Dictionnaire des rimes
Les rimes en : aéroport
Que signifie "aéroport" ?
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- (Aviation) Ensemble englobant l'aérogare, les pistes d'envol et d'atterrissage, ainsi que les installations et services nécessaires au trafic aérien.
- À la vue d'Alger, de l’aéroport Houari Boumédiene, je me décontracte, le voyageur devant aussi, avec un lâcher de pets tonitruants. — (Franck Saël, Le Voyage à Merahna, Editions Publibook, 2003, page 100)
- Il est surtout celui qui a transmis à Killian la passion du pilotage en l’emmenant dès l’âge de 9 ans au club d’aéromodélisme de Bassillac (24) le long de la piste de l’aéroport de Périgueux. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 7)
Mots qui riment avec "or"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "aéroport".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : or , ors , ort , orts , ord , ords , aur , aurs , aure , aures , orps , ore et ores .
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transistor
?- (Électronique) Composant électronique, constitué de matériaux semiconducteurs, utilisé pour redresser, amplifier, interrompre des oscillations électriques.
- Or c’était la station la plus militante, elle ne masquait pas ses sympathies, et c’est pourquoi le fait de répandre industriellement les postes de radio à transistors releva, de la part du gouvernement, du pur suicide. — (Dmitrii Savitsii, Les Hommes doubles : la vie quotidienne en Union Soviétique, J.-C. Lattès, 1980, page 253)
- Ainsi, pour le contrôle de moteurs à commutation électronique ([…]), une carte contient généralement un pont de transistors de puissance alimenté par une tension continue et commandé par un circuit de modulation de largeur d’impulsions. — (Sylvain Allano, Petits moteurs électriques, Éditions Techniques de l'Ingénieur, n° D 3 720, non daté (juin 1995), page 13)
- (Par métonymie) Radio portative équipée de transistors et alimenté par des piles.
- Tous ceux qui ont suivi, dans la rue ou l’oreille collée aux transistors, les journées et les nuits rouges de mai, savent parfaitement le rôle d’agents de renseignement, d’espions légaux et commodes que jouent les radioreporters. — (René Backmann & Lucien Rioux, L'explosion de mai, 11 mai 1968: Histoire complète des événements, Paris : R. Laffont, 1968)
- Nous regrettons la vieille villa du comte Fede telle que je l’ai encore connue dans mon adolescence, la longue allée bordée d’une garde prétorienne de cyprès menant pas à pas au silencieux domaine des ombres, hanté en avril par le cri du coucou, en août par le crissement des cigales, mais où à mon dernier passage j’ai surtout entendu des transistors. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 135)
- Je me rappelle un dessin humoristique de Roger Sam. Ça représentait un veuf qui suivait l'enterrement de sa femme en tenant à la main un transistor retransmettant France-Irlande. — (San Antonio, Réflexions définitives sur l'au-delà , S-A 9 , Fleuve noir, 2000)
- Le matin, comme les marins chinois, elle avale, à jeun, une cuillerée de « pétrole lampant » (huile de lampe) et se fait elle-même un café qu'elle savoure, attablée dans sa petite cuisine, une oreille collée à son transistor. — (Michel Souvais, Arletty, confidences à son secrétaire, Éditions Publibook, 2006, page 17)
- Dominant le brouhaha des conversations, le cliquetis des couverts, la voix nasillarde du garçon, un transistor beuglait à s'étouffer. Une speakerine indolente annonça qu'une montre à quartz, made in Japan, allait donner l'heure à la seconde près. — (Philippe Le Marrec, Spécial-police : En attendant l'aurore, Fleuve Éditions, 2015, chapitre 2)
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colore
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de colorer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de colorer.
- Je me promenais dans cette ville si chère à ses habitants, j’allais du Rialto au grand canal, du quai des Esclavons au Lido, je revenais à sa cathédrale, si originalement sublime ; je regardais les fenêtres de la Casa Doro, dont chacune a des ornements différents ; je contemplais ces vieux palais si riches de marbre, enfin toutes ces merveilles avec lesquelles le savant sympathise d’autant plus qu’il les colore à son gré, et ne dépoétise pas ses rêves par le spectacle de la réalité. — (Honoré de Balzac, Facino Cane, 1837)
- Ainsi tous les chasseurs, les marins et autres spécialistes, desquels le langage se colore et se sapidifie à l’usage des termes de leur métier. — (Alphonse Allais, Le Boomerang, 1912)
- Première personne du singulier du subjonctif présent de colorer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de colorer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de colorer.
