Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ablette
Que signifie "ablette" ?
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- (Ichtyologie) Espèce de petit poisson osseux d'eau douce, de la famille des cyprinidés, souvent argenté et comestible pour l’être humain.
- Les poissons qu'on trouve dans la Charente sont la tanche, la truite, l’anguille, la plie, le barbeau, le chabot, l’âton, le dard, la brème, le goujon, l’ablette et l’écrevisse. Ceux qui remontent de la mer sont la lamproie, le meuil, qui s'arrêtent le plus ordinairement à Jarnac; la gathe, et rarement l’alose. — (J.-P. Quénot, Statistique du département de la Charente, Paris : chez Deterville & Angoulème : chez Trémeau & Cie & chez J. Broquisse, 1818, page 6)
- Nous eûmes bientôt dépassé Cacin, où nous traversâmes à gué un joli torrent de quelques pouces de profondeur, dont les eaux claires papillotaient sur le sable comme des ventres d’ablettes, et se précipitaient comme une avalanche de paillettes d’argent sur le penchant rapide de la montagne. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- L’imitation de la perle se fabrique avec les écailles de l’ablette, pilées et réduites en une sorte de bouillie qu’un ouvrier tourne et retourne sans trêve. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- Assis sur la planche à l’arrière, le vieux Dominique faisait décrire à sa barque des courbes lentes. Puis il jetait dans l’eau des poignées de son et de chènevis. De grandes traînées blanches filaient à la surface ; les coques légères des grains de chènevis se dispersaient en une poussière grise. Bientôt des ablettes attirées, montant des profondeurs, trouaient la nappe de leur frétillement léger, de leur pullulement innombrable. Pareille aux insectes sortis de la terre à la fin d’une journée chaude, toute cette vermine de la rivière grouillait, tournoyait, happait les menus débris emportés au fil de l’eau. — (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907)
- Alentour, ce pays, que j’aime déjà, réunit l’âpreté d’un midi de mistral, les pins bleus de l’est, et du haut de la terrasse de gravier, on voit luire, très loin, une froide rivière, argentée et rapide, couleur d’ablette. — (Colette, La Retraite sentimentale, 1907)
- Les poissons commençaient à sortir. Ils arrivaient dans « la poêle », un petit réservoir peu profond et barré à son extrémité par un grillage assez fin. Les premiers qui vinrent furent les ablettes ; elles arrivaient vivement par bandes nombreuses et puis, une fois dans cette eau déjà trouble de la poêle, elles semblaient reconnaître qu’elles avaient pris un faux chemin et s’efforçaient de remonter par le bondon. Mais le courant, trop fort, les ramenait et elles se mettaient à circuler éperdument. Après elles, vinrent les gardons, puis les brèmes. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- L’essence d’orient qui servait à fabriquer de la fausse nacre et des fausses perles, était extraite des écailles des Ablettes. Il en fallait environ 40 kg pour extraire un quart de litre d’essence ! — (Site du Strasbourg Université Plongée)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ablette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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amusette
?- (Familier) Petit amusement.
- Les poupées sont des amusettes d’enfants.
- Le bonheur..., le plaisir..., le rêve...., la poésie…, dit-il. Heu...! Belles choses, c'est vrai… Jolies amusettes pour les Athéniens du temps d'Alcibiade, pour les Florentins du temps des Médicis…. Mais est-ce bien là ce qu'il y a de meilleur, de plus haut...? Est-ce bien là le but de la vie...?. — (Édouard Rod, Reflets d’Amérique (1905).)
- Dans l'Antiquité, le roman n'occupe qu'une place inférieure. C’est une amusette, ingénieuse parfois sous la plume de rhéteurs comme Lucien et Apulée, mais une amusette. — (Pierre Mille, Le roman français (1930).)
- Vous pensiez que mon amour pour Jacques de Fleurville n’était qu’une amusette, dont peut-être en vous-même vous déploriez l’inconséquence. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 347-348.)
