Dictionnaire des rimes
Les rimes en : abécédaire
Que signifie "abécédaire" ?
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- Qui a rapport avec l’alphabet.
- Livre abécédaire.
- (Poésie) Qualifie un poème dont les premières lettres des vers ou strophes suivent l’ordre alphabétique.
- Poème abécédaire.
- (Vieilli) Élémentaire.
- Si, une indigente école abécédaire qui végétait, les enfants tassés comme des prugnes en bocal sous la férule d’un triste sire. — (Mérona Dutray, Isabeau - Robe et soutane, tome 2, 1999, Éditions du Laquet)
- (Par extension) (Vieilli) (Ironique) Médiocre, mal fait.
- C’est une loi d’état parmi nous en vigueur,Qu’un homme sans génie a le droit d’être Auteur ;Que maçonnant sans art un livre abécédaire,Il peut impunément ruiner un Libraire. — (Guyédant, dans M. Fréron, L’Année littéraire, tome 1, pages 176-177, 1781, Mérigot)
- (Sens figuré) (Vieilli) Qui apprend l’abécé, à tracer les lettres et les chiffres.
- En conséquence, il sera incessamment procédé à la nomination ou élection d’un précepteur pour instruire gratuitement et sans salaire les jeunes enfants abécédaires de la ville et faubourgs. — (Archives du Puy-de-dôme dans Pierre Cubizolles, Auzon : ville royale fortifiée : une des treize "bonnes villes" d’Auvergne, page 324, 2000, Éditions Créer)
- (Par extension) (Vieilli) Qui n’a fait aucune étude, qui est d’une ignorance complète.
- Comme pour payer son écot, il fait enseigner leur jeunesse non-seulement par ceux des nôtres qui l’accompagnaient et les religieuses qui s’étaient réfugiées au même lieu ; mais lui-même, tout cassé qu’il est, va tous les jours aux écoles et prend pour sa part les abécédaires et plus idiots comme les plus pénibles et fâcheux. — (Bedel, citation en note dans Le Correspondant : religion, philosophie, politique, …, page 872, 1846)
- (Linguistique) (Vieilli) Conforme à la classification de l’alphabet.
- Pour enchaîner l’ordre des matières, […], à l’ordre abécédaire, la seule méthode qu’on ait suivie, […], est de les indiquer par la matière ou le mot distinctif de l’Ouvrage. — (Table générale, alphabétique et raisonnée du Journal historique de Verdun, tome 1, page 25, 1759)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "abécédaire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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complémentaire
?- Qui sert à compléter.
- L'histoire, n'en déplaise aux élitistes et aux complotistes, faces complémentaires d'une même incompréhension, est faite par les masses, aisées, pauvres ou médiocres. — (Emmanuel Todd, Les luttes des classes en France au XXIe siècle, Éditions du Seuil, 2020, page 31)
- Couleurs complémentaires, Couleurs qui se font mutuellement valoir.
- Jours complémentaires s’est dit, dans le Calendrier républicain, des Cinq ou six jours que l’on comptait à la fin de l’année pour compléter le nombre de trois cent soixante- cinq ou trois cent soixante-six jours, les mois de ce calendrier n’étant chacun que de trente jours.
- (Géométrie) Dont la somme vaut un angle droit.
- Angles complémentaires.
- (Physique) Dont la réunion forme la couleur blanche.
- Couleurs complémentaires.
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artère
?- (Anatomie) Tube musculaire, élastique et contractile dans lequel le sang, projeté par les contractions du cœur, est porté dans tous les organes.
- Haro sur l’huile de palme, accusée de contribuer à la déforestation et d’être nocive pour nos artères. — (Huile indésirable, dans L’Usine nouvelle n° 3186, du 1er avril 2010)
- L’artère médiane est le principal vaisseau qui alimente en sang l’avant-bras et la main lorsque le bébé se forme dans l’utérus de la mère, mais elle fait place à deux artères au cours du développement dans l’utérus, la radiale et la cubitale. — (Alain Labelle, L’humain continue d’évoluer, sur radio-canada.ca, 29 décembre 2020)
- Artère pulmonaire.
- Il eut l’artère coupée.
- Battement d’artère.
- (Sens figuré) Voies de communication et de circulation les plus fréquentées.
- Les principales artères de la ville sont pavées de bois ou macadamisées ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- On comprenait alors pourquoi les commerces de chapeaux et de chaussures existent en aussi grand nombre dans cette artère grouillante et relativement courte. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Sens figuré) (Électrotechnique, Télécommunications) Câble.
