Dictionnaire des rimes
Les rimes en : additionner
Que signifie "additionner" ?
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- Ajouter plusieurs nombres l’un à l’autre pour en trouver le total.
- Il faut additionner toutes ces sommes.
- Lucienne. — Quelle déception pour la pauvre femme qui a pu se croire distinguée et qui finit par s’apercevoir qu’elle n’est qu’additionnée. — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- (Chimie, Pharmacie) Ajouter.
- Additionner de sucre un sirop. Ajouter du sucre.
- (Pronominal) S'ajouter ensemble.
- Les enjeux s'additionnent.
- Les probabilités de deux événements peuvent s'additionner sous certaines conditions. — (Stephan Morgenthaler, Introduction à la statistique, 2007)
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "additionner".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
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supprimer
?- Abolir ; annuler.
- Le voleur ne met pas en question dans les livres sophistiques la propriété, l’hérédité, les garanties sociales ; il les supprime net. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- Les anciens impôts basés sur le Koran sont supprimés et remplacés par des contributions nouvelles qui seront recueillies par des fonctionnaires spéciaux, au lieu de l'être par les caïds. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 65)
- Le départ des juifs n’avait pas supprimé les embarras financiers de leurs clients et ceux qui avaient besoin de capitaux n'eurent d'autre ressource que de s'adresser aux prêteurs chrétiens (lombards ou cahorsins). — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Retrancher ; enlever ; ôter.
- Ainsi, seules les manifestations perméabilisantes objectivées par le Bleu sont supprimées par l’action immédiate des rutosides. — (Bulletin de la Société royale des sciences de Liège, 1971, page 489)
- Après avoir totalement désossé l'engin, j'avais savamment vidé le pot d'échappement en supprimant les chicanes et adapté un carburateur récupéré sur la vieille mobylette d'un copain. — (Régis de Soulaines, Le Sirop de la Rue, ou La Flûte désenchantée, 5 sens éditions, 2017)
- Tuer.
- On pense naturellement à supprimer l'homme qui gêne comme on pense à écarter une mouche ; à se gratter immédiatement au point cuisant. C'est un réflexe de l'imagination, laquelle est faite pour ces solutions. — (Paul Valéry, Tel Quel, Gallimard, édition 1943, page 222)
- Les Martiens, au moyen d’une drogue procurant des rêves magnifiques, supprimaient les malades, les infirmes et les mal nés, de sorte que, chez eux, la pitié était des plus rudimentaires. — (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, n° 1, janvier 1914)
- Censurer.
- Les articles de journaux trop controversés furent supprimés.
- Détruire ; démolir.
- Le moulin de Montgon ayant été supprimé par suite de la création du canal des Ardennes , outre l'indemnité d’expropriation due au propriétaire , il en était dû une au fermier. — (Germain Roche et Félix Lebon, Recueil général des arrêts du Conseil d'état, tome 5, 1848, page 95)
-
répéter
?- Redire, dire ce qu’on a déjà dit soi-même.
- Il se tut. Les autres devisaient toujours paisiblement. Il répéta sa question. Ils s’obstinaient à ne point faire la moindre attention à lui. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 352 de l’édition de 1921)
- Brüder répéta ses instructions, mais c'était inutile, elle savait qu'il avait raison. Face à une pandémie potentielle, le confinement total était la seule solution viable. — (Dan Brown, Inferno, Jean-Claude Lattès, 2013)
- Tout général, ayant droit à un triomphe (défilé de ses légions victorieuses dans Rome), est accompagné d'un esclave lui répétant à l'oreille : « La roche Tarpéienne est proche du Capitole. » — (Philippe Moreau Defarges, L'Histoire du monde : Pour les Nuls, First Éditions, 2010)
- Le commissaire me prenait pour une bille ou bien il avait des trous de mémoire, je penchais plutôt pour la première solution, alors je répétai sans m'énerver, que ça soit naturel : – Non, il était en costard, je crois vous l'avoir déjà dit, non ? — (Pascal Dessaint, Les Hommes sont courageux, Éditions Rivages, 2013)
- Redire, dire ce qu’un autre a dit.
- L’écho de la forêt voisine répétait nos cris, le mugissement des troupeaux, le tintement des clochettes et le claquement du fouet […] — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- Vous répétez ce qu’on a dit cent fois.
- Répétez avec moi.
- Rapporter ce qu’on a entendu.
- La quakeresse répéta en détail la conversation qu'elle avait entendue la veille. Sa mémoire était excellente et elle put redire mot pour mot les propos des officiers britanniques. — (Kurt Singer & Jane Sherrod, Les espions qui ont changé l’histoire, traduit de l'anglais par Bruno Bax, Paris : Presses de la Cité, 1961, page 36)
- Refaire ; renouveler. — Note : on le dit surtout de ce dont le retour est fâcheux, désagréable, fatigant.
- Un célèbre Académicien a déjà tenté cette expérience , & j'ai lieu de croire que la répétant & opérant avec tout le soin qu'elle exige, nos résultats seront à-peu-près les mêmes. — (Résultat des Expériences & Observations de MM. De Ch… & Cl… sur l'Acier fondu, dans le Journal de physique, de chimie, d'histoire naturelle et des arts, juillet 1788, , vol.33, p.46)
- De cent façons, New York et sa somptueuse ploutocratie répétaient Venise : dans la magnificence de son architecture, de ses arts, de ses édifices, dans le farouche acharnement de ses luttes politiques, dans sa suprématie commerciale et maritime. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 209 de l’édition de 1921)
- Cela se répète souvent, se répète tous les jours, cela se renouvelle, a lieu souvent, tous les jours.
- (Marine) Répéter les signaux, faire les mêmes signaux que le commandant, afin que les vaisseaux les plus éloignés puissent les voir ou les entendre.
- (Sens figuré) Réitérer le même motif.
- On a répété cet ornement à droite et à gauche.
- Les mêmes ornements se répètent sur les autres faces de l’édifice.
- Réfléchir les images des objets.
- L’eau du lac répétait son image.
- Ces deux glaces placées en regard répètent les objets à l’infini.
- (En particulier) Réviser plusieurs fois une même chose, pour pouvoir la prononcer ou l’exécuter en public.
- Mme, M. et Mlle Chapoulot étaient éveillés, ne pouvaient plus se rendormir, et faisaient observer que la journée était assez longue pour répéter les musiques de théâtre, et que, dans une maison du Marais, on ne devait pas toucher du forté pendant la nuit… — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- (Droit) Réclamer.
- Répéter les dommages et intérêts.
- (Pronominal) Redire les mêmes choses.
- C’est un conteur agréable, mais il se répète quelquefois.
- Ce poète, ce musicien a le défaut de se répéter.
- (Plus rare) Recommencer.
- L’unité physionomique d'un paysage provient de ce que certaines plantes se répétant très fréquemment lui impriment une allure particulière. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p. 101)
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devenais
?- Première personne du singulier de l’imparfait de devenir.
- Deuxième personne du singulier de l’imparfait de devenir.
-
associer
?- Prendre quelqu’un pour compagnon, pour collègue dans une dignité, dans un emploi, dans une entreprise, etc.
- Dioclétien associa Maximien à l’Empire.
- Les entrepreneurs de cette manufacture l’ont associé à eux.
- Je commençai par voler deux chevaux ; je m'associai des camarades ; je me mis en état de voler de petites caravanes. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, XIV. Le brigand, 1748)
- (Sens figuré) L’y faire participer, unir, joindre.
- Le pain perdu est un en-cas parfait, car il associe différents aliments rassasiants comme les œufs, le lait, mais aussi la cannelle. — (Gaëlle Van Ingelgem, Grignoter malin: 25 trucs et astuces de grand-mère, Lemaitre Publishing, 2015, page 27)
- Associer quelqu’un à son crime, à ses dangers, à son triomphe, etc.
- L’intérêt qui associe deux personnes.
- Associer des idées.
- (Pronominal) (En particulier) Hanter, fréquenter quelqu’un, avoir liaison, avoir commerce avec quelqu’un.
- Il ne faut pas qu’un jeune homme s’associe avec toute espèce de gens.
