Dictionnaire des rimes
Les rimes en : étolie
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "étolie".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
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envahit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de envahir.
- Philippe Marlière, qui évoque à la marge le « dessein intelligent », entend réaliser l'ultime étape de Teilhard de Chardin : l’homme, point d'aboutissement de la céphalisation qui fait de la biosphère une noosphère, envahit le monde de « matière hominisée » et devient le « seul paramètre de l'évolution » pour se « supra-humaniser ». — (Philippe Descola, Les Natures en question, Colloque de rentrée du Collège de France 2017)
- Troisième personne du singulier du passé simple de envahir.
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abonni
?- Participe passé masculin singulier du verbe abonnir.
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adjoignit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de adjoindre.
- Il redemanda les conseils de Schinner, auquel il adjoignit Joseph Bridau. — (Honoré de Balzac, Pierre Grassou, 1840)
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luit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de luire.
- Troisième personne du singulier du passé simple de luire.
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agrandie
?- Participe passé féminin singulier de agrandir.
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apophonie
?- (Linguistique) Modification phonétique du timbre d'une voyelle dans un mot.
- L'apophonie a joué un grand rôle en latin ; elle explique que de con + facio, forme composée du verbe facio (« faire » d'où notre faire), on passe à conficio (d'où confire), par apophonie de /a/ en /i/ en syllabe ouverte, tandis que le participe passé passif est confectus (d'où confection), où l'apophonie se fait de /a/ vers /e/ en syllabe fermée.
- L’apophonie, en revanche, est un phénomène phonétique combinatoire qui a lieu ou non suivant l’environnement phonétique de la voyelle concernée. — (Marco Rühl, Linguistique pour germanistes: Une tentative de médiation entre la tradition française et la tradition allemande de l’étude de la langue allemande, 2000)
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infinie
?- Féminin singulier de infini.
- C’est le « jeune Blanc » alors qui voyait par la première fois un « Noir authentique », avec une « douce peau de chocolat », commence aussi à se désémiotiser en plongeant dans ce monde merveilleux des « serpents », des « petits caïmans », « pythons », « crocodiles sacrés », etc., dans leur « fidélité éternelle et infinie » (TRUDEL, 2001, p. 60). — (Licia Soares De Souza , Figures spatiales de Montréal : Une géopoétique urbaine interaméricaine, 2017)
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noirci
?- Devenu noir.
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naquit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de naître (ou naitre).
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ampli
?- (Électronique) (Familier) Amplificateur (tous sens).
- Personnellement, je dirais plutôt pour des raisons de commodité : si votre tuner tombe en panne, vous n’êtes pas privé de votre ampli, ou si vous voulez changer votre ampli, vous n’êtes pas obligé de changer aussi votre tuner. — (Le Monde de la musique, numéros 30 à 39, 1981)
- (Habillement) Rembourrage de soutien-gorge.
- ..., je suis sûre qu'elle a des amplis (...). — (Annie Ernaux, La femme gelée, Folio, p. 66).
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paradis
?- (Bible, Religion) Jardin de délices, d’éden.
- Dieu chassa Adam du paradis.
- (Bible, Religion) Selon certaines religions, lieu de bonheur éternel et de délices où vont les hommes bienheureux, les âmes des justes (parfois aussi les animaux), après leur mort.
- Les approches du bonheur sont, pour les vrais amants, comparables à ce que la poésie catholique a si bien nommé l’entrée du paradis, pour exprimer un lieu ténébreux, difficile, étroit, et où retentissent les derniers cris d’une suprême angoisse. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Les âmes de nos chastes fondateurs, […] et de ces sept saints qui se sont réunis les premiers pour le service du Temple sont troublées même dans les joies célestes du paradis. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Sous la première République, au moment même où toute l’Europe nous tombait sur le dos, c'est les curés qui ont excités la guerre civile en Vendée, fanatisant les paysans, les menant au combat, et leur promettant le paradis s'ils étaient tués. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 203)
- Des associations d’idées s’étaient, là-dessus, faites en lui naturellement, et bien malin eût été celui qui l’aurait pu convaincre que l’église est le vestibule d’un lieu de délices appelé « Paradis ». — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Et sais-tu ce que je me disais à l’instant, en t’apercevant, si gracieuse, qui cueillais les fleurs parmi la rosée du matin ? Que les jeunes Parisiennes, et même que les houris qui nous attendent au paradis sont, à coup sûr, moins belles que toi […] — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- (Par extension) Lieu merveilleux, qui apporte le bonheur ; séjour délicieux, charmant, orné par la nature ou par l’art.