- Les éventuelles opérations d’élagage nécessaires avant toute pose de câble seront à la charge de l’Opérateur. (y.c toutes les démarches en vue d’obtenir les autorisations préalables nécessaires). L’élagage réalisé devra permettre de sécuriser l’ensemble des câbles présents sur l’artère. — (Orange, Règles d’ingénierie pour l’offre d’accès aux Appuis Aériens de la boucle locale d’Orange pour les réseaux en fibre optique, mai 2015 → lire en ligne)
- Lorsqu’il est possible de disposer de deux câbles souterrains en parallèle pour alimenter un poste, on utilise un tableau MT similaire à celui du poste en coupure d’artère. — (Guide de l'Installation Électrique → lire en ligne)
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coutumière
?- Féminin singulier de coutumier.
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cavalière
?- (Équitation) (Sport) Celle qui monte à cheval.
- Que Brantome dise tant qu’il lui plaira que la Duchesse de Valentinois eut du courage, qu’elle fut belle jusqu’à l’âge de 70 ans, qu’elle était bonne cavaliere, personne ne s’en formalisera. — (Pierre Bayle, Dictionnaire historique et critique, tome 3, Reinier Leers, Amsterdam, 1702, page 2462)
- Dans les contre-allées, passent rapides, le cigare en bouche, des cavaliers et, cravache levée, des cavalières dont les éclats de voix, les rires bruyants, les propos, mêlés de toutes les langues, de toutes les argots de l’Europe, étonnent la feuillue. — (Daniel Stern (Marie d’Agoult), Mes souvenirs, Calmann Lévy, 1880, page 241)
- (Danse) Femme qui accompagne un homme ou qui danse avec lui.
- Je m’attendais à chaque instant à le voir danser à quatre pattes, tellement il baissait la partie supérieure de son corps vers la terre. Je ne pus même m’empêcher d’avoir l’idée saugrenue que sa cavalière n’aurait pas beaucoup de peine à lui passer la jambe par-dessus la tête, comme cela se pratiquait alors dans certains bals publics. — (Jean-Marie Déguignet, Mémoires d’un paysan bas-breton, La Revue de Paris, 1904-1905, page 105)
- – C’est… c’est mon anniversaire demain et je serais heureux de vous avoir pour cavalière. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 354)
- (Rare) Femme qui sert dans la cavalerie militaire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Équitation) Femme du monde qui monte dans les courses (pour un homme, on dit : gentleman-rider).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (En particulier) (Militaire) (Canada) Désignation de grade d’une membre d’un régiment blindé et du régiment The Queen’s York Rangers détenant le grade de soldate[1][2].
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Piste destinée à la circulation à cheval.
- On peut encore revenir à Fontainebleau par la cavalière du Dormoir, mais pour cela il faut suivre l’itinéraire de la grande promenade […]. — (M. Colinet, Indicateur de Fontainebleau : Palais, forêt, environs, 45e édition des guides Denecourt-Colinet, 1921, page 128)
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primaire
?- (Péjoratif) Caractéristique d'un dogmatisme simpliste, de préjugés et d'un manque de culture.
- A tout seigneur tout honneur, commençons par citer Sartre. Lui du moins n'est pas soupçonnable d’anticommunisme primaire. — (Étienne Barilier, Albert Camus: philosophie et littérature, page 104, L’Âge d'Homme, 1977)
- Bien que les pays occidentaux, France en tête, rejettent officiellement cet "afropessimisme", qui débouche souvent, en ce qui concerne l’opinion, sur une "afrophobie" et un néo-cartiérisme primaires, le verdict des gouvernements donneurs d'aide, comme celui des organisations internationales, est sévère. — (Charles Hargrove, « Études et Réflexions : Sombre anniversaire pour l’Afrique », dans la Revue des Deux Mondes, décembre 1990, page 135)
- (En particulier) (Politique) Qualifie l'assemblée qui forme le premier degré d’un système d’élection, et où les citoyens sont appelés pour choisir des électeurs.
- (Spécialement) (Éducation) Qualifie l'école où l’on commence l’instruction des enfants et l'instruction que l'on y reçoit.
- Les hommes qui ont reçu une éducation primaire ont, en général, la superstition du livre, et ils attribuent facilement du génie aux gens qui occupent beaucoup l'attention du monde lettré ; […]. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Instruction primaire, enseignement primaire, instituteur primaire.
- (Géologie) Ancien.
- Terrains primaires, les terrains les plus anciens.
- (Écologie) Qualifie une forêt installée depuis la fin des glaciations et que les humains n'ont pas modifiée.
- Dans le Nord-Ouest amazonien, par exemple, environ un siècle après l'abattis, il devient à peu près impossible à un botaniste professionnel de distinguer la végétation secondaire de la forêt primaire environnante (Sastre 1975). — (Philippe Descola, La nature domestique: symbolisme et praxis dans l'écologie des Achuar, Paris, Maison des sciences de l'Homme & Fondation Singer-Polignac, 1986, page 171)
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buissonnière
?- Féminin singulier de buissonnier.
