Dictionnaire des rimes
Les rimes en : étampure
Que signifie "étampure" ?
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- (Art) Évasement que présente l’entrée d’un trou percé dans une plaque de métal.
- (Par extension) Ce trou lui-même.
- Percer les étampures d’un fer de cheval.
Mots qui riment avec "ur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "étampure".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ur , urs , ure , ures , ûre et ûres .
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technostructure
?- (Néologisme) Mot-valise qui désigne l’ensemble des cadres dirigeants ou subalternes, des techniciens et des spécialistes qui participent à la prise de décision en groupe dans les grandes entreprises, les partis politiques ou l’appareil d’état.
- Ce que Galbraith appelle une « technostructure » […]. Pour lui, le véritable cerveau de l’entreprise, c’est l’ensemble de ceux qui fournissent des connaissances spécialisées aux groupes de décision. — (Hist. des techn., 1978)
- La femme politique se méfie des grosses machines [politique ou associatives] et de la technostructure. — (Jean Baptiste François, « Véronique Fayet, le devoir d'être heureux », journal La Croix, page 8, 13-14 septembre 2014)
- Qu’importe, le gouvernement a préféré reporter la mesure à la Saint-Glinglin et suivre les recommandations de la technostructure. — (Gaspard d’Allens, En coulisses, le gouvernement a dézingué des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, Reporterre, 17 décembre 2020 → lire en ligne)
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maculature
?- (Imprimerie) Action de maculer ou résultat de cette action.
- Quand un relieur bat un livre fraîchement imprimé, il risque de faire des maculatures.
- La pierre d'évier qui venait d'apparaître en pleine lumière, était tachée de sang et une serviette souillée de maculatures suspectes gisait à terre. — (Jean Ray, Harry Dickson, L'Ile de Monsieur Rocamir, 1934)
- (Imprimerie) Feuille de papier tachée au tirage et qui n'est bonne qu'à envelopper.
- Maculature grise, feuille de papier gris qui sert d’enveloppe à une rame de papier.
- (Imprimerie) Feuilles de papier que l'on intercale entre des pages fraîchement typographiées.
- (Peinture) Tache provoquée par un excès d'encre ou de peinture.
- Des nuages sombres, s’élargissant de minute en minute, commencèrent à tacher le ciel ; on eût dit que l’aquarelliste de l’infini avait trop chargé son pinceau d’encre de Chine, et qu’il essayait d’affaiblir la maculature en la lavant à grande eau. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 139)
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incisure
?- Découpure irréguliére.
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bariolure
?- (Vieilli) Tache de couleur sur un bariolage.
- C’était une mer montante de teintes neutres, de tons sourds de laine, les gris fer, les gris jaunes, les gris bleus, où éclataient çà et là des bariolures écossaises. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Prés, bois, halliers, friches, landes, jachères, ravins, guérets et marais, à perte de vue, étalaient leur bariolure sous les nuages. — (Henri Béraud, Le Bois du templier pendu, Les Éditions de France, Paris, 1926)
- (Sens figuré) Je revois aussi les charmantes bariolures de « Malborough » puis « Jean de la lune », ses drôleries, sa bonne grâce, les facilités toutes fraîches de Marcel Achard, sa partition sur deux notes pour trombone et mandoline. — (Pierre Brisson, Propos de théâtre, Les deux Jouvet ; Éditions Gallimard, Paris, 1957, page 79)
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bitture
?- (Marine) (Vieilli) Portion déterminée d’un câble qui doit filer librement avec l’ancre sur laquelle il est étalingué, et qu’on élonge sur le pont en direction des écubiers, quand on se prépare à mouiller.
- Le tour de bitte doit être pris à l’avance en dedans et sur l’avant de la bitture préparée, sauf à filer plus de câble dehors si le cas l’exige, sans décapeler le tour de bitte. — (Jean-Baptiste Philibert Willaumez, Dictionnaire de marine avec huit planches, 1831, p. 80)
- Les deux ancres de bossoir furent bientôt prêtes à être mouillées, les bittures des câbles furent prises et ensuite les travailleurs regardèrent autour d’eux. — (James Fenimore Cooper, traduction de Defauconpret, Le Lac Ontario, Jouvet et Cie, Garnier frères, 1870, p. 252)
- (Familier) (Vieilli) Variante graphique de biture, l'ivresse.
- N'aspirons-nous le grand air que pour l’ineffable joie d'engloutir impunément du piqueton jusqu'au gobichonnage majeur, jusqu'à prendre une bitture ? — (Auguste Luchet, Les mœurs d'aujourd'hui : le tabac, le jeu, le canot, le pourboire, la blague, la pose, le chantage, le loyer, la boutique, l'exil, Paris : chez Coulon-Pineau, 1854, p. 47)
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créature
?- Résultat de la création, être humain ou animal.