- […] le professeur Haug […] nous signala l’intérêt qu’il y avait à recueillir des ammonites et autres fossiles sur la Terre de Jameson ; ce paradis des géologues, côte Nord de L’Hurry Inlet, était à une vingtaine de milles de la station de Rosenving. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Cette île est un paradis perdu en pleine mer. - Ce magasin de jouets est un paradis pour les enfants. - Cette campagne, cette vallée, ce jardin est un paradis terrestre, est un vrai paradis, un petit paradis, un paradis.
- (Par extension) L’état le plus heureux dont on puisse jouir.
- Si je pouvais me réincarner, je serai plante, plus précisément coton. Car avec un peu de chance je finirai comme bonnet de sous-tif, le paradis quoi..... — (Erick Belot, Pensées, Passez....., BoD/Books on Demand France, 2010, page 37)
- (Architecture) Étage le plus élevé d’une salle de spectacle ou d’un théâtre.
- Les deux plus intrépides hurleurs qui se répondaient de l’orchestre au paradis, avaient cessé leurs cri. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- J’ouvrais les narines toutes larges pour humer l’odeur de gaz et d’oranges, de pommades et de bouquets, qui rendait l’air lourd et vous étouffait un peu. Comme j’aimais cette impression chaude, ces parfums, ce demi-silence !… ce froufrou de soie aux premières, ce bruit de sabots au paradis ! Les dames décolletées se penchaient nonchalamment sur le devant des loges ; les voyous jetaient des lazzis et lançaient des programmes. Les riches mangeaient des glaces ; les pauvres croquaient des pommes ; il y avait de la lumière à foison ! — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Trois rangées d’arcades superposées, et au-dessus un très haut mur avec les trous très nets où s’inséraient les poutres de la charpente qui faisaient le paradis, les septièmes loges. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- (Jeux) Dernière case du jeu de la marelle, celle où l'on a gagné.
- Quand j’arrivais au « paradis » , c’était vraiment le paradis. — (Marie Cardinal, Les mots pour le dire, Le Livre de Poche, page 76)
- (Antiquité) Jardin d'agrément.
- Arsame promit de nous conduire à la fête de Milyta, et nous invita à diner pour le lendemain à son paradis, avec une autre de ses maîtresses. — (Étienne-François de Lantier, Voyages d’Anténor en Grèce et en Asie avec des notions sur l’Égypte, Paris : Belin & Bernard, an VI, 2e édition, tome 3, pages 25-26)
- Les satrapes (gouverneurs des satrapies, régions de l'Empire perse) se sont mis à imiter le roi en bâtissant des jardins dans leur palais que les grecs ont nommé "paradeiso", qui veut dire "paradis". Un satrape de Babylone, entre l'époque d'Hérodote et celle d'Alexandre le Grand, aurait très bien pu bâtir un jardin dans le palais royal, en s'inspirant à la fois des paradis perses et des jardins assyriens. — (Les Jardins suspendus de Babylone, site http://lemondeantique.org, lu le 14-10-2014)
- (Beaujolais) Jus qui coule du pressoir avant même sa mise en action. Ce jus donne un vin de beaujolais particulièrement alcoolisé.
- On appelle “paradis”, en Beaujolais, le premier jus qui sort du pressoir. Le paradis est d'ailleurs un vin tout à fait délicieux. — (Édouard Brasey, L'effet pivot, Éd. Ramsay, 1986)
- (Marais poitevin) Jardin, verger planté d’arbres fruitiers.
- Elle savait un peu conduire, maintenant ; sans trop de peine, elle gagna la conche Saint-Jean, tourna au premier fossé et alla aborder dans un pré planté d’arbres fruitiers, dans un paradis pour appeler les choses par leur vrai nom. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 130)
- Et faible encore, la poitrine sifflante, le cœur défaillant, elle s’aventura jusqu’au pré paradis nouvellement acquis que les grandes eaux baignaient. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 173)
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mûrie
?- Participe passé féminin singulier de mûrir.
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finit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de finir.
- En respectant les règles gématriques, un mathématicien, Brendan McKay, a montré qu’on trouvait aussi des messages prophétiques dans Moby Dick, le roman d’Herman Melville. En réalité, en appliquant une méthode de décryptage arbitraire à n’importe quel texte, on finit toujours par trouver des mots, voire des phrases cohérentes. — (Gérald Bronner, Cabinet de curiosités sociales, 2018)
- Troisième personne du singulier du passé simple de finir.
