Que signifie "étire" ?

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  • (Outillage, Travail du cuir) lame métallique (anciennement en pierre) montée sur un manche sur le côté le plus long et qui servait à pratiquer le butage.
  • Enfin vient le blanchissage , qui consiste à unir la peau étalée sur une table en la raclant à l'aide d'une étire, [...]. — (Paul Poiré , La France industrielle, Éd. Hachette, 1873)
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Mots qui riment avec "ir"

Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "étire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.

Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .

  • établir
    • Asseoir et fixer une chose en un endroit, l’y rendre stable.
    • On communique d’un gaillard à l’autre par les passe-avans, et les dunettes sont établies à l’extrémité du gaillard d’arrière. — (Jean-Baptiste-Philibert Willaumez, Dictionnaire de marine, 3e édition, 1831, page 302)
    • Au XIIIe siècle, on éventra les murs latéraux du chœur, comme à Laffaux (Aisne), pour établir un transept voûté d'ogives. — (Eugène Lefèvre-Pontalis, L'architecture religieuse dans l'ancien diocèse de Soissons au XIe et au XIIe siècle, Plon & Nourrit, 1897, volume 2, page 79)
    • (Pronominal) — Les expéditeurs sont à leur poste ; les courtiers des grandes maisons étrangères sont sur pied. Sans beaucoup de bruit, des cours s’établissent, des transactions s’effectuent, des chargements s’accomplissent. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Quels parterres auront pu ainsi être établis artificiellement dans les bois d'agrément avec les pervenches, les primevères, les scilles, les cyclamens, les sceaux de Salomon, les galanthes, les nivéoles, le saxifrage ombreux, etc... : […]. — (G. Plaisance, Demain la forêt, Paris : SEDES, 1964, chapitre 2)
    • Établir sa demeure, son domicile, sa résidence en un lieu.
    • Établir des communications, des moyens de communication, de correspondance entre deux villes.
    • Une correspondance régulière s’établit entre eux.
    • Des relations se sont vite établies entre ces écoliers.
    • Être bien établi à la cour, dans une maison : Y avoir beaucoup de crédit.
    • Bien établir sa fortune, son crédit : Leur donner des bases solides.
    • Établir sa réputation : La fonder, lui donner de la consistance.
    • Sa réputation est trop bien établie pour que…
    • (Simplement) Installer.
    • […], on avait établi, dans toutes les rues en pente avoisinant l’école, de superbes glissades. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Le 24, le vent tourna au Sud nous permettant d’établir la voilure, et, le lendemain la plupart de mes compagnons franchissaient pour la première fois le cercle polaire. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Au sortir de cette ville, on entre dans un pays plat et peu fertile; un relais est établi à la Commodité, un autre à Nogent-sur-Vernisson, petite ville bâtie sur le bord du canal ; […]. — (Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France ; département de la Nièvre ; itinéraire de Paris à Chambéry, 1838, page 2)
    • C'est vers le milieu du XIe siècle que parait avoir été établie la première exploitation de la houille dans les environs de Newcastle en Angleterre, du moins en ce qui concerne l'Europe, car, d'après les récits des missionnaires, les Chinois se seraient servis de ce combustible bien avant notre ère. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 87)
    • Le nouveau campement est établi à une douzaine de kilomètres de l'ancien, dans une plaine ondulée et verdoyante. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 119)
    • (En particulier) (Sens figuré) Mettre dans un état, dans un emploi avantageux, dans une condition stable.
    • Je ne puis voir un pauvre sans lui donner ma bourse. J’ai doté des orphelines, établi des jeunes gens méritants, nourri des vieillards, fondé des hospices. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
    • Ce père a bien établi tous ses enfants.
    • Établir quelqu’un dans un emploi, dans l’exercice d’un emploi.
    • Établir une fille : (Vieilli) La marier.
    • Il ajouta qu’on désirait l’établir. Du reste il n’était pas pressé, et attendait une femme à son goût. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
    • Instituer. — Note : Il s’applique alors tant aux personnes qu’aux choses.
    • Il offre des sacrifices, aux autres dieux selon le rite albain, à Hercule selon le rite grec, suivant en cela la règle établie par Évandre. — (Tite-Live, Histoire romaine, éditions "Les belles Lettres", 1940, texte établi par J. Bayet et traduit par G. Baillet, tome 1, livre 1, § VII, page 13)
    • Art. 23. — Il est établi sur l’acide stéarique, et autres matières à l'état de bougies ou de cierges, un droit de consommation intérieure, fixé en principal à 25 fr. les 100 kilogrammes. — (Séance du 30 décembre 1873, Annales de l'Assemblée nationale: Compte-rendu in extenso des séances, tome 28, Paris : Journal Officiel, 1874, page 666)
    • Dès le 16 juin 1947, la France, qui avait déjà établi un cordon douanier autour de la Sarre, procéda à une première réforme monétaire, l'échange du mark allemand contre un mark sarrois, première étape avant l'introduction du franc. — (André Kaspi et ‎Jean-Baptiste Duroselle, Histoire des relations internationales, tome 2 : De 1945 à nos jours, Éditions Armand Colin, 2009, 16e édition, 2017)
    • (Sens figuré) Faire adopter, en parlant des lois, des opinions, des doctrines et autres choses semblables et, auxquelles on commence à donner cours.
    • Établir de nouvelles opinions, de nouvelles maximes.
    • De nouveaux usages, de nouvelles doctrines s’établirent.
