Dictionnaire des rimes
Les rimes en : épinglette
Que signifie "épinglette" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Art) Tige de cuivre fine et longue servant à maintenir la mèche de la cartouche d’un fourneau de mine pendant son bourrage.
- (Armement)(Vieilli) Aiguille destinée à percer les gargousses lesquelles furent utilisées jusqu'au XIXème siècle.
- Broche, épingle de parure.
- Elle avait, dans une boîte, quelques rubans, une bague, une épinglette et un petit collier d’argent. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Mais voici que les musiques s’approchent. Un suisse doré, chamarré d’épinglettes, ouvre le cortège. Il a une hallebarde sur l’épaule et une canne au pommeau énorme dans la main droite. Il tend fièrement ses faux mollets en bas blancs. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 237-238)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "épinglette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
-
poudrette
?- (Désuet) Petit ustensile où l’on mettait le sucre en poudre.
- Meringues farcies […] vous les saupoudrez de sucre fin mis dans une poudrette, et les mettez au four à une chaleur très-douce. — (J.-J. Machet, Le Confiseur moderne, Imprimerie de Guilleminet, Paris, 1803)
- (Agriculture) Excréments animaux ou humains desséchés et réduits en poudre, employés comme engrais.
- Il paroît encore, que je ne plante pas dans du terreau tout pur, encore moins dans la poudrette toute pure, comme font quelques Jardiniers ; il eſt bien vrai que les Orangers pouſſent aſſez bien dans cette poudrette pendant un an ou deux : mais il eſt vrai auſſi qu’ils n’y font aucune motte […] — (Jean de La Quintinye, Instruction pour les jardins fruitiers et potagers avec un Traité des Orangers, et des réfléxions ſur l’Agriculture, tome second, La Compagnie des Libraires, Paris, 1730, nouvelle édition revue et corrigée)
- À Paris et dans plusieurs autres villes, les matières fécales sont employées à la fabrication d’un engrais spécial qu’on appelle poudrette. C’est un engrais solide et pulvérulent. — (Charles-Victor Garola, Engrais : Les matières fertilisantes, J.-B. Baillière & fils, Paris, 1925, 7e éd., p. 176)
- En 1820, toutes les grandes villes fabriquaient de la poudrette, parfois mélangée frauduleusement avec du charbon ou de la terre. — (Michel Vanderpooten, Les Campagnes françaises au XIXe siècle, 2005)
- La poudrette, tirée des enclos de nuit des animaux, composée de terre fine mélangée à des excréments desséchés et pulvérisés, évolue plus rapidement que le fumier vers des formes minérales. — (Philippe Lhoste, Michel Havard et Éric Vall, La Traction animale, Quæ - CTA - Presses agronomiques de Gembloux, Wageningen - Versailles - Gembloux, 2010, page 125)
- Vers la même époque, il était du meilleur ton de priser des matières fécales desséchées et mises en poudre : tout le monde sait l’histoire de Bassompierre, ouvrant sa tabatière pour offrir de la poudrette à la reine ! — (Augustin Cabanès, Mœurs intimes du passé : Usages et coutumes disparus - Série I, Ligaran, 2015)
- Jeu de la poudrette.
- (Pouldrette) Quand on dit que les enfans joüent à la pouldrette, on n’entend pas qu’ils s’amuſent ſimplement à paſſer de la pouſſiere entre leurs doigts. Cela ne les divertiroit pas fort. On entend qu’ils ſe jettent de la poudre les uns aux autres. — (Bonaventure des Périers, Obſervations ſur le Cymbalum Mundi, dans Contes et nouvelles, et joyeux devis, tome second, 1711)
- Le jeu de la poudrette est signalé à plusieurs reprises. Des enfants s’y amusent, en 1405, dans la région de Senlis ; d’après ce texte, il consistait à jeter de la poudre aux yeux (*), ou du moins un des participants jeta de la poudre aux yeux de ses camarades durant la partie. — (Roger Vaultier, Le Folklore pendant la guerre de Cent Ans d’après les Lettres de rémission du Trésor des Chartes, Librairie Guénégaud, 1965)
- Jeu de la poudrette : Quel était ce jeu de la poudrette dont il est question dans le Cymbalum Mundi de Bonaventure des Périers, et qui avait déjà laissé perplexe La Monnoye à la fin du XVIIe s. ? — (Intermédiaire des chercheurs & curieux, 1979)
- (Technique) Broyat de pneus usagés et d’autres produits en caoutchouc, recyclé.