- Hé les gars, vous êtes des amusettes hein! — (Armand Bottequin, Subtilités et délicatesses de langage, 1946)
- Sorte d’arme à feu.
- Babiole, bricole, petit jouet.
- Un amendement du Gouvernement est venu compléter l’interdiction du bisphénol A dans les jouets et les amusettes à travers la fixation par un arrêté du ministère de la santé d’une limite de concentration (ou limite de migration). — (Dorothée Laperche, « Projet de loi santé : les sénateurs réintroduisent la notion d’exposome », article publié le 23 septembre 2015 sur www.actu-environnement.fr)
- (Belgique) Personne qui s’amuse continuellement, qui fait le pitre.
- AMUSETTE, n.f., Wall., Brux., Personne qui est dissipée, qui s'amuse à des bagatelles, qui se laisse retarder par un rien : Cet enfant ne réussira pas, c'est une amusette. Jean rentre toujours très tard, c'est une amusette. — (Albert Doppagne , Régionalismes lexicaux de Belgique, Éd. Conseil international de la langue française, 1979)
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houlette
?- Bâton que porte un berger et au bout duquel est une plaque de fer faite en forme de gouttière, pour jeter des mottes de terre aux moutons qui s’écartent et les faire revenir.
- En parlant ainsi, il fit tourner sa lourde hallebarde pardessus sa tête, avec autant de facilité que l’eût fait un berger avec sa houlette. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Il lui semblait voir et entendre la Pucelle dans toute la rudesse du langage rustique qu’elle devait avoir avant de quitter la houlette pour le glaive. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- La Guerliche, qui ramassa prestement chapeau, panetière, houlette et manteau, s’en affubla, rassembla les moutons et revint au village. — (Charles Deulin, Les Muscades de la Guerliche)
- Mademoiselle, rondelette et nantie d'une houlette à rubans, ne sort jamais qu’avec son père par les sentiers où les précèdent l'âne, la chèvre et les chiens, tandis que la mère ivre morte dort dans la cuisine où se tiennent les maîtres. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 338)
- (Sens figuré) Symbole de l’état de berger, de pasteur.
- Vous vous promenez dans le monde avec votre pauvre humble sourire, qui demande grâce, une torche au poing, que vous semblez prendre pour une houlette. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 161)
- Si elle a bien compris monsieur le Curé, il faut agir auprès des âmes comme un chien de berger, regrouper les brebis égarées sous la houlette du Bon Pasteur, et sans tarder. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Jardinage) Ustensile dont on se sert pour lever de terre les oignons de fleurs.
- (Par analogie) (Art) Instrument en forme de pelle ou de spatule.
- (Vieilli) (Liturgie) Crosse d'un évêque[3].
- (Prestidigitation) Tour de prestidigitation où une carte semble se lever seule d’un paquet de cartes égalisées.
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bandelette
?- Élément en forme de petite bande.
- Tout au fond à gauche, une bandelette d’un azur plus foncé, ébréchée çà et là, indique une chaîne de montagnes, les Vosges sans doute. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 79)
- Petite bande avec laquelle on entoure et on lie quelque chose.
- […], et elle enroula tout autour une bandelette verte trois fois croisée afin d'en exalter les reflets par la soie. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- […] ; deux bandelettes serrant ses cheveux ondés sont prises sous l’étole et vont s’entrecroiser par-derrière à la chute des reins. — (Gustave Flaubert & Maxime du Camp, Nous allions à l'aventure par les champs et par les grèves, 1886, rééd. Le Livre de Poche, 2012)
- Petite bande dont les prêtres païens se ceignaient le front ou qui servaient à orner les victimes.
- Les bandelettes sacrées.
- (Architecture) Petite moulure plate et unie, plus étroite encore que la plate-bande.
- (Antiquité) Bande de tissu qui entoure les momies égyptiennes.