- (Pronominal) (Économie) Fonder une société commerciale avec d'autres sociétaires.
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musicalité
?- Caractère musical.
- Fort habilement, grâce aux sollicitations lentes de sa musicalité toujours contestable mais toujours suggestive, M. Massenet déshérisse et déraidit l’âpre conception du poète. — (Camille Le Senne, Le théâtre à Paris, volume 5, 1890, page 399)
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provoquer
?- Inciter, exciter.
- Elle pourrait demeurer ici, l'assaillir d'invites, de chatteries, toute la nuit provoquer son désir, répandre ses effluves. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Provoquer quelqu’un au combat.
- Il l’a frappé, mais il avait été provoqué par beaucoup d’injures.
- On l’avait provoqué à se battre.
- Provoquer en duel.
- (Absolument) Inciter à réagir violemment.
- Le n° 2 d’al-Qaida provoque George Bush — (Le Figaro, 23 janvier 2007)
- (Absolument) Inciter au désir, à la concupiscence.
- Cette femme s’entend à provoquer les hommes.
- Causer ; susciter.
- Je tombai cependant dans cette sorte de somnolence que provoquent les trépidations régulières d’un train en marche, […]. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre II, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- […] j'éprouvai pour cet officier une sympathique confiance qui s'accentua, dans la suite de nos rapports. La fréquentation des Danois a toujours provoqué chez moi des sentiments de même nature. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le garde-chiourme parlait à une voisine. Son képi à visière carrée, son ceinturon, son dolman noir et son pantalon bleu, à passepoil jonquille, provoquaient dans la rue une grandissante curiosité. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 169)
- L'hiver provoque autant de ravages sur les cheveux que sur la peau. — (Le Figaro, 16 mars 2007)
- Tout ce qui attire l’attention de votre interlocuteur risque de provoquer une question. — (Saladin, Jean-Christophe, Mieux parler en public, Vuibert, Paris, 2004)
- Si je provoque une enquête, il est certain que Mlle Préfère recevra les palmes académiques. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 215.)
- Le « Vous ferez un débat avec François Hollande » lancé par Ségolène Royal provoque l’hilarité. — (Le Figaro, 3 mai 2007)
- En affirmant vouloir « tourner la page de mai 68 », Nicolas Sarkozy a provoqué l’ire de la gauche. — (Le Figaro, 30 avril 2007)
- …la Corée du Nord a procédé à un tir de missile sol-mer, provoquant la mise en alerte des troupes du Sud. […] Selon les services de renseignement militaire américains, une nouvelle guerre de Corée pourrait provoquer 1 million de morts. […] Washington ne peut provoquer l’implosion de la Corée du Nord en coupant le territoire du reste du monde. […] Le pays est déjà l’un des plus pauvres de la planète et sa population, qui serait la première touchée, sort à peine d’une famine qui, depuis 1995, aurait provoqué la mort de 1 habitant sur 10 environ. — (L'Express, 6 mars 2003)
- Arrivé la veille au matin en Argentine (…), il a la mélancolie rêveuse que provoque parfois le jetlag et, durant les deux jours de vagabondage qu'il nous accordera, cette saudade ne le quittera pas, […]. — (Philippe Azoury, Macadam à deux voix, dans — (Libération (journal)), n° 9532, cahier cinéma, p. II, 4 janvier 2012)
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ajouter
?- Mettre en plus.
- Le père Thomas est prêt, une mèche neuve a été lestement ajoutée à son fouet de malle ; il part faisant à son tour résonner l'air de ses clics-clacs les plus harmonieux. — (J. Hilpert, « Le Postillon », dans Les Français peints par eux-mêmes, tome 1, Paris : chez N.-J. Philippart, 1861, page 296)
- Ce passage a été ajouté à ce livre. — Il a ajouté de nouveaux legs à son testament. — Si on ajoute 1 à 2 on obtient 3.
- Dire en plus.
- Pour sonder son frère, Aristide, qui n’osait paraître inquiet ouvertement, se contenta de lui demander :— As-tu lu mon article d’hier ? Qu’en penses-tu ?Eugène eut un léger mouvement d’épaules.— Vous êtes un niais, mon frère, répondit-il simplement.— Alors, s’écria le journaliste en pâlissant, tu donnes raison à Vuillet, tu crois au triomphe de Vuillet.— Moi !… Vuillet…Il allait certainement ajouter : « Vuillet est un niais comme toi. » Mais en apercevant la face grimaçante de son frère qui se tendait anxieusement vers lui, il parut pris d’une subite défiance. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99-100)
- Puis comme pour l’accabler ou le pousser à y renoncer, elle ajoutait que grand-père ne serait pas fier de le voir courir, à bout de souffle derrière les camions à ordures et de ramasser les déchets des « gaouris ». — (Mohamed Bka, Algérie : Souffrances et espoir, Société des Écrivains, 2008, page 32)
- J'y ai pensé. Bonne chance, amigo ! Et à la prochaine, ajouta-t-il tandis que les frères Knight s'engouffraient dans le 4x4 sans plus attendre. — (Sandra Marton, Les sortilèges du désir, Harlequin, 2012, chap.12)
- (Intransitif) Augmenter.
- Elle n'était pas amoureuse, mais elle aimait paraître avec le bel Italien qui exhibait sa fortune de manière un peu ostentatoire et démontrait un dilettantisme ajoutant à son charme. — (Justine Laval, Les Romanesques, tome 5 : L'enfant de l'amour, Éditions 92, 2011, chap. 3)
- Discuter de cela ne fait qu’ajouter au malaise.
- (Absolument) Amplifier par des circonstances inventées.
- Ajouter au conte, ajouter à la lettre,
- (Pronominal) S’additionner.
- À la suractivité ordinaire des rues de New York s’ajouta une fièvre belliqueuse. — (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, p. 213, Mercure de France, 1921)
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crier
?- Jeter un ou plusieurs cris.
- Ne faites pas crier cet enfant. Si, laissez-le crier.
- Il crie de toute sa force. — Un chien qui crie parce qu’on le bat.
- On entendait crier les hiboux.
- Élever très haut la voix dans la conversation, dans une discussion, dans un blâme, dans une gronderie, etc.
- L’épouse devient rouge et le poète devient pâle. Ils crient très fort. Le visage rouge devient pâle, la face pâle passe au rouge. Avec les mots, on en voit de toutes les couleurs. — (Amand Vereecke, La tête qui tourne, éd. André de Rache, 1969)
- Il est tellement sourd qu’il faut crier pour se faire entendre de lui. — Il crie comme un sourd. — Il ne saurait discuter sans crier.
- (Péjoratif) Forcer trop sa voix en chantant.
- Cette femme ne chante pas, elle crie.
- (Par analogie) Grincer ; produire un bruit aigre, en se frottant rudement contre d’autres ou en se cassant, en parlant des choses.
- Les sables sont les matières que l’on mélange le plus habituellement à la chaux pour former les mortiers ; ils doivent être rudes au toucher et crier quand on les serre dans la main. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 21)
- Proclamer, annoncer une chose au nom de l’autorité.
- On a crié à son de trompe que chacun eût à rendre ses armes.
- Avertir souvent quelqu’un d’une chose, la lui conseiller fortement.
- Il y a longtemps que je lui crie d’être sage, de prendre garde à lui.
- La conscience, une voix intérieure nous crie qu’une telle action ne saurait être juste.
- Prononcer, à propos d’une personne ou d’une chose, un ou plusieurs mots d’un ton de voix très élevé avec le même effort que si l’on poussait un cri.
- Le bon Piqueur doit sçauoir bien parler en cris, & langages plaisans aux chiens, crier, hucher, & houpper ses compagnons, forhuer en mots longs, & sonner de la trompe. — (René François, Essay des merveilles de nature et des plus nobles artifices, 1632, page 18)
- « J’ai eu la cholérine comme tout le monde, dit l’homme. On pose culotte deux ou trois fois au lieu d’une : un point c’est tout. De celle-ci on en meurt un peu, paraît-il. C’est simplement le temps qui met les bouchées doubles. Il n’y a pas de quoi crier au voleur. » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 359)
- J’ai beau lui crier de se détourner, il ne m’entend pas.
