Dictionnaire des rimes
Les rimes en : accession
Que signifie "accession" ?
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- Action d’ajouter ou de s’ajouter à.
- Ce royaume s’est agrandi par l’accession des provinces voisines.
- Balancement de toute chose, tissu intime, vaste équation où la variable oscille sans cesse par l’accession de données nouvelles, telles sont les images par lesquelles j’essaie de me représenter le fait, sans me satisfaire. — (Ernest Renan, L’Avenir de la science, pensées de 1848, Édition C. Lévy, 1890, chapitre viii, pages 148.)
- S’emploie plus particulièrement pour désigner l’adhésion d’une puissance à un engagement déjà contracté par d’autres.
- Acte d’accession.
- Les puissances du Nord ont promis leur accession à ce traité.
- Façon plus générale de l’action par laquelle on adhère à une chose, à un acte, à un contrat quelconque.
- Il y a eu accession du père au contrat de mariage du fils.
- Possibilité d’accès à telles ou telles fonctions.
- (Droit) Droit que le propriétaire d’une chose, mobilière ou immobilière, a sur ce qu’elle produit ou sur ce qui s’y unit et s’y incorpore. On le dit quelquefois des Choses mêmes sur lesquelles ce droit est exercé.
- Les fruits de la terre, les fruits civils, le croît des animaux appartiennent au propriétaire par droit d’accession.
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "accession".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
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estimation
?- Action d’attribuer un prix à quelque chose d’existant, de l’évaluer, d’en estimer la valeur.
- En regardant de plus près, ils s’aperçoivent alors que tous les produits étaient périmés depuis longtemps. Le « partenaire » coréen avait « arrosé » l’auditeur lors de l’estimation comptable de l’apport en capital. — (« Réussir sur le marché coréen : Pour la première fois l’an passé, les Européens ont plus investi en Corée que les Américains ou les Japonais », dans L’Usine Nouvelle n°2593, 30 avril 1997)
- Évaluation d'une quantité.
- Pour certaines opérations ( estimation de la charge d'un camion ou d'un engin, estimation approchée du volume d'une bille, etc.. ) il n'est pas utile d'effectuer un cubage précis. — (Barème de cubage, 7e édition, CIRAD Département Forêts, 1995, page 86)
- Quelques espèces sont assez facilement piégeables et suffisamment étudiées pour permettre, dans quelques milieux, l’estimation de densités à l'hectare. — (Henri Le Louarn & Jean-Pierre Quéré, Les rongeurs de France: faunistique et biologie, avec la collaboration de A. Butet, INRA / Éditions Quae, 2003, page 52)
- (Gestion de projet) Opérations de chiffrage :
- Prédiction d’une grandeur, une performance, le coût ou la durée d’une tâche d’un projet.
- La consommation d’essence était depuis une huitaine d’heures nettement inférieure à nos estimations, pourtant très tirées. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Discipline ou fonction remplie par le personnel qui réalise ces chiffrages, qu’il soit l’exécutant de la tâche estimée ou affecté uniquement à cette fonction.
- On en est où avec l’estimation du projet ?
- Résultat, chiffre résultant de cette opération, coût présenté sur un devis.
- L’'estimation’ est bien supérieure à ce que nous attendions.
- (Par extension) Offre commerciale, budget.
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importation
?- (Commerce) Action d’importer.
- Ces derniers jugent déloyales les importations de tomates iraniennes. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 16 septembre 2022, page 16)
- La société Funboard importe des planches à roulettes de Corée et de Taïwan selon les modèles. La dernière commande concerne l’importation de 8 000 planches à roulettes au prix unitaire de 100 USD CIF Le Havre. — (Ghislaine Legrand & Hubert Martini, Gestion des opérations import-export (cours/applications), Dunod, 2008, page 371)
- (Sens figuré) — Faudra-t-il donc, écrit Jules Marouzeau à propos du français, chaque fois que nous pratiquons une importation, avoir recours pour la désigner à quelque procédé périphrastique ? C’est ce que nous avons fait, après quelles hésitations ! pour le mot pomme de terre. — (Louis Deroy, dans L'emprunt linguistique, Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège, n° 141, Paris : Les Belles Lettres, 1956, chapitre VI : Nécessité pratique)
- Marchandises importées.
- Si l'on prend comme exemple l'approvisionnement alimentaire, on entend par autosuffisance une complète indépendance à l'égard des importations pour répondre aux besoins alimentaires d'une collectivité ou d'une ville, un objectif difficilement atteignable même en vertu du scénario le plus optimiste. — (Luc J A Mougeot, Cultiver de meilleures villes : agriculture urbaine et développement durable, 2006, page 96)
- Les importations ont été beaucoup moins considérables que les exportations.
- (Par analogie) Transport d’un pays dans un autre.
- Ce constat n’est pas nouveau : le keynésiano-fordisme des Trente Glorieuses s’est bâti sur le recours massif à l’importation de travailleurs immigrés venus du Tiers monde. — (Christian Pradeau & Jean-François Malterre, Migrations et territoires, dans Les cahiers d'Outre-Mer n° 234/vol. 59, Presses Universitaires de Bordeaux, 2006)
- L’importation du choléra en Europe.
- (Sens figuré) L’importation de modes étrangères. — L’importation d’idées subversives.
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accouplons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accoupler.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accoupler.
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dragon
?- (Militaire) (Désuet) Qui est propre aux soldats nommés dragons.
- Il était, de la tête aux pieds, un officier du temps, avec tous les défauts et, les qualités de ce temps, pétri par la guerre et pour la guerre, et ne croyant qu’à elle, et n’aimant qu’elle ; un de ces dragons qui font sonner leurs gros talons, — comme dit la vieille chanson dragonne. — (Jules Barbey d’Aurevilly, Les Diaboliques, A. Lemerre, Paris, 1883, page 337)
- (Sens figuré) (Désuet) Qui est cavalier, sans gêne.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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direction
?- Action de diriger, de régler l'exécution d'une action, d'administrer un établissement ou de conduire une personne.
- Être préposé à la direction de certains travaux.
- Prendre la direction d'une affaire.
- On lui a confié la direction de cet établissement, de ce théâtre.
- Pendant cinq siècles, sous la direction de ses capitouls et de ses consuls, Montauban fut une courageuse petite démocratie autonome. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Fonction, poste de directeur.
- Être nommé à la direction d'une entreprise.
- Solliciter, obtenir une direction.
- (Par métonymie) Personne ou ensemble des personnes qui dirigent.
- S'adresser à la direction.
- La pilule ne passe pas. Ni pour Peggy, salariée chez Haulotte, […], ni pour Anne, cadre dans la tour Total de La Défense. Toutes deux ont télétravaillé à 100 % « sans problème » lors du premier confinement, mais voilà que les directions de ces deux entreprises demandent à leurs effectifs de se rendre dans les bureaux, entre deux et trois jours par semaine. — (Sandrine Foulon, « La question : Le télétravail est-il vraiment obligatoire ? », le 4 novembre 2020, sur Alternatives économiques (www.alternatives-economiques.fr))
- Service placé sous l'autorité d'un directeur.
- Direction des douanes.
- Direction des services administratifs.
- La direction nationale du Parti communiste, dans sa presse clandestine, dans ses tracts, attaquait toujours plutôt Vichy que l’occupant. — (Robert Bailly, Les feuilles tombèrent en avril, Paris, Éditions sociales, 1977, p. 69)
- Ensemble de bureaux où sont installés un directeur et ses collaborateurs.
- Se rendre à la direction.
- Étendue de la compétence d'un directeur, circonscription qui relève de son autorité.
- Dépendre d'une direction.
- Direction collégiale Où les décisions sont prises conjointement par plusieurs personnes d'égal pouvoir.
- Les membres de la direction collégiale assurent collectivement la gestion de l’association et la responsabilité légale auprès des tiers.