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naviculaire
?- (Anatomie) Qui a la forme d’une nacelle.
- Dans le testicule, on trouve presque constamment de grandes cellules, qui elles-mêmes en contiennent de plus petites de forme naviculaire et qui sont des corps encore peu connus, mais qui sont bien certainement des parasites. — (Jules d'Udekem, « Développement du Lombric terrestre », p. 12, dans les Mémoires couronnés par l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, tome 27 (1855-1856), Bruxelles, chez M. Hayez, 1856)
- […], elles sont probablement en relation avec la phase hématique du parasite, ce qui paraît aussi démontré par leur nombre beaucoup plus réduit, à l'intérieur du cytoplasme des éléments qui les hébergent par rapport au nombre des parasites du type naviculaire ou, en général, à blépharoplaste allongé en bâtonnet. — (Organisation d'hygiène: Étude épidémiologique sur la "Leishmaniose viscérale" en Espagne, Ligue des Nations/Gustavo Pittaluga y Fattorini; Impr. Atar, 1925, page 12)
- Beaucoup de cellules renferment des granulations cytoplasmiques. Les cellules intermédiaires peuvent présenter l'aspect naviculaire de la grossesse. — (J. Paul Pundel, Précis de colpocytologie hormonale, Éditions Masson, 1966)
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coronaire
?- Qui est disposé en couronne.
- La pulpe coronaire est la partie vivante de la dent.
- (Anatomie) Relatif aux artères disposées en rond qui partent de l’aorte et qui portent le sang dans le cœur, à la veine qui draine vers l’oreillette droite le sang qui a irrigué le cœur.
- La grande veine coronaire.
- annoncière
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biosphère
?- (Biologie) Ensemble des milieux où l'on retrouve la vie comme l'eau, une partie du sol et l'air.
- Autrement dit: le sol n’est autre chose que l’horizon superficiel des roches dans lequel les influences et les phénomènes ectodynamiques désagrégation, déplacement des éléments) se joignent aux influences et phénomènes biologiques ou à ceux provenant des éléments de la biosphère (plantes, animaux, micro-organismes). — (N. Sibirtzew, Etude des sols de la Russie publié dans le Congrès géologique international : compte-rendu de la VII session, St. Pétersbourg, 1897, page 75)
- Le sol est un milieu qui se trouve à la croisée de la biosphère, de l’atmosphère, de l’eau (hydrosphère) et des roches-mères sous-jacentes (lithosphère). — (Denis Sergent – Les sols, un trésor naturel malmené - Journal La Croix, page 13, 3 février 2015)
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célérifère
?- (Vieilli) (Désuet) Qualifiait une voiture publique qui transportait très vite. [1]
- Une voiture célérifère.
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aumônière
?- (Vieilli) (Religion) Ecclésiastique dont la fonction ordinaire était de distribuer les aumônes que son couvent ou son chapitre destinait aux pauvres (pour un homme, on dit : aumônier).
- A la suite de cet emploi, on en trouve un grand nombre d’autres. Ils se classent à peu près dans l’ordre suivant : 1º maîtresse des novices ; 2º mère sous-prieure ; 3º officière de salle ; 4º maîtresse de pensionnat ; 5º sœurs discrètes ; 6º l’aumônière ; 7º la dépensière ; 8º la directrice du chœur ; 9º la sacristine ; 10º la tourière du dedans ; 11º la grenetière ou boulangère ; 12º l’infirmière ; 13º la pharmacienne ; 14º la robière ; 15º la lingère ; 16º la cuisinière ; 17º la sœur du réfectoire ; 18º la sœur lectrice à table ; 19º la sœur qui sert à table ; 20º la sœur qui réveille ; 21º les sœurs converses ; 22º la tourière du dehors. — (Pierre Rambaud, « L’assistance publique à Poitiers jusqu’à l’an V », dans Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest, 1913, page 327 [texte intégral])
- (Religion) (Christianisme) Ecclésiastique attachée à certains corps, à certains établissements, pour enseigner la religion et les diriger spirituellement (pour un homme, on dit : aumônier).
- Pasteure en milieu hospitalier, l’auteur s’est trouvée, toute jeune aumônière, face à ce qu’elle appelle la « plainte ». — (Isabelle de Gaulmyn, « Méditation sur l’impuissance », dans La Croix, 16 avril 2015 [texte intégral])
- (Histoire) Sorte de bourse qu’on portait anciennement à la ceinture et contenant l’argent destiné à l’aumône.
