Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ésotérisme
Que signifie "ésotérisme" ?
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- (Philosophie) Doctrine professée à l’intérieur de l’école et réservée à un certain nombre d’adeptes.
- En effet, l’astrophysicien québécois Hubert Reeves fait partie des personnalités du monde scientifique que les ésotéristes ont kidnappées dans leurs rangs sans les consulter et, dans le cas précis d’Hubert Reeves, sans qu’il n’y ait aucun fondement à sa prétendue adhésion au monde de l’ésotérisme. — (Les grands esprits manipulés par les astrologues, dans Le Québec sceptique, no 56, p.29, printemps 2005)
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ésotérisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
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olympisme
?- Esprit des jeux olympiques, philosophie qui veut que l'effort physique apporte la joie.
- (Par extension) Nouveau mode de vie en mettant en avant l'amitié, la solidarité, la compréhension et le fair-play.
- (Par extension) Façon de penser ayant pour objectif de rendre les sociétés plus pacifiques en liant le sport à la culture et à l'éducation.
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déisme
?- (Philosophie) Système de ceux qui croient à l’existence d’un être suprême en dehors de toute révélation et de tout culte.
- [...] les impies prennent lieu de blasphémer la religion chrétienne; parce qu'ils la connaissent mal. Ils s'imaginent qu'elle consiste simplement en l'adoration d'un Dieu considéré comme grand, puissant et éternel : ce qui est proprement le déisme; presque aussi éloigné de la religion chrétienne que l'athéisme, qui y est tout à fait contraire. — (Blaise Pascal, Pensées)
- Le jugement négatif des tenants du déisme envers les Églises chrétiennes comportait aussi une vive critique de la Bible et du judaïsme, tendance plutôt inhabituelle dans la culture religieuse britannique, et qui lui valut d’être cataloguée comme antisémite par des historiens israéliens laïcs. — (Shlomo Sand, Comment la terre d’Israël fut inventée: De la Terre sainte à la mère patrie, 2012)
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dualisme
?- (Religion) Système qui suppose la coexistence, dans l’univers, dans l’homme ou dans les choses, de deux principes, de deux parties, de deux éléments.
- Le dualisme manichéen expliquait le monde par le concours et l’antagonisme de deux principes divins, le principe du Bien et le principe du Mal.
- (Politique) État politique ou social, dans lequel deux éléments différents coexistent.
- La guerre de 1914 a mis fin au dualisme de l’Autriche-Hongrie.
- (Droit constitutionnel) Régime parlementaire où le gouvernement est responsable politiquement à la fois devant le Parlement et devant le chef de l’État.
- (Par extension) Position qui se situe entre deux éléments opposés.
- Ce dualisme de Freud ne se construit pas sur une opposition entre la matière et le mental, mais entre la réalité objective, dont il ne conteste pas un instant l’existence, et la réalité fictionnelle […] — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 420)
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moralisme
?- Forme intégriste ou formaliste de l’attachement à la morale.
- Dans les jardins d'Europe, et jusque chez les peuples les plus naturels, en Italie et en Espagne, l'indécrottable moralisme petit-bourgeois a représenté le progrès, l'humanité, le courage militaire, en personnages hideux. — (Henry de Montherlant, La Petite Infante de Castille, 1929, page 610)
- Si l’idée de déflétrir notre nature équivaut à transformer nos besoins, à ne pas les satisfaire en l’état, il peut sembler que le danger moral que l’on encourt est celui d’un moralisme idéaliste, d’oublier les besoins de l’autre en l’état. — (Stanley Cavell, Conditions nobles et ignobles, traduction de C. Fournier et S. Laugier, 1993, page 114)
- La morale aboutit à la nature cultivée; le moralisme équivaut à une amputation. — (Irène de Buisseret, Deux langues, six idiomes, Ottawa, Carlton Green, 1975, page 379)
- (Philosophie, Religion) Doctrine ou attitude qui érige la morale en absolu et affirme la prééminence des valeurs morales sur les autres valeurs.
- Nul en effet, si ce n’est Bourdaloue peut-être, ne représente plus parfaitement que l’auteur des Essais de morale [Pierre Nicole] ce moralisme chrétien (…) qui va dominer pendant la seconde moitié du XVIIe siècle. — (Henri Bremond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France depuis la fin des guerres de religion jusqu’à nos jours, tome 4, 1920, page 419)
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béotisme
?- Défaut de celui qui est béotien.