- Le manuscrit trouvé sur le corps de Pétéménon, fils de Cléopâtre, était placé entre les premiers tours des bandelettes, mais de manière à être visible lorsqu'on ôtait le couvercle du sarcophage peint qui renfermait la momie proprement dite. — (Frédéric Cailliaud, Voyage à Méroé, au fleuve Blanc, au-delà de Fâzoql, t.4, 1827, page 27)
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athlète
?- Sportif qui combattait à la lutte ou au pugilat, dans les jeux solennels de l’ancienne Grèce.
- Les combats d’athlètes.
- (Athlétisme) Personne qui pratique l’athlétisme.
- Les règles du sprint en athlétisme stipulent depuis 2002 que, si un athlète quitte les starting blocks en moins de 100 ms (0,1 s) après le coup de feu, il sera sanctionné d'un faux départ. — (Alexandre Dellal, De l'entraînement à la performance en football, De Boeck, 2008, page 374)
- (Par extension) Sportif de haut niveau, qui participe à une compétition.
- Un athlète ne peut arriver en compétition très motivé s’il n’a jamais été mis à l’épreuve. — (Sénèque)
- Une variante particulière du gène DCP, qui code pour l’enzyme de conversion de l’angiotensine, peut faire la différence entre quelqu’un qui peinerait à l’effort physique et un athlète de haut niveau dans des sports d’endurance. — (La démagogie est-elle génétique ?, dans Le Québec sceptique, n° 58, automne 2005, page 17)
- Les athlètes français ne seront pas autorisés à porter le badge « Pour un monde meilleur » destiné à montrer leur attachement aux droits de l'Homme lors des JO de Pékin — (Libération, 15 avril 2008)
- Personne très forte, robuste.
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duvette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe duveter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe duveter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe duveter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe duveter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe duveter.
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navette
?- (Tissage) Instrument de tisserand, qui sert à porter et à faire courir le fil, la soie, la laine entre les fils de la chaîne du métier à tisser. Elle est mobile et généralement formée d'une pièce de bois allongée et pointue aux extrémités, et creusée d’une cavité garnie d’une broche où s’enfile la canette. — (Blanquet, Technologie des métiers de l’habillement, 1948, page 97)
- […] ses deux garçons étaient tisserands, et dans ce vieux nid on entendait grincer les métiers et siffler les navettes du matin au soir. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- — Est-ce que vous croyez, s’écria-t-il insolemment, que vous allez me faire aller comme une navette ? Je saurai bien qui de vous deux a le magot. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- (Couture) Pièce du mécanisme d’une machine à coudre qui contient le fil de dessous.
- L’aiguille, dans son mouvement de descente, fait passer le fil à travers le tissu et le conduit vis-à-vis de la navette, où un petit mouvement vertical lui fait faire une boucle dans laquelle s’engagent la navette et son fil [...]. — (Thérèse de Dillmont, Encyclopédie des ouvrages de dames, Bibliothèque D.M.C., Mulhouse, 1886, réédition Maxtor, 2012, page 24)
- (Par analogie) Petit récipient allongé, en forme de nef.
- Il portait à deux mains une navette remplie d’huile. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, tome 4, 1848, page 387)
- (Liturgie) Récipient contenant les graines d’encens.
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jette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de jeter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de jeter.
- Nous abordâmes afin d’assister aux derniers coups de filet, et nous nous plaçâmes tous trois à l’ombre d’un bouillard, espèce de peuplier dont l’écorce est blanche, qui se trouve sur le Danube, sur la Loire, probablement sur tous les grands fleuves, et qui jette au printemps un coton blanc soyeux, l’enveloppe de sa fleur. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Le vilain brochet se jette sur la petite vandoise, mais, l’un comme l'autre, ils y passent. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 14)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de jeter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de jeter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de jeter.
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bannette
?- (Papeterie) Réceptacle à papier, généralement en plastique.
- Frédéric était chargé de traduire toutes les données administratives qui lui tombaient sous la main et proposer, en toute décomplexion, une première sélection dont on discutait ensuite en de plus hautes instances. Première bannette : dossiers particulièrement intéressants, personnes à fort potentiel. — (Carole Declercq, Ce qui ne nous tue pas …, Éditions Terra Nova, 2015)
- (Vieilli) Petite banne en osier.