- En 1214, il fit hommage du sénéchalat de Champagne à la comtesse Blanche et à son fils Thibaut, mineur, qu'il jura de défendre, comme étant son homme lige, contre les fils du comte Henri et contre toute créature morte ou vivante. — (Paulin Paris, « Essai sur la généalogie des sires de Joinville », chap. 10 de la Notice sur les manuscrits du sire de Joinville, dans Histoire de Saint Louis, par Jehan Sire de Joinville, Paris : chez Firmin Didot frères, fils & Cie, 1859, page CXXXIII)
- Les créatures animées.
- Les créatures inanimées.
- L’homme est une créature raisonnable.
- (En particulier) Ce qui est créé dans un but particulier.
- La mondialisation est une créature des gouvernements qui ont décidé de mettre en concurrence leurs propres économies et modèles sociaux. On en connaît désormais le bilan : la création et la fortification d’empires, aux puissances déchaînées, américain et chinois. — (« Arnaud Montebourg : « La mondialisation doit faire l’objet d’un débat démocratique » », le 4 novembre 2020, sur Alternatives économiques (www.alternatives-economiques.fr))
- (Spécialement) Homme, en tant qu’être créé par Dieu, humain.
- Ô phrénologues ! L’inéducabilité érigée en principe ? quel inhominalisme ! La sublime créature est éducable, voyante et libre, criminelle ou vertueuse à son choix, responsable. — (L.-V. Frédéric Amard, Homme, univers, et Dieu, vol. 2, 1844, p. 580)
- La providence accordait quelques minutes de plus à ces malheureuses créatures. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Avez-vous été à l’Odéon, monsieur, me dit-il, et avez-vous remarqué que les femmes qui viennent là sont les plus affreuses créatures du monde ? — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Les accros à la nicotine ont du mal à croire à l'existence de cette étrange créature : la fumeuse occasionnelle. Si vous appartenez à cette catégorie, vous n'en êtes pourtant guère satisfaite. Sinon, vous ne seriez pas en train de lire ce livre. — (Allen Carr, La méthode simple pour les femmes qui veulent arrêter de fumer sans prendre de poids, traduit de l'anglais par Claire Désinde, éditions Pocket (Univers Poche), 2012, chapitre 14)
- Femme.
- Il se parlait comme à lui-même, le Hollandais : « L’inconvénient des Italiennes, c’est qu’elles sont joueuses, terriblement… » Joueuses ? Où voulait-il en venir ? « Oh ! je disais ça, à cause d’une amie que j’aie eue, étant jeune, une Florentine… une créature adorable… mais joueuse ! » — (Louis Aragon, Les Beaux Quartiers, 1936, page 408)
- Mais quand une créature arrive ainsi, son excuse doit être dans une certitude d’éclipser en tendresse, en beauté, la maîtresse la plus adorée. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- À l’en croire, c’était lui qui dansait, qui levait la jambe, qui se dandinait, tellement il se donnait de mal pour communiquer à ces merveilleuses mais stupides créatures un peu du feu sacré dont il les prétendait dépourvues. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Femme, femme-objet, avec valeur péjorative plus ou moins forte, parce que sa condition, sa nature, son comportement situent à l’écart des femmes réputées honorables.
- Voudrais-tu pour ta fille une créature sans religion ?… Maintenant, mon chat, nous sommes à la merci de tout le monde, nous avons quatre enfants à pourvoir, peux-tu dire que, dans un temps donné, tu n’auras pas besoin de celui-ci, de celui-là ? — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1850, p. 65)
- J’étais si faible devant cette créature que j’obéissais à tous ses caprices. — (Prosper Mérimée, Carmen, 1847, page 52)
- Femme légère, de mœurs dissolues ou de mauvaise vie.
- J’ai été abordé par une créature dans la rue Saint-Denis.
- Elle montra sa haine d’honnête bourgeoise à marier, contre cette créature qui vivait depuis si longtemps avec un homme. — (Émile Zola, Pot-Bouille, 1882, page 320)
- Clérambard. — Il ne s’agit pas d’une plaisanterie. Octave épousera La Langouste.Louise. — C’est vrai ? Vous êtes sérieux ? Voyons, Octave épouser cette fille… cette créature ! Non, Hector, il n’est pas possible qu’une idée aussi absurde germe dans une tête raisonnable. Vous avez donc perdu tout sens commun, toute dignité ?Clérambard. — Je vous en prie, laissez là votre dignité.Louise. — Hier, ne l’avez-vous pas entendue dire elle-même que le commissaire de police lui a reproché d’être la honte de la ville ? — (Marcel Aymé, Clérambard, II, 3, 1950, page 92)
- (Québec) (Désuet) (Populaire) Femme, sans connotation particulière, mais généralement par comparaison avec les hommes. → voir criature
- D'où provient cette manière d'appeler les femmes chez nos habitants! Les sermons de nos curés sur les dangers de s'attacher aux créatures n'en formeraient-ils pas l'étymologie? — (Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Charles Guérin, G.H. Cherrier, éditeur, Montréal, 1853, II, 1, page 105)
- (Plus rarement) Homme.