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déshonore
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de déshonorer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de déshonorer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de déshonorer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de déshonorer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déshonorer.
- liliiflore
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sort
?- La destinée considérée comme cause des divers événements de la vie.
- Le sort en a ainsi ordonné. - Les caprices du sort. - Le sort aveugle. - Le sort jaloux.
- Nous serons heureux en dépit du sort. - Braver, affronter, supporter les coups du sort. - Se plaindre du sort. - être poursuivi, accablé par le sort.
- Effet de la destinée ou de la rencontre fortuite des événements bons ou mauvais.
- Vous verrez […] que nous serons côte à côte au festin. Quel singulier hasard, en vérité ! Depuis deux heures le sort nous marie… — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
- Le temps était calme et le navire dériva vers l’Équateur, sans que l’équipage se souciât de son sort. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
- Nos vétérans, du Québec et du Canada, ont connu les guerres justes. Mais leur sort, lui, trop souvent, ne l’aura pas été. — (Josée Legault, Se souvenir de quoi, au juste?, Le Journal de Montréal, 12 novembre 2020)
- (En particulier) Condition ou état d’une personne sous le rapport de la richesse.
- Le dogme de la réincarnation […] a malheureusement l’effet pervers de contraindre les déshérités à la résignation, puisque leur lamentable sort présent dépend de mauvaises actions d’une vie antérieure. — (Louis Dubé, La sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, dans Le Québec sceptique, n° 66, été 2008, page 5)
- Condition des choses, ce qu'il leur advient.
- Tel fut le sort de son livre. - Son discours assura le sort de cette proposition. - Ce système eut le sort de beaucoup d’autres.
- Manière de décider quelque chose par le hasard.
- Le sort est tombé sur un tel. - Le sort en a décidé autrement. - Tirer au sort.
- (Superstition) Ensemble de paroles, de regards, de caractères, de maléfices par lesquels, suivant une croyance superstitieuse, on peut produire des effets extraordinaires, et presque toujours malfaisants.
- Ces pauvres gens disent qu’on a jeté un mauvais sort sur leurs troupeaux. - Il prétend qu’on lui a jeté un sort.
- Et quand la lignée des Monarques est faillie, & que le droit est dévolu aux états, en ce cas il est beaucoup plus sûr d'y procéder par sort, ayant fait chois des plus dignes, ou de ceux qui font égaux, que d'entrer aux termes d'élection: comme il se fît entre les sept Princes de Perse: pourvu que Dieu y soit appelé, en gardant la forme des anciens Hébreux, qui disaient, Seigneur Dieu donne le sort: à fin que tout charme, & sortilège en soit hors. Ainsi le grand Samuel, quand il fut question de faire un Roy nouveau, fît assembler tout le peuple, & le sort fut tiré des douze lignées: & la lignée de Benjamin étant venue, on tira les familles de Benjamin: & en la famille de Cis le sort tomba sus Saül, que Samuel avait au paravant sacré par le mandement de Dieu, afin qu'on ne pensât point que le Royaume fût dévolu fortuitement. — (Jean Bodin, Livre sixième, «Les six livres de la République de J. Bodin», Paris, 1577)
- gigors
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port
?- Havre côtier, refuge ou abri pour les bateaux les protégeant des vents et des tempêtes.
- Des phares éloignent les navires des dangers ou les conduisent dans les ports abrités par des digues construites en luttant contre les tempêtes. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Vers 4 heures, j’aperçois de nouveau la terre après avoir barré toute la nuit ; je passe au petit jour près d’un destroyer américain et entre dans le port Saint-Georges. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- La Chiffonne en longea la côte occidentale, doubla la pointe Nord et, suivant les falaises de l’Est, moins anfractueuses, pénétra dans un grand port naturel, protégé par un alignement de gros rochers et de petits îlots. — (G. Lenotre, Les derniers Terroristes, Paris : chez Firmin-Didot, 4e édition, 1932, page 79)
- Azemmour, la ville maure remontant à l’antiquité, en plein déclin aujourd'hui par suite de l’ensablement de son port et l’indolence de sa population. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 148)
- Ensemble des installations, en bord de mer, destinées à l’entretien des navires, à l’embarquement et au débarquement des marchandises ou des passagers.