- Côté vers lequel une personne ou une chose se dirige, est dirigée ou tournée ; voie suivie pour arriver à un point donné.
- Et comme cet avorton levait le nez en notre direction, Bob aussitôt se rendit à sa table où tous deux, me parut-il, avaient à parler. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Nos animaux porteurs, débarrassés de leurs bâts, se sont égaillés parmi les arbres dans la direction d'une vallée boisée qui masque une mare saline. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 34)
- Être dans la direction d’un objet.
- Cette fois, ça y est, droit devant nous, après le pont, où il y a embouteillage. Direction : U.S.A. — (Félix Leclerc, Moi, mes souliers, 1955, I, 6)
- Toutes directions Indication portée sur des panneaux de la circulation routière.
- (Sens figuré) Orientation donnée à une entreprise, à une action etc. ; manière dont elle se développe.
- Donner à une affaire la direction convenable.
- Mes idées prirent alors une autre direction.
- (En particulier) Droite suivant laquelle se déplace ou s'oriente un corps, s'exerce une force.
- Après Saint-Georges-de-Didonne, direction Meschers-sur-Gironde. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 14)
- Mermoz allait dans son bureau contempler la carte. Il faisait et refaisait les calculs. Oui, selon la direction et la force des vents, il mettrait de vingt à vingt-quatre heures pour aller de Dakar à Natal en avion. — (Joseph Kessel, Mermoz, illustré par Roger Parry, Gallimard, 1939, page 129)
- Cet angle a été adopté, parce qu’on a remarqué que le vent ne souffle pas horizontalement, mais que sa direction plonge ordinairement un peu sur la surface de la terre. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 114)
- (Sens figuré) Adopter une bonne, une mauvaise conduite.
- Prendre une bonne, une mauvaise direction.
- Détourner quelqu'un de la bonne direction.
- (Mécanique) Ensemble des organes qui permettent d'orienter les roues directrices.
- La direction de cette voiture a été faussée.
- Le système de direction permet d’orienter les roues directrices selon les desiderata du conducteur : — (lololemecano)
- (Religion) Fonction de directeur de conscience, qui guide par ses conseils la vie spirituelle d'une personne.
- Ce prêtre excellait dans la direction.
- (En particulier) (Selon la casuistique) Action mentale, par laquelle, dans un acte douteux ou mauvais, on dirige son intention vers une bonne fin : Pascal reproche aux casuistes d’effacer beaucoup de péchés par la direction d’intention.
- (Mathématiques) Propriété commune à des droites parallèles, ou à des objets portés par des droites parallèles tels que des segments ou des demi-droites, ou propriété d’un vecteur. Note : ne pas confondre “direction” et “sens” en géométrie.
- Sur des droites de même direction sont possibles deux sens de parcours, opposés l’un de l’autre.
- Un vecteur est caractérisé par sa direction, son sens et sa norme.
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abréaction
?- (Psychanalyse) Réaction émotive par laquelle le malade se libère, par des gestes ou des mots, de tendances refoulées dans le subconscient ou d'obsessions résultant d'un choc affectif ancien.
- Nous avions tous deux l’impression d’avoir achevé notre tâche, néanmoins je me disais que, malgré tout, l’abréaction de la tendance réprimée n’avait pas été poussée jusqu’au bout. — (Sigmund Freud, Études sur l'hystérie, traduction de 1956)
- L'abréaction, c'est la réaction différée ou tardive, qui fait revivre l'événement traumatisant accompagné des affects pénibles avec lesquels il avait été vécu, et qui offre à ces affects une voie d'expression propice à leur décharge. — (Louis Crocq, Les traumatismes psychiques de guerre, 1999)
- (Par extension) Toute réaction psychologique de défense par laquelle le sujet se libère d'une émotion en la racontant.
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impression
?- Action d’imprimer par laquelle une chose appliquée sur une autre y laisse une empreinte.
- L’impression d’un corps sur un autre corps.
- L’impression d’un cachet sur de la cire.
- Ses pas étaient si légers que le sable en recevait à peine l’impression.
- Il sourit en apprenant que nous venons de Roanne. Roanne est justement la ville concurrente de Thann pour les tissages et les impressions d’étoffe. Roanne a fait baisser ici les salaires ; mais il ne nous en veut pas. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- (Imprimerie) Action d’imprimer un livre, un journal, etc.
- Diriger, surveiller l’impression d’un ouvrage.
- Livrer, envoyer un mémoire à l’impression.
- Demander l’impression d’un rapport.
- Je n’oserais point publier le manuscrit intégralement, ni même en donner des fragments de quelque étendue, bien que beaucoup de personnes pensent aujourd’hui, avec M. Taine, qu’il convient surtout d’imprimer ce qui n’a pas été fait pour l’impression. Pour dire des choses intéressantes, il ne suffit pas, quoi qu’on dise, de n’être pas un écrivain. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 123)
- (Rare) Édition.
- Les anciennes impressions sont aujourd’hui fort recherchées.
- Document imprimé.
- Oublient-ils leurs impressions dans l’imprimante et leurs fax dans la télécopieuse ? Leurs mots de passe ressemblent-ils à « lucie » ou « vincent73 » ? — (Aurélien Géron, WiFi Professionnel : La norme 802.11, le déploiement, la sécurité, Dunod, 2004, 3e édition : 2009, page 197)
- Effet que l’action d’une chose produit sur un corps.
- Il est sensible aux moindres impressions de l’air, aux moindres impressions du changement de temps. - L’impression que les objets font sur nos sens, que les couleurs font sur la vue.
- (Rare) Ce qui reste de l’action qu’une chose a exercée sur un corps.
- Il n’a plus de fièvre, mais il lui reste encore une légère impression de chaleur.
- Cette névralgie m’a laissé quelque impression de douleur.
- (Sens figuré) Effet qu’une cause quelconque produit dans le cœur ou dans l’esprit.
- Quand, par hasard, il songeait à mettre un peu d'ordre dans ces impressions nouvelles, ses idées se pressaient, touffues, rapides jusqu’à l’incohérence. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- D’ailleurs, il entre bien plus dans le plan de ces impressions, si tant est que ces impressions aient un plan, de parler des hommes que des localités. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- Nous passons sous le pont suspendu de Brooklyn et devant Manhattan et ses gratte-ciel, et ma dernière vision de New-York me laisse une impression de ville monstrueuse et titanesque. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Si un vol facile, même de longue durée, peut enchanter, donner au pilote l’impression qu’il est un être supraterrestre, la difficulté aiguise l’énergie, accroît la volonté et accorde dans la lutte des satisfactions innombrables et dans la victoire un enivrement qui pousse à croire que l’homme est tout-puissant devant les éléments déchaînés. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Un campement à la bordure d’une forêt, et éclairé par quelques bougies, donne d’étranges apparences ; je crus voir une falaise et des cavernes ; je revis ce lieu plus d’une fois ; jamais je n’y pus reconnaître ma première impression. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 16)
- Ma myopie renforçait encore l’impression d’irréel, de cauchemar que je ressentais et contre laquelle je m’efforçais de lutter, dans la crainte de voir se briser ma volonté. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Ensemble des actions physiologiques d’où résulte la sensation.
- Mais dans le même temps qu'elle admirait les robes, Francie éprouvait un étrange malaise. Ses yeux voyaient bien les couleurs, le cerise, l'orange, le bleu vif, le rouge et le jaune, mais elle avait l’impression qu'une chose sournoise se cachait derrière les costumes : […]. — (Betty Smith, Le lys de Brooklyn, traduit par Maurice Beerblock, 1947, Éditions Belfond, 2014, chapitre 4)
- […] ; puis deux hommes me saisirent par les bras pour m'entraîner sur une trentaine de mètres. J’eus l’impression de gravir deux marches avant qu'ils me jetassent à même le sol. — (Emad Jarar, Une nuit à Aden, tome 2, Éditions Iggybook, 2018, chapitre 5 (Aden))
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acagnarderions
?- Première personne du pluriel du conditionnel présent du verbe acagnarder.