- Ensuite Mlle d’Andervilliers ramassa des morceaux de brioche dans une bannette, pour les porter aux cygnes sur la pièce d’eau. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857)
- Les tapisseries de ces murs, ces meubles, ces flambeaux, ces vases et jusqu’à ces fleurs dont j’eusse pu dire presque d’où elles venaient, dans leurs bannettes dorées, et combien elles avaient coûté, enfermaient fatalement mon imagination dans les limites d’un salon aussi banal que bien d’autres qui avaient au moins cette excuse de n’être point situés dans les dessous de l’Opéra. — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- (Vieilli) (Régionalisme) Petite bâche.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Commerce) (Désuet) Paquet de peaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marine) Couchette d’équipage à bord d’un navire de guerre.
- Voilà une trentaine de minutes qu’ils ont quitté le port et l’autre et le troisième homme se sont blottis dans leurs bannettes cigarette à la bouche. — (Bertrand Belin, Littoral, P.O.L., Paris, 2016)
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meulette
?- Estomac des morues.
- Petite meule de foin, meulon.
- (Pêche) Fers qui arment l'ouverture d'un chalut.
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coquette
?- Femme qui use de coquetterie.
- Variété de laitue.
- Boîte à herborisation.
- (Zoologie) Synonyme de zeuzère du poirier (papillon).
- Substantivement, par ellipse, pour une mouche coquette, grain de beauté factice placé sur la lèvre.
- En France , la mouche passionnée se plaçait au coin de l’œil , la majestueuse au milieu du front, l’enjouée sur les plis que fait la joue en souriant, la galante au milieu de la joue, la baiseuse au coin de la bouche, l’effrontée sur le nez, la coquette auprès des lèvres : la recluse cachait quelque bouton.— (Isidore Lebrun, La Bonne ville, 1826)
- La coquette est modeste. Une jeune femme qui plaçait alors une mouche sur les lèvres avait bonne envie de se la voir enlever par tout autre ravisseur que par le vent ou par les doigts de sa femme-de-chambre. — (L’esprit des journaux, 1805)
- On ne doit point semer son visage de mouches, deux ou trois suffisent. La mouche effrontée se campe sur le nez, la coquette auprès des lèvres. La receleuse est celle qui recele quelque rougeur ou quelque tache. Il y en a plusieurs autres: la mouche du Signal, du Rendez-vous, la précieuse, la mouche de débauche, l’assassine, la fripone, la gourgandine, les inséparables.— (François Gayot de Pitaval, Bibliothèque des gens de cour, ou Mélange curieux des bons mots d'Henry IV, de Louis XIV, de plusieurs princes et seigneurs de la cour, et autres personnes illustres, avec un choix de traits naïfs, gascons et comiques, de plusieurs petites pièces de poésies et de pensées, 1725)
- Testicule.
- Chang part en arrière, pousse un gémissement atroce et roule sur le plancher, les mains crispées sur ses « coquettes ». — (F. H. Ribes, KB-09 Section « K », éditions Fleuve Noir, 1973, chapitre XXI)
- (Ornithologie) Nom normalisé donné à deux genres de très petits oiseaux nectarivores de la sous-famille des trochilinés (colibris véritables, etc.) totalisant seize espèces caractérisées par leur taille souvent minuscule, et surtout par leurs plumes ornementales souvent spectaculaires telles huppes érectiles touffues, aigrettes, hackles, raquettes, filoplumes caudales très longues, etc., souvent grégaires, et propres aux forêts tropicales de l'écozone néotropicale (genres Lophornis et Discosura).
- Il y en a sur un buisson appelé la « coquette ; » au-dessus planent les colibris, rouges eux-mêmes sur la poitrine: on dirait des flammes. Ce sont les plus jolis petits êtres qu'on puisse se figurer; gras comme des bouvreuils, ils semblent pour ainsi dire assis sur l’air. La coquette et ses courtisans ailés présentent un spectacle ravissant. — (Frédérika Bremer, La Vie de famille dans le Nouveau-Monde: lettres écrites pendant un séjour de deux années dans l'Amérique du Sud et à Cuba, Traduit du suédois par Mlle R. Du Puget, Tome III, Association pour la propagation et la publication des bons livres, Paris, 1854, page 138)
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branchette
?- Petite branche.