- Mais à force de « chapuser », d’enlever du bois au sapin, il finit par n’en laisser plus assez que pour faire un manche d’étrille. — (Charles Beauquier, Humour et sobriquets populaires, in Contes populaires et légendes de Franche-Comté, Presses de la Renaissance, 1978, pages 55-56)
- Ainsi finit la journée de Bedr, la plus décisive de l'histoire de l'islam. — (Mohammed Essad Bey, Mahomet, 571-632, Payot, 1948, page 176)
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réfléchi
?- Fait ou dit avec réflexion.
- Action, pensée réfléchie.
- Opinion peu réfléchie.
- Tout bien réfléchi — Après mûre réflexion.
- Tout bien réfléchi, je trouve qu’il vaut mieux ne pas y aller.
- Qui a l’habitude de réfléchir.
- Un homme réfléchi.
- Un esprit réfléchi.
- (Grammaire) Se dit d'un pronom qui représente le même référent que le sujet.
- En français, « se » est un pronom réfléchi.
- (Grammaire) Se dit d’un verbe dont le sujet exerce l’action sur lui-même.
- « Se promener » est un exemple de verbe réfléchi.
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mini
?- Minuscule, de très petite taille.
- Pour être mini, elle est vraiment mini, la taille d’un paquet de cigarettes. — (site pepe.gaffner.com)
- Grand choix à prix mini.
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alanguit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de alanguir.
- Troisième personne du singulier du passé simple de alanguir.
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catégorie
?- (Généralement) Classe dans laquelle on range plusieurs objets ou plusieurs personnes d’une même nature.
- Quand il suivit un peu plus tard comme externe les classes du collège d'Arbois, il appartint tout d'abord à la catégorie des élèves que l'on pourrait appeler bons-ordinaires. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
- Ce petit homme que le patron du bal avait aussitôt classé dans la catégorie des trouble-fête, eût bien été capable de causer un esclandre, pour peu qu’on le contrariât. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Dans les premières grammaires du français, se pose le problème de la reconnaissance de l’article comme catégorie, ou plutôt celui de la forme que doit prendre son traitement. — (Jean-Marie Fournier, À propos des grammaires françaises des XVIIe et XVIIIe siècles : le traitement des exemples et des parties du discours , dans Histoire Épistémologie Langage, 1998, volume 20, n° 20-2, page 135)
- (Logique) Classe dans laquelle on range plusieurs choses qui sont d’espèce différente, mais qui appartiennent à un même genre.
- L’esprit humain conçoit toute chose sous la catégorie du temps et de l’espace.
- (En particulier) (Sport) Groupe de sportifs de valeur semblable.
- Catégorie poids-lourd, champion toute catégorie, hors-catégorie.
- (Mathématiques) Classe contenant des objets et des flèches entre ces objets, flèches qui peuvent être composées entre elles.
- La catégorie des groupes
- Le plan allait en effet s’avérer à la fois trop restrictif… et trop ambitieux. D’une part, sa rigidité empêcha de traiter de sujets pourtant unanimement jugés indispensables comme les catégories. D’autre part, l’intérêt des uns et des autres, l’évolution des mathématiques, ou simplement le manque de temps empêchèrent d’en traiter d’autres pourtant annoncés. — (Pierre Cartier, L’œuvre mathématique de Bourbaki, Bibliothèque Tangente no 61, novembre 2017, page 11)
- (Sylviculture) (Par ellipse) Catégorie de grosseur : regroupement des arbres d’un peuplement, selon leur diamètre, en petits bois, bois moyens et gros bois, voire très gros bois.
- Dans les forêts en conversion, l’équilibre est souvent loin d’être atteint. Outre le fait que la forêt peut être constituée d’un patchwork de types de peuplements très différents les uns des autres, la répartition des catégories de grosseur de bois à l’échelle de la forêt peut être nettement déséquilibrée au profit d’une ou deux catégories. — (Thierry Sardin, Chênaies continentales, Office national des forêts, 2008, ISBN 978-2-84207-321-3 → lire en ligne)
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sushi
?- (Cuisine) Préparation culinaire d’origine japonaise à base de riz vinaigré et de poisson cru ou de légume.
- C’était Rinri qui préparait les repas. Il cuisinait mal, mais mieux que moi, […]. Au lieu de lui signifier que c’était inavalable, je lui parlais de ma passion pour les sashimis et les sushis. — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 78)
- (Par métonymie) Type de restaurant où l’on peut manger ou acheter des sushis.