- Il s’agit de le comprimer fortement dans une presse puissante pour expulser l’eau du latex et faire agglomérer les particules finement divisées de la poudrette. — (Le Caoutchouc et la gutta-percha, volume 19, 1922)
-
embête
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de embêter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de embêter.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de embêter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de embêter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de embêter.
-
maigrelette
?- (Familier) Personne particulièrement maigre.
- Elle reprend trente kilos, son mari la quitte, définitivement, non sans l’avoir copieusement trompée avec une maigrelette qui travaille à l’étage audessous. — (Éric Nataf, Régime mortel, 2008)
-
déchiquette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de déchiqueter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de déchiqueter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de déchiqueter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de déchiqueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déchiqueter.
-
craquette
?- (Familier) Vulve ; vagin.
- L'un d'eux lui expliqua à mi-voix que la ronde nocturne et la lampe de poche permettaient juste le zieutage des craquettes et des zigounettes de celles et ceux qui sortaient de leurs cases pour pisser la nuit dans la nature. — (Jean-Claude Grumberg, Pleurnichard, Éditions du Seuil, 2010)
- J’fais juter ma bistouquetteDomi domino domi dominetteJe décharge dans sa craquetteDomino — (Frère la Guillaumette, chanson paillarde)
- Pièce de métal qui sert à maintenir les boutonnières pendant qu’on les repasse au fer.
- Écume qui surnage sur le beurre fondu.
-
oreillette
?- (Anatomie) Chacune des deux cavités du cœur qui sont placées au-dessus des deux ventricules.
- L’oreillette droite., l’oreillette gauche.
- Écouteur discret, placé dans le pavillon de l’oreille.
- (Pâtisserie) (Occitanie) Genre de beignet composé d’une pâte frite très fine et croustillante, saupoudrée de sucre.
- (Botanique) Asarum europaeum [1], l’asaret d’Europe (plante herbacée).
- (Botanique) Appendice situé à la base du limbe d’une feuille ou d’une bractée embrassante, ou encore à la base du pétiole, de part et d’autre de la ligne d’insertion.
- Anse d’un récipient.
- Avec d’infinies précautions, elle passa un tisonnier dans l’oreillette du pesant ustensile et le recula un peu. — (Pierre Benoit, Le lac salé, 1921, réédition Le Livre de Poche, page 154)
- (Habillement) Élément d’une coiffure qui couvre les oreilles.
- Cléophas Pesant, fils de Thadée Pesant le forgeron, s’enorgueillissait déjà d’un habillement d’été de couleur claire, un habillement américain aux larges épaules matelassées ; seulement il avait gardé pour ce dimanche encore froid sa coiffure d’hiver, une casquette de drap noir aux oreillettes doublées en peau de lièvre, au lieu du chapeau de feutre dur qu’il eût aimé porter. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- (Armement, Histoire) Partie de casque (camail, etc.) qui couvrait l'oreille.
- Ce camail est en toile métallique bombée, et ressemble beaucoup pour la forme au masque du tireur d'armes. Il est simple, ou avec oreillettes, ou encore avec oreillettes et rebord postérieur comme en ont certains casques. — (L'Apiculteu, 1859, page 157)
- [...] spécial à l'infanterie dans le principe, mais adopté par les cavaliers à la fin du XVIe siècle, en y ajoutant une visière articulée dite bavière ou garde-face, qui s'attachait aux deux oreillettes par des crochets, [...] — (Rene comte de Belleval, La panoplie du XVe au XVIIIe siecle, 1873, page 5)
- Élément latéral du dossier d'un fauteuil, destiné à reposer la tête. — Note : On le nomme aussi oreille.