- Crier aux armes.— Crier à l’aide, au secours, à la garde. — Crier au meurtre, au voleur, au feu.
- Crier gare. — Crier miséricorde. — Crier merci.
- Exprimer fortement, même sous forme écrite, un avis, une opinion, souvent sous forme de protestation. Note : Le verbe est souvent construit avec la préposition à.
- Bien sûr, le « Vatican » égyptien (la mosquée et université Al-Azhar) a dit non, crié à l’atteinte aux valeurs, à l’insulte faite à Dieu, à la mécréance qui autorise qu’on vous tue. — (Kamel Daoud, « Fin de l’esclavage confessionnel », Le Point, no 2350, 21 septembre 2017)
- Sur son compte Instagram, l’ancien Niçois a crié à l’injustice concernant cette mise à l’écart, en reprenant une célèbre citation de Martin Luther King. — (Nicolas Laurent, « Écarté de la tournée du PSG, Ben Arfa crie à « l'injustice » », sport24.lefigaro.fr, 14 juillet 2017)
- Crier au génie.
- Mettre à l’enchère des biens, inviter à les enchérir.
- Crier des meubles, etc.
- (Vieilli) (Commerce) Attirer le chaland par ses cris ; vendre à la criée.
- Bellegarde tirait de la poche veston un étui en argent, dont il allait extirper une savoureuse abdullah, lorsqu’il se vit tout à coup environné par une bande de camelots qui criaient la troisième édition d’un journal du soir. — (Arthur Bernède, Belphégor, 1927)
- On criait les journaux étrangers. […] un homme qui, disait-on, avait crié les journaux dans les rues — (Georges Simenon, La Fuite de Monsieur Monde, La Jeune Parque, 1945, chapitres 7, 8)
- (Sens figuré) Dire une chose hautement ou la répéter avec importunité.
- Il ira crier cela partout. — Il ne cesse de crier que tout est perdu.
- Il crie aux oreilles de tout le monde qu’on lui a fait une injustice. — Ils m’ont trompé, je le crierai sur les toits.
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lancé
?- (Tissage) Trame supplémentaire, passée d’une lisière à l’autre d’un tissu façonné, servant à colorer un motif.
- (Chasse) Moment de la chasse où l’animal chassé se lève et sort de l’endroit où il se terrait.
- On appelle lancé l’instant où les chiens mettent la bête debout et, pour l’annoncer, on sonne le ton suivant, qui est un ton pour chiens ; mais, avant de le sonner, il faut être sûr de sa bête, car il peut arriver, par exemple, qu’en cherchant un lièvre dans un bois, vos chiens y lancent un renard ou quelque autre mauvaise bête, sur laquelle on ferait une grande faute de les appuyer pour les rompre aussitôt à coups de fouet. — (Jean-Baptiste-Jacques Le Verrier de La Conterie, L’École de la chasse aux chiens courants; ou; Vénerie normande, 1763)
- (Chasse, Musique) Ton de chasse que l’on sonne lorsque l’animal chassé est debout.
- La bête est debout; on sonne le lancé ; mais il ne faut sonner qu’à coup sûr; il faut savoir si l’animal qui se trouve devant les chiens est bien celui que l’on veut chasser. Le lancé ne doit par conséquent être sonné que par le valet de limier qui a fait le bois, ou par le chef de la chasse. — (Elzéar Blaze, La Musique de chasse, La France musicale, 1842)
- Les chevreuils attaqués sautent à une ligne. Un veneur sonne « le lancé », « la vue », « les animaux de compagnie » ; pas la tête ni la fanfare de l’animal : cela ne se fait que pour le loup et le sanglier. — (La Chasse moderne. Encyclopédie du chasseur, Larousse, 1912)
- Du moment que la bête est debout, on sonne le lancé; mais on ne doit sonner qu’à coup sûr, c'est-à-dire qu'il faut savoir si c’est bien l’animal que l’on veut chasser qui court devant les chiens ; dans ce dernier cas, loin de les appuyer en sonnant, il faudrait les rompre le plus tôt possible. — (Elzéar Blaze, Le Chasseur au chien courant : contenant les habitudes, les ruses des bêtes ; l’art de les quêter, de les juger et de les détourner ; de les attaquer, de les tirer ou de les prendre à force ; l’éducation du limier ; des chiens courants, leurs maladies, etc ; formant, avec le Chasseur au chien d’arrêt, un cours complet de chasse à tir et à courre, Volume 1, 1838)
-
croiser
?- Disposer en forme de croix.
- Des branches qui se croisent. — Deux routes qui se croisent.
- (En particulier) Disposer l’un sur l’autre.
- Le paysan avait croisé les bras, et ses mains étaient à plat sous ses aisselles. — (Octave Mirbeau, La Bonne, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- Elle alluma une cigarette, croisa les jambes et se renversa, languissante, dans son fauteuil. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 79)
- Il chevaucha une chaise, s’approcha du poêle et se croisa les bras sur le dossier. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Croiser les épées. ou croiser le fer.
- Disposer un vêtement de manière que les côtés passent l’un sur l’autre.
- Croiser son habit, son châle.
- (Militaire) Placer ou tenir une arme de manière qu'elle soit dirigée en avant.
- Croiser les baïonnettes.
- (Textile) Tordre légèrement avec un moulin.
- Croiser les soies, les fils. — Étoffe croisée. — Serge croisée.
- (Par extension) Traverser ; aller ; passer en travers de.
- Nous en avons assez de ce jeu de cache-cache. Depuis des mois que nous grenouillons sur les pistes et dans les marais en croisant sans arrêt les traces d’une bande de fellouzes insaisissables […]. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, p. 165, France-Empire, 1963)
- Je le vis devant moi qui croisait le chemin.
- Cette route croise celle qui va de paris à Lyon.
- Le point où deux lignes, deux chemins, deux allées se croisent.
- Leurs directions se croisent.
- Le fleuve était couvert de barques qui se croisaient dans tous les sens.
- Rimes croisées : (Poésie) Rimes masculines et féminines entrelacées.
- Feux croisés, tir croisé : (Militaire) Feux qui partent de différents côtés et dirigés vers un même point.
- Faire le même trajet, mais en sens contraire, c’est-à-dire l’une allant, et l’autre venant, en parlant de deux personnes ou de deux choses.
- Nous croisons une charrette qui porte huit paysans entassés; ils chantent en parties un air noble et grave comme un choral. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, vol. 2, 1866)
- En route, ils croisaient, près de Plappeville, des officiers de l’état-major de Bourbaki. Le maréchal les questionna. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, p. 231, 86e éd., Plon-Nourrit & Cie)
- Dans les rues se croisaient des Panamaniens bronzés de pure descendance espagnole, des nègres de la Jamaïque, de pittoresques Mexicains avec leur immense sombreros de paille multicolore, […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- L’ancien chef croix-de-feu se promenait en compagnie d’Armand Vivolin, vétéran clopineux de 1914 et président des anciens combattants, quand ils croisèrent le député […]. — (P. V. Berthier, Le député d’Igrée-sur-Thiache, page 224, Éditions Chapitre Douze, 1993)
- Se croiser avec quelqu'un : le rencontrer alors qu'il chemine en sens contraire.
- Jamais il n'avait franchi le seuil de l'habitation; mais le majordome se souvint que chaque fois qu'il se rendait à la ville en compagnie de sa filleule, il ne manquait guère de se croiser avec le nouvel adorateur. — (Lucien Biart, Le Bizco : une passion au mexique, chapitre V ; G. Charpentier & Cie éditeur, Paris, 1890, p.104)
- En revenant de Pontoise,Département Seine-et-Oise,Sur le chemin je me croiseavec une villageoise. — (Charles Tabourier, Impressions — Premières poésies, quatrième partie : poésies légères, « Monorime » ; Léon Vanier éditeur, Paris, 1894, page 161)
- En traversant Je jardin, il se croise avec madame de Lépilly. — (Jules Mary, La belle ténébreuse [supplément au Journal du dimanche], première partie, chapitre IV ; Librairie illustrée, Paris, 1888, p. 31)
- Il dut s'en aller. Dans l'antichambre, il se croisa avec Engrand qui entrait rapidement. — (André Mellerio, Jacques Mérane, chapitre VI ; Alphonse Lemerre éditeur, Paris, 1891, page 134)
- (Sens figuré) Rencontrer dans ses desseins ou dans ses actes.