    • Ces locutions auront bien de la peine à s’établir dans l’usage, à s’établir.
    • C’est une coutume, une opinion établie, un principe établi.
    • On a établi que… il est établi que… : C’est une coutume reçue que…
    • (Sens figuré) Prouver ; démontrer.
    • Enfin , si cet acte authentique ne fait pas foi du paiement tempestif des frais, j'offre subsidiairement d'en établir la preuve par témoins. — (Philippe Antoine Merlin, Répertoire universel et raisonné de jurisprudence, Bruxelles, H. Tarlier, 1827, volume 21, page 259)
    • Une étude plus large et plus scientifique des dialectes locaux établira que, par son origine et par ses caractères essentiels, le slovaque appartient au groupe yougoslave. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, page 97)
    • D’autre part, les renseignements recueillis sur la ménagère établissaient qu’elle radotait assez souvent et n’était pas capable, pour peu qu’on insistât, d’affirmer deux fois les mêmes choses. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Fresnel meurt phtisique à trente-neuf ans en 1827, paraissant avoir établi sur des bases inébranlables la théorie ondulatoire de la lumière. — (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l’Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
    • (En particulier) Dresser avec pièces à l’appui, en parlant d’un compte financier.
    • De par sa position, le chef de projet peut être amené à établir lui-même le chiffrage d'une prestation. En général, cette action fait suite à la remise d'une consultation sous la forme d'un cahier des charges. — (Olivier Englender, ‎Fouad Bouchaouir & ‎Yannick Dentinger, Gestion de projet : 50 outils pour agir, Vuibert, 2014, outil 6)
    • (En particulier) Poser, en parlant des principes.
    • (En particulier) (Droit) Exposer avec ses preuves, en parlant d’un fait.
    • Mais le chantage est un délit, Monsieur le juge. Il faut l’établir. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 240)
    • (Pronominal) (En particulier) Fixer sa demeure, sa résidence en quelque lieu.
    • Par ailleurs, on sait que les juifs français qui s’établirent en Italie, à la suite des proscriptions du XIVe siècle, continuèrent d’écrire en français. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • C’est à partir de la Méditerranée que les Grecs entreprirent de coloniser la côte ouest de l’Asie Mineure, mille ans avant l’ère chrétienne, ou s’établir sur la côte de Cyrénaïque et le delta du Nil, en Sicile et en Italie du Sud (Grande-Grèce). — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 162)
    • (Pronominal) (En particulier) Se marier ou prendre un état.
    • — Rose, dit-il, est-ce que tu n’as jamais songé à t’établir ? — (Guy de Maupassant, Histoire d’une fille de ferme, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 104)
    • Elle ne resterait pas éternellement en condition. Avec l’argent qu’elle possédait déjà, celui qu’elle ne pouvait manquer d’économiser encore, il lui serait aisé de s’établir. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 275)
    • Tu es brave, hardi compagnon, adroit. Tu ne songes pas encore à t’établir, je veux dire à te marier, à te fixer dans une tenure ? — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 45)
    • Lolo était une belle grimelle. Elle aurait pu facilement trouver un homme pour l’épouser en dépit de sa cécité. Elle n'a jamais voulu se marier ni s’établir avec un homme. — (Félix Morisseau-Leroy, Ravinodyab (La Ravine aux diables), Éditions L'Harmattan, 1982, page 221)
    • (Pronominal) (Sens figuré) Gagner la faveur, la confiance.
    • Se bien établir dans une ville, dans un milieu.
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  • désemplir
    • Vider en partie, faire qu’une chose qui était pleine le soit moins.
    • Pour prévenir la rupture des vaisseaux, il faut les désemplir, en ayant recours à la saignée et à la diète. — (Jules Noël, Coup d'œil sur l'art dentaire, Nancy, 1862, page 18)
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  • asservir
    • Réduire, un être, un peuple ou une nation à la servitude.
    • Coriolan conçut le projet d’asservir son propre pays.
    • Mettre dans une extrême dépendance.
    • Il n'y a pas de corporation ecclésiastique qui ait plus asservi aux circonstances ses doctrines et sa conduite que le haut clergé anglican. — (Ferdinand Goldschmidt, Histoire politique de Guillaume III, Paris : chez Adolphe Blondeau & au Comptoir des Imprimeurs-Unis, 1847, page 21)
    • Soumettre autrui à sa volonté.
    • Repaire de fanatiques fascistes dont le seul mot d’ordre est de tuer tous ceux qui ne sont pas de leur avis, voire de ceux qui se foutent de leur gueule et d’asservir les autres… — (Jean Pierre Bonnavion, Métaphysique de mes deux, Société des Écrivains, 2012, page 330)
    • (Technique) Réguler ; contrôler.
    • Lorsque le local n’est pas occupé, l’installation d’éclairage doit permettre soit l’abaissement à un niveau déterminé, soit l’extinction de l’éclairage si aucune règlementation n’impose un niveau minimum. Il faut donc une détection de présence qui asservit la commande d’éclairage. — (Pascal Poggi, « A quoi sert la RT Existant par élément ? », batirama.com, article du 20 février 2020, consulté le 21 février 2020)
    • (Pronominal) Se mettre dans une extrême dépendance.
    • S’asservir aux caprices de quelqu’un.
    • S’asservir à l’étiquette.
    • Tu t’es servi de lui. Tu ne t’es pas asservi à lui. Il est temps aujourd’hui d’écrire avec ta propre tête. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, pages 96-97)
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  • infléchir
    • Courber, ployer.