- J’achève de vivre, en robe de chambre, dans l’appareil des grands malades incurables, au fond d’un fauteuil à oreillettes où ma mère a attendu sa fin. — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 23)
- 20 mai 1940 – La soirée s’est passée à faire de la stratégie de salon, grand-mère dans le fauteuil à oreillettes et les autres membres de la famille dans des fauteuils de confort décroissant avec l’âge des occupants. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 20)
- C’était en fait des sortes de fauteuils larges et profonds, recouverts de tissu à motifs floraux façon tapisserie, avec des accoudoirs rembourrés et des appuis-tête à oreillettes. — (Alain Demouzon, Le Crime du Lorient-Express, in Le Crime de la porte jaune et autres nouvelles, 1985)
-
navette
?- (Tissage) Instrument de tisserand, qui sert à porter et à faire courir le fil, la soie, la laine entre les fils de la chaîne du métier à tisser. Elle est mobile et généralement formée d'une pièce de bois allongée et pointue aux extrémités, et creusée d’une cavité garnie d’une broche où s’enfile la canette. — (Blanquet, Technologie des métiers de l’habillement, 1948, page 97)
- […] ses deux garçons étaient tisserands, et dans ce vieux nid on entendait grincer les métiers et siffler les navettes du matin au soir. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- — Est-ce que vous croyez, s’écria-t-il insolemment, que vous allez me faire aller comme une navette ? Je saurai bien qui de vous deux a le magot. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- (Couture) Pièce du mécanisme d’une machine à coudre qui contient le fil de dessous.
- L’aiguille, dans son mouvement de descente, fait passer le fil à travers le tissu et le conduit vis-à-vis de la navette, où un petit mouvement vertical lui fait faire une boucle dans laquelle s’engagent la navette et son fil [...]. — (Thérèse de Dillmont, Encyclopédie des ouvrages de dames, Bibliothèque D.M.C., Mulhouse, 1886, réédition Maxtor, 2012, page 24)
- (Par analogie) Petit récipient allongé, en forme de nef.
- Il portait à deux mains une navette remplie d’huile. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, tome 4, 1848, page 387)
- (Liturgie) Récipient contenant les graines d’encens.
-
fusette
?- Petit tube de carton ou de plastique pour enrouler le fil à coudre et former une bobine de fil.
- La forme est élémentaire, enfantine même, allant de la fusette, la traditionnelle bobine de fil, au boisseau plus large. — (Centre national des arts plastiques (France): Des designers à Vallauris, 1998-2002: œuvres de la collection du Fonds national d’art contemporain, 2003)
- (Viticulture) Synonyme de maclon.
-
montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
-
cuisinette
?- (Bâtiment) Petite partie d’une pièce aménagée à usage de cuisine.
- Par logement vacant, on entend tout logement habitable, comprenant une cuisine ou une cuisinette, mais inoccupé lors du recensement, et qui était à louer ou à vendre. — (La Vie économique, volume 49, numéros 1 à 6, 1976)
- Françoise jouissait d’une chambre bien ordonnée – « j’ai le goût du ménage », disait-elle – avec pour appendicules une claire cuisinette, une douche, un petit rangement. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 115)
-
jette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de jeter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de jeter.
- Nous abordâmes afin d’assister aux derniers coups de filet, et nous nous plaçâmes tous trois à l’ombre d’un bouillard, espèce de peuplier dont l’écorce est blanche, qui se trouve sur le Danube, sur la Loire, probablement sur tous les grands fleuves, et qui jette au printemps un coton blanc soyeux, l’enveloppe de sa fleur. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Le vilain brochet se jette sur la petite vandoise, mais, l’un comme l'autre, ils y passent. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 14)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de jeter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de jeter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de jeter.
-
houlette
?- Bâton que porte un berger et au bout duquel est une plaque de fer faite en forme de gouttière, pour jeter des mottes de terre aux moutons qui s’écartent et les faire revenir.
- En parlant ainsi, il fit tourner sa lourde hallebarde pardessus sa tête, avec autant de facilité que l’eût fait un berger avec sa houlette. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Il lui semblait voir et entendre la Pucelle dans toute la rudesse du langage rustique qu’elle devait avoir avant de quitter la houlette pour le glaive. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- La Guerliche, qui ramassa prestement chapeau, panetière, houlette et manteau, s’en affubla, rassembla les moutons et revint au village. — (Charles Deulin, Les Muscades de la Guerliche)
- Mademoiselle, rondelette et nantie d'une houlette à rubans, ne sort jamais qu’avec son père par les sentiers où les précèdent l'âne, la chèvre et les chiens, tandis que la mère ivre morte dort dans la cuisine où se tiennent les maîtres. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 338)
- (Sens figuré) Symbole de l’état de berger, de pasteur.
- Vous vous promenez dans le monde avec votre pauvre humble sourire, qui demande grâce, une torche au poing, que vous semblez prendre pour une houlette. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 161)
- Si elle a bien compris monsieur le Curé, il faut agir auprès des âmes comme un chien de berger, regrouper les brebis égarées sous la houlette du Bon Pasteur, et sans tarder. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Jardinage) Ustensile dont on se sert pour lever de terre les oignons de fleurs.