- On ne se convertit pas de la finesse au béotisme. — (Ernest Renan, L’Avenir de la science, pensées de 1848, Édition C. Lévy, 1890, chapitre v, pages 102.)
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nominalisme
?- (Philosophie) Doctrine qui s’est développée au Moyen Âge, d’après laquelle les idées n’ont aucune réalité objective et n'ont d'existence que verbale.
- On ne peut plus résoudre le problème fondamental de la Scolastique, celui de l'accord de la raison et de la foi; ou, si on tente de le résoudre en partant du conceptualisme ou du nominalisme, on sombre dans l'hérésie et l'on encourt les condamnations de l'Église […]. — (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd.1966)
- (Par analogie) Conception selon laquelle le but de la science ne serait pas la connaissance objective du réel, mais une interprétation des phénomènes visant une cohérence destinée à satisfaire avant tout l'esprit humain.
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caporalisme
?- Régime de caporal, dans lequel la vie civile est asservie aux idées et aux habitudes militaires.
- Ils [les habitants du sud de l’Allemagne] n’ignorent point la différence qu’il y a entre une armée citoyenne et une nation de soldats ; rien de plus contraire que le caporalisme à leurs habitudes et à leurs goûts. — (Victor Cherbuliez, Revue des Deux-Mondes, 1or mars 1870, page 62)
- (Par extension) Autorité tatillonne.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) Autoritarisme étroit et mesquin.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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parallélisme
?- État de ce qui est parallèle.
- Il y a un défaut de parallélisme voulu entre les colonnes du Parthénon.
- L’allée centrale, renforcée dans les airs par le long parallélisme du tuyau de poêle, servait de frontière aux plus jeunes espoirs des deux nations, inégalement représentées. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 67)
- (Sens figuré) État de ce que l’on peut comparer.
- C'est une différence dans le degré d'ionisabilité qui permet d'expliquer un fait qui semble tout d'abord en opposition avec le parallélisme généralement constaté entre la non-saturation de l'auxochrome et son effet sur la coloration : […]. — (Joseph Martinet, Couleur et constitution chimique: Cours professé à la faculté des sciences de Besançon, rédigé avec la collaboration de Mlle P. Alexandre, éd. G. Doin, 1924, page 139)
- (Astronomie) Propriété que l’axe de la Terre a de rester sensiblement parallèle à lui-même, dans tous les points de la courbe que la Terre décrit annuellement autour du soleil.
- Le parallélisme de l’axe de la Terre.
- (Automobile) Angle nul ou légèrement aigu que font les deux roues d’un même essieu.
- (Littérature) Phrase qui comporte deux parties.
- Exemple de parallélisme tiré de la pièce "Andromaque" de Racine : Je meurs si je vous perds ; mais je meurs si j'attends. Les deux parties de l'alexandrin sont construits sur le même principe : "je meurs si…".
- (Géométrie) Se dit d'objets géométriques unidimensionnels (segment, demi-droite, droite) situés de telle façon qu'ils sont équidistants.
- La relation de parallélisme entre les droites de l’espace géométrique est une relation réflexive, symétrique et transitive. — (Droites parallèles, Scolab, octobre 2020)
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manichéisme
?- (Religion) Doctrine religieuse conçue par Mani, fondée sur la coexistence et l'antagonisme de deux principes cosmiques égaux et éternels : le bien et le mal ; conception qui admet le dualisme antagoniste d'un principe du bien et d'un principe du mal.
- Le manichéisme […] n’est pas seulement une secte ou une hérésie chrétienne […], mais une apparition religieuse entée, comme le christianisme, l’islamisme et le budhisme, sur une religion antérieure — (Renan, Avenir sc., 1890, page 282)
- (Par extension) Propension à considérer que l’on représente le bien, face au mal.