    • Infléchir un jonc.
    • Infléchir une branche d’arbre.
    • Rameaux infléchis, rameaux recourbés du dehors en dedans.
    • Les pièces sont larges et sombres, avec des planchers d’un chêne infléchi par le poids des ans. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, réédition Cercle du Bibliophile, page 13)
    • Mais elle aperçut, posés sur le bureau, une paire de gants d’homme, en grosse peau d’un jaune sulfureux, les gants de Michel, et elle se mit à suer légèrement, en regardant de biais ces gants jaunes dont les doigts renflés, infléchis, imitaient l’attitude d’une main connue et vivante. — (Colette, Le toutounier, 1939)
    • Puis la tête en peluche, grosse comme un poing d’enfant au berceau, s’infléchit sur le côté gauche. — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
    • La jambe gauche d’Ouroz était infléchie selon un angle impossible. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
    • Et croyons-nous vraiment que c’est cette mesure plus psychologique qu’autre chose qui va infléchir la courbe ? — (Marie-Ève Doyon, Couvre-feu: on a sauté l’étape du last call, Le Journal de Québec, 12 janvier 2021)
    • (Sens figuré) Modifier, faire changer un comportement, une politique, une décision.
    • – […] tu dois savoir que je suis toujours prête à me concerter avec toi sur la stratégie à suivre ou à infléchir s’il y avait lieu d’infléchir.– Il n’y a pas lieu d’infléchir, Mère. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 219)
    • "En n’agissant qu’imparfaitement sur les différents leviers disponibles, l’État ne s’est pas donné les moyens d’infléchir les comportements à risque", dénonce la Cour qui dresse une longue liste des échecs de la politique de prévention de l’alcoolisme. — (Élodie Bécu, Alcool : la France trop tolérante, Vosges Matin, 14 juin 2016)
    • On a alors clairement senti la détermination d’un groupe de députés du Québec à infléchir le parti de Justin Trudeau. — (Mario Dumont, « Des chevaliers à Ottawa », Le journal de Québec, 20 novembre 2020)
    • (Grammaire) Décliner un nom ou conjuguer un verbe.
    • (Pronominal) (Optique) Dévier, en parlant de rayons lumineux.
    • Le point où des rayons lumineux s’infléchissent.
    • Des rayons infléchis. Voyez « inflexion ».
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  • saphir
    • (Minéralogie) Variété de gemme de corindon, translucide et pouvant présenter de multiples couleurs, sauf la couleur rouge qui désigne alors uniquement le rubis. Sa formule chimique est Al2O3.
    • Afin d’en finir avec cette orfèvrerie symbolique, disons encore que […] la sarde évoque les Séraphins, la topaze les Chérubins, le jaspe les Trônes, la chrysolithe les Dominations, le saphir les Vertus, l’onyx les Puissances, le béryl les Principautés, le rubis les Archanges et l’émeraude les Anges. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • […] les petits vitraux en losange avaient pris la transparence profonde, l’infrangible dureté de saphirs qui eussent été juxtaposés sur quelque immense pectoral. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987 page 59)
    • Bijou orné de cette pierre.
    • Elle […] riait des plaisanteries qu’un ivrogne adressait à une très vieille et très innocente prostituée dont la décrépitude s’adornait de perles, d’opales, de brillants, de saphirs, d’émeraudes et de rubis faux. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Pointe de lecture des électrophones, moins onéreuse mais moins résistante que le diamant.
    • En fin de semaine, il officiait comme disc-jockey à « L’Enfer du Bagne », une discothèque hard sur la route d’Orange, où en plus de ses talents de manipulateur de saphirs, il devait prêter main-forte au service pendant l’heure du coup de feu, entre un tube de Jeanne Mas et le dernier Whapie-Doo-Whapie d’un rocker quinquagénaire. — (Tito Topin, Shanghai Skipper, Série noire, Gallimard, 1986, pages 39-40)
    • (Ornithologie) Nom normalisé donné à deux genres d'oiseaux-mouches de la sous-famille des trochilinés comprenant au total dix espèces caractérisées par leur bec rouge corail à extrémité noire, par leur plumage vert à reflets très métalliques, comportant des plages d'un beau bleu indigo chez la plupart des espèces, ainsi qu'une queue rousse ou à reflets bronzés, et qui fréquentent divers habitats de forêts clairsemées à travers toute l'écozone néotropicale (genres Hylocharis et Chrysuronia).
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  • séduire
    • Égarer, abuser, faire tomber dans l’erreur par ses insinuations, par ses écrits, par ses discours, par ses exemples, etc.
    • Privé de tout accommodement, de ses fards, de ses sourires et de ses ruses, le vice a peu de chance de séduire la vertu la plus chancelante. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928 ; Préface de la 3e édition de 1929)
    • Cet hypocrite séduisait les peuples.
    • Il l’a séduit par ses maximes pernicieuses.
    • Cela ne peut séduire que les hommes simples et ignorants.
    • Le faux espoir qui nous avait séduits.
    • Faire tomber en faute ; suborner ; corrompre ; débaucher.
    • Séduire des témoins.
    • Séduire des domestiques pour les faire parler contre leur maître.
    • Séduire une jeune fille en lui promettant le mariage.
    • (Spécialement) Convaincre de commencer une relation amoureuse.
