, 1977)
- — Quand on a reçu un marron, on fait l’mort. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, Éditions Self, 1945, page 131)
- (Botanique) Marron d’Inde, graine non comestible du marronnier d’Inde.
- En 1825 , M. Vergnaud-Romagnési, dans ses travaux sur le marron d’Inde, dit que les marrons les plus avantageux rapportent 30 pour 100 de leur poids en belle fécule. — (Adolphe Thibierge et Dr Remilly, De l’amidon du marron d’Inde, ou des fécules amylacées des végétaux non-alimentaires, 1857, pages 101-102)
- Au fond une vingtaine de marronniers lâchaient comme des bombes leurs bogues piquantes sur la tête des enfants. Ceux-ci nous apportaient en cadeau des dizaines de marrons bien lustrés dont nous ne savions que faire. — (José Herbert, L’instituteur impertinent : Récit de vie, 2016)
- Quant au fruit à venir, le marron, c’est un excellent vasoconstricteur, base appréciée de médicaments pour traiter varices et hémorroïdes. — (Bernard Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen, 2006 → lire en ligne)
- (Pyrotechnie) Pétard dont la détonation évoque l’éclatement d’une châtaigne sur le feu.
- Le tir de deux marrons d’air qui ont éclaté à 300 ou 350 mètres de hauteur a fait dans le nuage une large échancrure à travers laquelle apparut le ciel bleu ; deux autres marrons divisèrent le nuage en deux parties, qui prirent la direction des forces composant la résultante suivant laquelle se dirigeait sa masse. — (Congrès international de défense contre la grêle, Troisième Congrès international de défense contre la grêle et Congrès de l'hybridation de la vigne, 1902, tome 1, page 306)
- Peu d’instans après, le marron éclate en donnant une détonation sourde, et le glaçon se trouve brisé en morceaux assez petits pour passer sous les ponts ou dans les canaux d’une usine, sans causer aucun dommage. — (Bulletin des sciences technologiques, 1829, tome 12, page 363 → lire en ligne)
- Jeton servant à contrôler la présence d’une personne à son poste. Notamment en usage dans les mines, les casiers où ils se rangeaient se nommaient marronniers.
- Les marrons sont entre les mains des factionnaires : les rondiers les trouvent en faisant leur ronde et les déposent ensuite dans la boîte à marrons, dont le contenu est vérifié le matin par le capitaine d’armes. — (Robert de Parfouru, Manuel du marin, 1911, page 86)
- Un surveillant de ronde, qui inspectait le dortoir d’en bas du bâtiment-neuf, au moment de mettre son marron dans la boîte à marrons, − c’est le moyen qu’on employait pour s’assurer que les surveillants faisaient exactement leur service ; toutes les heures un marron devait tomber dans toutes les boîtes clouées aux portes des dortoirs. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- (Populaire) Tête.
- Il a reçu un coup sur le marron.
- (Technique) Grumeau de farine se formant dans la pâte à pain lors du pétrissage.
- Marron, grumeau dans la pâte mal pétrie. — (Prudence Boissière, Dictionnaire analogique de la langue française, 1862, page 1080)
- (Technique) Peloton coagulé dans une table de plomb mal fondue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- MARRON […] Sorte de grumeau qui reste dans le plomb mal fondu. — (Pierre Larrouse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1873, tome 10, page 1247)
- (Technique) Noyau non calciné d’une pierre passée au four à chaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marbrerie) Partie très dure incluse dans le marbre et nuisant à son polissage.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Plâtrerie) Grumeau dans le plâtre.
- Cette gâchée est pleine de marrons !
- (Coiffure) Grosse boucle de cheveux ronde et nouée avec un ruban.