- Une longue fréquentation des ouvrages ésotériques m’a souvent fait croiser des ouvrages bourrés d’affirmations non vérifiées et contraires à toute démarche scientifique, garnis de citations introuvables, […]. — (Les grands esprits manipulés par les astrologues, dans Le Québec sceptique, nº 56, p. 29, printemps 2005)
- Ça me change de tous ces connards qui font des livres sur moi, qui mythonnent trois cents pages sur notre relation alors que je les ai croisés deux minutes à tout casser. — (David Foenkinos, Lennon, Éditions Plon, 2010, 10e séance)
- (Biologie, Élevage) Accoupler des spécimens de races différentes.
- Il vaut toujours mieux croiser avec une race dont la fixité est reconnue, qu’avec des types artificiels dont les caractères finissent souvent par se perdre. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- - J’ai croisé un pigeon voyageur et un perroquet.- Pour quoi faire ?- Pour pouvoir envoyer des messages oraux. — (Gérard Jugnot, Sans peur et sans reproche, 1988)
- Recouper des informations ; en étudier les corrélations.
- Désirant ainsi croiser lectures, rencontres, et dépouillages d'archives, ce livre n'aurait pu exister sans les témoignages, les conseils, les appuis, l'aide et l'amitié d'un certain nombre de personnes. — (Antoine de Baecque, Les Cahiers du cinéma: histoire d'une revue, tome 1, 1991, page 11)
- Les données de l'étude reposent sur l'observation de personnes. Elles peuvent être disposées dans un tableau de contingence 2 x 2 ([…]) où la distribution de l’exposition X est croisée avec celle de la maladie Y. — (Paul-Marie Bernard, Analyse des tableaux de contingence en épidémiologie, Presses de l'Université du Québec, 2004, page 121)
- Lorsqu’Apple nous demande les coordonnées du client, c’est également pour croiser ses propres données : le propriétaire signalé par le réparateur est-il le même que celui enregistré ? — (M. Mackie, www.macg.co, Chroniques du SAV : Apple et ses Centres de Services Agréés, 2013)
- (Pronominal) S’engager par un vœu solennel dans une croisade, et, pour marque de ce vœu, porter une croix sur ses habits → voir croisé.
- La plupart des princes se croisèrent, lorsque saint Louis se croisa.
- Ceux qui se croisèrent contre les Albigeois.
- (Intransitif) Se dit des vêtements dont les côtés passent l’un sur l’autre.
- Cette redingote ne croise pas assez.
- Cet habit croise trop.
- (Intransitif) (Marine) Aller et venir dans quelque parage, pour attendre des bâtiments ennemis, pour bloquer un port et en éloigner les navires étrangers, en parlant de vaisseaux de guerre.
- Des vaisseaux croisent dans la Manche, croisent à l’entrée de telle rivière, devant tel port, sur telles côtes.
- Croiser à vue de terre. — Croiser au large.
- C'est ainsi que nous quittons Washington pour Bahreïn, d'où on va nous transporter à bord du porte-avions USS John C. Stennis qui croise dans le golfe persique à 200 km du Pakistan. — (Christine St-Pierre, Ici Christine St-Pierre, Septentrion, Québec, 2020, p. 115.)
- (Intransitif) (Par extension) Aller et venir en mer, pour des bâtiments à usage civil ou commercial.
- Deux embarcations croisaient, prouvant que la maison et le bateau étaient en liaison. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
-
situer
?- Placer, poser en certain endroit par rapport à l’exposition, à l’aspect, au voisinage, etc.
- Le duc de Guise reconduisit sa belle-sœur, la duchesse de Nevers, en son hôtel qui était situé rue du Chaume, en face de la rue de Brac, […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Avant l'arrivée des Magyars, les Slaves méridionaux occupaient toute la plaine danubienne et le noyau de leur puissance était situé entre le Rab, le Danube et la Drave. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, p.96)
- Cette histoire se situe au milieu du siècle des lumières.
- La ville de Toulouse se situe en France.
- Je situe cette ville dans ce pays.
- On a mal situé ce château, il fallait le situer sur le bord de la rivière.
- Cette maison est située à mi-côte, est située dans un vallon.
- Cette ville est avantageusement située pour le commerce.
- (Sens figuré) Assigner une place en imagination, dans son esprit.
- Quelque caillou qu'on lui présentât, il en situait toujours et sans erreur l'emplacement exact : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958, page 70)
- Situer un personnage.
- Je ne situe pas bien sa maison, sa propriété.
- (Pronominal) Avoir sa place, dans l'espace ou dans le temps.
- La commune de La Chapelle-Heulin se situe au cœur du vignoble nantais, au sud-est du département de la Loire-Atlantique. — (Petit Futé Loire-Atlantique 2015, page 180)
- Pays qui se situe au douzième rang de la production de pétrole.
-
varier
?- Diversifier.
- Dans la peinture, il faut varier les airs de tête et l’attitude des figures.
- Varier les mets, les ornements.
- Varier ses expressions.
- Varier son style.
- Varier ses plaisirs, ses occupations.
- (Musique) Varier un air : le changer en y ajoutant des notes et des ornements qui en laissent subsister le motif, la mélodie.
- (Intransitif) Changer, se modifier, présenter des changements successifs.
- L’effectif de la brigade n’avait pas varié : il s'était maintenu au chiffre de 6.000 hommes, grâce à l'apport régulier des dépôts. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.90)
- L’amplitude ou marnage est un caractère essentiel des marées qui varie dans le temps (pendant les mortes-eaux le marnage est plus faible que pendant les vives-eaux) et dans l’espace (côtes microtidales avec un marnage moyen inférieur à 2 m, côtes mésotidales avec un marnage moyen compris entre 2 et 4 m, côtes macrotidales avec un marnage moyen supérieur à 4 m). — (Roland Paskoff, Les littoraux : Impact des aménagements sur leur évolution, 2010)
- Être d’avis différent, rapporter diversement le même fait.
- Les historiens varient sur ce point.
- On varie sur le lieu de la naissance d’Homère.
- Avoir des formes, des qualités différentes, suivant les diverses circonstances.
- Les mœurs varient selon les pays, les époques.
- Ce plan, qui devra être transmis à Québec d'ici mardi midi, devra prévoir le report ou l'abandon progressif de rendez-vous et d'opérations non urgentes afin d'atteindre le 17 décembre un certain nombre de "lits désignés COVID", qui varie d'un établissement à l'autre.— (Jérôme Labbé, « Québec demande aux hôpitaux de mettre en branle leur plan de délestage », radio-canada.ca, 8 décembre 2020)
- (Marine) S’écarte du nord, en parlant de l’aiguille aimantée de la boussole, soit du côté de l’est, soit du côté de l’ouest.
- À telle hauteur, l’aiguille varie de tant de degrés.
-
rajouter
?- Ajouter de nouveau.
- Vous en rajoutez !
- Pour certains groupes, comme les enseignants et les infirmières, le gouvernement acceptait d’en rajouter dans le cadre de négociations ciblées. — (Marion Dumont, « La réalité a changé », Le journal de Montréal, 13 novembre 2020)
- Ajouter.
- Oui, oui… Quand un homme parle à une femme de ses péchés, c'est généralement pour en rajouter un. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
-
écouler
?- Vendre jusqu'a épuisement ; liquider.
- Vuillet sentit bien que la cause d’Henri V, défendue par son journal, devenait détestable ; mais peu lui importait ; il lui suffisait d’être la créature obéissante du clergé ; toute sa politique tendait à écouler le plus possible de chapelets et d’images saintes. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- Le tirage est prévu le 24 novembre, mais Paul Carolan s’attend à ce que tous les billets soient écoulés beaucoup plus tôt. — (François Joly, Une loterie pourrait vous permettre de remporter un troupeau de 20 vaches, radio-canada.ca, 4 mars 2021)
- Il eut beaucoup de peine à écouler sa marchandise.