    • Ainsi s'affirme, incoercible, le besoin réflexe d'ajuster notre condition à ce qu'elle est et non de suivre l’exclamation superlative des vertiges forains et des boules à facettes des bals pour séduire les filles. — (Boris Rybak, Vers un nouvel entendement, Éditions Denoël, 1973, p. 13)
    • Toucher, plaire, persuader.
    • Ne faites pas aller et venir une asperge dans votre bouche en regardant languissamment le jeune homme que vous voulez séduire. — (Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, 1926)
    • Je ne sais pas si Jean-Louis Darc séduisit ma mère ou si ce fut elle qui s'en éprit la première, mais je crois que Céline Thiébault désira ce grand gaillard, cette vigueur animale. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 21)
    • Cet homme m’a séduit par la franchise de son langage.
    • Sa bonté séduit tous les cœurs.
    • Ses manières m’ont séduit.
    • Il s’emploie absolument, surtout dans la dernière acception.
    • C’est un homme habile à séduire.
    • Cela séduit.
    • Son ton séduit.
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  • expire
    • Première personne du singulier du présent de l’indicatif de expirer.
    • Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de expirer.
    • Elle possède au plus haut degré cette science de l’existence qui bonifie les moindres parcelles de la matérialité, qui fait que votre pantoufle est la plus exquise pantoufle du monde, qui donne à votre linge une saveur indicible, qui double de cèdre et parfume les commodes ; qui verse à l’heure dite un thé suave, savamment déplié, qui bannit la poussière, cloue des tapis depuis la première marche jusque dans les derniers replis de la maison, brosse les murs des caves, polit le marteau de la porte, assouplit les ressorts du carrosse, qui fait de la matière une pulpe nourrissante et cotonneuse, brillante et propre au sein de laquelle l’âme expire sous la jouissance, qui produit l’affreuse monotonie du bien-être, donne une vie sans opposition, dénuée de spontanéité et qui pour tout dire vous machinise. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836 (en parlant de l’Angleterre))
    • Première personne du singulier du présent du subjonctif de expirer.
    • Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de expirer.
    • Deuxième personne du singulier de l’impératif de expirer.
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  • candir
    • (Cuisine) Cristalliser du sucre.
    • Le sucre commence à candir.
    • Les confitures trop cuites se candissent.
    • Couvrir de sucre candi.
    • Candir des pastilles.
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  • racornir
    • Donner à quelque chose la consistance de la corne.
    • Le toucher du violon, du violoncelle racornit l’extrémité des doigts.
    • Dessécher, rendre dur et coriace.
    • Le feu a racorni ce cuir, ce parchemin. Le feu a tout racorni cette viande. La viande se racornit à force de cuire.
    • Là, les pauvres plantes souffrent, se rident, se dessèchent, se racornissent et s’en iraient en poussière si l’on en faisait de la cendre. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 152, 2012)
    • Dans leur carcasse racornie il ne subsistait plus un seul atome qui ne fût strictement méchant. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, 1932, Gallimard (Folio #28 réédition 2019) page 113)
    • J’ai souvent l’impression que le véritable acte de résistance consiste à refuser la dictature de l’air du temps qui racornit l’esprit et l’invite à toutes les polarisations. — (Odile Tremblay, En résistance balzacienne, 26 février 2022, LeDevoir)
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  • guérir
    • Délivrer d’un mal physique.
    • Pyrrus, Roi des Epirotes, guérissoit[sic], dit Plutarque, tous les Rateleux en leur touchant seulement la rate avec le gros doigt de son pié[sic] droit ; […]. — (Jean Meslier, Le Testament, chap. XIII, édition de Rudolf Charles, t.1, p.81, 1864)
    • Elle est depuis dix-sept ans victime du principe de la plique polonaise qui produit tous ces ravages, j’en ai vu de plus terribles exemples. Or, moi seul aujourd’hui sais comment faire sortir la plique de manière à pouvoir la guérir, car on n’en guérit pas toujours. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxièmae épisode)
    • M. A… G…, demeurant à Troyes, souffre depuis longtemps d’une entérite que différents traitements n’ont pu guérir. — (Émile Coué, La Maîtrise de Soi-même par l’autosuggestion consciente, éd. 1935, p.31)
    • (Par extension) — En vertu de ce principe des homœopathes : similia similibus curantur, l’aconit, la stramoine, la jusquiame, seraient capables de susciter cette névrose chez l’homme ou l’animal bien portant, puisqu’ils prétendent la guérir par ces médicaments. C’est ce qui, croyons-nous, est à démontrer. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
    • Sylvius avait déjà fait observer que les bœufs qui, pendant l'hiver, sont affectés de concrétions biliaires, se guérissent au printemps en mangeant les feuilles et les tiges de chiendent dans les pâturages. — (Le Chiendent - Triticum repens, dans la Revue de thérapeutique médico-chirurgicale, Paris : Dr Martin-Lauzer, 1865, page 17)
    • (Absolument) L’art de guérir.
    • (Sens figuré) Délivrer d’un mal moral, de mauvaises habitudes, travers, passions, vices, etc.
    • Cela le guérira peut-être de son indiscrétion.
    • Cet enfant est parvenu à se guérir de la peur.
    • Il est guéri de son ambition. — Guérissez-vous de ce vilain défaut.
    • (Intransitif) ou (Pronominal) Se délivrer d’un mal physique.
    • Il est dans les meilleures conditions pour guérir.
    • Il se guérira peu à peu.
    • (Par extension) Sa blessure ne guérit, ne se guérit guère.
    • (Sens figuré) On guérit difficilement de la peur.