- Étienne de Jouy, le célèbre librettiste d’opéra, s’étonne en arrivant chez un ami pour dîner d’y trouver le père de celui-ci en habit de droguet à fleurs avec une perruque à marrons, son ami vêtu d’un habit français, sa femme en grande robe à la Médicis, tenant sur son bras un châle indien ; sa fille est vêtue à la grecque, son fils aîné à l’anglaise et les petits en mameluks. — (Patrick Barbier, À l’Opéra au temps de Balzac et Rossini, 2003 → lire en ligne)
- Le costume des juges peut paraître grotesque à un étranger : non que leur robe rouge doublée de satin blanc et leur rochet d’hermine n’aient de l’éclat et de la dignité ; mais ils sont affublés d’une perruque à marrons et à petite queue retroussée en plusieurs nœuds, poudrée plus ou moins également, et jetée au hasard de travers sur leurs cheveux, qu’elle ne cache pas en entier et qui déborde de toutes parts. — (Basile-Joseph Ducos, Itinéraire et souvenirs d’Angleterre et d’Écosse, 1834, page 34)
- (Ichtyologie) Petit poisson méditerranéen de la famille des pomacentridés, aplati latéralement (Chromis chromis)[17].
- Le Marron, ſelon Willughby, eſt un petit poiſſon qui n’a qu’environ quatre pouces de longueur, ſur une épaiſſeur aſſez conſidérable. — (Encyclopédie méthodique, Histoire naturelle, 1787, tome 3, page 247 → lire en ligne)
- Le marron a la chair fade et pleine d’arêtes.
- (Cinéma) Copie intermédiaire d’un film permettant de travailler sur une copie sans abîmer l’original.
- La première étape de la restauration a donc consisté à tirer un nouveau marron image à partir du négatif original et de rajouter les éléments manquants grâce à ce safety. — (Béatrice Valbin-Constant, Camille Blot-Wellens, Restauration du film « Donne-moi tes yeux » de Sacha Guitry, 3 décembre 2007, www.cinematheque.fr)
- Lettres et chiffres découpés en à jour dans une feuille de métal, destiné à être utilisé en tant que pochoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Alpes) (Lanslebourg-Mont-Cenis) Porteur savoyard dans les Alpes, guide de montagne, en particulier en Maurienne au Mont-Cenis.
- Du Passeur au Guide. Alors, et alors seulement, les marrons de Novalaise prennent une autre figure, à l’image de la montagne. On voit ses marrons l’aider, lui expliquer ce qu’on trouve en montagne […]. — (Renaud de Bellefon, Histoire des Guides de Montagne : Alpes et Pyrénées, 1760-1980, 2003, page 123)
- Apparut alors, disent les textes, quoddam genus hominum qui « marrones » vocantur (une sorte d’homme qu’on appelait marrons). On relève marones, marronai, marronnes, marucci, mazanes, et, en Val d’Aoste plus particulièrement, celle de marronniers. Leur clientèle était faite de grands personnages : diplomates, ambassadeurs, parfois de papes, d’ecclésiastiques […]. — (Nicolas Giudici, La philosophie du Mont-blanc, 2003, Literary Collections)
- On les appelle ordinairement Marrons. Ils sont divisés en plusieurs bandes et ont des petites chaises qu’ils portent tousjours à la main Quand la neige ni y est pas assez forte ni assez gelée, ils portent sur ces chaises les voyageurs, mais quand le froid a rendu la neige bien dur, et ils accommodent leurs chaises de façon, qu’ils ne portent a plus les voyageurs, mais les font glisser sur la neige avec tant de vitesse, particulièrement à la descente du Mont-Cenis, qu’à peine les peut on suivre des yeux. — (Guido Bentivoglio, 1713, Mémoires du Cardinal Bentivoglio, page 39)
- (Argot) Bagarre, baston, rixe.
- Prens toutes tes Baioffes [armes à feu], car il pourra bien y avoir du marron. — (Louis Ansiaume, Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest, 1821)
- (Argot) Testicule.
- À ce moment précis, j’ai dû vraiment agacer les abeilles car, à peine avais-je grimpé un iota de plus que BEEUUINZZZ BZZZZZ, toute une brigade ou compagnie m’attaqua, et vas-y que je te pique de la tête aux pieds, partout, semblait-il, avec un acharnement particulier sur mes fesses, ma saucisse beige et mes deux marrons couleur foncée ! — (Saer Maty Ba, Le serment du maître ignorant, 2020)
- (Cameroun) Beignet à base de farine de manioc ou de maïs.
- Kanga, achète-moi des marrons !
- Dans le calendrier républicain, nom du 29e jour du mois de fructidor[18].