- Marguerite tira alors de son aumônière une petite clef dorée, ouvrit la porte du cabinet et montra du doigt le jeune homme à sa suivante. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre X)
- Je vis la dame de la Chronique tirer vivement d’une aumônière, qu’elle portait au côté, des noisettes plus petites que je n’en vis jamais, en briser les coquilles entre ses dents et me les jeter au nez, tandis qu’elle croquait l’amande avec la gravité d’un enfant qui tète. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, 1907 (1re édition 1881), page 53)
- (Religion) (Désuet) Sorte de bourse destinée à recueillir l’argent des quêtes lors des cérémonies religieuses.
- Les dames Leboucher, qui étaient les dames du château, donnèrent chacune cinq francs. Les personnes moins riches donnèrent, les unes un franc, les autres cinquante centimes. Les braves gens de la campagne donnèrent ce qu’ils purent, c’est-à-dire deux sous. Quant vint le tour de Mme Béchangris, elle mit dans l’aumônière une pièce de deux francs. » — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, Bibliothèque Charpentier, 1910, page 86)
- (Par extension) (Cuisine) Mets constitué d’une garniture, qui peut être sucrée ou salée, enfermée dans une pâte, qui peut être à crêpe, repliée et fermée par un cordon alimentaire.
- Refermez votre crêpe en aumônière à l’aide de pics en bois en ramenant les bords de la crêpe vers le centre. — (Nicolas Thiercy, « La crêpe façon aumônière de Rachel Arend », dans Le Républicain lorrain, 17 août 2021 [texte intégral])
- Vide-poche en tissus se trouvant au dos des sièges dans les automobiles, voire les véhicules à deux roues. On les trouve aussi dans les autobus, les avions, etc.
- Toutefois, aucune aumônière n’est prévue pour ranger son smartphone par exemple, et il faudra obligatoirement investir dans un support adapté. — (Thibault Jousse, « Essai Piaggio 1 : un scooter électrique abouti malgré quelques limitations », dans Clubic, 8 novembre 2021 [texte intégral])
- (Apiculture) Genre de ruche en forme de cloche.
- Les abbés Sagot et Delépine mirent au point vers 1860 une ruche nommée « L’aumônière ». Sa forme est très proche d’une cloche dont le toit à double pente constituait la hausse et la réserve de miel pour l’hiver. — (André-Claude Deblock, Ruche aumonière sur Au bon miel)
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carrière
?- (Vieilli) Champ de courses : espace fermé de barrières et disposé pour toute sorte de courses, principalement pour les courses à cheval ou en char.
- Le bout de la carrière.
- Aller jusqu’au bout de la carrière.
- Parcourir la carrière.
- S’arrêter au milieu de la carrière.
- Pénétrer dans la carrière.
- Ouvrir la carrière.
- (Manège) L’étendue de terrain où l’on peut faire courir un cheval sans qu’il perde haleine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) Le cours de la vie, le temps qu’on exerce un emploi ou une charge.
- Nous entrerons dans la carrièreQuand nos aînés n’y seront plus ;Nous y trouverons leur poussièreEt la trace de leurs vertus. — (La Marseillaise, paroles du septième couplet dit « des Enfants »)
- Dans le cours de ma carrière, j’ai abordé beaucoup de sujets qui ne semblaient guère devoir entrer dans la spécialité d’un écrivain socialiste. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Que je le plains, pécheur, en ton heure dernière !Les maux les plus affreux sont amassés sur toi ;Le noir enfer, séjour rempli d’effroi,T’attend au bout de la carrière. — (Mort du pécheur, dans Félix Dupanloup, Manuel des petits séminaires et des maisons d’éducation chrétienne, page 106, 2e éd., 1844)
- J’ai vu, dans ma longue carrière d’ingénieur acousticien, bien des matières excellentes conductrices du son, mais jamais je n’en rencontrerai une seule comparable, même de loin, à celle dont sont pétris les murs de l’hôtel Terminus à Marseille. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895)
- (Sens figuré) (Travail) Profession que l’on embrasse, études auxquelles on se livre ou entreprises où l’on s’engage.
- Un troisième ami de la maison, le principal du collège d’Arbois, M. Romanet, exerça une influence décisive sur la carrière de Louis Pasteur. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 14)
- Et je commence à haïr l’humanité. La haine, ce sera ma carrière à moi. Je vous servirai dans vos faiblesses et dans vos grandeurs. Vos amours ou votre politique, peu importe. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- […] il me fallut examiner sérieusement quelle carrière je voulais embrasser. Le sens de cette expression m’échappait totalement. Pour moi, une carrière était un grand trou taillé dans une colline. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 7)
- Cet enchevêtrement de rendez-vous, d'obligations, de réceptions, de vernissages ? Sa carrière en dépendait et c'était autant d'occasions de se faire remarquer. « Ma carrière… » Elle n'avait que ce mot à la bouche ! — (Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme, Grasset, 1966)
- Pauvre Bill. En plus de la gêne occasionnée par la découverte que sa femme était une coureuse de jupons, il lui fallait limiter les dégâts sur sa propre carrière politique en campant sur une position ferme concernant les valeurs familiales. — (Richelle Mead, Succubus Nights, vol. 2, Succubus, traduit par Benoît Domis, Paris : Bragelonne/Milady, 2009, 2011, chap. 22)
- La carrière diplomatique (souvent écrit avec une initiale majuscule).