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forgeron
?- Ouvrier qui travaille le fer au marteau, après l’avoir fait chauffer à la forge. Il se dit principalement de ceux qui font les gros ouvrages de fer, comme barres, ancres, chaînes, instruments aratoires, etc.
- Le forgeron qui doit battre le fer a la partie supérieure de son corps et les muscles des bras très-développés. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- À 10 heures j’avais trouvé un calfat, un charpentier et un forgeron, et les réparations commençaient. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- […] : les docteurs du Talmud ne donnaient-ils pas eux-mêmes l’exemple en exerçant, pour assurer leur gagne-pain, les métiers les plus humbles, tels que forgeron, ou savetier, ou fabricant d’épingles, etc. ? — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Le forgeron, qui est aussi maréchal-ferrant, est un homme respecté du village. Il ferre les chevaux, répare les armures du seigneur. Il sait aussi redresser une faux ou fabriquer un soc de charrue, ces outils de fer si précieux. — (Coppin, Brigitte, À la découverte du Moyen Âge, Père Castor Flammarion, 1998)
- Jean Robin (Ad. Sénégal) fut ainsi dépanné un jour par un forgeron maure (un mallem) « qui, alors que je me trouvais en panne dans un village de brousse, parce que la camionnette à gazogène (c'était pendant la guerre) avait un cylindre fendu, le répara à l'aide d'un morceau de théière en étain […]. » — (Bernard Viollier, Les conditions d'exercice du métier, dans La France d'outre-mer (1930-1960), sous la direction de Jean Clauzel, Karthala Éditions, 2003, page 96)
- (Héraldique) Meuble représentant un personnage exerçant le métier du même nom dans les armoiries. À rapprocher de batteur en grange, bûcheron, faucheur, meunier et vigneron.
- De gueules au deux forgerons affrontés martelant avec leur dextre une pièce métallique tenue par une tenaille avec leur senestre sur une enclume, le tout d’argent posé sur une terrasse en fasce du même mouvant des flancs, à la bordure d’or, qui est de la commune de Naintré de la Vienne → voir illustration « armoiries avec 2 forgerons »
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contrefaçon
?- Copie, imitation, fabrication d’une chose au préjudice de son auteur, de son inventeur, de celui qui a le droit exclusif de la faire, de la fabriquer, de la vendre.
- Elle fut longtemps le siège d'imprimeries qui commencèrent par répandre en Europe les œuvres hardies des philosophes et des mécontents français, - et qui sont restées, sur certains points, des ateliers de contrefaçon pure et simple, qu'on aura bien de la peine à détruire. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- La contrefaçon d’un livre, d’une pièce de musique, d’une gravure.
- Être condamné pour contrefaçon.
- Chose contrefaite.
- C’est une contrefaçon.
- Il y a plusieurs contrefaçons de cet ouvrage.
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pardon
?- Action de pardonner une faute, une offense.
- Si l'effort est trop grand pour la faiblesse humaineDe pardonner les maux qui nous viennent d'autrui,Épargne-toi du moins le tourment de la haine,À défaut de pardon, laisse venir l'oubli. — (Alfred de Musset, Nuit d’octobre, 1837)
- Jésus n'a pas été le seul à annoncer le pardon. Çakya-Mouni disait avant lui : "Sois comme le bois de santal qui parfume même la hache qui le coupe". — (Adrien Bertrand, Eugène Brieux (1910).)
- Mais au moment où l’auguste pardon descendait sur elle, un sourire céleste illumina ses traits innocents : le prêtre pensa qu’elle se sentait sauvée et que d’obscures visions séraphiques transparaissaient pour elle sur les mortelles ténèbres de la dernière heure. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éditions J. Corti, 1954, volume 1, page 12)
- Le pardon, c'est donner « par delà », dans la relation. C'est rétablir une relation aimante et valorisante. — (Robert Henckes, Au rendez-vous de Cana, éditions Fidélité, Namur, 1999, page 123)
- Il n’est pas question de pardon. « Seules errances d’amour sont dignes d’un pardon », comme l’écrivait Cervantès. — (Alexandre Duyck et Soazig Quéméner, L'irrésistible ascension : Les dessous d’une présidentielle insensée, Éditions Flammarion, 2017, chapitre 2)
- (Familier) Action de demander le pardon.
- Monsieur Orgon.— Mon cher monsieur, je vous demande mille pardons de vous avoir fait attendre ; mais ce n’est que de cet instant que j’apprends que vous êtes ici.Arlequin.— Monsieur, mille pardons ! c’est beaucoup trop ; il n’en faut qu’un, quand on n’a fait qu’une faute. Au surplus tous mes pardons sont à votre service.Monsieur Orgon.— Je tâcherai de n’en avoir pas besoin. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- Une autre fois, ce confrère (de moins en moins ami) me dit sans rire : « Si Hitler s'était allié aux Juifs, il aurait gagné la guerre. » Ouais, et si ma tante en avait - pardon pour la trivialité -, on l'appellerait mon oncle. — (Portrait(s) de Victor Zigelman, textes et documents réunis et édités par Isabelle Pleskoff, L'Harmattan, 2009, page 128)
- (Droit) (Désuet) Remise de peine.
- Lettres de pardon, lettres que le prince accordait en petite chancellerie, pour remettre la peine de certains délits moins graves que ceux pour lesquels les lettres de grâce étaient nécessaires.
- (Religion) Rémission des péchés, des offenses, indulgence, acte de miséricorde.
- Le Grand Pardon, le jour du Pardon, Yom Kippour, fête que les Juifs célèbrent le 10 du mois tisri, qui correspond à notre mois de septembre ; ils s'abstiennent du travail, comme le jour du sabbat, jeûnent jusqu'au soir, et font profession ce jour-là de pardonner toutes les injures qu'ils ont reçues[2].
- (Histoire) (Au pluriel) Indulgences que l’Église catholique accorde aux fidèles.
- Il est allé gagner les pardons.
- Il a rapporté de son pèlerinage beaucoup de pardons et peu de vertus.
- (Régionalisme) Pèlerinage religieux, surtout en Bretagne ; fête à cette occasion.
- Aux pardons de Runan, de Plouëc, de Brélidy, de Coatascorn, de Trézelan, de Prat, partout où ils allaient, ils étaient les plus beaux, et faisaient crever de dépit les envieux et les jaloux. — (François-Marie Luzel, « Hénora Lestrézec, partie 2 : La folle », dans la Revue de Bretagne et de Vendée, éditée par Arthur La Broderie et Émile Grimaud, 8e année, 2e série, tome 5, Nantes, 1864, page 183)
- Aux fêtes, aux Pardons, ivrognerie générale ; alors on s’abandonne et vous voyez beaucoup de garçons et de filles dans les fossés… Le soir du marché, ils se font la reconduite, etc. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- Qui n'a entendu parler des pardons bretons ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il nous engagea fort à nous détourner de notre direction et à faire une pointe d’un quart de lieue dans les terres pour voir le pardon de Saint-Eugen. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, réédition Le Livre de poche, 2012, page 152)
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ablation
?- (Chirurgie) Action d’amputer un être vivant d’une partie de son corps.
- On constate, en outre, que la chauve-souris peut voler malgré l’ablation d’une notable étendue de la membrane de ses ailes, pourvu que la partie restante corresponde aux espaces interdigitaux. — (Étienne-Jules Marey, « Le Fusil photographique », dans La Nature - Revue des sciences, 1882, page 326)
- Le crapaud a la vie très dure. Il survit plusieurs heures à la décapitation, plusieurs jours à l’avulsion du cœur, quarante jours à l’ablation des poumons, plusieurs semaines à l’amputation du museau en arrière des yeux. — (Jean Rostand, La Vie des crapauds, 1933)
- (En particulier) Action de retrancher du corps une partie morbide. — Note : Les opérations chirurgicales ayant recours à l’incision et à l’ablation sont désignés par le suffixe -tomie.