- On condamne volontiers ici et là le manichéisme, même si des deux côtés de l’Atlantique on ne s’abstient pas de s’enferrer dans son concept deux fois asservissants — Des bons et des méchants aux keufs et joueurs de grinche, en passant par les cow-boys et les indiens ou les rupins et les miskines, le sage a appris à ne dépendre pas moins du bien que du mal comme d’une paire de menottes. — (Jean-Laurent Pawlowski, Fils de chien!, Toulouse : La Vie en rose, 1998, page 22)
- Le manichéisme quasi infantile d’Éric Zemmour obère sa capacité future à unir les Français, décrédibilisant résolument sa candidature à la magistrature suprême. — (Manuel Valls, Zemmour, l’antirépublicain, Éditions de l’Observatoire, Paris, 2022, ISBN 979-10-329-2527-0, p. 35)
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féminisme
?- Mouvement revendicatif ayant pour objet la reconnaissance ou l’extension des droits des femmes dans la société.
- Le féminisme est pensée et action. — (Nicole Pellegrin, Écrits féministes de Christine de Pizan à Simone de Beauvoir, sous la dir. de Nicole Pellegrin, « Introduction », Flammarion, collection « Champs classiques », Paris, 2010, ISBN 978-2081231641)
- La nouveauté ici est synonyme de « progrès », et le progrès est la seule route qui mène à la perfection. Le Féminisme ne doit donc pas être représenté comme une révolution qui bouleverse, mais comme une évolution naturelle dans l’ordre providentiel des événements. — (Joséphine Dandurand, Nos Travers, 1901)
- Qu’on y applaudisse ou qu’on le regrette, la marche en avant du féminisme est un fait que nul ne peut nier, un mouvement qu’aucune force ne pourra enrayer désormais. La femme, dédaignée et inutilisée dans le passé en tant qu’élément social et politique, devient, par sa volonté d’être, un facteur avec lequel il faudra compter et dont la puissance morale ira grandissant au fur et à mesure que se développera en elle, par l’instruction, le sentiment de sa personnalité. — (Avril de Sainte-Croix, Le Féminisme, 1907)
- Avec Fredrika Bremer et Rosalie Roos, Sophie Adlersparre a ouvert la voie à la féminisation de la société suédoise. Elle rend légitime le travail journalistique des femmes, au travers de son activité de rédactrice en chef de plusieurs journaux et revues. C’est elle qui fonde le premier magazine féminin de Scandinavie, Home Review, qui permet d’offrir un support papier autour des débats sur le féminisme en Suède. — (Hugo Messina, 20 femmes ayant marqué la Suède sur Le Petit Journal.com, 8 mars 2021. Consulté le 8 mars 2021)
- L’avènement du féminisme, mais d’un féminisme sérieux et familial, sera de toute manière indispensable à la rénovation de nos manières de vivre. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Pierre Lemaître est invité pour Le Silence et la colère, Michelle Perrot, pour Le Temps des féminismes, Philippe Claudel pour Crépuscule et Aurélien Bellanger pour Le Vingtième siècle. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 11 janvier 2023, page 9)
- (Médecine) Aspect d’un individu mâle qui présente certains caractères secondaires du sexe féminin.
- À l’étude de l’infantilisme on a récemment joint celle du puérilisme, du féminisme, du masculinisme. — (Anatomie & anatomie descriptive et comparée, anthropologie, embryologie, histologie, actes du XVe Congrès International de Médecine, Lisbonne, 19-26 avril 1906, imp. A. de Mendonca, 1908, page 127)
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jansénisme
?- (Religion) Doctrine de Jansénius sur la grâce et la prédestination.