- Son fils Émile fit carrière dans la Carrière. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 111)
- (Poétique) Le mouvement périodique des astres.
- Le soleil commence, achève sa carrière.
- L’astre des nuits parcourt sa paisible carrière.
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buandière
?- (Désuet) Femme qui faisait le premier blanchiment des toiles neuves.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) Celle qui faisait la lessive.
- Plus d’une fois la buandière du Terrain, chargée de « laver le chapitre », avait observé, non sans effroi, des marques d’ongles et de doigts crispés dans le surplis de monsieur l’archidiacre de Josas. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
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claire
?- (Art) Les cendres lavées ou les os calcinés dont on se sert pour faire les coupelles dans l’affinage.
- Chaudière à clarifier le sucre.
- Coupelle à raffiner l’or.
- Réservoir d’eau de mer limpide pour les huîtres.
- (Ostréiculture) Bassin peu profond dans lequel on affine les huîtres.
- Des huîtres de claire.
- Variété d’huître.
- Il était près de midi, à en croire le réveil, quand Justin se réveilla tout à fait, alerté par le cri d’un marchand d’huîtres : « Ma portugaise, ma claire. » — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 155)
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solitaire
?- Qui est seul ; qui vit dans la solitude.
- L’hiver, lorsque la neige a cessé de tomber depuis quelques jours, lorsque l’armée des sapins noirs immobiles se détache sur le sol blanc, le voyageur solitaire doit se défendre contre un sentiment de crainte, presque d’angoisse. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 130)
- Tu étais de plus en plus malade, solitaire, retranché en toi-même. — (Alina Reyes, Nus devant les fantômes, 2000)
- (Par extension) (Désuet) Qui qualifie celui qui vit reclus dans l’abbaye de Port-Royal.
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complaire
?- S’accommoder au sentiment, au goût de quelqu’un pour lui plaire.
- Non, me dit-il, si pour vous complaire je souscris à la nécessité d'une Guerre, il seroit fâcheux que vous ne souscrivissiez pas, pour avoir votre Guerre, à la nécessité d'une somme à laquelle vous ne sauriez trouver à redire. — (Mr. de Lambertt, Mémoires pour servir à l'histoire du XVIIIe siècle, Amsterdam : chez Pierre Mortier, 1734, vol. 11, p. 648)
- Je veux bien vous complaire en cela. — Ce que j’en fais n’est que pour lui complaire.
- (Pronominal) Se plaire, se délecter en soi-même, en ses productions, en ses ouvrages, y mettre sa satisfaction, son plaisir. — Note d’usage : En ce sens, il se prend presque toujours en mauvaise part.
- En s’occupant d’Arthur, elle s’était complue à croire qu’un homme, en apparence si doux, si délicat, devait être resté fidèle à son premier amour. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832, page 41)
- Ce pressentiment, je n’essayai pas de le repousser, tant il me satisfaisait. Au contraire, je m’y complus avec une joie intense. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900. p. 440.)
- Je me complus à mon obscurité, je souhaitai la prolonger, m’en faire un mérite. J’enviai les détenus célèbres qui ont écrit dans des cachots sur du papier à chandelle. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 155.)
- Le désert solognot se confirme et semble se complaire dans son isolement comme au temps où marécages et autres humidités l'écartaient du reste du monde. petits nous sommes petits nous resterons. — (Gérard Bardon, Intercommunalité en Loir-et-Cher : Le sud en miettes !, dans Le petit Solognot (n°550) & Le petit Blaisois (n°8 bis) du 28 novembre 2012.)
- Et donc ces intermédiaires, qui se sont complu à allumer une guerre artificielle entre les internautes et les créateurs, étaient certainement les plus mal placés pour proposer une telle déclaration des droits… A moins que ce ne soit comme dans la Ferme des Animaux d’Orwell et qu’avec le temps, les mots de cette déclaration universelle soient appelés à changer pour révéler leur véritable sens : dans l’écosystème de la création, "les animaux sont tous égaux", mais "certains animaux sont plus égaux que d’autres". Et comme par hasard, ce sont toujours les porcs qui gagnent à ce jeu, et pas les créateurs ! — (Lionel Maurel, Ivre, le Forum d’Avignon veut écrire une déclaration des droits et pond une déclaration de guerre… sur scinfolex.com, le 26 novembre 2013)
- Cependant, il ne se masqua pas la vérité : il n'était pas prêt à déambuler dans une foule en compagnie de Cathy. Parce que des sans-gêne se complairaient à jouer les étonnés ou à lui poser des questions fines comme le gros sel ! — (Roger Beteille, Les pouvoirs de Jean, Éditions du Rouergue, 2016)
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considère
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de considérer.