    • Son cœur a trop souffert pour guérir, pour se guérir jamais.
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  • loisir
    • Temps dont on peut disposer en dehors de ses occupations habituelles (emploi, gestion de la maison, éducation des enfants, etc.) et des contraintes qu’elles imposent (transports par exemple).
    • « Le loisir ? fit-il. Mais, ma petite demoiselle, c’est l’état naturel de l’homme ; c’est l’instant des jours fuyants où il ne travaille point pour les autres, où il a le temps devant lui, l’espace autour de lui et pour seul souci le choix du plaisir qu’il va prendre. » — (Maurice Bedel, La nouvelle Arcadie, 1934)
    • Ces éminentes personnalités ont toutes été d’accord pour admettre que, dans vingt ans, l’homme consacrera le tiers de sa vie à son éducation, un deuxième tiers à travailler, et le troisième à profiter des fruits de son travail. D’où l’avertissement tiré des conclusions : « Les loisirs vont s’abattre sur l’homme non préparé comme une peste morale. Notre civilisation doit faire face à trois dangers graves : la guerre nucléaire, la surpopulation et le loisir. » — (André Brincourt, André Malraux ou le temps du silence, 1966)
    • Espace de temps suffisant pour faire quelque chose commodément.
    • Le manque de loisir nous prive de parler plus au long de cet excellent écrit; […]. — (Anonyme, Revue littéraire, 1830, Revue des deux Mondes, 1830, tome 1)
    • Pour être cultivé, il fallait des loisirs : une classe de gens peinait pour permettre à un très petit nombre de jouir de la vie, de s’instruire, et le jardin de la culture, des belles-lettres et des arts, restait une propriété privée où seuls pouvaient avoir accès non les plus intelligents, les plus aptes, mais ceux qui, depuis leur enfance, s’étaient trouvés à l’abri du besoin. — (André Gide, Discours sur Maxime Gorki, en annexe de Retour de l’U.R.S.S. -1936)
    • Seuls les professionnels ont tout loisir, du prime matin au soir tombant, d’inspecter cinq mille — voire dix mille crins. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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  • navire
    • (Navigation) Bateau qui sert à naviguer sur mer.
    • Dès le second jour de notre traversée, nous arrivâmes en vue des Orcades. […]. Dans ces parages se sont perdus des milliers de navires, au nombre desquels on compte les vaisseaux de l’Invincible Armada. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 28)
    • Le temps était calme et le navire dériva vers l’Équateur, sans que l’équipage se souciât de son sort. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
    • Lui-même, à son dernier congé, en plaisantait devant moi, d’être un gradé de la marine qui, comme le petit navire de la chanson, n’avait ja-ja-jamais navigué. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.151)
    • Au-dessus de ma couchette est une boussole à carte renversée et, lorsque mon navire se gouverne lui-même et que je me repose, je n’ai qu’à ouvrir les yeux pour savoir la route qu’il suit. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, 1929)
    • […] le navire imperturbable cingle vers l’immensité polaire, se glisse parmi les icebergs fantastiques qui dérivent en tournoyant cauteleusement, évités de justesse, en vain menaçants. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • (Héraldique) Meuble représentant un bâtiment de fort tonnage dans les armoiries. Sa représentation est si variée que le blasonnement doit être exhaustif pour éviter les erreurs. Il faut préciser le nombre de mâts ou le type de navire auquel on fait référence. Si les voiles sont d’une couleur autre que le navire, on le dit habillé. S’il est représenté avec son agrès, il est dit équipé. Si des pavillons sont visibles en haut des mâts, on le dit flammé. S’il est posé sur une onde (mer, rivière…), on le dit flottant ou voguant. À rapprocher de bateau, drakkar, flobard, gabarot, galère, nef et vaisseau.
    • D’azur au navire contourné de trois mâts de sable, habillé d’hermine, flammé de gueules et voguant sur une mer d’argent, qui est de la commune d’Hennebont du Morbihan → voir illustration « armoiries avec un navire »
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  • anoblir
    • Rendre noble, donner à quelqu’un le titre et les droits de noblesse.
    • Pour le prince, Othon n’était qu’un archer, plus adroit que les autres, il est vrai ; mais l’adresse n’anoblissait point, et les nobles seuls avaient droit de porter des cheveux longs. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
    • Tandis qu'on contestait aux juifs les droits de bourgeoisie, un juif parvint à se faire anoblir : Liefman Calmer, devint baron de Picquigny et vidame d'Amiens. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Contrairement à ce qu'on pourrait croire, elle ne fait nul cas du prestige et de l'ancienneté des familles : celle de Charles-Augustin et la sienne lui paraissent assez bonnes pour n'y pas ajouter un éclat emprunté. Dans son langage dru de femme bien née d'ancien régime, Reine dirait que la truie n'anoblit pas le cochon. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 160)
    • Donner à quelque chose un caractère noble.
    • Et la vanille Bourbon, à la puissance aromatique enivrante, d’anoblir flans, macarons, riz au lait, tartes aux pommes, gaufres, crèmes pâtissières et autres vanillades. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 53)
    • (Pronominal) Devenir noble.
    • Ce métal s'anoblit avec le temps.
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  • pressentir
    • Prévoir confusément quelque chose par un sentiment non raisonné.