- Ils se sentirent au contraire, fort peu d’estime pour les quarante ou cinquante systèmes qui n’étaient bons, comme le jansénisme ou le calvinisme, qu’à troubler l’obéissance et la soumission des esprits […] — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
- Et si vers 1728 le quenellisme, qui n’est qu’un jansénisme dégénéré cesse, en fait, d’exister, on le doit à Fleury et aux prélats de son choix, au moins autant qu’à une certaine usure des « opposants ». — (Charles Poulet, Histoire de l’Église, volume 2, Beauchesne, 1959, page 193)
- Ce fut pendant son généralat que le jansénisme commença à prendre racine dans cette congrégation, et à y occasionner quelques dissensions intérieures. — (Auguste Bernus, Richard Simon et son histoire critique du vieux testament, Georges Bridel, Lausanne, 1869, page 14)
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barbarisme
?- (Linguistique) Mot ou forme incorrecte, ou dont le sens est altéré, dévié. → voir impropriété et solécisme
- Un barbarisme heureux reste dans une langue sans la défigurer ; des solécismes ne s’y établissent jamais sans la détruire. — (Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, 1848)
- Par un barbarisme de la basse latinité, on a dit essere au lieu de esse, pour se conformer à la terminaison ordinaire des infinitifs latins; essere ensuite a été contracté en ser; et le futur est composé de cet infinitif et du présent du verbe auxiliaire: ser-ai, ser-as, ser-a. — (August Wilhelm von Schlegel, Observations sur la langue et la littérature provençales, Paris : Librairie grecque-latine-allemande, 1818, page 92 (dans les notes))
- Il y a (dit Voltaire sur un vers du Cid) un dictionnaire d’orthographe où il est dit qu’« invaincu » est un barbarisme. Non ; c’est un terme hasardé et nécessaire. Il y a deux sortes de barbarisme, celui des mots et celui des phrases. Égaliser les fortunes pour égaler ; éduquer, pour donner de l’éducation, voilà des barbarismes de mots. — (François Génin, « De l’Étymologie », chap. 1 de Récréations philologiques, ou Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue française, 2e éd., Paris : chez Chamerot, 1858, p. 28)
- — Jusque midi, je corrige les devoirs de mes élèves. Ce n’est pas amusant…— Ah ?— De lire quinze copies qui, s’il y avait un barbarisme à faire, le contiennent quinze fois. Au crayon rouge, j’inscris mes notes dans le coin : mal, très mal, inepte… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 97-98.)
- Quant au terme « érotisme », il n'est pas plus dans le Littré qu’humanisme, ces barbarismes étant nés au même moment engendrés par un même père ; la fascisation. — (Thérèse Plantier, Le discours du mâle : logos spermaticos, Paris : Éditions Anthropos, 1980)
- (Par extension) Faute contre la règle ou le bon goût.
- (Par confusion avec barbarie) Acte qui relève de la barbarie.
- La première sélection des écrits de Maurras présentés en traduction au public britannique est donc condamnable à l'avance, parce que contaminée dès le point de départ par sa présupposée affinité avec le barbarisme nazi. — (Charles Maurras et la vie française sous la Troisième République, actes 1er Colloque Maurras, Aix-en-Provence les 6, 7 et 8 décembre 1968, Université d'Aix-Marseille : Institut d'études politiques, Centre Charles Maurras, 1972, p. 108)
- Dès le printemps 1940, il invite ses disciples à refuser de se « plier au barbarisme hitlérien » et publie au début de l'été 1940 un appel pour exhorter les chrétiens « à résister, du moins spirituellement, à la folie allemande qui horrifie les hommes ». — (Philippe Souleau, « Bordeaux, enjeu stratégique de la Seconde Guerre mondiale », dans Les villes en guerre (1914-1945), sous la direction de Philippe Chassaigne & Jean-Marc Largeaud, Armand Colin, 2004, page 52)
- Je ne supporte plus ce que l'Homme me force à faire. Sa haine, sa violence, son barbarisme, je n'en suis pas responsable. — (Razik Alex Menidjel, Les Premiers pas, Éditions Publibook, 2005, page 144)
- Je ne supporte plus cette violence, dit-elle. Où que j'aille à Londres, je ne vois que barbarisme et cruauté. — (Peter Ackroyd, William et Cie, traduit de l'anglais pat Bernard Turle, Éditions Philippe Rey, 2006, chap. 11)
- Puis-je demander au lecteur, […], de se vider l'esprit des images de ce monde, ravagé par les quelques millénaires post-néolithique de barbarisme ; cet antimonde qui se mirait sans cesse dans ses miroirs déformants... — (Pierre Meyer, Un siècle et demi après la fin du Monde, Éditions Publibook, 2011, page 9)
- […] si cette action était démontrée à l'encontre de Morelli, elle constituerait un crime de droit commun, l'achèvement d'un blessé étant un acte de barbarisme odieux, contraire aux lois de l'honneur et de la guerre, depuis longtemps indiscutées par les nations civilisées, et ce fait étant prévu par les dispositions de l'article 233 du Code pénal français. — (Jurisprudence française, 1807 à 1952. Période 1807-1926, page 730, André Bruzin, Jean Nectoux, 1954 - NOTE : Le Journal du droit international, vol. 57, 1930, page 109, pour la même phrase use du mot "barbarie".)