- Je ne suis d’ailleurs pas amoureux véritablement, et lorsque j’apprends qu’elle doit subir une ablation de la rate, afin de guérir une anémie de Minkowski-Chauffard — ce qui me laisse fier d’avoir posé un diagnostic d’anémie même si ce n’est pas celui de la chlorose des pucelles —, je reporte mon trouble à plus tard. — (Jean-Claude Mouchès, Stéthoscopie, 2020, page 82)
- La tragédienne n’était pas plus poitrinaire que lui. Seulement, elle avait subi jadis une ablation des glandes. — (Marie Colombier, Les Mémoires de Sarah Barnum, 1883)
- (Astronautique, Technique) Action d’un flux de matière ou de rayonnement sur la surface d’un corps, entraînant une perte de substance de celui-ci par décomposition chimique, changement d’état ou érosion mécanique.
- (Par extension) Action d’enlever, de retirer une chose de façon généralement brutale.
- (Horticulture) Suppression soit totale, soit partielle, d’une partie quelconque d’un végétal.
- (Géologie) Action d’érosion d’une surface, matière ; ou le phénomène en lui-même.
- (Glaciologie) Perte de glace subie par un glacier soit par fusion, soit par sublimation.
- (Vieilli) (Linguistique) Retranchement d’une syllabe ou d’une lettre au commencement d’un mot. Il peut s’agir de l’action ou du résultat de celle-ci.
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comparaison
?- Action de comparer, de chercher les ressemblances ou les différences qui peuvent exister entre deux personnes ou deux choses.
- Ce premier mémoire est terminé par des rapprochemens très-ingénieux , qui résultent de la comparaison de la plombagine, de l’anthracite, du charbon et du diamant. — (Extrait de plusieurs Mémoires sur le Diamant; par M. Guyton-de-Morveau, dans la Correspondance sur l'École impériale Polytechnique, Paris : Veuve Courcier, 1814, vol. 2 (janvier 1809-janvier 1813), page 458)
- Faire la comparaison, faire comparaison d’une chose avec une autre.
- Faire la comparaison de deux étoffes, de deux couleurs, de deux odeurs.
- Ce morceau de musique ne soutient pas la comparaison avec tel autre.
- On ne saurait établir de comparaison entre ces deux personnes, entre ces deux choses.
- Cette personne, cette chose ne peut entrer en comparaison avec telle autre.
- Pièce de comparaison, pièce dont l’écriture et la signature sont reconnues pour certaines et que l’on compare à une pièce arguée de faux, pour voir si l’écriture est la même.
- [La commande expr] peut évaluer des expressions arithmétiques, des comparaisons numériques ou de chaînes de caractères, des opérations booléennes, des opérations sur des chaînes de caractères, et des comparaisons de chaînes de caractères avec des expressions régulières. — (Martial Bornet, Expressions régulières, Éditions ENI, 2015, page 239)
- Similitude, se dit de cette figure de style dont les orateurs et les poètes se servent en comparant une chose ou une personne à quelque autre, pour orner le discours ou pour y apporter de la clarté.
- Il y a de belles comparaisons dans Homère.
- Cette comparaison est juste, est ingénieuse.
- Le premier, le second membre d’une comparaison.
- La métaphore n’est qu’une comparaison dont un terme est sous-entendu.
- Rapprochement rapide que l’on fait de deux objets dissemblables, mais entre lesquels on établit par la pensée une certaine analogie.
- Beau comme le jour, Prompt comme l’éclair, Bavard comme une pie sont des comparaisons.
- (Grammaire) Ce qui sert à indiquer un rapport de supériorité, d’égalité ou d’infériorité entre deux ou plusieurs choses, ou entre deux états d’une même chose.
- Degrés de comparaison, le positif, le comparatif et le superlatif.
- Adverbes de comparaison.
- Comparaison de supériorité.
- Comparaison d’égalité.
- Comparaison d’infériorité.
- (Philosophie) Opération de l’esprit qui consiste à rapprocher deux idées pour découvrir leurs rapports.
- Le produit de la comparaison est un jugement.
- (En particulier) (Mathématiques) Détermination du classement relatif de plusieurs éléments (typiquement des nombres) dans une relation d’ordre.
- [La commande expr] peut évaluer des expressions arithmétiques, des comparaisons numériques ou de chaînes de caractères, des opérations booléennes, des opérations sur des chaînes de caractères, et des comparaisons de chaînes de caractères avec des expressions régulières. — (Martial Bornet, Expressions régulières, Éditions ENI, 2015, page 239)
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adaptons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adapter.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adapter.
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génération
?- Action d’engendrer, de produire son semblable.
- Jean Borie, en accord avec Sartre aussi bien qu'avec Foucault, souligne qu’un retournement s’était, à ce propos, opéré depuis le XVIIIe siècle; le désir et la jouissance, que l’on cesse d’exalter en les associant à la génération, se trouvent relégués au nouveau statut d’instinct génésique; dès lors, le coït conjugal se trouve plus étroitement associé à la notion de devoir. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
- (Par extension) Ce qui est engendré, la postérité, les descendants d’une personne.
- Chez tous les animaux dont il a été question précédemment, le concours de deux individus de sexe différent est indispensable pour donner naissance à une nouvelle génération. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, pages 496-519)
- Chaque filiation et descendance de parents à enfants. Statue polychrome qui représente 3 générations : la grand-mère, la mère et l'enfant encore poupon.
- Faites venir des chevaux boulonnais dans le Midi de la France ou en Espagne à la seconde génération vous ne les reconnaîtrez plus. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Une étude portant sur plusieurs générations de rats a montré que le phosphamidon, administré à des doses toxiques pour la mère, influait sur la taille de la portée et sur la viabilité des jeunes rats. — (Résidus de pesticides dans les produits alimentaires, FAO, 1986)
- Dès qu'on le regarde mieux, on retrouve vite chez lui la tare habsbourgeoise qui, comme la lèvre proéminente de la famille se transmet de génération en génération : l'orgueil impérial, la volonté implacable de domination et le fanatisme de l'Allemagne. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, page 60)
- Longtemps encore, la jeune génération du village de Werst croira que les esprits de l’autre monde hantent les ruines du château des Carpathes. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 195-199)
- La Bruche du Pois n'a donc qu'une génération par an, et c'est par conservation en grenier des grains secs bruchés qu'on perpétue ce dangereux insecte. — (André Leroy, Culture des légumineuses potagères : Haricots . Pois, Librairie Hachette, 1941, page 82)
- (Nom collectif) Réunion, collection de tous les hommes du même âge, ou à peu près, qui vivent dans le même temps.
- Dans le grand nombre d’êtres, jetés par le hasard de la vie sociale sur la terre pour y composer une génération, il est des exceptions. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Il avait marié les vieux, baptisé les jeunes, enterré les aïeuls, catéchisé des générations de moutards, […]. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- On affirme trop souvent qu’après la première génération félibréenne et les œuvres de Roumanille, d’Aubanel et de Mistral, la littérature de langue d’oc n'a point soutenu sa valeur, […]. — (Émile Ripert, Le Félibrige, Armand Collin, 1924, page 129)
- La génération actuelle, en effet, ne se contente pas d'utiliser tels quels les procédés légués par le devanciers ; elle les perfectionne […]. — (Chanoine Kir, Le problème religieux à la portée de tout le monde, Paris : imp. des Orphelins d'Auteuil, 1923, réédition 1950, page 19)
- Ces lois de la nature, les écologistes des quelques dernières générations ont pensé qu’on pouvait les formuler en distinguant l’autécologie, la synécologie et la dynécologie. — (Pierre Dansereau, L’envers et l’endroit: le désir, le besoin et la capacité, 1994, page 19)
- Un agrégé, pensa-t-il. Un barbeur qui a dû faire suer des générations d'élèves. Et qui va faire à Londres ses emplettes de shakespearophilie. — (Laurent Carpentier, Les bannis, Éditions Stock, 2015)
- Espace de temps, qui est regardé comme la durée moyenne de chaque génération d’hommes.