- Ils [Sidoine et Médéric] avisèrent […] un bonhomme d’aspect misérable. À leur approche, la pauvre créature se leva. — (Émile Zola, Contes à Ninon, 1864, page 313)
- Oh ! les hommes, Marie-Anne, les hommes ! Quelles créatures adorables ! — (Marcel Aymé, Uranus, 1948, p. 257)
- Personne qui tient sa fortune ou son élévation d’une autre.
- Leur premier soin, après l’acte conservatoire du prince royal & de la royauté, fut de rappeler au ministère leurs créatures, Servan, Clavière & Rolland. — (Maximilien de Robespierre, Discours contre Brissot & les girondins, 10 avril 1793)
- Boris Goudounov, qui avait exercé de fait le pouvoir sous le règne précédent, sera proclamé tsar avec l’appui du patriarche Jove, sa créature. — (Albert Mousset, Histoire de Russie, 1945)
- À coups d’amendes, le préfet Foy, créature du prince-président, brisait les feuilles montagnardes ardennaises. — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
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encolure
?- (Hippologie) Partie du corps qui s’étend, chez un animal, depuis la tête jusqu’aux épaules et au poitrail.
- Bientôt le Sultan arrive; les tambours battent, les clairons sonnent aux champs; les fantassins présentent les armes et les cavaliers s’inclinent sur l’encolure de leurs chevaux en criant. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 119)
- Les femmes « youyoutèrent » à gorge déployée, et nous échangeâmes congratulations et compliments, l’un flattant l’encolure du mulet, notre héros, l’autre exagérant les mérites du conducteur bédouin. — (Évelyne Berriot-Salvadore, La Méditerranée et ses cultures, éditions du Cerf, 1992, page 184)
- (Sens figuré)
- On sait que Geffroy a publié une sorte d’encyclopédie des musées d’Europe, qui est le plus beau, le plus complet et le meilleur des cicérones de notre temps, battant, à cent encolures, tous les ouvrages similaires. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Au temps de Judas, Grasset, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 361)
- (Anatomie) Même partie chez l’humain.
- C’est un bel homme bien en chair, élégant en effet, quoique de massive encolure, avec de larges épaules, des joues pleines, de beaux yeux noirs caressans. — (Ernest Duvergier de Hauranne, Huit mois en Amérique, Revue des deux mondes, Vol. 2005, 1866, page 495)
- (Par extension) (Couture) Partie d’un vêtement qui entoure le cou.
- L’encolure d’une chemise, d’un pardessus.
- (Sens figuré) (Familier) Air, apparence.
- Il a l’encolure d’un sot.
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roture
?- (Histoire, Moyen Âge) (Vieilli) Défrichement, puis terre défrichée, puis le sens glissa vers celui de petite culture.
- (Histoire) État d’une personne ou d’un héritage qui n’est pas noble.
- Les récits ne disent pas clairement si sa fortune est en rapport avec celle de Barbe-Bleue, ce silence suggère qu'il est ostensiblement riche, mais qu'il a une tare cachée, la roture. — (Catherine Velay-Vallantin, L’Histoire des contes, Fayard, 1992)
- Terre en roture.
- Ce n’était pas un fief, une seigneurie, c’était une roture, ce n’était qu’une roture.
- Posséder en roture.
- (Collectivement) (Au singulier) Ensemble des roturiers, en tant que classe sociale.
- Si la noblesse peut revendiquer dans le passé les hauts faits d'armes et le renom militaire, il y a aussi une gloire pour la roture, celle de l'industrie et du talent. — (Augustin Thierry, Lettres sur l'histoire de France, 1e lettre, 1820, dans Philosophie des sciences historiques, publié par Marcel Gauchet, Presses Univ. Septentrion, 1988, p.57)
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manucure
?- Celui, celle qui soigne les mains et spécialement les ongles.
- Comme il aurait donné toutes ses relations pour n’importe quelle personne qu’avait l’habitude de voir Odette, fût-ce une manucure ou une demoiselle de magasin. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 170)
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gélivure
?- (Foresterie) Fente ou gerçure des arbres, creusée par les grandes gelées.
- La strate arborescente est constituée essentiellement par Quercus sessiliflora qui y présente le plus souvent un aspect rabougri dû à la gélivure dont l'action se fait sentir vers 350-400 m. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 161)
- La fente peut s’ouvrir et se cicatriser plusieurs fois : elle apparaît alors comme une proéminence en forme de fuseau, parfois suintante. Cette forme très caractéristique ne représente qu’une faible proportion de gélivures (de l’ordre de 10 %) qui sont souvent beaucoup plus discrètes et peuvent passer inaperçues. — (Thierry Sardin, Chênaies continentales, Office national des forêts, 2008, ISBN 978-2-84207-321-3 → lire en ligne)
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parjure
?- Faux serment.
- En signant ce traité qu’il était décidé à ne pas respecter, il a commis un parjure.
- « La différence, monsieur, qui existe entre moi et vous, c’est que ma noblesse est fondée sur le serment, tandis que la vôtre est fondée sur le parjure. » — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 17.)