- Le dimanche des rameaux, chacun trouvait dans son banc la petite branchette que le réglementaire et les sacristains avaient coupée aux sapins de la montagne collégiale. — (Denise Rodrigue, Le cycle de Pâques au Québec et dans l'Ouest de la France, 1983)
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mésangette
?- Cage à trébuchet pour prendre les mésanges.
- La mésangette participe à la disparition des petits passereaux.
- Terme parfois utilisé pour désigner une petite mésange.
- Remets la mésangette dans sa cage, et quand elle sera bien accoutumée, je la laisserai voler dans la pièce pour qu'elle chasse. — (Nikolaï Leskov, Le gaucher et autres récits, l’Âge d’Homme, 2002, page 211)
- (Ornithologie) Petit oiseau passériforme, la mésangette rayée, du genre Pholidornis, est un des plus petits oiseaux originaire d’Afrique.
- y les Remizidae (la remiz à front jaune Anthoscopus flavifrons, la mésangette rayée Pholidornis rushiae, …), espèces peu communes ; — (Gilbert Ndong Ondo, Développement d’un produit écotouristique dans le parc national d’Akanda : l’ornithologie (Institut National des Sciences de Gestion (I.N.S.G.)) sur www.memoireonline.com. Consulté le 20 décembre 2020)
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clayette
?- Petit plateau à claire-voie.
- Étagère d’un réfrigérateur.
- Sept heures du soir, j’ouvre le frigo. Des œufs, de la crème, des salades, la bouffe s’aligne sur les clayettes. Aucune envie de préparer le moindre dîner, pire, aucune idée. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 422)
- Dans le frigo, il y avait une clayette exprès pour les œufs. — (Michael Connelly, L’Envol des anges, 2000)
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démette
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif de démettre.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de démettre.
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montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
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orcanette
?- (Botanique) Plante de la famille des Boraginacées, utilisée jadis en teinturerie.
- La coloration des crayons était autrefois presque uniquement obtenue avec le racine d'orcanette restant, au bain-marie, en contact avec la matière grasse. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la Savonnerie, 1924, p.131)
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disette
?- Manque de certaines choses utiles.
- La destruction de ces forêts est un grand mal pour le pays, non seulement à cause de la disette des combustibles, mais à cause de celle des pâturages. — (Horace-Bénédict de Saussure, Voyages dans les Alpes, 1779)
- Or les objets qu'ils voudraient acheter sont plus chers que les produits qu'ils vendent. Et ils sont en quantité insuffisante. Par exemple, il y a souvent disette d'étoffes de laine et de coton. — (Andrée Viollis, Seule en Russie, de la Baltique à la Caspienne, Gallimard, 1927, rééd. 1929, p. 105)
- Même dans ses jours de disette, quand la tante lui refusait de l’argent pour acheter des journaux à images, il arrivait à mon oncle de colorier des livres. — (Alphonse Daudet, Le Petit Chose)
- (Par analogie) Nous souffrons d’une disette d’hommes.
- (Spécialement) Manque des choses nécessaires à l’alimentation.