- Les juifs originaires d'Algérie, qui ont très tôt bénéficié du décret Crémieux, sont donc tous français depuis des générations et ont une sensibilité très nettement consistoriale (cf. p.315) agrémentée d'un esprit autant yekke (cf. p. 76) que méditerranéen. — (Gilbert Werndorfer, Juifs d'Algérie, Soline éditions, 2003, page 148)
- Prenons, par exemple, une bien courte période de notre histoire, de 1790 à 1820 seulement, c’est-à-dire trente ans, la durée d’une génération. — (Gustave Le Bon, Psychologie des foules, Alcan, 1895, livre II)
- Production.
- Génération des plantes.
- (Sens figuré) (Didactique) Choses qui naissent les unes des autres.
- La génération des idées.
- (Géométrie) Formation par le mouvement.
- On appelle rayon, toute droite CA menée du centre à la circonférence, et diamètre, toute droite DB, qui passe par le centre et qui se termine de part et d'autre à la circonférence. On voit immédiatement par la génération du cercle que tous les rayons sont égaux. — (Cours de mathématiques, par Charles Bossut, membre de l'Institut National des Sciences et des Arts, etc., tome 2, Paris : chez Firmin Didot, an IX, page 7)
- La génération du cône par le mouvement d'un cercle dont le rayon va en diminuant sans cesse jusqu'à zéro, est fondée sur ce que toute section DMEN (fig. 189) par un plan parallèle à la base est un cercle; ce que l'on prouve en menant un plan SM'N' qui passe par l’axe, et qui, par la similitude des triangles SM'N', SMN, SAB et SDE, donne DE = MN , à cause de AB = M'N'. — (P. H. Suzanne, De la manière d'étudier les mathématiques, partie 3 : géométrie, Paris : chez Veuve Courcier, 1810, page 525)
-
mission
?- Charge qu’on donne à quelqu’un, avec pleins pouvoirs pour faire quelque chose.
- Peu de temps après, mon père entre au service de la Compagnie de l’Ouest. Il reçoit mission de construire le chemin de fer du Mans à Angers. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- À peine, dans une halte où se terminait la mission des meneurs de chevaux, je pus remarquer que les gradés qui faisaient le tri des hommes et des chevaux avaient grand’peur des lieux où ils nous envoyaient. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 14)
- Vous accomplissez vite vos missions. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 septembre 2022, page 21)
- Le 7 mai au matin, 151 bombardiers américains reçoivent la mission de détruire les installations ferroviaires de Mohon ; quatre-vingt-cinq réussissent à larguer tout ou partie de leurs mortelles cargaisons : […]. — (Gérald Dardart, Les Ardennes dans la guerre, 1939-1945, De Borée, 2008, page 357)
- (Par extension) But de son action.
- Pierre Giffard est présenté de nos jours comme le vulgarisateur de la bicyclette. Il ne faut pourtant pas oublier le rôle capital de son prédécesseur, Marinoni, qui lui s'était donné pour mission de populariser et développer la bicyclette. — (Jacques Lablaine, L'auto-vélo: le journal précurseur du Tour de France, L'Harmattan, 2010, page 9)
- (Religion) Compagnie de prêtres, séculiers ou réguliers, envoyés dans des pays lointains pour la conversion des infidèles.
- Un soir, l’évêque l’avait invité pour dîner, en présence de quelques vétérans des missions indigènes. Il y avait autour de la table Antonio Riva, qui arrivait du pueblo de Taos, Jean-Baptiste Olliergue, Alfonso Marina, Bernardin Ollas d’Isleta, le père Aristide, et trois autres dont Morange avait oublié le nom. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, 2018)
- On fonda une nouvelle mission au Japon.
- Pays de mission.
- (Religion) (Par métonymie) Chacune des maisons où demeuraient les pères de la mission.
- Il est allé à la mission.
- Il est en retraite à la mission.
- (Par analogie) Lieu de vie collective (forcée ou non) organisé par une institution et se donnant (légitimement ou non) une mission éducative.
- De cette mission où elle serait instruite et éduquée, Wanda ne vit d’abord qu’une clôture plus haute et apparemment bien plus solide que celle de la réserve. — (Madeleine Mansiet-Berthaud, Wanda, Presses de la Cité, 2017, page 43)
- (Religion) Suite de prédications, de catéchismes et de conférences que les missionnaires diocésains font en quelque endroit pour l’instruction des chrétiens.
- Prêcher la mission.
- La mission a duré deux mois.
- BOU-MEDFA....MISSION. - M. l’abbé Raymond nous fait savoir que l’ouverture de la MISSION aura lieu le dimanche 24 avril à la messe de 10 heures. Elle sera prêchée par le père Quillard, rédemptoriste., — (L’Echo d’Alger du 22/04/1932, n° 8231, page 8, colonne 2)
- (Par extension) Les missionnaires eux-mêmes.
- Une mission est arrivée dans la ville.
- Envoi d’une ou de plusieurs personnes pour un but scientifique, militaire ou politique.
- Rappelons qu’aucune des nombreuses missions spatiales américaines n’a rapporté d’inexplicables observations d’ovnis. — (Louis Dubé, Tourisme interstellaire envahissant, dans Le Québec sceptique, n°70, p. 33, automne 2009)
- Les idéogrammes, kanji, furent introduits au Japon vers le Ve siècle par les Chinois au cours d’échanges de missions entre les deux nations. — (Reïko Shimamori, Grammaire japonaise systématique, Paris, Jean Maisonneuve, mars 2000, 2e édition, page XI)
- Il n’empêche, la situation est limpide, je suis en mauvaise posture pour une bonne cause. C’est une mauvaise posture franchement honorable pour un chef de mission diplomatique, puisque je suis critiqué pour avoir expliqué la ligne de mon institution sur le dossier des droits de l’homme. — (Marc Pierini, Télégrammes diplomatiques: Voyage au cœur de la politique extérieure de l’Europe, Éditions Actes Sud, 2010)
- Mission archéologique. - La mission Marchand. - Mission diplomatique.
- (Diplomatie) Nom donné à la représentation d’un État auprès d’une organisation dont il n’est pas membre.
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restons
?- Première personne du pluriel du présent de l’indicatif de rester.
- Première personne du pluriel de l’impératif de rester.
-
proposition
?- Action de proposer, de soumettre à un examen, à une délibération.
- Favrolles prend la parole. Son vide intérieur, son inconscience braillarde se masquent sous l'énergie de ses propositions. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- (Spécialement) (Par ellipse) Proposition de loi.
- Chose qui a été proposée.
- La proposition de ce député a été prise en considération.
- Il a retiré sa proposition.
- (En particulier) Chose proposée pour arriver à la conclusion d’une affaire ou à un arrangement.
- Le résultat de cette proposition conciliatrice fut que les deux jeunes gens […] se prirent par le bras, et, ajustant leurs épées, se dirigèrent vers la porte de l’hôtellerie, sur le seuil de laquelle se tenait l’hôte. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Tout ce qu'il entendait autour de lui, les tuyaux refilés d'une oreille à l'autre, les vaines discussions d'intérêts sordides, les propositions abracadabrantes, lui occasionnaient parfois des nausées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- proposition raisonnable, satisfaisante, absurde, ridicule.
- Faire des propositions à quelqu’un.
- Propositions de paix, d’accommodement, de conciliation.
- Expression d’une idée, affirmation ou la négation de quelque chose.
- […], ils formulèrent la proposition suivant laquelle l’obéissance au souverain, bon ou mauvais, était préférable à la fitna (anarchie, désordre). Ce qui équivalait à la consécration formelle du quiétisme politique de l’islam. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 93)
- proposition universelle, générale, particulière.