- J’entendais bien mes propres paroles et consciemment j’affirmai coup sur coup ce mensonge par serment, rien que pour avoir l’amusante satisfaction de commettre un parjure patent. — (Knut Hamsun, La Faim, traduction de Georges Sautreau, 1961, p. 271)
- Violation de serment.
- Ne pas respecter la neutralité d’un pays est un véritable parjure.
- Celui, celle qui fait un faux serment, qui viole son serment, qui se parjure.
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emblavure
?- (Agriculture) Terre emblavée.
- Dans les vergers […] on plante en général 200 pommiers ou poiriers par hectare. Mais, pour les terres que l’on cultive, on ne dépasse pas 100 pieds d’arbre, et on les espace suffisamment pour que les emblavures aient de l’air et du soleil. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 136)
- Peut-être aussi beaucoup des terres qu’il cultivait convenaient-elles aux emblavures mieux qu’à la vigne et à l’olivier. — (Gustave Bloch, La République romaine, Flammarion, 1913)
- Mais est-ce la diminution des emblavures qui a fait décroître les naissances ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (En particulier) (Agriculture) Terre ensemencée, notamment par le blé.
- Au printemps 1976, 55% de la surface étaient semés en « J73 », lorsqu’on identifia des biotopes virulents de la rouille brune. Mais il n’y avait pas de semences d’autres variétés pour remplacer « J73 » dans les emblavures de 1976-1977. — (Jean Semal, Pathologie des végétaux et géopolitique, 1982)
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épissure
?- (Marine) Jonction, assemblage de deux bouts de corde ou de câble métallique par l’entrelacement de leurs torons.
- Nous eûmes à nous transporter par équipes, jusqu'à des villages habitables où l'on nous apprit à tendre des fils sur des perches et à faire des épissures, ce que nous savions très bien. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 94)
- En prenant son poste, il faisait sauter l’épissure nouée quatre heures plus tôt par le Bressan, nettoyait les fils avec son canif et les fixait dans le coupe-circuit, avec un tournevis qui demeurait caché en permanence entre le réservoir et le cylindre, à côté du chasse-tétons. À la relève, le Bressan tirait les fils et refaisait l’épissure. Avec l’entraînement qu’ils avaient acquis, chaque opération ne durait pas plus de deux minutes. — (Roger Vailland, 325.000 francs, 1954, réédition Le Livre de Poche, page 204)
- (Électricité) Manière obsolète — et considérée aujourd'hui comme dangereuse — d'assembler deux fils conducteurs, consistant à les tresser ou les entortiller. Les épissures sont maintenant remplacées par des connecteurs, de type domino ou connecteur automatique, et placés dans des boîtiers isolants (boîtes de jonction ou de dérivation).
- Pendant trois ans, une prise de courant demeura défectueuse, sans qu’ils se décident à faire venir un électricien, cependant que couraient, sur presque tous les murs, des fils aux épissures grossières et des rallonges disgracieuses. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 22)
- (Télécommunications) Jonction entre deux fibres optiques.
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rayure
?- Entaille, trace, éraflure faite sur une surface polie par un objet contondant.
- Les rayures d’une glace.
- Rainure hélicoïdale ménagée dans l’âme du canon d’une arme à feu, afin d’augmenter la stabilité du projectile en lui imposant un mouvement de rotation (canon rayé).
- Rayures en spirale.
- Impulsion parasite de courte durée qui traverse le signal vidéo à peu près au niveau du noir de référence sur l’oscilloscope de contrôle.
- Bande d’une certaine largeur contrastant par rapport au fond.
- Et ce Daniel Buren qui veut installer des colonnes à rayures dans la cour de l’Élysée. Qu'il aille s'amuser ailleurs, je ne sais pas moi, au Conseil d’État, ça leur fera les pieds à ces fainéants ! — (Laurent Gerra et Pascal Fioretto, Lettres cachées de François M. à Anne: Les aventures de tonton, éd. J'ai Lu, 2017)
- « Pourquoi les mouches détestent-elles les rayures ? Et qu’ont-elles de si terrible pour avoir poussé les zèbres à changer de robe ? » Deux énigmes au lieu d’une. — (Nathaniel Herzberg, Le mythe des rayures des zèbres en prend un coup, sur Le Temps (www.letemps.ch), vendredi 12 février 2016)
- L’âne de Somalie serait à l’origine de toutes les formes domestiques ; il est reconnaissable grâce aux rayures transversales sur ses pattes. — (Djillali Hadjouis, Le crâne des Vertébrés quadrupèdes et bipèdes, 2021, page 26)
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bure
?- (Textile) Étoffe grossière faite de laine rousse.
- Son manteau blanc était d’un modèle régulier et sévère, […]. Il était fait de ce qu’on appelait alors drap de bure, et collait exactement sur sa taille. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Un rayon de soleil vif et joyeux … venait tomber sur la jeune fille parée, vermeille et mignonne, si différente de sa mère, replète, hâlée, vêtue de bure. — (George Sand, Valentine, 1832)
- Jamais plus surhumaine beauté n'avait paru dans le champ d'un appareil photographique : un visage d'une régularité classique, des yeux sombres démesurément longs, un corps de déesse sous la robe de simple bure qui l'habillait. — (Jean Ray, Harry Dickson, L'Ile de la terreur, 1933)
- (Par métonymie) (Habillement) Vêtement fait de cette étoffe, notamment la robe de bure des moines.