- Dans tout pays où la nature fournit avec prodigalité aux besoins des hommes, la disette ne peut être imputée qu’aux vices de l’administration ou des lois elles-mêmes; …. — (Maximilien Robespierre; Sur les subsistances, séance de la Convention du 2 décembre 1792)
- Il fallait faire marcher en hâte une armée que la disette affaiblissait, et dont l’arriere-garde pouvoit être accablée par l’armée française. — (Voltaire, Précis du siècle de Louis XV - Chapitre 10)
- On n’a pas suffisamment compris, semble-t-il, que le prix du blé en temps de disette dépend beaucoup moins de sa rareté que de l’obstination que chacun met à vouloir en consommer autant que d’habitude. — (Thomas Malthus, Essai sur le principe de population - Chapitre 12)
- Turgot échoua […] ; en décrétant la liberté absolue du commerce des grains, il excita une inquiétude générale, suivie presqu’aussitôt d’une disette réelle ou factice. Il y eut dans plusieurs provinces des émeutes pour le pain, et à Paris les magasins de blé et les boutiques des boulangers furent pillés. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
- Même dans ses jours de disette, quand la tante lui refusait de l’argent pour acheter des journaux à images, il arrivait à mon oncle de colorier des livres. — (Alphonse Daudet, Le Petit Chose)
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pépètes
?- (Familier) Argent, pièces de monnaie.
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collette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de colleter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de colleter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de colleter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de colleter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de colleter.
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épinette
?- (Musique) Instrument de musique ressemblant à un petit clavecin.
- Jouer de l’épinette.
- Comme en un concert d’instruments, on n’oit pas un luth, une épinette et la flûte, on oit une harmonie en globe, l’assemblage et le fruit de tout cet amas. — (Michel de Montaigne, Essais, Livre III, chapitre VIII, 1592)
- Le piano à l’époque romantique a supplanté le clavecin et l’épinette sans les faire disparaitre pour autant.
- Il se leva, et, s’asseyant devant l’épinette séculaire, endormie en un coin, fit sortir une valse, une valse enrouée, larmoyante, du ventre geignant de la machine. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, collection Le Livre de Poche, page 54.)
- Ninon, coiffée d'un petit bonnet de nuit, allait et venait sur le parquet frais qui flattait la plante et les mignons doigts de son pied, soulevés et abaissés un à un comme les touches d'ivoire d'une épinette, car elle semblait faire fi des mules tenues à la main par Thérèse. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 59)
- (Vosges) Instrument de musique apparenté à la cithare.
- Contrairement à d'autres instruments, comme le dulcimer, la particularité de l'épinette est de permettre la distinction entre chanterelles et bourdons. — (Épinette des Vosges sur l’encyclopédie Wikipédia )
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cornette
?- (Habillement) Coiffure de certaines religieuses.
- Comme l’auvent de sa cornette maintenait la fumée devant son visage, elle amenuisa ses yeux ; avec son nez de lion et sa bouche très gourmande, elle apparut alors à travers le brouillard bleu comme la personnification d’une très vieille sagesse. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 198)
- Moins l’habit et la cornette, c’est une sœur de la charité qui pose des ventouses, des cataplasmes, applique des sinapismes, masse les rhumatisants, ensevelit les morts. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Tous les cœurs se rallient à sa blanche cornette […] — (Georges Brassens, La Religieuse, 1969)
- Dans une allée, je croise une femme aux cheveux cachés sous un voile noir d’où dépasse une bande blanche, analogue aux cornettes des religieuses de ma jeunesse, les bonnes sœurs qui suscitaient nos moqueries, moins par leur costume que par leur vœu de chasteté perpétuelle, lequel nous paraissait insensé – jamais un homme, comment était-ce possible ! — (Annie Ernaux, « Regarde les lumières mon amour », Seuil, 2014, page 58)
- (Habillement)(Par extension) Coiffe folklorique de femme.
- La ronde s’anime, les cornettes blanches tournoient, s’entrouvrant sur les côtés comme des ailes de papillon. — (Alphonse Daudet, La moisson au bord de la mer, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, page 217)
- (Habillement) Coiffure dont les femmes se servaient dans leur déshabillé.
- Les femmes arborent leurs plus beaux atours, « affutiaux, cornettes, calipettes », leurs châles les plus recherchés. — (Jean Revel, L'émondeur, dans les Contes normands, Paris : Éditions Fasquelle, 1901 & Éditions La Piterne, 2015)
- Outil servant à découper le cuir.
- (Vexillologie) (Marine) Sorte de long pavillon à deux pointes ou cornes, qui est la marque distinctive de l’officier qui commande une division de trois bâtiments au moins.