- Dans le calendrier républicain c’était le 29e jour dans le mois de fructidor, le jour du marron. — (Jean Mayet, 365 jours ou Les Éphémérides allant du XVIe au XXe siècle, 2013, page 500 → lire en ligne)
-
accédons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accéder.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accéder.
-
maison
?- (Architecture) Bâtiment servant de logis, d’habitation, de demeure.
- Les maisons peuvent brûler, les fortunes sombrer, les pères revenir de voyage, les empires crouler, le choléra ravager la cité, l’amour d’une jeune fille poursuit son vol, comme la nature sa marche […] — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Ils avaient une maison à eux. […] Oh ! une vraie cabane ! couverte de chaume, bâtie en pisé, fermée par des volets qui claquaient au vent […] — (Émile-Ambroise Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 324)
- Cheikh Gaafar possédait une maison, toute neuve, en bordure des champs, à l’écart du village. C’était une maison en briques, entourée d’un jardin, avec de grandes fenêtres et des balcons. Une vraie maison d’homme riche. — (Out-el-Kouloub, « Zaheira », dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Pas de fermes isolées, rien que des bourgs formés de maisons les plus dissemblables, qu’une lézarde de géraniums essaye en vain d’appareiller […]— (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- J’avais laissé Reykjavik, un grand village ; les maisons en bois étaient toiturées de tôle ondulée ; les plus importantes s’enorgueillissaient d’un étage surmontant l’entresol […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- À la campagne, les maisons très éloignées les unes des autres, et en général rudimentairement installées, rendent difficiles et souvent inefficaces les soins médicaux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ménage ; foyer ; tout ce qui a rapport aux affaires domestiques (qu’il s’agisse réellement d’une maison ou d’une autre forme d’habitation).
- C’était elle qui assumait dans la maison les travaux de l’homme que sa vieillesse lui eût rendus difficiles. Combien de ménagères auraient, d’elles-mêmes, pris cette initiative généreuse ! — (Louis Pergaud, « La Vengeance du père Jourgeot », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Toutes les clés de la maison, des armoires et des coffres, cliquetaient autour de sa taille en un trousseau noué à sa ceinture. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 22–23)
- Quitter la maison paternelle ou maternelle.
- Faire ses devoirs à la maison.
- (Par métonymie) Maisonnée ; famille.
- Toute la maison dormait encore. — (Léon Tolstoï, Souvenirs, 1851-1857, traduction d’Ardève Barine, édition 1922, page 199)
- […] mais à Mervale les dix maisons, comme dix vieilles filles revêches, continueraient à s’épier, à s’envier, à s’enfoncer de plus en plus secrètes et solitaires, chaque mois davantage […] — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 16)
- Pendant les trois semaines précédant le Carême 1667, la maison de la princesse Palatine aura ainsi englouti 200 unités vendues par le marchand de volailles, dont une quinzaine de chapons et autant de chapons gras. — (Jérôme Fehrenbach, La princesse Palatine : L’égérie de la Fronde, Éditions du Cerf, 2016)
- (Sens figuré) Lignée ; famille, en parlant des familles nobles et illustres. → voir Maison d’Autriche
- L’armée et la flotte furent remplies de nobles qui n’avaient vu ni un camp ni la mer depuis vingt-cinq ans ; on refit la maison du roi telle qu’elle était sous Louis XVI […] — (Théophile Lavallée, Histoire des français : depuis le temps des Gaulois jusqu’en 1830, volume 4, Paris : J. Hetzel & Paulin, 1841, 3e édition, page 535)
- Pour lui faire épouser l’héritier d’une des plus illustres maisons de France, la marquise avait tout sacrifié. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Souvent même, forcée de reculer devant la pression française devenue trop forte, la maison de Savoie a dû chercher en Allemagne son point d’appui et a trouvé un refuge dans la maison de Habsbourg. — (« La Maison de Savoie, ses origines et sa politique », Revue des deux Mondes, deuxième période, tome 66 : novembre et décembre 1866)
- Dans les seuls évêchés de Dol, Saint-Malo et Saint-Brieuc, quatorze feudataires dont les revenus nobles propres allaient de 1500 à 40 livres monnaie appartenaient à la maison du vicomte de Rohan. — (Michel Nassiet, Parenté, noblesse et états dynastiques: XVe-XVIe siècles, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2000, page 121)
- Entreprise ; fonds de commerce ; artisan.