- Elle portait un capuchon de bure marron qu’elle rabattit sur ses épaules et elle avança sur son front le voile impalpable qui ne quittait jamais ses cheveux, et qu’elle arrangeait comme la Vierge de Bernardino Luini. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Je ne prétends nullement honorer la Vertu, ni me vêtir d’une robe de bure quand Patou invente de si jolis drapés et Guerlain des parfums si savoureux… — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 227)
- Et quand une procession entre ou sort de la basilique St-Pierre, les cappa magna surmontés de mitres de leurs Eminentissimes Frivolités, les ceintures violettes, les bures noires, les bures brunes, les bures blanches qui défilent au pas d'une fanfare pontificale me semblent un remake de Fellini. — (Michel Bavaud, Dieu, ce beau mirage: Confessions d'un ancien croyant, Éditions de l'Aire, 2015, chapitre 5)
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pur
?- Qui est sans mélange, en parlant d’un produit, d’une émotion.
- Le sirop, ainsi concentré, ne renferme plus que 1/6 de son poids d'eau ; le reste est du sucre à peu près pur. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 127)
- Boire de l’eau pure, du vin pur.
- Ce pain est fait de pur froment.
- Goûter une félicité pure.
- Jouir d’un bonheur pur.
- Éprouver une joie pure.
- Un zèle pur et désintéressé.
- Aimer Dieu d’un amour pur.
- Qui n’est pas altéré, vicié, corrompu ou souillé, en parlant d'un élément physique ou en parlant d'une personne, de ses émotions ou de ses attributs.
- On respire ici un air pur.
- Une source d’eau pure.
- On ne devait offrir aux dieux que des victimes pures.
- Une lumière pure, une clarté pure, un jour pur, une lumière, une clarté nette et vive, que rien n’altère, n’obscurcit.
- Un ciel pur, un ciel sans nuages.
- Un cœur pur.
- Une âme pure.
- Un amour pur.
- C’est une vertu bien pure que la sienne.
- Tous ses sentiments sont purs.
- Ses intentions sont droites et pures.
- Il s’est conservé pur au milieu de la corruption du siècle.
- Dans cette place, il a manié des millions, et ses mains sont restées pures.
- – Mais peux-tu vraiment être aussi pur que ça?[...] Il n'arrive pas à déterminer si, pour Charlotte [...], la pureté est une qualité positive ou négative. [...]– Je sais pas. C'est quoi, être pur?– On dirait que je suis pas capable de t'imaginer te fâcher ou je sais pas : manigancer.Alexandre n'est pas très différent des autres mâles : lorsqu'une femelle le décrit comme pur en lui précisant qu'elle n'arrive pas à l'imaginer fâché ou en train de se venger, il comprend immédiatement qu'on remet sa masculinité en doute. [...] – Être pur, c'est... (Charlotte réfléchit très sérieusement, à la recherche d'une définition acceptable) c'est de jamais avoir de mauvaises intentions envers les autres. — (Thomas O. St-Pierre, Charlotte ne sourit pas, Leméac, 2016, pages 109-110)
- Désigne l’état de l’homme tel qu’on le suppose antérieurement à toute civilisation.
- Être en état de pure nature, être tout nu, sans aucun vêtement.
- Abstrait, fondamental. Antonyme : appliqué.
- L’esprit pur, l’esprit considéré sans égard à son union avec la matière.
- Mathématiques pures, celles qui considèrent la grandeur d’une manière abstraite, comme purement susceptible d’accroissement et de diminution.
- Absolu, sans mélange, s’emploie pour donner plus de force à la signification des mots auxquels on l’associe. Alors il précède ordinairement le nom mais il le suit, quand il est précédé lui-même du mot tout qui ajoute encore à son énergie.
- Suivant Descartes, les bêtes sont de pures machines.
- Les anges sont de purs esprits.
- C’est la pure vérité.
- Il a agi en cela par pure bonté, par bonté pure.
- C’est un pur motif de générosité qui le fait parler.
- Pur entêtement.
- Pure malice.
- Un pur hasard.
- Ce que vous dites là est une calomnie toute pure.
- Ce latin est du Cicéron tout pur.
- Il est quelquefois suivi de la particule de, tant au sens propre qu’au figuré.
- Une liqueur pure de tout mélange.
- Elle a rendu à Dieu une âme pure de toute souillure.
- (Art) Propre, régulier, bien construit, en parlant de style.
- Style pur.
- Langage pur.
- C’est un écrivain très pur.
- (Art) Net, exact, correctement tracé, en parlant de dessin.
- Un trait pur.
- Des contours purs.
- (Héraldique) Qui ne consiste que dans le seul émail du champ de l’écu, sans aucune pièce héraldique. Synonyme : plein.