- (Par analogie) Se débarrasser des éléments les moins flatteurs.
- Ils écoulent leurs élèves faibles sur les centres de province, afin que les examens de Paris soient tout à fait brillants. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- (Pronominal) Couler hors de quelque endroit.
- On évalue à deux mille deux cents mètres cubes l'eau que les deux branches ensemble portent ordinairement à la mer, sur quoi il faut pourtant prélever environ deux cents mètres cubes qui s’écoulent à certaines époques dans les marais par les roubines. — (M. de Rivière, « Mémoire sur la Camargue », dans les Annales de l'agriculture française, 2e série, tome 34, Paris : chez Madame Huzard, avril 1826, page 127)
- Le liquide qui s'écoule est recueilli dans des tonneaux, qu'on place dans les celliers où doit s'opérer la fermentation. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 138)
- L’infirmier n’appuyait que très lentement sur la seringue et le liquide ne devait s’écouler que goutte à goutte dans mon sang. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- (Pronominal) (Par analogie) Se retirer du lieu où elle se trouve, en parlant de la foule.
- La foule s’écoule.
- Il faut laisser écouler la foule.
- (Pronominal) (Sens figuré) Diminuer, passer, se dissiper, en parlant surtout des richesses.
- L’argent s’écoule vite.
- (Pronominal) Avancer progressivement ou d’une façon continue, à propos du temps.
- Lentement, irrésistiblement, avec ampleur, Bert se rendit compte de l’immense tragédie qui ébranlait l’humanité, et au milieu de laquelle s’écoulait sa petite existence. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 392 de l’édition de 1921)
- Si une semaine s’écoulait sans escapade, on le voyait s’ennuyer, dépérir et fureter dans le logis pour trouver une issue. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Une année, deux années s’écoulèrent. Le fils d’Elhamy fut sevré, grandit ; il babillait gentiment sous la garde de sa nourrice. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- En songeant que le liquide s'était éventé, bien qu'enfermé dans une boîte métallique, il fut ressaisi par le doute qui le tenaillait : quarante ans et des broquilles s'étaient écoulés depuis qu'on avait transformé l'opium de l'Empire des Indes en morphine dans les labos de Sa Gracieuse Majesté. — (Thierry Marignac, Morphine Monojet: ou Les fils perdus, Éditions du Rocher, 2016)
- (Pronominal) Se débiter, se vendre, être exporté, en parlant des marchandises, des produits agricoles, etc.
- Les produits de cette région s’écoulent par plusieurs débouchés.
- Faire écouler des marchandises.
-
partagez
?- Deuxième personne du pluriel du présent de l’indicatif de partager.
- Vous partagez de grands moments avec vos proches. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 30 novembre 2022, page 11)
- Deuxième personne du pluriel de l’impératif de partager.
-
jugez
?- Deuxième personne du pluriel du présent de l’indicatif de juger.
- Deuxième personne du pluriel de l’impératif de juger.
-
disculper
?- Justifier quelqu’un d’une faute imputée.
- Ses amis le disculpèrent de ce qu’on lui reprochait.
- Cette dernière action l’a pleinement disculpé dans le public.
- (Pronominal) Se justifier soi-même, à tort ou à raison, d’une accusation.
- En face l’agresseur ne cherche pas à comprendre mais à se disculper et à rationaliser son comportement ; ayant commis les violences intentionnellement et souvent de façon préméditée, il ne se culpabilise pas et méprise la victime, puisqu’il estime en son for intérieur que sa position de supériorité lui a donné le privilège de l’instrumentaliser. — (Muriel Salmona, Le Livre noir des violences sexuelles, chap. 4 « Les victimes dans tous leurs états : Un discours falsificateur sur les victimes », Dunod, 2013 (1re édition), pages 203-204)
- Elle s’en est disculpée.
- Je veux me disculper à ses yeux.
-
tirer
?- Mouvoir vers soi, amener vers soi ou après soi.
- Il avait tiré la bague d’opale de son doigt. Elle chatoyait, dans la fin du jour, comme un reflet de beauté, de jeunesse, de plaisir ; […]. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, Plon-Nourrit & Cie, 86e éd., page 331)
- Je mis le moteur en mouvement, le fis tourner quelque minutes, puis je tirai sur la manette des gaz pour démarrer. — (Jean Mermoz, Mes Vols, Flammarion, 1937, page 62)
- Tirer quelqu’un par le bras, par l’habit.
- (Par extension) Exercer une traction, un effort pour amener à soi.
- Tirer fortement sur une corde pour amener un fardeau.
- Tirer sur une amarre.
- (Manège) (Sens figuré) Résister à l’action de la bride en parlant d’un cheval.
- Après une heure de course, le cavalier tira sur la bride de sa jument, et sauta à terre. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021)
- Tendre, allonger.
- Tirer une courroie.
- Tirer un câble.
- (En particulier) Allonger en fils déliés divers métaux, afin de s’en servir ensuite pour divers usages.
- Tirer l’or, l’argent, etc.
- Ôter, faire sortir une chose d’une autre, extraire d’un lieu, soustraire.
- Tirer du fer d’une mine, du marbre d’une carrière, du sable du bord d’une rivière.
- Tirer de l’argent de sa bourse, de sa poche.
- Tirer une écharde du doigt.
- Tirer une épine du pied.
- Tirer une bague de son doigt.
- Tirer l’épée du fourreau.
- Tirer de l’eau d’un puits, du vin d’un tonneau.
- (Absolument) Tirer de l’eau, tirer du vin.
- Voler à la tire, en tirant le butin du vêtement ou du sac de la victime. Se disait aussi autrefois pour le vol d’un manteau : voir tire-laine.
- Un soir, il s’installa sur le Pont-Neuf et essaya de tirer le manteau du premier bourgeois qu’il vit passer. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Par extension) (Argot) Voler, dérober de quelque manière que ce soit.
- Il s’est fait tirer sa bagnole cette nuit.
- (Marine) S’enfoncer dans le liquide à une certaine profondeur, en parlant d’un objet flottant.
- Ce navire tire tant d’eau, tant de mètres d’eau.
- Choisir au sort, faire sortir au hasard de la boîte qui les contient des billets, des noms, des numéros.
- Le président de la cour a tiré au sort les noms de ceux qui doivent former le jury.
- Tirer les numéros gagnants d’une loterie.
- — Je suis allé une fois à Guérande pour tirer à la milice, et suis allé à Savenay pour me faire voir à des messieurs qui m’ont mesuré. Si j’avais eu un pouce de plus, j’étais soldat. — (Honoré de Balzac, Un drame au bord de la mer, 1834, réédition Gallimard, Folio, page 77)
- (En particulier) Choisir au sort des cartes de tarot en vue d’établir une prédiction.
- Mais enfin, reprit tout à coup Léonora, comment et pourquoi cette funeste idée t’est-elle venue de tirer l’horoscope de ces deux êtres ? — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Faire venir certains produits d’un pays plus ou moins éloigné.
- Les blés que Rome tirait de l’Égypte, de la Sicile.
- Faire sortir une personne d’un endroit, l’éloigner de quelque chose.
- On ne l’a tiré de cette prison que pour le conduire dans une autre.
- On ne l’a tiré qu’à grand-peine de l’eau où il était tombé.
- On ne saurait le tirer de son cabinet, de ses livres.
- (Sens figuré) (Familier) On ne peut le tirer de là se dit en parlant d’un homme qui se tient attaché à une idée et qui répond toujours la même chose.
- (En particulier) Dégager, délivrer quelqu’un.
- C’était sa rencontre dans les bois de Meudon, avec cette jeune fille qu’il avait tirée des mains de Concini. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Tirer quelqu’un de prison, de captivité.
- Tirer son ami d’un danger, d’un péril.
- Qui le tirera de cet embarras ?
- On l’a tiré de la misère.
- Il m’a tiré de peine.
- Tirez-moi de souci, d’inquiétude.
- Je l’ai tiré d’erreur.
- Se tirer d’affaire.
- Extraire.
- Tirer le suc des herbes, le suc des viandes.