    • Giselle ! cria le comte d’une voix angoissée, messieurs, excusez-moi, j’ai peur, je pressens quelque malheur. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
    • Quand Olivier Émery était au fond du trou comme aujourd'hui, il n'avait plus aucun espoir et pressentait que tout était joué. Téléphoner à FIP ne servirait plus à rien, aucun réconfort ne lui parviendrait, […]. — (Jean-Marc Souvira, Le Vent t'emportera, Éditions Fleuve Noir, 2011, chapitre 24)
    • Les autorités provinciales, à qui rapport fut fait de l’événement, ordonnèrent de laisser les choses comme elles étaient et pressentirent que cet enterrement par les tigres présageait un avenir brillant à la famille. — (Le Courrier du Vietnam, Histoires courtes, site lecourrier.vn, 14 novembre 2020)
    • (Par extension) Entrevoir, deviner.
    • Bien que, par intervalles, de brèves et pâles soleillées courussent sur les chemins défoncés, sur les prairies semées de flaques miroitantes, on pressentait que l’accalmie serait de peu de durée, et que l’averse recommencerait avant la fin du jour. — (André Theuriet, La Chanoinesse, partie 3, chapitre II, 1893)
    • Le baromètre est en baisse, mais le ciel s’éclaircit vers le Sud où je pressens le beau temps. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Il pressentait que l’eau triompherait des semelles sans résistance, et, sournoisement, s’infiltrerait jusqu’aux chevilles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
    • Mais Loïse, sa fille, insiste pour demeurer : elle aime la forêt, paraît-il, […], le père cède. Non qu’il ne pressente pas qu’autre chose travaille cette jeunesse. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Sonder, tâcher de découvrir les dispositions, les sentiments de quelqu’un sur quelque chose.
    • Pressentir quelqu’un sur une affaire.
    • Avant de lui proposer cet échange, il serait bon de le pressentir.
    • Le seul moyen de ne pas s’exposer à un échec est de pressentir les intéressés.
    • Il faut le pressentir sur ce mariage.
    • Se renseigner sur les intentions de quelqu'un auquel on envisage de confier des responsabilités.
    • Le poste qu'on m'avait proposé n'était plus vacant. Mais les affaires montées par la société qui m'avait pressenti étaient en train de prendre une extension énorme. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 97)
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  • respire
    • (Québec) (Normandie) Variante orthographique de respir.
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  • approfondir
    • Rendre plus profond, creuser plus avant.
    • Approfondir un puits qui n’a pas assez d’eau.
    • Il ne faut pas les approfondir davantage.
    • (Sens figuré) étudier à fond.
    • Il a approfondi cette science.
    • Approfondir une question, une matière, un sujet d’ouvrage.
    • Un examen approfondi.
    • (Pronominal) Devenir plus profond.
    • La crevasse s’approfondit chaque hiver.
    • Il est nécessaire de s’approfondir soi-même pour bien se connaître.
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  • kroumir
    • (Confiserie) Confiserie à la pâte d’amande et au chocolat (il s’agit d’une marque déposée depuis 1930).
    • (Vêtement) Sorte de pantoufle en basane ou en feutre qu’on porte dans des sabots ou des bottes.
    • (Gymnastique) Chausson de gymnastique (à noter que Kroumir est une marque déposée).
    • Pour mes cours de gymnastique, il faut m’acheter un justaucorps et des kroumirs. — (Brigitte Giraud, J'apprends, 2005)
    • (Vêtement) Chausson porté par les égoutiers de Paris dans leurs cuissardes, ou par extension des chaussons en fin feutre portés dans des bottes.
    • (Argot) (Vieilli) Voyou[1].
    • De là, vers 1881, l’argot réquisitionne kroumir pour désigner un voyou, un individu méprisable. — (Marie Treps, Maudits mots : La Fabrique des insultes racistes, 2017)
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  • bruir
    • (Vieilli) Chauffer une étoffe à la vapeur pour l'amollir.
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  • roidir
    • (Vieilli) Raidir.
    • La pierre, trop lourde pour les bras décharnés qui la soutiennent et qu’on sent près de craquer, retombe malgré les efforts du spectre et d’autres petits fantômes qui roidissent simultanément leurs bras d’ombre ; plusieurs sont déjà pris sous la pierre un instant déplacée. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • « Attention ! » cria Norman, en roidissant l’écoute de manière à présenter l’embarcation debout au vent sous l’action de la barre. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
    • En approchant de la maison de son père, Marthe tâcha de se remettre ; elle essuya son visage et se roidit de toutes ses forces contre son émotion. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
    • Au quartier, à l’hôpital, il rencontra les mêmes faces fermées et dures, semblables à celle de son ordonnance, roidie, sortie de l’humanité. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
    • Au moyen de palans je « roidis » les étais et j’amarre le beaupré aussi solidement qu’il est possible sur le pont maintenant rasé à l’avant. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Elle les recevait debout derrière les hommes, aussi grande qu’eux, et plus droite, parce qu’elle se roidissait pour retenir son courage qu’elle sentait la quitter. — (Roger Vercel, En dérive, Albin Michel, 1931, page 42)
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  • assourdir
    • Rendre sourd momentanément.
    • Elle ne disait pas une phrase que mes oreilles ne fussent assourdies par ce mot qui tintinnabulait sans cesse et secouait sur moi l’agaçante et folle musique de ses mille grelots. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • Le canon, le bruit du canon l’avait assourdi.
    • Il criait à nous assourdir.
    • Dans la première année de leur liaison, Tereza criait pendant l’amour, et ce cri, comme je l’ai dit, cherchait à aveugler et assourdir les sens. — (Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être, Folio, page 241)
    • Ce bruit m’assourdit tellement que je ne puis entendre ce que vous me dites.