- Il porte d’argent pur, de gueules pur.
- (Par extension) (Sylviculture) Qui est composé à au moins 80 % d’une seule essence.
- Ces données de nombre de tiges et de surface terrière à l’hectare ne doivent pas être comprises comme la recherche de peuplements purs en chêne sessile, le mélange devant être toujours recherché dès lors qu’il peut être présent naturellement. — (Thierry Sardin, Chênaies continentales, Office national des forêts, 2008, ISBN 978-2-84207-321-3 → lire en ligne)
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éraillure
?- Marque qui reste à un tissu quand il est éraillé. Endroit éraillé du tissu
- Ce n'était point une linition douce, une fomentation onctueuse, mais un massage vigoureux, pratiqué à bras raccourcis, et qui rappelait plutôt les éraillures de l'étrille que les caresses de la main. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- 5A - Détermination de la résistance à l'éraillure, méthode dite "des lames de scie"5B - Détermination de la résistance à l'éraillure, méthode dite "des masselottes" (1/3) — (Spécification technique relative aux articles confectionnés à base de tricot -n°5504 - Décret n° 99-597 du 8 juillet 1999)
- (Mécanique) Usure d'adhérence. Phénomène qui se produit lorsque des surfaces de glissement entrent en contact et que des fragments de l'une sont arrachés et se collent sur l'autre.
- La douille intérieure a été déposée, et on a observé une importante éraillure irrégulière sur toute la circonférence de la surface extérieure de la douille intérieure. — (Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST))
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culture
?- Action de cultiver la terre.
- En comparant ce tableau avec celui fourni par le cadastre de 1810 que nous donnons ci-dessous, on est frappé des immenses changements survenus dans l’état de la culture du terroir de Laon depuis moins d’un demi-siècle. — (Maximilien Melleville, Histoire de la ville de Laon et de ses institutions, V.1, 1846, page 11)
- Quelle hérésie ! Jacques Bonhomme, trahir la cause du sol, abandonner la culture du blé parce que peu rémunératrice. — (Albert Noret, Les Féodaux du Blé, E. Figuière, 1930, page 183)
- Le sol argilo-calcaire, parfois décalcifié en surface — devenant argilo-siliceux au contact des grès bigarrés — se prête bien à la culture des céréales. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 13)
- Grande culture, se disait autrefois de la culture qui se faisait avec des chevaux et se dit aujourd’hui de l’exploitation d’un vaste terrain, à laquelle on consacre de grands capitaux, en employant les procédés ou les instruments aratoires jugés les meilleurs par les agronomes.
- Petite culture se dit par opposition à l’un et à l’autre sens.
- Résultat de cette action, plantes cultivées sur une parcelle, un terroir, etc.
- Toutes ces plantes appartiennent à la classe des cultures dites industrielles, parce qu'elles fournissent des produits qui servent de matières premières à l'industrie. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 101)
- Ce graminicide, très sélectif pour le blé et le colza, agit par arrêt de la croissance des cellules déjà formées; la concurrence exercée par la culture entraîne alors la destruction de la mauvaise herbe. — (Index des produits phytosanitaires, ACTA ; 1977, p.262 (article benzoylprop-éthyl))
- (Au pluriel) Ensemble de terres cultivées.
- Les cultures dans les pays de population dense comme l’Inde ou les deltas indo-chinois occupent des surfaces considérables. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.189)
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levure
?- (Vieilli) Écume que fait la bière quand elle fermente, et dont les boulangers et les pâtissiers se servent quelquefois au lieu d’autre levain.
- Levure de bière.
- (Par extension) (Microbiologie) Champignon unicellulaire apte à provoquer la fermentation des matières organiques, animales ou végétales, utilisé pour la fermentation alcoolique des solutions sucrées ou pour faire lever la pâte du pain.
- L’acétyl-pyrroline provient de l’ornithine ou de la proline. Lors de la cuisson du pain blanc, l’ornithine est produite par la levure, dans laquelle elle apparaît en concentration quatre fois plus élevée que la proline libre. — (Werner J. Bauer, Raphaël Badoud, Jürg Löliger, Alain Etournaud (éditeur), Science et technologie des aliments: principes de chimie des constituants et de technologie des procédés, PPUR Presses polytechniques, 2010, page 305)
- (Par extension) (Boulangerie) Produit chimique, souvent à base d’hydrocarbonates, qui provoque la levée d’une pâte sans fermentation.
- La levure chimique.
- (Vieilli) (Cuisine) Ce qu’on lève de dessus et de dessous le lard à larder.
- Une levure de lard.
- (Aquitaine) (Cuisine) Morceau persillé de porc situé au-dessus de la longe.
- A midi, vous pourrez déguster une entrée fine et très joliment présentée sur ardoise, comme du saumon fumé avec des petits légumes croquants, puis de la levure de porc avec sa pomme de terre au four et pour finir, un cannelé en verrine. — (Les bonnes tables d’Aquitaine Pays basque, Petit Futé, 2011)
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moisissure
?- (Mycologie) Champignons microscopiques qui vivent en formant des végétations ramifiées à la surface des matières organiques dont ils provoquent la fermentation, la décomposition.