- (Intransitif) Aspirer pour absorber la fumée d’une pipe, d’un cigare, etc.
- J’ai eu suffisamment de besogne après les poêles qui ne tiraient pas ; impossible de dégourdir la température à dix degrés, excepté au premier, chez Mme Galant. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Le Père Directeur, qui était venu me rejoindre dans mon bureau de l’hôpital, ne me répondit rien et continua à tirer silencieusement sur son long fume-cigare. — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, page 31)
- (Vieilli) (Familier) Étendre, étirer, de manière à ne plus faire de plis.
- Tirer ses bas, ses chaussettes.
- Tirer la nappe.
- (Vieilli) (Familier) Ôter, en parlant des bottes, des chaussures, d'un chapeau, d'un vêtement.
- (Sens figuré) Recueillir, percevoir, obtenir, recevoir d’une source donnée.
- Maître Lureau, quand il louait cette chambre qui, effectivement, était la plus belle de l’auberge, en tirait quinze à vingt livres. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Tirer du profit.
- Quel avantage tirez-vous de là ?
- Il tire dix mille francs de rente de sa terre.
- Il a tiré de cette affaire tout ce qu’on en pouvait tirer.
- Il a tiré de grands services de cet homme.
- Les leçons qu’on peut tirer de l’histoire.
- (Sens figuré) Extraire, puiser, emprunter.
- Il a tiré une infinité de belles sentences des anciens.
- C’est de tel auteur qu’il a tiré tout ce qu’il sait sur ce sujet.
- Les mots que nous avons tirés du latin.
- Mais si M. Caterna l’eût entendu, je pense qu’il ne m’aurait pas demandé d’en tirer le sujet d’une opérette turkestane.— (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre XXII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Inférer, conclure.
- En combinant avec les observations si précises de M. Edwards celles de ses devanciers et de ses successeurs, nous pouvons en tirer une conclusion générale. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, page 508)
- De cela je tire une conséquence.
- On tire de là un grand argument contre lui.
- La conclusion que vous voulez tirer de ce fait n’est pas juste.
- Tirer un bon, un mauvais augure, un fâcheux, un heureux présage de quelque chose.
- Tracer.
- Tirer une ligne sur du papier.
- Tirer un trait sur ce qu’on a écrit.
- Tirer une allée au cordeau.
- Tirer le plan d’une forteresse, d’une maison.
- (Commerce, Finance) Signer un effet de commerce.
- Tirer une lettre de change, tirer un chèque,
- Imprimer.
- Ici, voyez-vous, mon cher Nicolas, j'ai besoin de recourir aux formes solennelles d'un premier-pariste bien connu, et dont la prose sublime se tire à 217.830 exemplaires. — (Dr Maximin Legrand, « Feuilleton », dans L'union médicale, n° 117, du samedi 30 septembre 1865, page 627)
- (Sens figuré) — Un intérieur qui venait tout droit d’un grand magasin, un intérieur tiré à des milliers d’exemplaires, y compris les coussins du divan, avec chat noir découpé dans du velours ! — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VII, Gallimard, 1937)
- (Photographie) Réaliser une épreuve sur papier à partir d’une image originale sur film ou support informatique.
- Faire le récit de ce récit, ce sera en finir avec le flou du vécu, comme entreprendre de développer une pellicule photo conservée dans un placard depuis soixante ans et jamais tirée. — (Annie Ernaux, L'Autre fille, éditions NiL, 2011, page 14)
- Faire partir une arme de trait, une arme à feu, un feu d’artifice, une fusée.
- D’un autre côté, pour ne pas augmenter la furie déjà assez violente des naturels, nous ne tirions qu’en cas de nécessité absolue. — (Peter Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
- Il regarda le flingot, un Lefaucheux à deux coups, et constata, circonstance aggravante, que le coup de gauche avait été tiré. — (Louis Pergaud, Le Retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (En particulier) (Industrie minière) Faire exploser une charge pour abattre la roche.
- Chercher à atteindre avec une arme de trait, avec une arme à feu.
- […] il éprouvait le besoin de tirer sur ces deux hommes. Il voulait tirer dessus, et se disait en même temps que les tuer ainsi serait une action horrible. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 354 de l’édition de 1921)
- Au détour d'un amas de roches buissonneuses, je tire sur une gazelle. Un bellah arrête le dernier bourriquot du convoi pour emporter ce gibier — notre repas, ce soir. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 24)
- – Venez donc jeudi tirer le sanglier, cela vous reposera, dit-il. — (Louise de Vilmorin, Madame de, Gallimard, 1951, réédition Folio, page 25)
- Tout à coup, deux coups de feu brisent le silence de midi. […]. Puisque la chasse est fermée, il ne peut s’agir que de braconniers, à moins qu’un fraudeur, surpris par des gabelous ne leur ait tiré dessus. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Intransitif) Faire usage d’une arme de trait ou d’une arme à feu, la faire partir.
- Tirer en l’air.
- Tirer à blanc, à la cible.
- Tirer de l’arc, de l’arbalète.
- Tirer au pistolet, à la carabine.
- Pas plus tard qu’avant-hier, M. Ludwig Roller, un ex-officier très brave, dont le domestique a été tué par hasard, lors des affaires du 3 avril, m’a offert de venir tirer le pistolet hors des limites de la division. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- — On sait généralement dans le monde comment je tire le pistolet, et cela refroidit ceux qui seraient disposés me chercher querelle. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- (Sens figuré) (Familier) Offenser, attaquer, dire des choses offensantes.
- Tirer sur quelqu’un.
- Partir en parlant d’arme à feu.
- Dès que le canon eut commencé à tirer, les ennemis capitulèrent.
- Ribadier. — Vous pouvez parler sans crainte, monsieur, ma femme dort et quand elle est dans cet état, on pourrait tirer le canon à côté qu’elle ne l’entendrait pas ! — (Georges Feydeau, Le Système Ribadier, 1892, acte II, scène 3)
- (Escrime) Combattre, faire des armes.
- Tirer de tierce, de quarte.
- Tirer en tierce.
- Tirer à la muraille, au mur.
- S’en remettre à la décision du sort.
- On les fit tirer au sort.
- Ils tirèrent tous deux à la courte paille, au doigt mouillé.
- Tirer à qui fera, à qui commencera, à qui donnera les cartes.
- (Familier) Aller, s’acheminer.
- Tirons de ce côté.
- En tirant vers la droite.
- En tirant sur la gauche.
- (Sens figuré) Avoir quelque rapport ou quelque ressemblance.
- Leur vanité, leur patriotisme tirant sur le nationalisme, donnèrent lieu à beaucoup de critiques ; ils leur prêtaient le flanc. — (Sophie Basch et Robert A. Jouanny, Le Mirage grec : la Grèce moderne devant l’opinion française depuis la création de l’École d’Athènes jusqu’à la guerre civile grecque (1846-1946), Hatier, 1995, page 495)
- (En particulier) Être en ressemblance, en parlant des couleurs.
- Cette pierre tire sur le vert.
- Le plumage de cet oiseau tire sur le violet.
- Joueur de foot s’apprêtant à tirer. (40) (Familier) Effectuer.
- Vint l’heure du noble devoir patriotique. Fagerolle tira ses mois d’embastillement militaire sans trop de dommages, dans un régiment de marsouins, à Toulon. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 27)
- — J’viens d’décarrer, Dussèche. J’ai tiré dix berges pour avoir refroidi ma belledoche. — (Stephen Coulter, La vie passionnée de Guy de Maupassant, Éditions Seghers, 1959, page 259)
- (Familier) Terminer
- Le mercredi matin à 5 heures, Le Gonidec, son quart étant tiré, quitte la dunette. Il prend un peu de repos et remonte. — (José Gers, Sur la mort du Pourquoi pas ?, France libre, vol. 6, 1936)
- (Jeux de boules) (Transitif ou intransitif) Lancer la boule avec l’intention de heurter violemment une ou (plus rarement) plusieurs cibles parmi les boules jouées et le but, afin de la ou les chasser.
- Tu la tires ou tu la pointes ? — (Marcel Pagnol, César, 1936)
- (Sports de balle) (Transitif ou intransitif) Lancer une balle en la frappant (avec son pied, sa main, etc., selon le sport).