- proposition hasardée.
- proposition insoutenable.
- Soutenir une proposition.
- Condamner une proposition.
- Censurer une proposition.
- proposition en matière de foi.
- (Grammaire) Membre de phrase composé essentiellement d’un sujet et d’un verbe et accessoirement d’un complément ou d’un attribut.
- Le terme de proposition remonte aux grammaires logiques où il désignait toute construction minimale porteuse d'un jugement : l'association d'un sujet (ce dont on dit quelque chose) et d'un prédicat (ce que l'on dit du sujet). Ainsi les grammairiens de Port-Royal analysaient la phrase « Dieu invisible a créé le monde visible » en trois propositions : Dieu a créé le monde — Dieu est invisible — Le monde est visible. Progressivement, la notion de proposition s'est confondue avec celle de phrase pour désigner l'unité syntaxique et prédicative combinant un sujet grammatical et un groupe verbal. — (Martin Riegel et alii, Grammaire méthodique du français, 1994)
- Ce La Fontaine qui me prouvait qu’il existe des propositions dont le verbe est au participe : Marché fait, les oiseaux forgent une machine. Ce Corneille qui me fournissait un exemple de propositions principales juxtaposées : J’ai fait ce que j’ai dû, je fais ce que je dois, tandis que Victor Hugo m’offrait un modèle d’indépendantes juxtaposées :Esclave, apporte-moi des roses !Le parfum des roses est doux ! — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 74)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
- Un cahier de grammaire m’apprend que la proposition indépendante était dite absolue, la principale pouvait s’appeler aussi primordiale alors que la subordonnée se satisfaisait de secondaire. La nomenclature grammaticale a quelque peu évolué depuis, mais à force de nuances, est-elle devenue plus claire ? — (Édouard Bled, Mes écoles, Robert Laffont, 1977, page 128)
- (Logique) Énoncé doué d’une valeur de vérité, généralement le vrai ou le faux.
- Une phrase impérative ou interrogative n’est pas une proposition logique.
-
abritons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abriter.
- Première personne du pluriel de l’impératif présent du verbe abriter.
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accointerons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe accointer.
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trahison
?- Action d’une personne qui trahit.
- Gaubertin crut à quelque trahison de Soudry, comme Lupin et Soudry se crurent joués par Gaubertin ; mais la déclaration de command les réconcilia. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre sixième)
- Cette trahison se colore de grands mots. Aimer son pays c’est toujours, selon l’opinion régnante, aimer la gloire, la richesse, et le pouvoir. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 236)
-
abouchons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe aboucher.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe aboucher.
-
administration
?- Action d’administrer ; direction ou conduite des affaires publiques ou particulières.
- Il me semble que l’administration d’un grand peuple peut être comparée à une chaîne immense. Si chacun des anneaux n’est pas proportionné au poids qu’il supporte, la chaîne se brise… — (Anonyme, Brésil. - situation financière, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Mais New York ne copiait aucun peuple pour le désordre et le gâchis de son administration intérieure, un désarroi, grâce auquel des quartiers entiers échappaient à toute loi, devenaient impénétrables aussitôt que des batailles et des tueries de rue à rue y éclataient. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 210 de l’édition de 1921)
- Enfin, en pays de droit écrit, au moins après la renaissance du droit de Justinien, la femme pouvait avoir des paraphernaux dont elle gardait la propriété, la jouissance et même l’administration, […]. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e édition, 1956, page 189)
- Pierre Savary avait au surplus l’administration des fiefs de Boutervilliers et de la Grimbardière, dévolus à ses enfants sur la succession de sa femme. — (Jean-Claude Waquet, Les Grands maîtres des eaux et forêts de France de 1689 à la Révolution, Genève & Paris : Droz, 1978, page 128)
- (Par extension) Période de cette direction des affaires.
- Pendant la longue durée de son administration il avait amassé une fortune considérable, si considérable, en effet, qu’un jour le gouvernement chérifien jugea le moment venu de s’en emparer. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 44)
- Corps des fonctionnaires chargés collectivement de quelque partie de l’administration publique.
- En Angleterre la séparation est complète entre l’administration locale et l’administration centrale. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, tome 1, 1829)
- Yasmina entendait tous les Arabes des environs se plaindre d’avoir à payer des impôts écrasants, d’être terrorisés par l’administration militaire, d’être spoliés de leurs biens. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- L’administration romaine était extrêmement dure pour tout homme qui lui semblait susceptible de troubler la tranquillité publique et surtout pour tout accusé qui bravait sa majesté. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre vi, La Moralité de la violence, 1908, page 260)
- […] les landes à Bruyères déjà troublées dans leur évolution naturelle par des plantations de Bouleaux, le seront plus encore lorsque dans un avenir prochain l’administration forestière aura enrésiné par des plantations d’Épicéa le plateau tourbeux d’Ecromagny […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, page 133)
- (Absolument) Un de ces corps administratifs.
- Il est en procès avec l’administration.
- Un bâtiment accueillant un de ces corps administratifs.
- Il s’est rendu à l’administration des eaux et forêts.
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façon
?- Action de faire ; usité en ce sens seulement avec la préposition de, dans le style familier, et signifiant « par le fait de quelqu’un, par son œuvre ».
- Il doit lancer contre elle un trait de ma façon. — (François Tristan L’Hermite, La Mariane, II, 3)
- Ce héros de ma façon sort un peu des règles de la tragédie […] — (Pierre Corneille, Examen de Nicomède)
- Je disais, en voyant des vers de sa façon […] — (Molière, Le Misanthrope, I, 2)
- Les uns ne voulaient point de Dieu ; les autres nous en donnaient un de leur façon […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le jeudi après les Cendres sur la vérité de la religion, 3)
- […] mais les œuvres de notre choix, nous nous y prêtons avec complaisance ; c’est un joug de notre façon, qui ne nous blesse jamais […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le mercredi de la troisième semaine de Carême : Du véritable culte, 2)
- Ce n’est pas là une imagination qui se joue, et qui substitue à la véritable idée des choses un fantôme de sa façon […] — (Jean-Baptiste Massillon, Oraison funèbre de messire de Villeroy, archevêque de Lyon, 1)
- Oui, mon père est comme tous les pères, ce que je n’avais pas su voir jusqu’ici ; avec infiniment plus d’esprit et même de sentiment qu’un autre, il n’en veut pas moins me rendre heureux à sa façon et non à la mienne. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Il ne put pas résister à l’envie de leur jouer une comédie de sa façon qui lui donnerait quelques instants d’agrément. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Manière ; sorte.