- C’était un tohu-bohu ethnique. Dans le port flottaient les pavillons de toutes les nations, et plus de deux millions d’êtres humains s’y embarquaient annuellement. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 210 de l’édition de 1921)
- Ça me rappelle le vieux port marseillais, les marchandes de coquillages, les pieds-paquets et le vin de Cassis, doré comme du soleil. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 187-188)
- Point de la rive d’un cours d’eau où les navires abordent, chargent et déchargent les marchandises.
- Le mythique port de Bercy.
- Le port céréalier de Givet.
- Ville bâtie auprès d’un port, autour d’un port.
- Marseille est un agréable port de mer.
- (Sens figuré) Lieu de repos, de refuge, d’une situation tranquille.
- Il est dans le port en se retirant du monde et de l’embarras des affaires.
- Il s’est assuré un port dans la tempête.
- (Sens figuré) Lieu où l’on se retire loin des embarras du monde, où l’on cherche à se mettre à couvert de quelque danger.
- La maison de l’ambassadeur a été un port de salut pour lui.
- (Géographie) Col des Pyrénées.
- Le port d’Envalira est le plus haut col routier de la chaîne pyrénéenne.
- — Viva ! viva ! jaleo ! s’écria Houmain ; nous autres braves, nous sommes bons à tout. Ah çà ! mais… tu as donc toujours passé par les autres ports ? car je ne t’ai pas revu depuis que j’ai repris le métier. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXII, 1826)
- De l’autre côté, c’est l’Espagne, dominée par des falaises identiques aux nôtres […]. On peut passer en Espagne sans suivre le sentier qui franchit le port, mais il y faut beaucoup d’acrobatie. — (Abellio, Pacifiques, 1946)
- Arrivée, destination.
- Elle recommença ses doléances, elle se mit à geindre de plus belle sur le manque de fortune qui la faisait échouer au port. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
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chromatophore
?- Qui porte la couleur, la coloration.
- Tissu chromatophore, cellule chromophore.
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saure
?- Qui est de couleur jaune tirant sur le brun. Il se dit spécialement des chevaux.
- Le vétérinaire de la commission avait également été chargé de trouver un ambleur pour un colonel des honved, et Tönle qui avait repéré un cheval saure vraiment beau (pendant ces quelques mois, il avait acquis une certaine expérience) y gagna des compliments et un bon pourboire qui lui permit, le samedi soir après le travail, de se donner un peu de bon temps. — (Mario Rigoni Stern, Histoire de Tönle, 1978 ; traduit de l’italien par Claude Ambroise et Sabina Zanon Dal Bo, 1988, page 38)
- (Par analogie)
- Sa figure saure et ridée, encadrée par le châle noir, la vieille Gaudry, la métisse, approuvait en clignant de ses petits yeux obliques. — (Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé, 1928, réédition Nelson, page 199)
- (Fauconnerie) Se dit d’un oiseau pendant sa première année, où il porte encore son premier pennage, qui est roux.
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parador
?- (Désuet) Hôtel, auberge espagnole.
- Nous descendîmes à un superbe parador, d'une propreté parfaite, où l'on nous donna deux belles chambres avec un balcon ouvrant sur une place. — (Gautier, Tra los montes, 1843, page 61)
- Torrequemada est remarquable par l’absence complète de vitres : il n’y a de carreaux qu’au parador qui, malgré ce luxe inouï, n’en a pas moins une cuisine avec un trou dans le plafond. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- (De nos jours) (Hôtellerie) En Espagne, hôtel de grand confort, aménagé dans une demeure historique ou de caractère et dont la gestion dépend des services du tourisme national.
- La route d'Arenas de San Pedro (...) vous hisse, à quelque treize cents mètres, jusqu'au parador de Gredos, un ancien relais de diligences aménagé par l'État en hôtel confortable, décoré avec goût. — (T'Serstevens, Itinér. esp., 1963, page 237)
- Tout ce qui pouvait encore tenir debout en Espagne en termes de châteaux forts moyenâgeux ou de couvents Renaissance avait été converti en parador. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 39)
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photophore
?- Se dit de tout ce qui porte une source lumineuse.