- Si vous laissez ces fruits trop longtemps à la cave, la moisissure s’y mettra.
- Couvert de moisissures.
- Prudent prendrait sa revanche par son frère sur ce monde dont il n’est lui-même qu’une moisissure… Sauf que comme tous les Duberc, il est intelligent. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, pages 10-11)
- Endroit moisi, le moisi.
- Ôtez la moisissure de ce fromage avant de le manger.
- Au bout de quelques jours, de la moisissure se forme dans chaque sac. — (Cédric Faure, Camille Ferrari, Les microbes, 2022)
- ferricyanure
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fortraiture
?- (Manège) Fatigue excessive d’un cheval.
- Plus question de fouée: il ressentait une véritable fortraiture. — (Jean-Claude Raimbault, À la recherche des mots perdus, 2006)
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échauboulure
?- (Désuet) (Médecine) Éruption cutanée produite par la chaleur, par un eczéma dyshidrosique.
- Cela a lieu dans l’échauboulure (sudamina-hydroa), maladie locale très légère, comme dans les plus graves, telles que la fièvre jaune, le typhus, la peste, le choléra, maladie qui affectent simultanément tout l’organisme, qui le frappe de sidération. — (Barthélemy Lacoste, Pensées médicales sur la nécessité de n'avoir en médecine qu'un seul système, celui de la nature, Éditeur G. Baillière, 1838)
- (Désuet) (Médecine vétérinaire) Maladie de la peau qui apparaît subitement chez le cheval et chez le bœuf, sous la forme de bosselures.
- Une vache bretonne, de l’âge de sept ans, fut affectée de tumeurs, ressemblant à celles de l’échauboulure, et qui se montrèrent sur certaines parties du corps. — (École nationale vétérinaire d’Alfort, Recueil de médecine vétérinaire, 1837)
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lecture
?- Action d’une personne qui lit à haute voix.
- Sa lecture est parfaite. Sa lecture est monotone.
- (En particulier) Reproduction par la voix d’un texte écrit ou imprimé.
- On fit la lecture du contrat de mariage en présence de tous les parents.
- J’ai assisté hier à la lecture d’une belle pièce.
- Ce discours est moins intéressant à la lecture qu’à l’audition.
- Cette pièce est de celles qui gagnent à la lecture.
- Action, habitude de lire seul et des yeux, pour son instruction ou pour son plaisir.
- Aristote n'a connu que le bras hectocotylisé des octopus, comme on peut s'en convaincre facilement par la lecture attentive des passages en question, mais il l'a connu fort exactement. — (Japetus Steenstrup, « La formation des hectocotyles chez les Argonautes et les Tremoctopus expliquée par la découverte d'organes analogues chez les Céphalopodes en général », dans les Archives des sciences physiques et naturelles, tome 36, Lausanne : chez Georges Bridel & Paris : chez G. Masson, 1882, page 76)
- Toute l’action, dans la lecture, est le fait de celui qui lit. Voilà pourquoi les liseurs les plus attentifs, les moins lassables, se recrutent parmi les gens habituellement environnés de repos, les gens qui ne voient pas beaucoup remuer le monde autour d’eux. — (La Revue de France, sous la direction éditoriale de Marcel Prévost & Raymond Recouly, La Renaissance du livre, 1922, vol. 2, no 5, page 686)
- Ce canapé restera pour moi celui de Guerre et Paix : on se souvient de la date et du lieu d’une lecture, quand elle a été une grande joie. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 23.)
- Les longs étés à Nollet, et les lectures dans la fraîcheur du salon, sur le canapé de Guerre et Paix, les lectures aussi de l’automne devant un grand feu, et les nuits tôt venues de l’hiver où dans un lit calfeutré on n’en finit plus de lire, tandis que le vent passe et tourne autour de la maison. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 87.)
- Sur le canapé du salon, qui serait plus tard celui de Guerre et Paix, commencèrent mes premières longues lectures de l’été, qui ont une saveur si particulière dans une pièce fraîche aux volets clos. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, pages 125-126.)
- Comme la lecture est l’acte le plus individuel qui soit (bien plus encore que l’acte sexuel), on comprend qu’elle soit un « horrible danger » pour toute inquisition réelle ou virtuelle. — (Philippe Sollers, Éloge de l’infini, Gallimard, page 367)
- S’emploie surtout au pluriel pour désigner ce qu’on lit, ce qu’on a lu.
- Les bonnes lectures, les mauvaises lectures.
- Il a bien profité de ses lectures.
- Instruction qui résulte de la lecture.