- Après la Coupe du monde de 2022, l’humanité entière fut gagnée par la fièvre du ballon rond et ce sport s’imposa comme la meilleure façon de régler les problèmes internationaux. — (Bernard Werber, « Du pain et des jeux », dans L'Arbre des possibles et autres histoires, Éditions Albin Michel, 2002)
- […] au lieu que, revenant à examiner l’idée que j’avais d’un Être parfait, je trouvais que l’existence y était comprise en même façon qu’il est compris en celle d’un triangle que ses trois angles sont égaux à deux droits, ou […] — (René Descartes, Discours de la méthode, IV, 5)
- […] et qu’ils sont tellement accoutumés à ne rien considérer qu’en l’imaginant, qui est une façon de penser particulière pour les choses matérielles, que tout ce qui n’est pas imaginable leur semble n’être pas intelligible. — (René Descartes, Discours de la méthode, IV, 6)
- Et de quelle façon punissez-vous l’offense,si vous traitez ainsi les vœux de l’innocence ? — (Pierre Corneille, Horace, III, 1)
- […] sans dessein de justifier la façon dont je l’ai fait parler [Chimène] français. — (Pierre Corneille, Le Cid, Avertissement)
- La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne. — (Pierre Corneille, Le Menteur, I, 1)
- Et, de quelque façon que l’on me considère. — (Pierre Corneille, Cinna, I, 2)
- De la façon enfin qu’avec toi j’ai vécu. — (Pierre Corneille, Cinna, V, 1)
- Et de quelle façon est-ce écouter des vœuxQu’obliger un amant à travailler contre eux ? — (Pierre Corneille, Pertharite II, 2)
- Monsieur le mort, laissez-nous faire ; on vous en donnera de toutes les façons ; il ne s’agit que du salaire. — (Jean de la Fontaine, Fables, livre VII, 11 (Le Curé et le mort))
- On obtient tout de moi quand on s’y prend de la bonne façon. — (Molière, Les Précieuses ridicules, 8)
- […] Et qu’enfin tout le mal, quoique le monde glose,n’est que dans la façon de recevoir la chose […] — (Molière, L’École des femmes, IV, 8)
- La vilaine façon de parler que voilà ! — (Molière, Le Mariage forcé, 16)
- Hélas ! De la façon qu’il parle, serait-il bien possible qu’il ne dît pas vrai ? — (Molière, Le Malade imaginaire, I, 4)
- Il semble, de la façon que vous parlez, que la vérité dépende de notre volonté. — (Blaise Pascal, Les Provinciales, 8 (Maximes corrompues des casuistes…), 28 mai 1656)
- Ma santé est détestable, mais je suis heureux autant qu’un vieux malade peut l’être. Votre façon d’être heureux est d’une espèce toute différente. — (Voltaire, Correspondance, année 1767 : À M. de Chabanon, 20 novembre)
- […] car, quand il s’agit de faire parler les passions, tous les hommes ont presque les mêmes idées ; mais la façon de les exprimer distingue l’homme d’esprit d’avec celui qui n’en a point […] — (Voltaire, Marianne, Préface)
- Si c’était pour négocier la paix, il viendrait ici faire une bonne œuvre ; car nous en avons grand besoin, à la façon dont nous faisons la guerre. — (Jean le Rond D’Alembert, Correspondance de Frédéric [le Grand] avec d’Alembert, 30 juillet 1781)
- Que tous ces impôts qu’on lève sur nous en tant de façons vont en leur poche [des courtisans] et non pas dans celle du roi. — (Paul-Louis Courier, Aux âmes dévotes de la paroisse de Véretz, 1821)
- La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne : (Proverbial) On ajoute au prix de ce qu’on donne par l’amabilité avec laquelle on le donne.
- C’était une façon de parler : Ce que je dis, ce qu’il dit ne doit pas être pris à la lettre, à la rigueur.
- Travail de l’artisan qui a fait quelque chose.
- Il peut y ajouter [à une matière] des couleurs et de la façon par le dessus, mais non pas lui donner aucune bonté intérieure. — (Jean-Louis Guez de Balzac, De la cour, 2e discours)
- Tout montre combien la façon de l’ouvrier surpasse la vile matière qu’il a mise en œuvre […] — (Fénelon, Démonstration de l’existence de Dieu, 1712, page 29)
- […] il finit en m’assurant qu’il en connaissait un [tailleur] qui avait des mœurs, qui se contentait de ses façons, sans escamoter le moindre morceau de drap, et qui me servirait bien. — (Alain René Lesage, Histoire de Guzman d’Alfarache, VI, 1)
- Nos têtes seraient mal de la façon de l’Auteur de notre être : il nous les faut façonner au dehors par les sages-femmes, et au dedans par les philosophes. — (Jean-Jacques Rousseau, Émile, I)
- Venu à sa dernière façon : Achevé.
- Un livre parvenu à sa dernière façon. — (Desfontaines, Mémoires de Trévoux)
- Manière propre d’un écrivain, d’un artiste.
- La seconde façon d’un auteur est la critique de la première […] — (Olivet, Histoire de l’Académie françoise, tome II, XIV (Olivier Patru))
- On dit dans le même sens façon de faire.
- Eh bien ! Un jeune-homme doit-il être le copiste de la façon de faire de ces Auteurs ? — (Pierre de Marivaux, Le Spectateur françois, VII)
- (Familier) Air, mine, maintien, port d’une personne.
- Un homme, une femme de bonne façon.
- Avoir bonne façon, mauvaise façon.
- Monsieur un tel a fort bonne façon.
- Certes, ou je me trompe, ou déjà la victoire, qui son plus grand honneur de tes palmes attend, est aux bords de Charente en son habit de gloire pour te rendre content ; que sa façon est brave et sa mine assurée ! — (François de Malherbe, II, 12)
- Comme il continuoit cette vieille chanson,Voici venir quelqu’un d’assez pauvre façon. — (Mathurin Régnier, Satires, VIII (L’Importun, ou le Fâcheux))
- Sa mine, ses façons, tout me le rend suspect. — (Hauteroche, Les Bourgeoises de qualité, IV, 9)
- Bien fait et beau, d’agréable façon. — (Jean de la Fontaine, Aveux)
- Étonné d’un tel discours, selon lequel tous les péchés de surprise, et ceux qu’on fait dans un entier oubli de Dieu, ne pourraient être imputés, je me tournai vers mon janséniste, et je connus bien, à sa façon, qu’il n’en croyait rien. — (Blaise Pascal, Les Provinciales, 4 (De la grâce actuelle))
- (En particulier) Pour manière cérémonieuse et gênante de témoigner ses égards, sa politesse, sa circonspection, sa retenue.
- Recevoir, traiter quelqu’un sans façon.
- J’en use sans façon avec vous.
- Il m’a accordé cela sans façons.
- Assieds-toi, Camille. Tu sais bien qu'il n'est pas besoin de façons entre nous ... — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VII, Gallimard, 1937)
- À force de façons il assomme le monde. — (Molière, Le Misanthrope, II, 5)
- Mon Dieu, que de façons ! Gardez la bague puisque monsieur le veut. — (Molière, L’Avare, III, 12)
- Familièrement.
- Ne faites point tant de façons, ou, simplement, point tant de façons : Faites, sans plus de cérémonies, la chose dont il s’agit.
- Point de façon, je vous conjure ;Entrons vite dans la maison. — (Molière, Amphitryon, III, 6)
- (Au pluriel) Manières propres à une personne, de ses actions, de ses procédés.
- […], je vénère Faulkner et je ne peux oublier qu’en vérité c’est un pochetron, un pochetron honteux qui se cachait sous des façons collet monté. — (Pierre Michon, Le Roi vient quand il veut : Propos sur la littérature, Albin Michel, 2007)
- Cette femme a des façons fort engageantes.
- Vos façons ne me conviennent point.
- Peu d’amis la regrettèrent, ses façons étant d’une hauteur qui éloignait. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Avec vos façons de juges et de tortionnaires, et malgré l’intérêt que chacun de vous peut avoir dans la réussite de l’entreprise commune, vous êtes au fond des braves gens qui n’oseriez jamais me faire mourir. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Au pluriel) Manières affectées ; ton.
- C’est une femme pleine de façons.
- Croyez-moi, celles qui font tant de façons n’en sont pas estimées plus femmes de bien […] — (Molière, La Critique de l’École des femmes, 3)
- Je pourrais vous demander encore si ce ne sont pas ici les façons du rang et de la naissance, plutôt que des besoins réels et effectifs ? — (Jean-Baptiste Massillon, Premier sermon pour le mercredi des Cendres : Sur le jeûne)
- Se dit également quelquefois des difficultés qu’une personne fait de se déterminer à quelque chose.
- Il fait des façons pour accepter ce présent.
- Il y fit d’abord quelques façons, puis il céda.
- Que signifient toutes ces façons ?