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épéisme
?- (Escrime) Escrime pratiqué avec une épée.
- Mais il serait nécessaire pour cela d’amener à composition les conservateurs endurcis de la méthode fleurettiste et les réactionnaires obstinés de l’épéisme pratique. — (Achille Édom, L’Escrime, le duel & l’épée, 1908)
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despotisme
?- Manière de gouverner du despote.
- Despotisme vient du mot δεσπότης, qui signifie maître. Il y a despotisme toutes les fois que les hommes ont des maîtres, c’est-à-dire sont soumis à la volonté arbitraire d’autres hommes. — (Nicolas de Condorcet, Idées sur le despotisme, à l’usage de ceux qui prononcent ce mot sans l’entendre dans la bibliothèque Wikisource , I, 1789)
- Il y avait quelque chose d’enivrant dans ces embrassades fréquentes, données et reçues, […]. C’est qu’on sortait du despotisme, et que pour quelques instans on entrait dans la liberté ! — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Plus tard, la royauté se relâcha de son despotisme et alors intervint le gouvernement constitutionnel ; […]. Le despotisme royal n'est pas tombé tout seul ou par la bonté des souverains ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p.236)
- (Par extension) Toute sorte d’autorité absolue, oppressive, tyrannique, qu’on s’arroge, qu’on exerce.
- Ceci n’était pas le résultat d’un défi entre des gardiens et une prisonnière, entre le despotisme du cachot et la liberté du détenu, mais l’éternelle répétition de la première scène jouée au lever du rideau de la Création : Ève dans le paradis. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Trop souvent une aristocratie de notabilités locales a exploité à son profit les fonctions publiques, et fait sentir aux Anglais que son despotisme peut être plus intolérable encore que celui d’une administration centrale, parce qu’elle est à la fois et moins impartiale et moins responsable. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- […] ; elle avait la conscience qu’elle était digne d’un rang plus élevé que celui auquel le despotisme arbitraire des préjugés religieux lui permettait d’aspirer. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Malgré sa corpulence excessive, l'autorité de M. Hector sur ses subordonnés n'est guère contestable. Il la doit surtout […], à cette indémontrable apparence de bonhomie qui dérobe son intransigeance absolue, son despotisme maniaque, la secrète satisfaction d'être redouté. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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nombrilisme
?- Narcissisme, égoïsme, égocentrisme, tendance à tout rapporter à soi.
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loyalisme
?- Obéissance fidèle à son souverain, au gouvernement établi.
- Dans le Haouz, dont la population était en général plus maniable et où il n’y avait qu’une garnison de mokhaznis à Marrakech, le makhzen s’appuyait sur quelques tribus d’un loyalisme plus ou moins éprouvé […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 75)
- Toutefois, les cités islamiques n’avaient jamais créé d’institutions autonomes […] Leurs habitants n’avaient aucun loyalisme civique ; ils n’étaient pas d’authentiques citoyens. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
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antimilitarisme
?- Opposition à l’esprit militaire.
- Elle appelle l’opinion à s’organiser face à la montée de l’impérialisme français par un antimilitarisme de type prolétarien. — (Alain Cuénot, Clarté 1924-1928: Tome 2, Du surréalisme au trotskisme, 2011)
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bouddhisme
?- (Religion) Voie religieuse orientale née en Inde au VIe siècle avant notre ère, et fondée sur un triple socle appelé « les trois joyaux » : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur), dans le Dharma (la doctrine du Bouddha) et dans le Sangha (la communauté des croyants).