- La première fois, j’invite plutôt une fille au McDo ou au sushi, parce que le cadre est plus favorable. Question de déco, d’ambiance. Le grec, ça leur fait un peu peur. Mais une fois qu’on est ensemble, on peut y aller sans souci. — (Jérôme Porier, « Pour 20 euros, t’as quatre kebabs » in le supplément « L’époque » du quotidien Le Monde (édition sur papier) daté des dimanche 19 et lundi 20 juin 2016, page 3 (du supplément), colonne 3. Équivalent en ligne. Consulté le 16 août 2016)
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afféterie
?- Manière précieuse de parler ou d’agir.
- Je pouvais être ravie par la vivacité de son sourire intelligent, la forme de ses yeux de chevreuil, un port de tête exceptionnellement fier, éloigné de l’afféterie. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, page 13)
- S’exprimant avec afféterie, petites façons précieuses, complimenteur sans arrêt. — (Paul Léautaud, Journal littéraire : Juin 1928-Février 1940, 1986)
- Non qu’il fût laid ou contrefait, mais il se dégageait de ses moindres attitudes une afféterie veule, une petitesse et un manque de conviction qui énervaient dès les premières minutes. — (Amélie Nothomb, Le Sabotage amoureux, Albin Michel, 1993)
- Il se rend compte qu’il a en face de lui un être « vrai », dénué de toute afféterie. — (Monique de Huertas, Louise de La Vallière, éditions Pygmalion/Gérard Watelet, Paris, 1998, page 42)
- Plus tard, beaucoup plus tard, c’est une femme, une très belle femme, —la seule que je connaisse à parler encore naturellement, sans affectation ni afféterie, le parigot populaire, idiome inventif, plein d’humour et de trouvailles langagières— qui emploiera devant moi ces expressions désignant la chance : « T’as le cul bordé de médailles ! », ou, encore plus étrange, plus ordurier aussi, « T’as le cul bordé de nouilles ! » — (Jorge Semprún, Le Mort qu’il faut, 2001, page 170)
- Employer le pluriel italien ne se fait plus guère, c’est plutôt de l’afféterie.— (« Tous les scénarii sont sur la table », Le Monde, 2021 → lire en ligne)
- L’afféterie du style.
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joli
?- Qui a de la grâce, de l’agrément. — Note : Tend à se dire de ce qui est petit en son espèce.
- J'aurais pu […] accepter les offres engageantes des jeunes et jolies Mangavériennes, avoir là des enfants bronzés qui auraient grandi libres et heureux sous le chaud soleil de la Polynésie. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Et puis il y a Tanya. Elle est jolie Tanya. Pas crédible ni talentueuse mais jolie. Et en peau de bête. Tout le temps. Et puis parfois elle est nue. — (Palplathune, Tanya et les animaux de la jungle : Avis sur Sheena, reine de la jungle, sur le site SensCritique (www.senscritique.com), le 18 novembre 2011)
- Sa maison de campagne est très jolie.
- Un joli site.
- Un joli paysage.
- Un joli spectacle.
- (Sens figuré) Qui plaît par la gentillesse.
- Dire de jolies choses.
- Faire de jolis vers, une jolie chanson.
- Un joli geste.
- (Familier) Qui est plaisant.
- Le tour est joli, Le tour est plaisant.
- Il lui a joué un joli tour.
- Le joli de l’affaire est que…, Le plaisant le plus piquant de l’affaire est que…
- (Familier) Qui est avantageux.
- Le voilà maintenant dans une très jolie position.
- Il vient d’obtenir une assez jolie situation.
- (Ironique) (Familier) Se dit d’une personne ou d’une chose déplaisante, ridicule, pénible, etc.
- Vous tenez là de jolis discours.
- C’est joli de se faire attendre, de me parler de la sorte.
- Il vient de faire là quelque chose de joli.
- C’est un joli monsieur.
- Vous voilà tout trempé, vous êtes dans un joli état.
- Cette mauvaise nouvelle l’a mis dans un joli état.
- Mistingue.– De quel droit, monsieur, me retenez-vous prisonnier ?Lenglumé.– Ah ! je trouve ça joli, par exemple ! — (Eugène Labiche, L’affaire de la rue de Lourcine, 1857, Scène 4)
- D’ailleurs la nuit tombait, et l’on n’a pas encore réussi à établir par où tout ce joli monde s’est sauvé. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
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repartit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de repartir.
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assis
?- Placé sur son séant.
- Il est assis.
- Un vestibule étroit séparait la cuisine de la salle où Mme Aubain se tenait tout le long du jour, assise près de la croisée dans un fauteuil de paille. — (Gustave Flaubert, Trois Contes, 1877)
- Destiné à faire asseoir.
- Une place assise.
- Solidement établi.
- Une réputation assise.