    • Rendre moins sonore, étouffer le son.
    • Cet épais rideau assourdit les bruits de la rue.
    • Sons assourdis.
    • Notes assourdies.
    • Il dévissa les barres de fer, les sortit de leurs trous sans faire le plus léger bruit, les plaça près du mur, et ouvrit les volets en pesant sur les gonds afin d’en assourdir les grincements. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
    • Les hommes mangeaient dans la chambre de Michel ; pour entrer ils passaient par la porte de derrière, en assourdissant leurs pas. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
    • (Peinture) (Par extension) Diminuer la lumière et les détails dans les demi-teintes.
    • Teinte assourdie.
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  • avachir
    • Rendre, devenir mou, sans vigueur.
    • Ces bottes sont avachies.
    • Sa taille s’avachit.
    • Cet habit commence à s’avachir.
    • Écrire une langue avachie.
    • Rendre incapable de produire un effort.
    • Il est avachi dans le divan.
    • S’avachir sur le divan.
    • Mais s’avachir devant un poste de télévision quand les forêts sont profondes, quand l’eau promet la fraîcheur, la lumière ! Pourtant on a le droit, si c’est pour regarder le Tour de France. — (Philippe Delerm, La Première Gorgée de Bière et autres plaisirs minuscules, Gallimard, 1997, page 39)
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  • salir
    • Rendre sale.
    • Prenez garde de ne pas salir ce plancher.
    • Je me suis sali les mains à manier des livres pleins de poussière.
    • Cet enfant s’est sali.
    • Les étoffes blanches se salissent vite.
    • (Sens figuré) Présenter à l’imagination des idées déshonnêtes.
    • Ce conte, cette description salit l’imagination.
    • Quoi que dise la directive eCommerce, il n’y a quasiment plus rien qui relève de l’exercice de la liberté d’expression sur les plateformes centralisées lucratives, sinon une grotesque parodie qui salit le nom même de la liberté et nous en fait peu à peu perdre jusqu’au sens ! — (Lionel Maurel, La directive Copyright n’est pas une défaite pour l’Internet Libre et Ouvert !, 15 septembre 2018 → lire en ligne)
    • S’il reste aux républicains un brin ou deux de décence, ils exprimeront ouvertement leur désaveu pour l’homme indigne qui salit sa fonction et bafoue les règles. — (Luc Laliberté, Patience et longueur de temps, Le Journal de Québec, 6 novembre 2020)
    • (Sens figuré) (Familier) Déshonorer quelqu’un par des propos, par des calomnies.
    • Salir quelqu’un, salir la réputation de quelqu’un.
    • (Sens figuré) (Pronominal) Se dit d’un homme qui a fait quelque action nuisible à sa réputation.
    • En agissant de cette sorte, il s’est sali.
    • (Sens figuré) (Jardinage, Sylviculture, Agriculture) Se couvrir d’adventices, d’acrû, de plantes indésirables.
    • Une fois les peuplements ouverts et en l’absence de semis, le parterre des coupes se « salit » (colonisation par les graminées, par les rejets de taillis…) et, peu de temps après, le terrain devient impropre à la germination des glands. — (Thierry Sardin, Chênaies continentales, Office national des forêts, 2008, ISBN 978-2-84207-321-3 → lire en ligne)
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  • abstenir
    • S’empêcher de faire quelque chose ; se priver de l’usage de quelque chose.
    • Les podagres doivent-ils s’abstenir entièrement de vin ? Il y a un axiome populaire qui dit : buvez ou ne buvez pas de vin, et vous n'en aurez pas moins la goutte. — (Édouard Monneret & Louis Fleury, Compendium de médecine pratique, t. 4, page 357, Béchet jeune & Labbé, 1841)
    • Nous nous étions abstenus de faire du feu dans la crainte que la fumée ne révélât notre présence, mais voyant que nous étions découverts, nous fîmes la cuisine. — (Voyage au pays des Mormons relation, géographie, histoire naturelle, histoire, théologie mœurs et coutumes, par Jules Remy, Éditions E. Dentu, 1860, p. 93)
    • Le metsulfuron est dégradé uniquement à pH acide. […]. Il convient donc d’être prudent et de s’abstenir de modifier les caractéristiques de pH de la bouillie. — (Applications phytosanitaires : Une action des adjuvants bien spécifique, dans ARVALIS-CETIOM infos, janvier 2015, page 15)
    • (Spécialement) Ne pas voter lors d’un scrutin.
    • (Spécialement) (Droit) Décider de ne pas faire ce qu’on fait normalement.
    • Ce juge s’abstient d’opiner, de juger ou simplement Ce juge s’abstient : il se récuse lui-même.
    • Cet héritier s’est abstenu de la succession, Il n’a pas fait acte d’héritier.
    • (Transitif) Empêcher, dissuader.
    • La forte tempête a abstenu les marins de sortir en mer.
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  • sentir
    • Recevoir quelque impression par le moyen des sens, éprouver en soi quelque chose d’agréable ou de pénible.
    • Sentir le chaud, le froid.
    • Je sentais battre mon cœur.
    • Sentir la faim, la soif.
    • Elle ne sentait pas son ridicule, mais perdait cependant de sa contenance. Elle me rappelait les brebis imbéciles qui s’agitent au milieu des buissons, et, sans sentir les ronces, laissent cependant un flocon de laine à chacune. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 47)
    • Zaheira sentait grandir son antipathie pour elle. Elle sentait aussi que la jeune femme n’était pas aimée dans la maison […] — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
    • (En particulier) Action qui résulte de l’utilisation de son odorat.