- « Avec quel pied avez-vous tiré ? » « Avec celui-ci, mon fils, lui montre Ghiggia, surpris. Avec le droit.» - (sofoot.com: Le fantome du Maracanã)
- On s’en souvient, le gardien reste finalement droit et immobile, et l’avant-centre lui tire le ballon dans les mains… - (France culture. Le journal des idées.)
- (Par métonymie) (Construction) Installer des câbles.
- L’idée de cet article va être de vous partager des astuces, ou simplement des bonnes idées pour vous faciliter votre rénovation, lorsque vous avez des câbles RJ45 à tirer. — (Morgan, Rénovation : Astuces pour tirer vos câbles RJ45 !, 15 juillet 2018 → lire en ligne)
- (Sports hippiques) En parlant d'un cheval dans une course hippique, qui se montre impétueux, brillant, qui va plus vite que ne le voudrait son cavalier, qui a besoin d'être retenu au risque de s'épuiser et de ne pas garder un bon rythme sur le parcours.
- Produire une impression de tension.
- La peau de ma joue droite me « tirait ». J'y portai la main, pour la frictionner, mais ma paume y resta collée : en m'appuyant contre le pin quand les oiseaux bleus m'avaient fait peur, je l'avais enduite de résine. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 329)
- (Argot) (Vulgaire) Baiser, avoir des rapports sexuels
- (Argot) (Vulgaire) Branler, masturber
- (Boxe) Combattre, faire un match, boxer.
- — Et si j’ai compris, tu n’es pas sûr de tirer ?— Tirer ? Tu causes comme un boxeur, maintenant, père abbé ?— Tirer, boxer, c’est du pareil au même, non ?— Pour nous, les boxeurs, oui, c’est deux synonymes. — (Guy Boley, Quand Dieu boxait en amateur, 2018, page 121)
- (Fumisterie) Évacuer les fumées et les gaz chauds tout en attirant l’air frais nécessaire à la combustion.
- J’ai eu suffisamment de besogne après les poêles qui ne tiraient pas ; impossible de dégourdir la température à dix degrés, excepté au premier, chez Mme Galant. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- (Familier) (Électricité) Consommer, en parlant d’un ou plusieurs appareils électriques.
- Les appareils électriques monophasés vont « tirer » une certaine valeur de courant électrique sur la phase sur laquelle ils sont branchés. — (Guillaume, Déséquilibre de tension en triphasé, explications et solutions, 7 décembre 2020 → lire en ligne)
-
préférer
?- Mettre au-dessus, aimer mieux, se déterminer en faveur d’une personne, d’une chose plutôt que d’une autre. Privilégier une chose au détriment d'une autre. — Note d’usage : Quelqu’un ou quelque chose que le sujet aime moins peut être introduit par à, que ou plutôt que. La construction avec que sans plutôt est condamnée par les puristes[1].
- Quand j’aime, je ne vis plus en moi ; je préfère ce que j’aime à moi-même. — (George Sand, Aldo le rimeur, 1833)
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 95-96)
- Il hocha la tête, soupirant, s’avouant très bas, que peut-être il eût préféré que Jeanne noçât sans rien lui dire, plutôt que de l’abandonner brutalement ainsi. — (Joris-Karl Huysmans, En ménage, Paris : chez Charpentier, 1881 ; édition critique de Gilles Bonnet, Librairie Droz, 2005, p. 254)
- J’eusse préféré mourir plutôt que d’exister sans tendresse, sans une pensée toujours attachée à moi. — (Guy de Maupassant, Confession d’une femme, 1882)
- Mais je préfère attendre que les autres arrivent jusqu’à vous, au petit bonheur. — (Jules Huret, « M. Edmond Picard », in Enquête sur l’évolution littéraire, 1891)
- Je préfère disparaître que de renoncer à cette chose unique, et, en vérité, où il y a déclin et chute des feuilles, c’est là que se sacrifie la vie —pour la puissance ! — (Friedrich Nietzsche, « De la victoire sur soi-même », in Ainsi parlait Zarathoustra, IIe partie, traduction par Henri Albert, 1903)
- Je leur offris de les rapatrier, mais ils refusèrent, préférant accomplir leur devoir jusqu’au bout et parachever leur œuvre. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Je me livrais souvent à la pêche. L’humidité avait enlevé beaucoup d’élasticité à mon arc et je préférais harponner les dorades lorsqu’elles passaient à ma portée. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Par extension) Être à son aise dans.
- L’actinobacille préfère donc de beaucoup les milieux légèrement alcalins et redoute les milieux acides. — (XIVe Congrès international de médecine, Madrid, avril 23-30, 1903 : Section de physiologie, physique et chimie biologiques, Imprenta de J. Sastre y ca., 1904, p. 279)
- Désirer ; vouloir.
- Mais il a dit aussi qu'il préférerait partir pour ne plus revenir, ajouta Melody d'un ton morne qui ne lui ressemblait guère. — (Victoria Morgan, La fille d'un comte, Éditions J'ai Lu, 2016, chap. 3)
- Je voulais rester voir la fin des événements, mais tonton a préféré qu'on s'en aille. — (Albert Russo, Zapinette et son tonton homo découvrent l'Italie, Éditions Culture commune, 2016, chap. 5)
- Si le reste de l’Europe voit en cette probable victoire l’ombre d’un « Italexit », les Italiens, eux, préfèrent rester optimistes. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 23 septembre 2022, page 6)
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classifier
?- Organiser des informations en catégories en fonction de certains critères ; déterminer les classes dans lesquelles les éléments pourront être classés.
- Le législateur de 1810 a traité séparément des contraventions de simple police et les a classifiées ordinairement selon leur objet , la plupart de ces contraventions étant culpeuses de leur nature. — (Adolphe Roussel, Encyclopédie du Droit , Bruxelles : à l'Imprimerie de J. Delfosse, 1843, page 246)
- Cependant, intelligent, peu expansif, il était déjà porté à analyser ses sensations, à classifier en quelque sorte ses pensées. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- (Par extension) (Militaire) Protéger des documents contenant des informations intéressant la sûreté de l'État, en limitant leur consultation aux seules personnes autorisées par une habilitation particulière (secret défense, confidentiel défense).— (Dictionnaire Larousse → lire en ligne)
- Les faits ont eu lieu en Allemagne où un site d’actualités a diffusé un rapport militaire qu’il avait réussi à se procurer, alors que celui-ci était classifié. — (Lionel Maurel, La Propriété de l'État et le Crépuscule du Léviathan intellectuel, 29 octobre 2018 → lire en ligne)
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pleurer
?- Répandre des larmes.
- […] des hommes mûrs pleuraient à la vue du drapeau étoilé soutenu par tout le corps de ballet noyé sous les clartés des projecteurs. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 213 de l’édition de 1921)
- Elle avait dû, jadis, pleurer deux fois chaque chagrin, car ses prunelles aussi étaient rouillées. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 24)
- Elle mit un instant à recouvrer son souffle. Non ! Elle ne pleurerait pas devant lui. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Elle pleurait simplement, sans aucun sanglot, mais n’en paraissait que plus pitoyable. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
- Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur. — (Emmanuelle Ménard, Deux jours comme l’hiver, L’Harmattan, 2012, page 41)
- Déplorer les fautes quelqu’un, ses égarements, ses malheurs, sa perte.
- Et quand ils ont bien buSe plantent le nez au cielSe mouchent dans les étoilesEt ils pissent comme je pleureSur les femmes infidèles. — (Jacques Brel, Amsterdam, 1964)
- Faire apparaître un écoulement de larmes déterminé par une cause physique.
- Les yeux lui pleurent, ses yeux pleurent.
- (Agriculture) Dégoutter de la sève du bois d’un arbre ou d’un arbuste, après qu’il a été fraîchement taillé.
- La vigne pleure.
- (Sens figuré) (Familier) Faire pitié pour obtenir quelque chose.
- Pleurer pour avoir quelque chose.
- Se dit du cri du goéland, du crocodile.