- Qu’elle y fait de façons ! — (Pierre Corneille, Le Menteur IV, 6)
- Votre plus court sera, madame la mutine,D’accepter sans façon l’époux qu’on vous destine. — (Molière, Sganarelle, ou le Cocu imaginaire, 1)
- Ah ! Je vous entends, voilà l’affaire, que diable, pourquoi tant de façons ? Monsieur, le mystère est découvert, et… — (Molière, L’Amour médecin, I, 3)
- Que de sottes façons et que de badinages ! — (Molière, Mélicerte, I, 3)
- Sa femme fit quelque peu de façons,N’ayant le temps d’en faire davantage. — (Jean de la Fontaine, Contes, III, 3 (Les Rémois))
- Ils ne font point tant de façons pour se marier. — (Marquise de Sévigné, 126)
- On dit que cette dernière [une dame] est repoussée [n’est pas faite dame d’honneur de la Dauphine], parce qu’elle a fait trop de façons et trop de propositions. — (Marquise de Sévigné, 397)
- Hé ! Faut-il tant tourner autour du pot ? […] Pour moi, je ne sais point tant faire de façon […] — (Jean Racine, Les Plaideurs, III, 3)
- Ce ne fut pas sans beaucoup de façons qu’il y consentit […] — (Antoine Hamilton, Mémoires de Grammont, 3)
- Mon cher capitaine, vous qui êtes jeune, riez des barbons qui font des façons à la porte du néant. — (Voltaire, Lettres en vers et en prose, 160 (À M. Dupuits), 23 décembre 1768)
- (Au pluriel) Se dit des manières, des procédés dont on use.
- Madame de Monaco mène cette affaire ; est est très bien chez Monsieur et chez Madame, dont elle est également aimée ; on est seulement un peu fâché de lui voir faire quelquefois à cette Madame-ci les mêmes petites façons qu’elle faisait à l’autre : il y a encore eu quelque petite chose, mais cela ne s’écrit point. — (Marquise de Sévigné, Lettre 163, À la même, 21 octobre 1673)
- On dit que voilà comme il faudrait vivre dans le monde et non pas comme tels et telles à qui la dévotion a gâté l’esprit, et qui décrient la véritable piété par des façons sauvages et des singularités indiscrètes. — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le jeudi de la deuxième semaine de Carême: Le Mauvais Riche)
- J’avais des grâces et de petites façons qui n’étaient point ordinaires. — (Pierre de Marivaux, Marianne, 1ère part)
- […] Thaïs, vous êtes un insolent, je ne suis point faite à ces façons-là. — (Claude Henri de Fusée, abbé de Voisenon, Le Sultan Misapouf et la princesse Grisemine : Histoire de la sultane Grisemine)
- Soin, attention, circonspection.
- Cela ne mérite pas qu’on apporte tant de façons.
- J’en savais assez déjà pour juger qu’on ne fait pas tant de façons à la réception d’un laquais. — (Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, 1782-1789, Livre III)
- La comtesse : Quoi ! Suzon, il voulait te séduire ? - Suzanne : Oh que non ; monseigneur n’y met pas tant de façon avec sa servante ; il voulait m’acheter. — (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, II, 1)
- (Par analogie) Apparence de certaines choses.
- Pour le faumage façon « ricotta », mixez les ingrédients jusqu'à obtenir une consistance relativement lisse. Goûtez afin d'ajuster l'assaisonnement. — (Lloyd Lang, Une journée dans mon assiette Vegan, Éditions Hachette Cuisine, 2019, page 170)
- Ce rôti, cet habit a bonne façon, mauvaise façon.
- C’est une façon de bel esprit, c’est une façon de brave, etc. : (Familier) Se dit de quelqu’un qui a quelque chose du bel esprit, du brave, etc., et qui n’en a guère que l’apparence.
- (Droit, Histoire) Travail d’un greffier pour dresser un arrêt.
- La façon d’un arrêt.
- (Économie, Politique) Chacune des opérations destinées à créer ou à accroître l’utilité d’un produit ; ou chaque degré d’élaboration d’un produit accompli par un producteur différent.
- Toutes les fois qu’une façon ne contribue pas à créer, ou bien à augmenter la valeur d’un produit, elle n’est pas productive. — (Jean-Baptiste Say, Épitome des principes fondamentaux de l’économie politique : façons productives)
- Toutes ces différentes ventes, tous ces achats […] ont été nécessaires pour que le coton du Brésil fût porté en robes de toile peinte ; ce sont autant de façons productives données à ce produit ; et plus ces façons auront été rapides, plus cette production se sera faite avec avantage ; mais si, dans une même ville, on achetait et vendait, plusieurs fois, une année durant, la même marchandise sans lui donner une nouvelle façon, cette circulation serait funeste au lieu d’être avantageuse, et augmenterait les frais au lieu de les épargner. — (Jean-Baptiste Say, Traité d’économie politique, livre I, chapitre 16, 1819)
- (Agriculture) Opération qui a pour but le travail, l’ameublissement de la terre.
- […] ce qui le portera non seulement à bien cultiver ses possessions et à les mettre en état de rendre tout ce qu’on en peut attendre quand elles ont eu toutes les façons nécessaires […] — (Vauban, Les Oisivetés de Monsieur de Vauban : Projet de dîme royale)
- Après le déchaussage, il a été créé une cuvette de la profondeur du labour ou du sillon de même profondeur sur toute la ligne. Cette façon est donnée à la main, à la sape (houe pleine) ou à la picole (houe triangulaire), ou avec des râteaux spéciaux à dents courtes et triangulaires. — (Le Progrès agricole et viticole, volume 119, n° 1-26, 1943, page 28)
- Donner une façon à la vigne du Seigneur : (Sens figuré) Travailler à la propagation de doctrines qu’on juge bonnes.
- Il [le patriarche de Ferney : Voltaire] est mieux, et j’espère qu’il pourra encore, comme il le dit, donner quelque façon à la vigne du Seigneur. — (Jean le Rond D’Alembert, Correspondance avec le roi de Prusse, 9 avril 1773)
- (Désuet) L’enfant fait à une femme. — Note : on utilisait la forme de la façon de.
- Mais, monsieur, entre nous, quand de votre façon,Vous aurez, s’il se peut encor, garçon ou fille […] — (Jean-François Regnard, Le Distrait, I, 4)
- […] la princesse Honoria, sœur de Valentinien III, lui proposa de l’épouser. Elle lui envoya son anneau pour gage de sa foi ; mais avant qu’elle eût réponse d’Attila, elle était déjà grosse de la façon d’un de ses domestiques. — (Voltaire, Essai sur les mœurs, 11)
- (Désuet) (Bijouterie) Ornement broché à l’extrémité des coins d’une paire de bas.
- (Au pluriel) Les apprêts que l’on fait subir à certains objets pour les employer.
- Les mets seraient servis sans ordre, l’appétit dispenserait des façons […] — (Jean-Jacques Rousseau, Émile, IV)
- […] la moitié des équipages reste à terre pour donner à la Morue les façons dont elle a besoin. L’autre moitié s’embarque sur les bateaux. — (Abbé Raynal, Histoire philosophique et politique des établissemens & du commerce des Européens dans les deux Indes, XVII, 13)
- (Au pluriel) (Marine) Les courbes données à la carène, à l’avant, à l’arrière d’un bâtiment.
- Les façons d’un bâtiment.
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cresson
?- (Botanique) (Cuisine) Plante de la famille des Brassicacées dont l’espèce la plus connue pousse dans les eaux vives et se mange ordinairement en salade ou avec du rôti (→ voir cresson de fontaine).
- Mais les antipathies qui résultent d’affinités contrariées ont été fort heureusement notées quand elles se rencontraient en des hommes célèbres. Ainsi Bayle éprouvait des convulsions en entendant jaillir de l’eau. Scaliger pâlissait en voyant du cresson. Érasme avait la fièvre en sentant du poisson. Ces trois antipathies procédaient de substances aquatiques. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
- Pour que le cresson pousse, il n’y a point besoin d’un climat spécial : c’est une plante qui s’accommode sans souffrir d’une température même rigoureuse l’hiver. — (Cultivez le cresson de fontaine : la santé du corps, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, Éditions La Terre nationale, page 28)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.