- Les expéditeurs sont à leur poste ; les courtiers des grandes maisons étrangères sont sur pied. Sans beaucoup de bruit, des cours s’établissent, des transactions s’effectuent, des chargements s’accomplissent. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Offrir cinq cents flacons de vinaigre des quatre-voleurs comme produit désinfectant au bureau de bienfaisance du XIe arrondissement, c’est un acte généreux ; faire savoir qu’il provient de la maison Maille, Robillard, Segond et Cie, cela devient de la réclame […] — (Ange-Pierre Leca, Et le choléra s’abattit sur Paris - 1832, Albin Michel, 1982, page 199)
- 1929 : Delteil devient représentant en blanquette de Limoux, plus précisément de la bien nommée maison Génie. — (Joseph Delteil, Les dossiers H, L’Âge d’Homme, 1998, page 353)
- D’une dissidence à l’autre, Touly s’émeut également de ce que Mme Messier, épouse du plénipotentiaire PDG de Vivendi, puisse toucher quelques subsides de l’auguste maison. — (Renaud Lecadre, « À l’eau de rosse », dans Libération du jeudi 23 septembre 2010)
- (Histoire, Religion) (Vers 1175) Établissement d’une communauté religieuse.
- Les maisons provinciales d’un ordre.
- Maison de chartreux (Chartreuse), de capucins, de clarisses…
- (Astrologie) Un des fuseaux obtenu après division du ciel par les astrologues afin d’établir un thème astral.
- Lettré, théologien, juriste et philosophe, il est le type parfait, très rare aujourd’hui, du savant arabe : véritable encyclopédie vivante de la science d’il y a un demi-millénaire. Il croit fermement aux horoscopes, à l’influence des planètes et des constellations, des « douze maisons » du soleil, à la pierre philosophale et à la possibilité de transformer les métaux vils en métaux précieux. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 122)
- Le pôle nord de l’écliptique se trouve à 23°5' du pôle nord céleste. Les points de la Terre qui sont situés sur le cercle polaire ont leur zénith à 23°5' du pôle céleste. Donc, au cours du mouvement diurne, le pôle de l’écliptique passe chaque jour au zénith de tous ces lieux terrestres. Alors, l’écliptique coïncide avec l’horizon et ne traverse plus aucune maison. Il n’y a plus d’horoscope pour les malheureux qui naissent à ce moment-là. — (Paul Couderc, L’Astrologie, 1974)
- (Argot) Maison close ; lupanar.
- J’ai été en maison, répondit Véra, jusqu’à ce que Cramoisi, mon second homme, m’en ait sortie pour m’affranchir des taules et des taulières. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le soir du crime, Pedro a prétendu avoir passé la soirée dans une maison spécialisée : chez Mme Arthur. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, ch. IX, Série noire, Gallimard, 1956, page 88)
- Il était maquereau dans le civil et sa femme préférée était en maison à Bordeaux. — (Romain Gary, La promesse de l'aube, Folio)
- (Argot) (Péjoratif) Maison poulaga ; police.
- Quand on a une fortune de trente millions, on est toujours honorable… [...] On n’a aucun intérêt à commettre un crime, parce que, avec son argent, on peut avoir tout ce qu’un crime pourrait vous donner, et avec moins de risques. Croyez-moi, mes enfants, depuis bientôt trente ans que je suis de la maison, j’en ai vu de tous poils et de toutes couleurs, et je sais ce que je dis. — (Régis Messac, Cinis in cinerem [1936], éditions de la Grange Batelière, 2022, p. 148)
- (Droit féodal) Redevance sur le transport des vins par voie fluviale.
- (Curling) Cible circulaire dessinée sur la glace ; là où la pierre doit être lancée.