- La cornette se hisse à la tête d’un mât comme une flamme.
- (Vieilli) Étendard d’une compagnie de cavalerie ou de chevau-légers.
- La cornette blanche ou cornette de France était l’étendard du roi.
- (Suisse) Coquillette. (Ce terme est généralement utilisé au pluriel.)
- Les pâtes courtes comme les coudes, les bagues, les cornettes et les rigatoni sont aussi fabriquées par les filières. — (Germain Ménard , Le Blé, Éditions Presses Universitaires de Laval (Québec), 1992)
- (Construction) Protection métallique mise dans les angles en bas des murs pour éviter que les véhicules ne les dégradent.
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brouette
?- Petit tombereau à une roue (plus rarement deux), permettant de transporter des charges lourdes sur des chantiers ou dans un jardin et qu’on pousse d’ordinaire devant soi, ou que l'on tire si le terrain monte.
- Une brouette métallique standard permet de transporter de 30 litres 0,03 m3 à 60 litres 0,06 m3 de terre — (A.G. Coche, J.F. Muir, Pisciculture continentale: Les étangs et leurs ouvrages - ouvrages et agencement des fermes piscicoles, Volume 2, 1994)
- Le travail du sel n’a pas beaucoup changé depuis que les moines cisterciens ont tracé le plan des salines en 945. Le changement technologique le plus important, ici, c’est peut-être l’apparition de la brouette ! — (Léo Pajon, Guérande, la fine fleur du sel, Le Monde. Mis en ligne le 8 septembre 2021)
- (Par métonymie) Désigne le contenu d’une brouette, une brouettée.
- Il nous faut deux brouettes de terre et une brouette de paille.
- (Par analogie) Jeu dans lequel une personne marche sur les mains pendant qu’une autre lui tient les jambes à la façon des brancards d’une brouette.
- Cette kermesse se clôt avec la course de brouettes.
- (Par analogie) (Sexualité) Position du coït durant laquelle un des partenaires se tient sur ses mains et l’autre lui tient les jambes.
- Sorte de véhicule, chaise à porteur montée sur deux roues que l’on rencontrait aux XVIIe et XVIIIe siècles.
- La brouette à porteurs serait une invention de Pascal
- Cinq-Mars, mettant pied à terre, l’aida à monter dans une sorte de petite voiture fort basse, que l’on appelait brouette, et dont Louis XIII conduisait lui-même les chevaux très-dociles et très-paisibles. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XIX, 1826)
- (Vieilli) (Familier) Se dit d’un véhicule, motorisé ou non, lent et souvent en mauvais état ou ancien.
- On va arriver dans deux heures avec ta brouette !
- — « Cette mauvaise brouette-là ne m’a pas coûté bien cher, reprit-il, ni le mulet non plus ; mais c’est tout ce qu’il me faut, quoique ce chemin-là soit un ruban de queue un peu long. » — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- (Familier) Se dit d’un appareil lent ou ancien.
- « Maman, tu travailles trop, tu ne sais pas vivre. » Elle levait les yeux, ses lèvres se tordaient, et, en retenant un sanglot : « Je ne suis heureuse qu’à ma brouette », répondait-elle. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 59)
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béquette
?- Pince à l’usage du chaînetier, de l’épinglier, du fondeur et du serrurier.
- Sorte de perche qu’on emploie dans certains bateaux, pour mouvoir le gouvernail.
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quête
?- Action par laquelle on cherche.