    • Je sens une odeur bizarre tout à coup.
    • (En particulier) Action qui résulte de l’utilisation du toucher.
    • J’ai senti sa main sur mon épaule.
    • (Par extension) (Pronominal) Avoir une impression, ressentir.
    • Je ne me sens pas bien aujourd’hui.
    • Rêvé-je ? Est-ce que je sommeille ? Ai-je l’esprit troublé par des transports puissants ?Ne sens-je pas bien que je veille ?Ne suis-je pas dans mon bon sens ? — (source à préciser)
    • Être ému, touché, affecté de quelque chose d’extérieur.
    • Il ne sent point les affronts.
    • Je sens toute l’horreur de votre situation.
    • Sentir la poésie, la musique, etc., en être ému, touché.
    • Avoir un sentiment, aimer, être disposé à aimer.
    • Je ne sens rien pour elle.
    • Ce que je sens pour lui ne saurait s’exprimer.
    • Discerner, connaître directement, par intuition.
    • Zaheira sentait grandir son antipathie pour elle. Elle sentait aussi que la jeune femme n’était pas aimée dans la maison […] — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
    • Les affaires de banque je n'y comprends peut-être pas grand-chose, mais les mauvais coups, je les sens et je dis que cette affaire n'est pas catholique. — (Jacqueline Mirande, Étranger, d'où viens-tu ?, Éditions Casterman, 1974, chapitre 2)
    • Je ne me sentais pas la force de lui en dire davantage.
    • Sentir de loin, découvrir, prévoir les choses de loin.
    • Flairer.
    • Sentir une tubéreuse.
    • (Sens figuré) (Familier) Avec la négation, avoir de la répugnance, de l’aversion.
    • Trop heureux de ne pas recevoir mon beau-père et son fils qui, entre nous, ne peuvent pas me sentir. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XI, Série noire, Gallimard, 1956, page 101)
    • Exhaler, répandre une certaine odeur.
    • Il a eu la vie plus belle que ceux qui sentent, jusqu’à leur mort, l’odeur des ministères, le moisi des commandes. — (Jules Vallès, Courbet, dans Le Réveil, 6 janvier 1878)
    • Les oignons de l’Église, ça devait être, sans doute, pour le général, les sacristies sentant le moisi, les nonciatures, les pastorales d'ensemble, et tout notre bazar extérieur. — (Guy Gilbert, La Rue est mon église, Stock, 1980)
    • S’emploie absolument dans cette acception avec les mots bon, mauvais, fort, etc.
    • Cela sent bon.
    • Cette chose sent mauvais.
    • Ce poisson sent fort.
    • Exhaler une mauvaise odeur, puer.
    • Cette viande commence à sentir.
    • Ça pue, ça sent.
    • Avoir du goût, de la saveur, en parlant d’un aliment ou d’une boisson.
    • Cette soupe ne sent rien.
    • Ce vin sent la framboise, sent le fût, le terroir.
    • Ce cidre sent le moisi.
    • (Sens figuré) Avoir le caractère, les manières, l’air, l’apparence de.
    • Sentir le terroir se dit de même des ouvrages de l’esprit, quand ils ont le caractère qu’on attribue au pays d’où l’auteur est, où il a vécu.
    • [À Gravesend], les rues plus étroites que larges, et bâties en brique, étaient encombrées sur plusieurs points d’une population qui sentait son marin d’une lieue à la ronde. — (François-Xavier Garneau, Voyage en Angleterre et en France dans les années 1831, 1832 et 1833, 1855)
    • — La petite aurait pu nous prévenir qu'elle allait à Segré !Puis coupée en deux par une quinte, elle s'était réfugiée dans l'ombre et Marthe n'avait plus trouvé que moi devant elle pour souffler :— Ça sent le galant ! — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 233)
    • (En particulier) à propos du climat.
    • Un petit vent sec les saisit. Un de ces vents froids d'été, qui sentent déjà l'automne. — (Guy de Maupassant, Une Vie, 1883, p. 59)
    • Dehors, il faisait presque nuit, sans doute à cause des nuages d'un gris jaune qui sentait la neige. — (Jacques Decrest, Six bras en l'air, 1954)
    • (Pronominal) Connaître, percevoir en quel état, en quelle disposition on est.
    • Il y a présentement ce qu’on appelle une crise dans le monde. […] Cette crise est arrivée au moment même où le monde se sentait de nouveau prospère et confiant […] — (Paul Nizan, Les Chiens de garde, 1932)
    • Des chut ! s’élevèrent aussitôt, mais les deux acrobates avaient compris l’allusion et ils se sentirent mal à l’aise. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Vous vous sentez rebelle. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 13 août 2022, page 36)
    • Et l’estomac lesté, tonifiés par quelques verres de thé bouillant, nous nous sentons prêts pour une nouvelle étape, quelle qu'elle soit. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 41)
    • Il ne se sent pas de joie, il ne se sent pas d’aise : il est si pénétré de sa joie qu’elle lui ôte tout autre sentiment.
    • Se sentir de quelque chose : sentir, éprouver quelque chose.
    • Se sentir de quelque mal, de quelque bien : En avoir quelque reste.
    • – Est-ce qu’elle a beaucoup souffert ? […]« Non, elle ne s’est guère sentie. C’est une attaque qui l’a prise. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 85)
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Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.