- Comme toute autre religion, le bouddhisme a sa métaphysique et sa mythologie ; il a aussi une morale et une organisation qui lui sont propres. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- On a beaucoup discuté pour savoir si le bouddhisme est une religion ou une philosophie, et la question n’a jamais été tranchée. Posée en ces termes, elle ne peut avoir de sens que pour un Occidental. [...] Il est un chemin, une voie de salut, celle qui mena le Bouddha à l’Éveil; il est une méthode, un moyen d’atteindre la libération par un travail mental et spirituel intense. — (André Migot, Le Bouddha, Club français du livre, 1960)
- Le bouddhisme lamaïque a créé depuis le XIIIe siècle des liens étroits entre le Tibet et la Mongolie. — (René Cagnat et Michel Jan, Le Milieu des Empires : Entre Chine, U.R.S.S. et Islam, le destin de l'Asie centrale, Robert Laffont, 1981, page 249)
- Je crois donc que, si on veut définir le bouddhisme de la façon la plus simple, il faut d’abord le considérer comme une voie. Et le but de cette voie est d’atteindre ce qu’on peut appeler la « perfection », la connaissance ultime, l’Éveil, ou, techniquement « l’état de Bouddha ». — (Mathieu Ricard, Jean-François Revel Le moine et le philosophe, Robert Laffont, 2012)
- Jusqu’au début du siècle dernier, le bouddhisme passait pour une doctrine nihiliste. L’idée, découlant d’une interprétation erronée de la notion de nirvâna, se retrouve, sous une forme ou une autre, sous la plume de presque tous ceux qui ont écrit sur le bouddhisme au XIXe siècle, et au début du XXe siècle. — (Bernard Faure, Le Bouddhisme, Le Cavalier Bleu, 2014)
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angélisme
?- (Péjoratif) Attitude qui ignore les contingences ou les réalités humaines matérielles, morales, sociologiques etc. par manque de réalisme ou d’esprit pratique. Tendance à présenter ou à voir les choses ou les gens sous un jour optimiste. → voir candeur, crédulité, idéalisation, idéalisme, irréalisme, naïveté, utopisme.
- Pécher par excès d’angélisme, manquer de réalisme.
- Politique en matière de drogue : entre angélisme et hystérie.
- Le Président de la République, l’autre dimanche, mettait en garde contre « l’angélisme ». — (Michel Rocard, Mes idées pour demain, 2000)
- Tendance à privilégier le spirituel par rapport au charnel par désir de chasteté, de pureté. → voir pruderie, puritanisme
- Son angélisme n’est pas feint, elle nie profondément sa sexualité et celle des autres !
- (Plus rare) Qualité de ce qui est angélique.
- L’angélisme d’un regard, d’une statue, d’un visage.
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bimétallisme
?- (Économie) Système monétaire d’après lequel deux métaux, l’or et l’argent, servent de monnaie avec cours légal illimité.
- Debout contre le cheminée, M. Berthier d’Eyzelles, rédacteur du Journal des Débats, député, qui caressait ses favoris blancs et faisait la roue, tandis que Mme de Morlaine lui criait :« Votre article sur le bimétallisme, une perle, un bijou ! La fin surtout, une pure ivresse ! » — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 13)
- Le bimétallisme or-argent est maintenu aux États-Unis pendant tout le XIXe siècle. — (Gérard-Marie Henry, Dollar : la monnaie internationale: Histoire, mécanismes et enjeux, 2004)
- D’ailleurs, peu à peu, le bimétallisme disparaît partout pour faire place au monométallisme de droit ou de fait. — (Huguette Durand, La monnaie et les institutions financières, 1969, page 21)
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pancalisme
?- Doctrine esthétique qui prône que tout doit être considéré sous l’aspect du beau.
- Et, bien sûr, aujourd'hui je tombe, en ouvrant Bachelard, sur le pancalisme « certitude intime ». (…) La beauté il ne l'a jamais trouvée amère. — (Jean Lescure, Un Été avec Bachelard, Luneau-Ascot, 1983, page 280)
- Si le narcissisme, du reste, est aussi, comme l'affirme Bachelard, un « pancalisme », une rêverie sur la beauté du monde, on peut comprendre que l'idéalisation de l'île comme espace de refuge s'accommode très bien de la contemplation de soi. — (René Bouchet, Le nostalgique: l'imaginaire de l'espace dans l’œuvre d'Alexandre Papadiamantis, Presses Paris Sorbonne, 2001, page 329)
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journalisme
?- (Journalisme) Profession de journaliste.