- L’oiseau de mer n’a pas de ramage, mais un cri qui varie du rauque au lugubre ; certaines espèces de goélands se plaignent comme des enfants qui pleurent ; d’autres, nommés par les matelots goddes, poussent des ricanements étranges. — (Victor Tissot, Constant Améro, Les Contrées mystérieuses et les peuples inconnus, Librairie de Firmin-Didot et Cie, Paris, 1884)
- Où semblent dans la nuit flotter des linceuls blancs,Passer, creusant les flots, chassant les goëlands,Populaces d’oiseaux qui pleurent et qui huent,L’aquilon, fossoyeur des fosses qui remuent ; […] — (Victor Hugo, La Fin de Satan (1886), in Œuvres complètes de Victor Hugo, Éditions Hetzel-Quantin, tome 23, 1962)
- Pourquoi pleurent les goélands ? Tournant au-dessus du port, au-dessus de la maison ? — (Tudi Kernalegenn, Luttes écologistes dans le Finistère : les chemins bretons de l’écologie, Yoran Embanner, 2006)
- (Transitif) Regretter ou déplorer la perte de quelque chose ou quelqu’un ; s’en affliger.
- La douleur d’Ernestine était plus profonde qu’on ne devait l’attendre d’une personne de son âge : elle pleurait madame Dufresnoi, elle la pleurait amèrement […] — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Or, n’ayant à pleurer personne à Paris, sur le soir, j’eus l’idée d’aller au moins jusqu’à Bagneux visiter la tombe d’un poète que tous ces gens […] ne devaient pas connaître. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Y a un mort à la maison, si le cœur vous en ditVenez le pleurer avec nous sur le coup de midi… — (Georges Brassens, Les Funérailles d’antan, 1960)
- Pleurait-elle ces nouveaux morts, venus rejoindre, dans des tombes aux couronnes fleuries, les 10 000 jeunes hommes et femmes tombés au combat ? Ou pleurait-elle la fin d’un monde ? — (Allan Kaval, Réduits à solliciter le renfort de Damas, les Kurdes pleurent la fin d’un monde, Le Monde. Mis en ligne le 14 octobre 2019)
-
basculer
?- (Intransitif) Faire un mouvement de bascule.
- Instinctivement Éric esquive le coup, bascule en arrière en entraînant l’homme dans sa chute et l’envoie bouler à quelques mètres. — (Michel Remoissenet, Ondes et catastrophes: Du soliton au tsunami, page 111, Books on Demand, 2008)
- Le canot bascule sur le berthon, se met à glisser vers l'avant écrasant une trentaine de personnes et blessant grièvement à la jambe Isaac Lehmann. — (Philippe Masson, Les Naufrageurs du Lusitania et la guerre de l'ombre, Albin Michel, 1985, page 117)
- (Transitif) Faire faire un mouvement de bascule à quelque chose.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
assembler
?- Mettre ensemble.
- Assembler des matériaux pour bâtir.
- Assembler des papiers, des livres.
- (Danse) Joindre.
- Assembler les pieds.
- Réunir.
- Assembler des troupes.
- (Technique) Emboiter, enchâsser plusieurs pièces de bois, de métal, en sorte qu’elles ne fassent qu’un tout.
- Assembler des pièces de charpente, de menuiserie.
- La lunette peut être découplée de l’étanchéité de la boîte et n'a ainsi pas besoin d’être assemblée de façon étanche. On parle ainsi de lunette rapportée. — (Michel Vermot, Philippe Bovay & Damien Prongué, Traité de construction horlogère, page 859, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2011)
- (Imprimerie) Relier.
- On assemble les feuilles avant de les plier.
-
électrocuter
?- Atteindre mortellement par une décharge d’électricité.
- Exécuter d’une décharge électrique.
- Ces dévastateurs de l'humanité, les explosifs, les avions de bombardement, les gaz mortifères, font partie de la plus haute science, au même titre que la chaise à électrocuter et que les alcaloïdes hypertoxiques. — (Léon Daudet, Vingt-neuf mois d'exil, Grasset, 1930, p. 127)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Abus de langage) (Pronominal) S’électriser, se blesser, parfois mortellement, avec un courant électrique.
- « Ton père s’est électrocuté avec son appareil. J’ai dû le transporter à l’hôpital. En taxi. Il est dans le coma, mais les médecins prétendent que ce n’est pas grave. » — (Le lit de procuste, page 325, André Kédros, 1957)
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rappeler
?- Appeler de nouveau.
- Je l’ai appelé et rappelé sans obtenir de réponse.
- Il ne vous a pas entendu, rappelez-le.
- Ne laissez pas les messages de vos interlocuteurs s'entasser sur votre bureau, rappelez-les sur-le-champ.
- Faire revenir une personne qui s’en va, une personne absente.
- La cloche venait de « piquer » 19 heures, et nous descendions dîner quand le cri « un ours! » nous rappela sur le pont. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Je m’en allais lorsqu’il m’a rappelé. — Rappeler quelqu’un en toute hâte.
- (En particulier) Faire revenir un acteur sur la scène pour l’applaudir.
- Les girls passaient la tête hors de la loge en se bousculant pour admirer les duettistes qu’elles avaient entendu si flatteusement rappeler. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Sens figuré) Presser, obliger.
- Mes affaires me rappellent à la ville et m’obligent d’y retourner.
- (Sens figuré) (Familier) (Vieilli) Inciter, exciter.
- Ce vin rappelle son buveur.
- Faire revenir quelqu’un d’un lieu où on l’avait envoyé pour y exercer certaines fonctions, pour y remplir un emploi ; en parlant tant de ceux qu’on révoque par des raisons de mécontentement que de ceux qu’on fait revenir par quelque autre motif.
- Les maladresses de cet ambassadeur l’ont fait rappeler.
- La guerre étant à la veille d’être déclarée, les deux puissances ont rappelé leurs ambassadeurs.
- Faire revenir ceux qui ont été disgraciés, chassés ou exilés.
- Après une injuste disgrâce, le roi l’a rappelé. — Il fut rappelé à la cour. — Il a été rappelé d’exil, de l’exil.
- (Sens figuré) Invoquer à nouveau.
- Rappelez votre vertu, votre courage. — Il rappela son ancienne audace.
- Rappeler ses esprits, ses sens, Reprendre ses esprits, ses sens.
- (Sens figuré) Faire revenir dans la mémoire.
- Il nous a semblé superflu, au début de ce chapitre, de rappeler la terminologie employée par l’École zuricho-montpelliéraine, […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 21)
- […] elle se contenta de regarder les adresses, comme si à l’inspection de ces seules adresses sa mémoire lui rappelait ce que contenaient ces lettres ; […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Il avait oublié cette affaire, je lui en ai rappelé la mémoire.
- Rappelez-vous, rappelez-lui le souvenir de notre ancienne amitié.
- Rappeler la mémoire, le souvenir de quelque chose se dit dans le même sens.
- C’est un souvenir qu’il ne faut pas rappeler.
- Rappeler sa mémoire, Tâcher de se ressouvenir.
- Il fit de vains efforts pour rappeler sa mémoire et ne put jamais retrouver ce nom.
- (Par extension) Indiquer pour information.
- […] ; ses variantes successives ont abouti à l'échelle MSK 64 (Medvelev, Sponheuer, Karnik) que l'on modifie de temps en temps, de sorte que l'on doit toujours rappeler l'année de la dernière mise à jour. — (Pierre Martin, Géotechnique : Ces risques que l'on dit naturels, Eyrolles, 2011, page 139 (§.1.5.4.2.2.1.1))
- (Par extension) Évoquer par une certaine ressemblance la pensée de quelqu’un ou de quelque chose.
- Cet écrivain rappelle Sénèque.
- Ce paysage provençal me rappelle la Grèce.
- (Marine) Tirer fortement.
- Cette amarre rappelle le navire sur bâbord. Intransitivement,
- Rappeler sur une amarre, sur son ancre.
- (Intransitif) (Militaire) (Vieilli) Battre le tambour d’une certaine manière, pour rassembler une troupe, pour faire revenir les soldats au drapeau, ou pour rendre honneur à certaines personnes.
- On a rappelé à telle heure.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.