- (En particulier) Coupe décorative en verre ou terre cuite, destinée à recevoir une bougie ou une veilleuse.
- Le photophore jette sur le papier sa lumière jaune. Bizarre destinée, celle qui, à seize ans, sans que j’aie su au juste pourquoi, a décidé un jour que je me préparerais à Saint-Cyr, a fait de moi le camarade d’André de Saint-Avit. — (Pierre Benoit, L’Atlantide, Albin Michel, 1920, p. 9-14)
- Ils pénétrèrent dans le gourbi de l’adjudant, une sorte de cube en branchages, à l’entrée voilée par une toile de tente. M. de la Ferté s’assit sur une caisse de conserves, dressée devant la table pliante, qui supportait un photophore. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 234.)
- Des photophores accrochés le long des murs de pierre distillent une lumière d’ambre et des ombres mouvantes. — (Philippe Delerm, Quiproquo, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 1999, page 15.)
- Quelque peu rassérénée, Mercedes se lève à tâtons, allume un photophore (le dernier qui marche encore) et, tenant par sa poignée la petite boule à l’éclat falot, gagne la cuisine. — (Jean-Marc Ligny, Exodes, L’Atalante, 2012, Gallimard Folio SF, 2016, page 214)
- Ancien système de bouée lumineuse de signalisation maritime, qui fonctionne par l'hydrolyse du phosphure de calcium, qui produit de l'hydrogène phosphoré inflammable spontanément.
- L'éclaireur de M. Holmes, c'est le photophore expérimenté en 1857 à Paris et essayé l'année suivante par M. T. Silas à bord de la Bretagne, commandée par M. Pothuau; MM. Sayferih et Silas s'étaient proposé dès cette époque de mettre à la disposition de la marine une lumière inestinguible, et ils avaient tiré parti des propriétés du phosphure de calcium. — (H. de Parville, Journal des débats politiques et littéraires du 23 Mai 1873)
- (Biologie) Organe électroluminescent présent chez divers animaux marins, y compris des poissons et des céphalopodes.
- Les photophores des poissons des grandes profondeurs ont pour fonction d’attirer les proies ou d’effrayer les prédateurs.
- (Médecine) Partie d’un endoscope destinée à éclairer les organes et les cavités internes.
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remord
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de remordre.
- izernore
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mandragore
?- (Botanique) Plante de la famille des solanées, dont la racine a la forme d'un corps humain, douée de propriétés narcotiques, sédatives, stupéfiantes et aphrodisiaques.
- On employait autrefois en pareil cas la mandragore, qu’on a abandonnée depuis ; toujours est-il certain que sa racine […] guérit les inflammations et les douleurs des yeux. — (Ajasson de Grandsagne, Histoire naturelle de Pline, Volume 15, C. L. F. Panckoucke, 1832, page 355)
- (Fantastique, Mythologie) Plante de la famille des solanées dite porteuse de vertus magiques.
- Ce sentier a ceci de dangereux, qu’il est bordé de Mandragores qui, la nuit, chantent au pied des arbres. — (Anatole France, La Rôtisserie de la reine Pédauque, 1893)
- hautefort
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mort
?- (Biologie) Arrêt définitif des fonctions vitales (assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central).
- Enfin, dans tous les groupes étudiés jusqu’ici, l’individualité de chaque être se manifeste dès la première apparition du germe, dès les premiers rudimens de l’œuf, et persiste pleine et entière jusqu’à la mort. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, pages 496–519)
- Ce n’est pas par lâcheté, c’est par une immense modestie que l’on renonce ce soir à la guerre, au carnage, à sa mort, à la mort surtout des autres, des camarades […] — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Ne plus s’aimer, c’est pire que de se haïr, car, on a beau dire, la mort est pire que la souffrance. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- — Je ne connais que moi. La vie, c’est moi. Après ça, c’est la mort. Moi, ce n’est rien ; et la mort, c’est deux fois rien. — (Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931))
- Ton père est mort, d’une mort bête. Toutes les morts sont absurdes, d’ailleurs. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 42)
- J’avais l’impression de me noyer et une angoisse terrible, celle de la mort elle-même m’étreignit. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Pourquoi dire que la mort viendra comme un voleur ? Tout nous y prépare. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 63.)