- « Nous sommes d’ailleurs en quête de nouveaux partenaires », souligne l’Angérien. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 18)
- Là-dessus, Capestang se mit en quête d'une auberge pour s'y loger avec Cogolin. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Agressif ou flatteur, impromptu ou acharné, le dragueur égrène tout au long de son infructueuse quête sa concupiscente litanie. On presse alors le pas, tête baissée, découragée et battue, tristement ramenée à son humiliante condition de femme […]. — (Djamila Saadi-Mokrane, « Petit lexique du dragueur algérois », dans La virilité en islam, sous la direction de Nadia Tazi & Fethi Benslama, Éditions de l'Aube & Intersignes, 1998, réédition de poche : Éditions de l'Aube, 2004, p. 261)
- D'une façon intéressante, les néoconservateurs, poursuivant une quête digne de Moby Dick pour trouver un monstre à occire — […] — sont, de par leur tempérament et leur point de vue philosophique, bien plus « fondamentalistes » que ceux qu'ils perçoivent comme leurs ennemis. — (Anjum Anwar & Chris Chivers, Autorités locales et dialogue interreligieux, une perspective britanique - Une occasion manquée, chap. 6 de Des dieux dans la ville : le dialogue interculturel et interreligieux au niveau local, édité par le Conseil de l'Europe, 2007, p. 174)
- Action de demander et de recueillir des aumônes pour les pauvres ou pour une œuvre de charité.
- Les capucines étaient non-seulement confessées et dirigées par les capucins, mais nourries par eux et du produit de leurs quêtes. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p.92)
- Faire la quête dans l’église, à domicile, pour les œuvres de la paroisse, pour les pauvres.
- (Chasse) Action d’un valet de limier qui va détourner une bête pour la lancer.
- Aller en quête.
- (Chasse) Action du chien qui démêle la voie d’un gibier qu’on veut détourner.
- Un épagneul bon pour la quête.
- Ce chien est trop vif, trop ardent, il n’est pas bon pour la quête.
- (Chasse, Musique) Ton de chasse que l’on sonne pour exciter les chiens à trouver l’animal qu'on veut leur faire chasser.
- Lorsqu’on entre en chasse, il faut sonner la quête à de courts intervalles. Les chiens savent alors qu’il faut travailler. La quête les excite, les encourage, leur rappelle d’heureux souvenirs ; vous les voyez s’animer à l'envi les uns des autres, et déjà quelques uns lancent par-ci par-là des notes graves comme des points d'orgue. — (Elzéar Blaze, La musique de chasse, La France musicale, 1842.)
- Ce livre contient les tons de chasse suivants : la quête, deux tons pour chiens, le laissé courre royal, le forhu, pour remettre les chiens dans la bonne voye et pour le hourvary, le débucher, l’eau, la sortie de l’eau, l’hallali, l’appel, la retraite prise. — (Bon Dunoyer de Noirmont., Histoire de la chasse en France depuis les temps les plus reculés jusqu’à la Révolution, par le baron Dunoyer de Noirmont. Tome 2 , 1867.)
- Lorsqu’on entre en chasse, on sonne la quête pour encourager les chiens.— (Charles Diguet, Le livre du chasseur , 1881.)
- « Tu dis vrai, Nicamor (nom du chien)! » s’écriait-il… et il sonnait la quête et la requête…, l'hourvari, quand le vieux chien tombait à bout de voix…, la vue, alors que, changeant le lieu de sa reposée, le piqueur tentait de se dérober à la meute…, l’hallali, lorsqu'après une heure de chasse, Nicamor, démêlant toutes les ruses de la bête, aboyait au fort devant la nappe du cerf, dont l’honnête serviteur s’était fait un manteau; puis, la fête terminée, le gentilhomme regagnait sa demeure en sonnant de toutes les forces de ses poumons la joyeuse fanfare de la retraite prise. — (Adolphe d'Houdetot, La petite vénerie ou La chasse au chien courant, 1930.)
- (Marine) Inclinaison d’un mât vers l’arrière ou l’avant.
- Il se retira à l’arrière de la dunette et braqua sa longue-vue au-dessus des bastingages. Il voyait deux mâts présentant une forte quête avec deux grandes voiles sombres, pareilles à des ailes. — (Alexander Kent, traduction d'Alain Bories, Capitaine de Sa Majesté, Phébus, coll. Libretto, 1992, p. 238)
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muguette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de mugueter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de mugueter.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de mugueter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de mugueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de mugueter.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.