- Mais le journalisme est terriblement encombré. La lutte pour la vie y est terrible, surtout à Paris ; je connais des hommes de beaucoup de talent qui n’y trouvent même pas de quoi vivre. Par contre, j’avoue que des crétins y font fortune. — (Lettre de Charles-Ange Laisant à Fernand Pelloutier du 19 janvier 1886 ; citée par Maurice Foulon dans Fernand Pelloutier, Le livre du centenaire, 1967)
- À quoi servent les faits divers ? […]. En règle générale, à faire du très mauvais journalisme, caressant le lecteur dans ses pulsions malsaines quitte à pulvériser les lignes jaunes du métier : […]. — (Nicolas Demorand, Trouble, dans Libération (journal), n°9535, 7 & 8 janvier 2012, p.3)
- Ensemble des journaux d’une ville ou d’un pays.
- Le journalisme, qui porte avec la promptitude du rayonnement, en quelques heures et en petit volume, d’une extrémité d’un empire à l’autre, ne pouvait pas exister. La parole était livre, jamais page […] — (Lamartine, Gutenberg)
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biculturalisme
?- Fait d’être biculturel, d’avoir deux cultures.
- Et on voyait grand, avec de belles réalisations dont, en culture, le dernier coup d’éclat fut sans doute cette entente sur le biculturalisme que la troïka franco-canado-québécoise a imposée aux Nations Unies, obtenant gain de cause face aux impérialistes du bloc anglo-saxon: ce qui n’est pas une mince victoire. — (« Un 5 octobre glorieux pour le Québec », LeDevoir.com, 5 octobre 2011)
- Mais derrière cette unité de façade, la Nouvelle-Zélande est toujours noyée sous la mêlée du biculturalisme. — (« Rugby : la Nouvelle-Zélande hypocrite envers les Maoris », Rue89.com, 23 septembre 2011)
- Enfin, la promotion du français dans les pays de langue arabe s’accompagne désormais d’une réflexion sur les nouveaux bilinguismes et biculturalismes franco-arabes, [...]. — (République française, Ministère des Affaires étrangères et européennes, « Les actions par zones géographiques : Afrique du Nord et Moyen-Orient », 17 juin 2010)
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machisme
?- (Féminisme) Culte de la virilité comprise comme une supériorité de l’homme sur la femme. Masculinité affichée, virilité revendiquée.
- Dans de nombreuses cultures, le machisme est admis et même bien vu.
- La tragédie du machisme est que l’homme n’est jamais assez masculin. — (Germaine Greer) Référence nécessaire
- Le machisme représente le culte de la masculinité, prescrivant un comportement agressif pour faire sentir sa supériorité dans les rapports d’homme à homme et de l’arrogance et de l’agressivité sexuelle dans les rapports d’homme à femme. — (Cahiers internationaux de sociologie, Presses universitaires de France, 1986)
- Certes on ne se bat plus en duel. Mais c’est sans doute que le machisme meurtrier a trouvé mieux. Il s’est épanoui dans l’automobile. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 190)
- Le machisme se réfère à une idéologie fondée sur l’idée que l’homme domine la femme et qu’à ce titre il a droit à des privilèges de maître. — (France Joyal, Tango, corps à corps culturel : danser en tandem pour mieux vivre, 2009)
- Alors que les médias japonais débattent de la possibilité pour une femme de devenir impératrice en l’absence d’un descendant mâle, les propos machistes d’un ministre et d’un fonctionnaire donnent à penser que la parité au plus haut niveau de l’État nippon est loin d’être acquise dans un pays qui s’enorgueillit de compter parmi les plus avancés de la planète. Le machisme de ces messieurs se double de dédain politique à l’égard de certains de leurs concitoyens : les habitants d’Okinawa, archipel à l’extrémité sud du Japon. — (Philippe Pons, « Machisme et dédain sont rois chez les démocrates nippons », Le Monde, 13 décembre 2011)
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anthropocentrisme
?- (Philosophie) Doctrine qui considère que l’homme est au centre de toute chose.
- Le darwinisme, on le sait, est affiché par Freud comme un moment capital de la pensée humaine, comme une des trois grandes révolutions détrônant l'homme de son anthropocentrisme, entre la révolution copernicienne qui détrône la terre de sa place centrale et la révolution freudienne qui détrône même l'âme humaine de sa centration puisqu'elle se trouve excentrée par rapport à son propre inconscient. — (Jean Laplanche, Nouveaux fondements pour la psychanalyse, PUF, 2008, page 37)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.