- Aujourd'hui je me considère consubstantiellement plus arrageois que les Arrageois mêmes, mais Arrageois cosmopolite, c’est-à-dire enclin à l’essaimement comme poussière d’oiseuses, comme poudre d'or égrenée au peson de Quentin Metsys. — (Michèle Gally, La Trace médiévale et les écrivains d’aujourd'hui, 2000)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de considérer.
- Par contraste, l’approche de la typologie partielle ne considère que des parties de la morphologie, par exemple la flexion verbale ou la flexion nominale, et à l’intérieur de celles-ci le nombre, le genre, etc. — (Marianne Kilani-Schoch & Wolfgang U. Dressler, Morphologie naturelle et flexion du verbe français, Gunter Narr Verlag, 2005, page 113)
- Première personne du singulier du subjonctif présent de considérer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de considérer.
- Le rôle du beau-parent est particulièrement délicat : on attend de lui qu’il considère son « bel-enfant » comme s’il était le sien, et pourtant, il ne doit pas marcher sur les plates-bandes du parent absent. — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 34)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de considérer.
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boursière
?- Celle qui est bénéficiaire d’une bourse d’études.
- Elle était boursière, allait passer son DEA de mathématiques à la faculté de Marseille et vivait avec Amélie, une physicienne de dix ans son aînée qui semblait passer sa vie en congrès et conférences aux quatre coins du globe. — (Véronique Olmi, Les évasions particulières, Le Livre de Poche, 2022)
- Un constat partagé par Tiphaine Roussel, étudiante boursière, qui doit renoncer à gâter son neveu et sa nièce. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 7 décembre 2022, page 12)
- Celle qui fréquente la bourse, par obligation professionnelle.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) Ouvrière ou artisane qui fait et vend des bourses.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Christianisme) Dans un couvent, religieuse responsable de la caisse, qui recevait de la dépositaire la somme nécessaire afin de pourvoir sa communauté en nourriture, qu’elle transmettait à la cellerière.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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plaire
?- Agréer ; être agréable.
- Ces lieux communs mythologiques et ce cliquetis de mots sonores, mais à peu près vides de sens, plurent au roi Sighebert et à ceux des seigneurs Francs qui, comme lui, comprenaient quelque peu la poésie latine. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833 - éd. Union Générale d’Édition, 1965)
- Les parties de pêche au bord de la Cuisance lui plaisaient; il admirait les coups d’épervier lancés d'une main vigoureuse par Jules Vercel. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
- Ils causèrent au coin du feu ; l’intérieur plut sans doute à l’abbé, car il se mit à l’aise. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l’art littéraire chinois, dans Choix d’études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- (impersonnel) Vouloir.
- Il me plaît de faire ceci.
- Je ferai ce qu’il vous plaira.
- Il fait de ses amis tout ce qu’il lui plaît.
- Cela va comme il plaît à Dieu, se dit d’une affaire dont la conduite est abandonnée, négligée.
- (impersonnel) (Absolument) Terme de politesse, utilisé de façon phatique.
- S’il vous plaît ; S'il te plaît...
- Répondez, s’il vous plaît, à la question que je vais vous poser.
- Croyez, s’il vous plaît, que je sais ce que je dis.
- N’allez pas, s’il vous plaît, vous imaginer que je vous laisserai faire.
- Plaît-il ? c’est-à- dire Que vous plaît-il ? Le plus souvent, on emploie cette formule pour faire répéter ce qu’on n’a pas bien entendu ou souvent ce qu’on n’a pas apprécié avoir entendu.
- Plaise à Dieu, plût à Dieu que, Façons de parler dont on se sert pour marquer qu’on souhaite quelque chose.
- Plaise à Dieu qu’il revienne sain et sauf!
- Plût à Dieu que cela fût ! On dit aussi absolument
- Plût à Dieu !
- — Ah ! plût à Dieu, s’écria-t-elle, que mon fils eût l’âme ouverte à vos discours et le bras assez fort pour en profiter ! — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- J’eus une terreur folle qu’elle fût partie pour toujours ! Plût à Dieu, mon ami !… — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- Note d’usage : Dans les formules ci-dessus, on utilise le présent du subjonctif pour exprimer un souhait (potentiel). L’imparfait du subjonctif sert à formuler un regret ou le souhait d’une chose qu’on sait impossible (irréel).