- « On se croirait chez Barnum.– Gérard ! Vous êtes cruel !… Vous ne respectez pas les situations les plus assises.– Surtout quand elle sont assises sur une chaise percée. » — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 12)
- (Héraldique) Se dit d'un quadrupède représenté le postérieur à terre, les pattes arrière repliées, les antérieures éventuellement posées au sol.
- Écartelé : au premier et au quatrième de sinople à l’étoile d’or accompagnée de trois gerbes de blé du même, au deuxième d’azur aux deux colombes affrontées d’argent, membrées de gueules, posées sur un mont d’or et surmontées d’une étoile du même, au troisième de gueules au bièvre assis d’or, la queue d'argent, qui est de Housséville → voir illustration « bièvre assis »
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ahuri
?- Qui est pantois, stupéfait, déconcerté.
- La société [de M. Genès] nous était devenue tout à fait intolérable. […] la mesure était comble, nous en étions ahuris, abrutis. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, 2012, page 186)
- (Familier) Qui est ou paraît stupide.
- Il est complètement ahuri.
- Ce roi ahuri représente le potentat africain cupide et sanguinaire, livrant ses sujets aux négriers venus du Nord. — (René Hénane, Aimé Césaire, le chant brisé, 1999)
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anéanti
?- Participe passé masculin singulier de anéantir.
- Il est fait grief à l’arrêt attaqué d’avoir anéanti tous les effets du contrat du 17 juillet 2014 conclu entre Mme X. et la société Cometik, et d’avoir condamné cette dernière à rembourser à Mme X. toutes les sommes versées au titre de ce contrat ; — (Cour de cassation, ch. civile 1, arrêt du 12 septembre 2018 ; Mme X. / Cometik)
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apostasie
?- (Religion) Abandon public d’une religion ou d’une croyance.
- Cette provocation a causé parmi les Juifs [...] un dernier sursaut de révolte, noyé dans le sang. La circoncision a été interdite, l'apostasie encouragée. La région a cessé de s'appeler la Judée pour prendre le nom de Palestine [...]. — (Emmanuel Carrère, Le Royaume, 2014, page 530)
- En Arabie saoudite, l'apostasie est passible de la peine de mort par décapitation au sabre. — (Reporters sans frontières, Rapport annuel 2005 : Arabie saoudite)
- Le 26 décembre dernier, [Mohamed Cheikh Ould El Mkhaitir] est passé en jugement au tribunal de Nouadhibou [...] et a été condamné à la peine capitale pour apostasie en vertu des lois de la République islamique mauritanienne. — (Zineb El Rhazoui, Mauritanie : esclaves contre dieux et maîtres, Charlie Hebdo, 7 janvier 2015)
- (Religion) (Spécialement) Abandon public de la religion catholique.
- Nous donnons le nom d’apostasie privée à la renonciation complète qu'un homme fait de sa religion , soit dans son cœur seulement, soit même au dehors par des discours, sans s'associer publiquement à une religion antichrétienne. — (« Apostasie », dans le Dictionnaire de théologie morale de l'Abbé Pierrot, tome 1, Paris : chez Jacques-Paul Migne, 1858, page 192)
- (Religion) Action de tout prêtre ou religieux qui renonce à ses vœux et à son habit.
- Le droit porte de plus la peine de l’excommunication contre l’apostasie de la religion. ([…]).Pour encourir cette excommunication, il faut deux choses : 1° qu'on ait fait profession solennelle de religion dans un ordre approuvé par le saint-siège. […]. 2° Que l’apostasie soit consommée. Clément VIII la déclare consommée quand le religieux a passé la porte extérieure du monastère avec la résolution de ne plus y rentrer. — (« Apostasie », dans le Dictionnaire de théologie morale de l'Abbé Pierrot, tome 1, Paris : chez Jacques-Paul Migne, 1858, page 194)
- Une méchante veste avait remplacé sa soutane. Sa tête était coiffée d’un bonnet rouge. Son visage suait la haine et l’apostasie. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 168)
- (Par extension) Abandon d’une doctrine, d’un parti, etc.
- Il fallait avoir l'âme de Julie pour sentir comme elle l'horreur d'une caresse calculée, pour se trouver autant froissée par un baiser froid ; apostasie du cœur encore aggravée par une douloureuse prostitution. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Bernstein, échappé de la dogmatique marxiste, raisonnait parfois à la manière des épistémologues de son temps, lesquels étaient néopositivistes et néokantiens. Mais, il n'était pas passé du marxisme au néokantisme par une apostasie. — (Alain Besançon, Les Origines intellectuelles du léninisme, chez Calmann-Lévy, 1977)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.