- Vient ensuite l’essence du curling, le curl, cette manière imperceptible d’imprimer une rotation à la pierre pour que celle-ci décrive une courbe l’amenant tranquillement, ou vigoureusement, c’est selon, jusqu’à la maison, le nom de la cible dont le centre s’appelle le tee ou le dolly. — (Jean-Baptiste Duchenne, Non, le curling n’est pas le pire sport du monde (et je vous le prouve), telerama.fr, 27 octobre 2019)
-
accordéon
?- (Musique) Instrument à vent, composé d’un soufflet permettant le déplacement de l’air et de touches permettant des changements de tonalité, le son est produit par un système d’anches libres. Il dispose de deux claviers : l’un pour le chant à main droite, l’autre pour l’accompagnement à main gauche.
- Godefroid put arriver assez à temps au passage Vivienne pour acheter, avant que la boutique ne fermât, un magnifique accordéon qu’il fit partir devant lui pour M. Bernard, en en indiquant l’adresse. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- Un seul esquimau, Émile, dont j'ai pris la photographie en 1926 jouant de l’accordéon aux côtés de sa jeune femme, est mort d'un accident de chasse. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Les Mangaréviens, qui chantaient harmonieusement, se servaient fort mal de la mandoline et de l’accordéon, et jadis leurs instruments préférés pour les danses étaient les tambours en bois. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Dans le Paris des RépubliquesL’accordéon nostalgiqueA semé bien des musiquesDont il reste des échos. — (Jean-Roger Caussimon, Paris jadis, 1977)
- Il y avait un chanteur qui s'accompagnait d'un accordéon, un joueur de guitare et un mandoliniste le secondaient. Les airs que le trio interprétait étaient tantôt gais et entraînants, tantôt plus langoureux […]. — (Richard Dourdea, Une année très particulière, éd. Le Manuscrit, 2006, page 258)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
- (Par analogie)
- On avançait lentement, en titubant aux cahots du train. Au dernier coude du couloir, à l’instant que le professeur allait s’élancer dans cette sorte d’accordéon qui relie un wagon à l’autre, une secousse plus forte le chavira — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
-
abomination
?- Horreur, dégoût qu’on ressent pour une personne ou une chose.
- [...] l'une prétendait qu'il ne fallait jamais entrer dans le temple de Mithra que du pied gauche ; l'autre avait cette coutume en abomination et n'entrait jamais que du pied droit. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, VII. Les disputes et les audiences, 1748)
- Il est en abomination à tous les gens de bien.
- Ce qui est l’objet de l’abomination.
- Ce méchant homme est l’abomination de tout le monde.
- Action, objet abominable. — Note : Dans ce sens, il peut s’employer au pluriel.
- Ce crime est une des plus grandes abominations qu’on puisse imaginer.
- Cependant, le caractère vraiment ornemental et architectural des armoiries, qui ne tolérait pas une représentation des objets sous leur forme parfaitement naturelle, se conserva […] jusqu’au milieu du 16e [siècle]. Depuis, les bonnes traditions allèrent s’affaiblissant, jusqu’au 19e qui a été témoin de la décadence complète de cet art vénérable, dont il semble qu’on eût oublié même les principes les plus élémentaires. […] Nous en passons, et des meilleurs : abominations héraldiques, de force à faire tomber à la renverse tous les hérauts des âges chevaleresques. — (Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : précédé d’un Dictionnaire des termes du blason, tome 1 (A–K), G. B. van Goor Zonen, Gouda, 1884)
- Quel soulagement, le beau matin où elle enterrerait ce témoin gênant du passé, ce spectre de l’attente et de l’expiation, qui évoquait, vivantes les abominations de la famille ! — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre IX)
- Elles refusèrent d’ouvrir, et comme il leur représentait l’abomination de leur vie, elles lui lâchèrent sur la tête une potée d’eau de vaisselle avec le pot, dont il eut le crâne fêlé. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- J’ignorais […] quelles abominations pouvaient s’y perpétrer et jusqu’où se dégradaient les sentiments les plus sacrés.— (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
-
vont
?- Troisième personne du pluriel de l’indicatif présent de aller.
- Le raisonnement semble logique : « Si je mets une photo de moi avec une meuf bonne, toutes les meufs vont croire que je suis un bogosse irrésistible qui se tape uniquement des meufs bonnes et vont vouloir me pécho par mimétisme ». — (Steeve Bourdieu, L’Art de la drague 2.0, Éditions Flammarion, 2015)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.