- Les mots usuels que nous trouvons [en parlant des paysans des années 1930 au Québec] pour dire la mort varient selon les réflexes des uns et des autres : « Il a perdu le souffle, il a défunté, il a trépassé, il a rendu l’âme… » Plus poétique : « Il est parti de l’autre bord, de l’autre côté; il était au bout de son fuseau. » Moins respectueux : « Il a levé les pattes, il a fini par crever. » — (Benoît Lacroix, Rumeurs à l'aube, Éditions Fides, 2015, page 213)
- Privatisée, laïcisée et comme aseptisée par la médecine depuis des décennies, la mort s’était effacée de notre imaginaire collectif ; elle resurgit soudain comme une réalité imprévisible, terriblement contagieuse et pour l’instant non maîtrisable par la science. — (Gérard Courtois, Emmanuel Macron face au Covid-19 : la revanche des passions tristes, Le Monde. Mis en ligne le 10 mai 2020)
- Moment ou lieu où cet arrêt des fonctions vitales se produit.
- La veuve de Henri II était vêtue de ce deuil qu’elle n’avait point quitté depuis la mort de son mari. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, C. Lévy, 1886)
- Cette chapelle renferme le tombeau de l’évêque Radulphe, dont l’inscription donne la date de 1266, comme étant celle de la mort du prélat. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- (Soutenu) (Rhétorique) La mort peut être souvent personnifiée → voir Mort.
- Stendhal dit quelque part que le soldat ne craint pas la mort, parce qu’il espère bien l’éviter par son industrie ; cela s’appliquait tout à fait à ce genre de guerre que nous faisions. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 102)
- La mort fauche. Elle fauche à tort et à travers. Peu lui importe. Ceux qu’elle a visés, elle va les chercher là où ils semblent le plus en sécurité. — (Jacques Mortane, La Guerre des airs : Traqués par l’ennemi, Baudinière, 1929, page 40)
- L’impitoyable mort.
- Ce malheureux appelait la mort.
- (En particulier) Peine capitale, peine qui consiste dans la suppression de la vie. → voir peine de mort.
- Le régime antérieur avait été encore plus terrible dans la répression des fraudes, puisque la déclaration royale du 5 août 1725 punissait de mort le banqueroutier frauduleux […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. VI, La Moralité de la violence, 1908, page 272)
- Deux jours après, je passai devant le conseil de guerre, qui, après plaidoirie d’un avoué allemand, me condamna à mort pour espionnage […] — (Jacques Mortane, Missions spéciales, 1933, page 31)
- Sentence, arrêt de mort : Condamnation qui porte la peine de mort.
- (Par hyperbole) Grandes douleurs.
- Cette cruelle maladie lui fait souffrir mille morts.
- Souffrir mort et passion.
- (Par hyperbole) Grands chagrins.
- La conduite de son fils lui a mis la mort dans l’âme.
- (Sens figuré) Fin, cessation d’activité.
- Seuls, dans un des versants caillouteux de la forêt, deux ou trois vieux hêtres accusaient, par quelques feuilles roussies prématurément, l’arrivée prochaine de l’automne et la mort de l’été. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Sens figuré) Ruine, destruction.
- Les réquisitions forcées sont la mort du commerce.
- Le monopole est la mort de l’industrie.
- (Cartes à jouer) Treizième arcane du tarot de Marseille (aussi appelée « arcane sans nom »).
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septuor
?- (Musique) Morceau pour sept voix ou pour sept instruments.
- Septuor instrumental. Septuor vocal. Exécuter un septuor.
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bâbord
?- (Marine) Partie gauche d’un navire lorsque l’on regarde vers la proue.
- Le célèbre pic fut laissé sur bâbord, et le Duncan, continuant sa marche rapide, coupa le tropique du cancer le 2 septembre. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- J’ai fait allumer les fanaux de position, rouge bâbord et vert tribord. — (Guy de Maupassant, Sur l’eau)
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rotor
?- (Mécanique) Partie rotative d’une machine, par exemple d’un moteur électrique, d’une turbine, etc.