- Cette remarque pose, d’ailleurs, à l’historien, un problème. L’analyse qui est la sienne s’appuie sur SA lecture, véritable relecture dans un contexte parfaitement différent. — (Yvonne Turin, Littérature engagée et anticolonialisme européen dans l'Algérie du Centenaire: le cas singulier d'Albert Truphémus, dans la Revue d'Histoire moderne et contemporaine, tome XXIII, 1976, page 617)
- Non, ce dernier fut simplement effaré à la lecture des chiffres fournis par les grouillots du ministère de l’Éducation nationale qui, en bons subordonnés, travaillent, eux, et en plus font plaisir au chef ! — (Peggy Derder, Mon cas d'école, Flammarion, 2010, chapitre 1)
- C’est un homme qui n’a point de lecture, qui n’a aucune lecture, qui a beaucoup de lecture, qui est d’une prodigieuse lecture.
- Il est rempli, nourri de la lecture des anciens.
- Enseignement qui rend les enfants ou les illettrés capables de lire.
- Nouvelle méthode de lecture.
- Cette mère a appris à ses enfants la lecture et l’écriture.
- (Par extension) Se dit de textes particulièrement choisis pour développer l’art et le goût de la lecture chez les enfants.
- Premier livre de lecture.
- Lectures enfantines.
- Lectures pour les adolescents.
- (Par analogie) Observation visuelle.
- Cela tient de l’astrologie, de la tarologie, de la divination, des tables tournantes, de la chiromancie, ou de la lecture des viscères. Et pourtant, pendant ces trente dernières années, les dirigeants du monde occidental n'ont eu d'autre solution que de recourir à la kremlinologie pour tenter de comprendre les ressorts de la politique soviétique […]. — (Olivier Da Lage, Thomas Schreiber & Gérard Grizbec, Le Secrétaire général, Pierre Befond, Paris, 1987, chapitre 7)
- (Sens figuré) Interprétation.
- Si la lecture officielle russe de ces événements diverge (en faisant de la guerre du Donbass une simple révolte populaire réprimée par l’armée ukrainienne), elle fait aussi de Sloviansk un lieu incontournable. — (Benoît Vitkine, Le Donbass, objectif minimal de l’armée russe, Le Monde. Mis en ligne le 26 mars 2022)
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parure
?- Ornement, ajustement, ce qui sert à parer.
- On s’accorde généralement à citer les caprices des modes, qui régentent les ajustements et les parures, comme les manifestations les plus caractéristiques organisées contre le bon sens. — (Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
- Peu après, sa mère vint la retrouver dans la chambre où elle enlevait lentement ses parures devant le miroir. — (Out-el-Kouloub, « Nazira », dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, Édition Corrêa, 1940)
- Deux portraits de jeunes femmes en costume traditionnel et la parure de bijoux de Savoie : boucles d’oreilles créoles, cœur en or, croix jeannette en or et chaîne. Œuvres d’Estella Canziani en 1905. — (Courchevel : Savoie - France : 1946-2006 : Le livre du 60e anniversaire, dirigé par David Déréani, Montmélian : La Fontaine Siloé, 2006)
- (Sens figuré) — Ces pelouses particulièrement riches en espèces méditerranéo-montagnardes constituent une magnifique parure de notre montagne. Elles font partie de l’alliance de l’Ononidion striatae connue surtout dans les Cévennes. — (Josias Braun-Blanquet, Jean Susplugas, Reconnaissance phytogéographique dans les Corbières, Station internationale de géobotanique méditerranéenne et alpine, Montpellier, communication n° 61, 1937)
- (Sens figuré) — Les Aconits, les Asphodèles, les grandes Gentianes qui sont la parure de nos pâturages subalpins sont des plantes refusées par le bétail. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 29)
- (Sens étroit) Ornementation corporelle visible destinée à embellir, à personnifier un individu. Elle se concrétise par des bijoux, des peintures et tatouages corporels, des vêtements ou des coiffures.
- En ce qui concerne la Préhistoire, les élément de parure retrouvés à la fouille sont essentiellement les bijoux destinés à orner le corps, la chevelure ou les vêtements (pendeloque, applique, perle, bouton, anneau, bracelet, épingle, labret...) et les accessoires utilisés pour le tatouage ou la peinture corporelle (matière colorante, palette à fard...). — (Hélène Barge-Mahieu, Les parures du Néolithique ancien au début de l'âge des métaux en Languedoc, éditions du CNRS, 1982, page 5)
- Garniture de pierres précieuses, destinée à servir de parure.
- Parure de diamants, parure de rubis, etc.
- Il vit avec mécontentement que sa parure, extrêmement brillante, semblait lui donner plus de vanité que cela n’eût dû être pour elle et dans un tel moment. Elle ne cessait de replacer sur son front et d’entremêler avec ses boucles de cheveux les rubis qui paraient sa tête, et n’égalaient pas l’éclat et les couleurs animées de son teint. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- (Art) Action de parer, de préparer.
- La parure d’un morceau de viande de boucherie.
- (En particulier) L’action d’ôter de la corne du pied d’un cheval avant de le ferrer, ou d’un bovin, pour le soigner.
- La parure du pied d’un cheval,
- (En particulier) L’action par laquelle le relieur détache avec le couteau ce qui ne doit pas servir à couvrir un livre.
- La parure d’une peau,
- (Au pluriel) Rognures.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.