- à Dieu ne plaise, ce qu’à Dieu ne plaise, façons de parler dont on se sert pour témoigner l’éloignement ou l’aversion que l’on a pour quelque chose.
- à Dieu ne plaise que j’y consente jamais.
- S’il meurt, ce qu’à Dieu ne plaise, je quitterai cette maison.
- Plaise à la cour, formule dont on se sert dans quelques écrits ou mémoires qu’on présente aux magistrats.
- (Pronominal) Prendre plaisir à quelque chose.
- Loin de s'occuper des jappements indicatifs du chien, notre personnage se plaisait à suivre loisireusement le sentier tortueux dans lequel il marchait. — (Angelo de Sorr, Le Châtiment, dans la Revue Parisienne, mai 1856, page 2)
- (Pronominal) Aimer à être dans un lieu, s’y trouver bien.
- Mon Dieu, mon Dieu ! quand on vient des pays où fleurit l’oranger, où trillent les cigales saoulées de soleil, comment se plaire ici ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C’est un des endroits où je me plais le plus.
- Les truites se plaisent dans l’eau vive.
- La vigne se plaît dans les terres pierreuses.
- (Pronominal) Aimer.
- Se plaire à soi-même, être content de soi.
- Se plaire l’un à l’autre, être agréable l’un à l’autre.
-
conifère
?- (Botanique) Qui porte des cônes.
- L’air plus frais qu’on y respirait, les ondulations des crêtes recouvertes de verdure et d’arbres conifères, nous donnaient l’espoir d’avoir à suivre désormais des chemins moins pénibles. — (Arnauld d’Abbadie, Douze ans de séjour dans la Haute-Éthiopie, 1868)
-
cornière
?- (Par ellipse) (Architecture) Canal de tuiles ou de plomb qui est à la jointure de deux pentes de toit et qui en reçoit les eaux.
- (Art) Pièce de fer à deux branches qui sert à maintenir les angles d’un meuble.
- (Art) Une moulure en bois, en carton ou un profilé en métal dont la section forme un L.
- (Urbanisme) Partie couverte sous les arcades de la place centrale des bastides du sud-ouest de la France.
- Aller par les rues de Barzac, c’était plonger dans le marché. Il avait envahi tout l’espace, les places entourées de cornières et les moindres ruelles. — (Philippe Delerm, Quiproquo, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 1999, page 33)
-
père
?- Mâle ayant fécondé un ovule qui a donné naissance à un enfant.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- À mon père, inaccessible et caché comme un dieu, je ne saurais directement penser. — (Pierre Michon, « Vies d'Eugène et de Clara », in Vies minuscules, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1984, page 71)
- Un bon père, un père tendre.
- Être père de plusieurs enfants.
- Tendresse de père, amour de père.
- Il faut honorer son père et sa mère, respecter son père, obéir à son père.
- Les enfants ne peuvent avoir trop de déférence, trop de respect pour leur père.
- Cet enfant a perdu ses père et mère.
- Individu mâle qui a pris le rôle et la responsabilité paternelle dans la vie d’un enfant.
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Ascendant, quel que soit le degré de parenté.
- C’est la loi de mes pères, répondit Rébecca ; elle leur a été donnée au milieu des foudres de la tempête, sur le mont Sinaï, dans la nue et dans le feu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Nous considérons aujourd’hui comme une parfaite cuistrerie l’ancienne prétention qu’eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 195)
- (Sens figuré) Celui qui a beaucoup fait pour la prospérité, pour le salut, pour le bonheur d’un peuple ou d’une classe nombreuse de personnes, qui agit envers ceux dont il prend soin comme un père agirait envers ses enfants.
- Cicéron fut appelé le père de la patrie.
- Ce général est le père de ses soldats.
- Cet homme est le père des pauvres.
- Ce maître est un père pour ses élèves.
- (Religion) (Surtout au pluriel) (Par ellipse) Père de l’église.
- En vain donc ces dangereux interprètes nous crient que le gros des Pères n'a jamais examiné critiquement, le vrai ou le faux des explications littérales de la Bible ; qu'aussi la Tradition varie fort sur cela ; […]. — (Père Ignace de Laubrussel, Traité des Abus de la Critique en Matière de Religion, Paris : Grégoire du Puis, 1711, vol.2, page 135)
- Alors que les premiers Pères expliquaient les analogies entre les enseignements des Écritures et ceux des philosophes par des contrefaçons diaboliques […] un Origène, un Eusèbe, un Ambroise recourent à la théorie du plagiat des Écritures par les Sages de la Grèce. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Homme ayant inventé ou fait naître une science, un art, une technique.