- Alors, quoi? Il a de la gueule, mon rotor, non? — (André Franquin, Gaston 14 — La saga des gaffes, éditions Jean Duouis, 1982, page 5)
- Il permet en effet de réduire les pertes parasites par circulation, de barre à barre, de courant vagabond dans les tôles du rotor, ainsi que le risque de bruit magnétique. — (Patrick Brutsaert, Daniel Laloy et Damien Verbeke, Construction des machines tournantes : Machines à courant alternatif, n° D 3 572, Éditions Techniques de l’Ingénieur, 2006, page 6)
- L’habitacle fut secoué de convulsions démentes et ils perçurent distinctement le flap-flap hargneux du rotor. — (Jean-François Coatmeur, Morte fontaine, 2018)
- Partie tournante de l’allumeur d’un moteur à explosion.
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diaspore
?- (Minéralogie) Espèce minérale de formule AlO(OH).
- Il existe des hydrates d’alumine naturels. On donne le nom de gibsite à l’hydrate qui a pour formule Al2O3,3HO. Le diaspore, qui a été trouvé en Sibérie, l’hydrargilite, sont aussi des hydrates d’alumine ; le diaspore a pour propriété caractéristique de se réduire en poussière lorsqu’on le chauffe fortement au chalumeau. — (J. Elouze et E. Fremy, Abrégé de chimie, volume 2 : Métaux et Métallurgie, Victor Masson & fils, Paris, 1856, 5e édition, page 173)
- L’origine des bauxites, dit M. Coquand, se rattache incontestablement à l’intervention de sources minérales qui ont apporté, soit dans les lacs, soit à la surface des sols immergés, les aluminates de fer et les diaspores qui constituent les minerais de bauxite. — (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, volume 96, Paris, 1883, page 1738)
- Le diaspore, de structure analogue (l’aluminium remplaçant le fer), se présente en cristaux lamellaires parfaitement clivables (parfois taillés pour la bijouterie, malgré leur fragilité) donnant des lamelles flexibles, et en agrégats écailleux. — (Jean-Paul Poirot, Minéralia : les minéraux & les pierres précieuses du monde, Éditions Artemis, 2004, page 68)
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brontosaure
?- (Paléontologie) Le brontosaure est un genre de dinosaure sauropode herbivore de la famille des diplodocidés, découvert en 1879 par Othniel Charles Marsh. Il a longtemps été confondu avec l'apatosaure auquel il ressemble.
- Ma mère connaissait le nom de deux animaux préhistoriques, le brontosaure et le mammouth. — (Frédéric Regard, De Drake à Chatwin. Rhétoriques de la découverte, 2007)
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choéphore
?- (Antiquité) Dans la Grèce antique, femme qui apporte les offrandes aux morts.
- Ce fut alors que la jeune Isabelle apparut au fond de la salle, portant, telle une choéphore antique, un plat d'or. — (Jules Hippolyte Lermina, Mystère-ville, page 66, Apex, 1998)
- Dans les Choéphores, le sacrifice est d'abord le signe de la prospérité d'une lignée dont le chef indien sait adresser aux dieux les offrandes sacrificielles qui leurs sont dues.
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sicomore
?- Variante de sycomore.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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mirliflore
?- (Familier) Jeune homme qui se pique d’élégance, qui fait l’agréable, qui cherche à briller.
- — Ce sont là des inventions de Paris ! Voilà les idées de ces messieurs de la Capitale ! c’est comme le strabisme, le chloroforme et la lithotritie, un tas de monstruosités que le gouvernement devrait défendre ! Mais on veut faire le malin, et l’on vous fourre des remèdes sans s’inquiéter des conséquences. Nous ne sommes pas si forts que cela, nous autres ; nous ne sommes pas des savants, des mirliflores, des jolis cœurs ; nous sommes des praticiens, des guérisseurs, et nous n’imaginerions pas d’opérer quelqu’un qui se porte à merveille ! Redresser des pieds bots ! est-ce qu’on peut redresser les pieds-bots ? c’est comme si l’on voulait, par exemple, rendre droit un bossu ! — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857, édition Louis Conard, 1910, page 252)
- Fritz était là, devant la glace, vêtu comme un mirliflore. — (Erckmann-Chatrian, L’ami Fritz, 1864)
- lisors
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.