- Cet écrivain est considéré comme le père de la poésie anglaise. — (Magali Favre, Si la langue française m'était contée, Fides, 2021, page 203)
- Mon département a eu l’honneur de donner naissance au père de l’Entomologie ; l’illustre Latreille. — (Edmond Perrier, préface à Le Faune de France - Coléoptères de Alexandre Acloque, Baillière, 1896)
- Mais ce fut le comte de Chardonnet […] qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Tout autre fut l’attitude de l’oratorien Richard Simon, le père de la critique biblique, dont les controverses avec Bossuet sont restées célèbres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Remarquons d’entrée de jeu qu’il faut méconnaître le père de la théorie de la relativité pour imaginer qu’il ait pu assimiler l’astrologie à une « science ». — (Denis Hamel, Albert Einstein, astrologue ? Vous voulez rire ? La fin d’un canular, dans Le Québec sceptique, n°57, été 2005, p. 31)
- Il y est encouragé par l’ingénieur Oskar von Miller, le « père » de l’hydroélectricité allemande, qui y voit une solution pour électrifier le pays. — (Ludovic Dupin, La Centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
- Titre donné aux dignitaires des congrégations et des ordres religieux.
- Le père Cotton craignait si peu que ses pénitentes le quittassent, qu’au contraire il leur conseillait d’aller parfois aux autres confesseurs […] — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, Hachette & Paulin, 1845, 3e éd., p. 83)
- Ces négociants, volés et persiflés par les jésuites, les attaquèrent en justice réglée ; ils prétendirent que ces pères, en vertu de leurs constitutions, étaient solidaires les uns pour les autres, et que ceux de France devaient acquitter les dettes des missions américaines. — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
- À peine majeur et par les soins de l’Ignacien, Laurent Tailhade fut marié à une hoberelle bretonne dont le terre à terre provincial et l'esprit façonné par les Pères étaient capables de couper les ailes au poète le mieux doué. — (Fernand Kolney, Laurent Tailhade: son œuvre, étude critique, Carnet-Critique, 1922, page 9)
- (Religion) Première personne de la sainte trinité, dans la doctrine chrétienne trinitaire.
- Le père, le fils et le Saint-Esprit.
- Le père éternel.
- (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Homme d’un certain âge que l’on traite avec familiarité. Dans certains cas cette appellation peut contenir une nuance de déférence voire d’admiration affectueuse.
- Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat […] sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Un jour, je découvris une inscription toute fraîche sur le mur de l’École, je m’approchai et lus : « Le père Barrault est un con . » […] Mais, quand je détournais mon regard [du mot « con »], c’était pour retrouver l’appellation infâme : « le père Barrault », qui m’épouvantait plus encore : le mot « con », après tout, je ne faisais qu’en augurer le sens ; mais je savais très bien qui on appelait « père Untel » dans ma famille : les jardiniers, les facteurs, le père de la bonne, bref les vieux pauvres. Quelqu’un voyait M. Barrault, l’instituteur, le collègue de mon grand-père, sous l’aspect d'un vieux pauvre. […] Il me semblait à la fois qu’un fou cruel raillait ma politesse, mon respect, mon zèle, le plaisir que j’avais chaque matin à ôter ma casquette en disant « Bonjour, Monsieur l’Instituteur » et que j’étais moi-même ce fou, que les vilains mots et les vilaines pensées pullulaient dans mon cœur. […] Je murmurai : « Le père Barrault pue » et tout se mit à tourner : je m’enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvai ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son nœud papillon. — (Jean-Paul Sartre, Les Mots, I, 1964)
- D’abord le père Perrault. (Le titre de père, en Craonnais, est obligatoirement accolé au nom des hommes, même célibataires, qui ont dépassé la quarantaine et n’ont pas droit, de naissance, à s’entendre appeler « monsieur ». Il est officiellement employé en chaire.) — (Hervé Bazin, Vipère au poing, 1948, V)
- Fête (souvent bachique), apparue dans l’armée pour célébrer un certain nombre de jours avant la quille. Note : Cette fête est aujourd’hui présente dans certains lycées un certain nombre de jours avant le baccalauréat, et dans quelques autres écoles un certain nombre de jours avant le diplôme.
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coléoptère
?- Qualifie les insectes dont les élytres protègent les ailes.
- Les insectes coléoptères.
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charcutière
?- (Charcuterie) Artisane qui prépare et qui vend du porc frais ou préparé en boudins, saucisses ou toute autre viande hachée ou farcie (comme andouillettes et pâtés).
- Et la brave charcutière qui dépeçait et refaçonnait du porc à longueur de commande ne put en supporter davantage ; elle pensa « Mon Dieu » et s’abattit sur le sol. — (Michèle Ressi, Le mort du bois de Saint-Ixe, Fayard, 1973)
- (Désuet) Épouse d’un charcutier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.