- (Par analogie) (Art) Instrument en forme de pelle ou de spatule.
- (Vieilli) (Liturgie) Crosse d'un évêque[3].
- (Prestidigitation) Tour de prestidigitation où une carte semble se lever seule d’un paquet de cartes égalisées.
-
logette
?- Petite loge.
- Oh ! chante-moi ta chanson de chaque soir dans ta logette de cendre et de suie […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- À onze heures en été, à dix heures en hiver, on fermait ces portes à double tour. La ville, après avoir ainsi poussé les verrous comme une fille peureuse, dormait tranquille. Un gardien, qui habitait une logette placée dans un des angles intérieurs de chaque portail, avait charge d’ouvrir aux personnes attardées. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, chapitre II, G. Charpentier, Paris, 1871 ; réédition 1879, page 44)
- Popof n’est point en ce moment au fond de sa logette. La porte du fourgon de bagages étant ouverte, j’en conclus que notre chef de train est allé parler au mécanicien. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Quittant ma tanière enfantine — une ancienne logette de portier à grosses poutres, carrelée, suspendue au-dessus de l’entrée cochère et commandée par la chambre à coucher de ma mère — je dormais, depuis un mois, dans ce lit que je n’avais osé convoiter — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, pages 24-25)
- Petit compartiment destiné à accueillir une personne.
- Tantôt croyant voir qu’une main lui faisait signe au fond du confessionnal, tantôt ne découvrant plus dans la logette qu’une stalle vide, il attendit longtemps. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 116)
- (En particulier) (Botanique) Chacune des petites cavités qui contiennent le pollen dans certaines anthères.
- (En particulier) Chacune des petites cavités qui contiennent une dose de médicament dans une plaquette pharmaceutique.
- Cette plaque dont l’avers de plastique transparent faisait sandwich avec un revers de papier d’étain et laissait voir, dans vingt et une logettes, des pilules roses portant chacune l’indication d’un jour de la semaine. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 96)
- (En particulier) (Élevage) Petite loge prévue pour que des animaux (poules, vaches, notamment) puissent s’y installer.
- En ce qui concerne le temps de travail, il a bien diminué : il fallait compter 1 h de paillage et raclage chaque jour, contre 30 minutes aujourd’hui pour passer la raclette matin et soir sur les logettes. — (Delphine Scohy, « À la ferme des Petits Vaux (76) "Pour poursuivre l’agrandissement du troupeau, nous sommes passés en logettes" », Web-agri, 3 avril 2020)
- (Tauromachie) Stalle où sont enfermés les taureaux lors d’une corrida, avant leur entrée dans l’arène.
- On nous fit remarquer les logettes qui contiennent les taureaux pendant la course ; ce sont des espèces de cages en grosses poutres, fermées d’une porte qui se lève comme une vanne de moulin ou une bonde d’étang. Pour exciter leur rage, on les harcèle avec des pointes, on les frotte d’acide nitrique ; enfin, on cherche tous les moyens de leur envenimer le caractère. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- (Architecture) Oriel, bow-window.
-
biquette
?- (Familier) (Zoologie) Chèvre. — Note : Dans ce sens, le diminutif donne un sens plus affectueux que bique.
- Fin de pause, la route nous attend. Les biquettes me narguent tout le long du chemin, sont-elles des amies de celle que j’avais percutée lors du dernier voyage ? — (Dominique Demange, TOUBABOUS : 2 ans au Mali, chez l'auteur/Lulu.com, 2011, p. 229)
- Nourries au foin, les biquettes ne donnaient pas un lait aussi savoureux et parfumé. Rien ne valait les pâtures gourmandes du printemps et de l'été. — (Jérôme Deliry, L'Héritage de Terrefondrée, Éditions Calmann-Lévy, 2013, chap. 6)
- Dès le printemps, Julien, accompagné de son chien Fax, emmène les chèvres gambader sur le terril. C'est la transhumance. Les biquettes se nourrissent des broussailles. Elles permettent l'entretien de la végétation de cette réserve naturelle. — (« Chevrettes du terril » dans le Dictionnaire amoureux du Nord, de Jean-Louis Fournier, Éditions Plon, 2018)
- (En particulier) Chevreau ou chevrelle.
- Les biquettes sont parfois un peu brusques dans leurs jeux, un peu folles dans leurs caprices. Tu penses ce qui advenait parfois du baby encore mal assuré sur ses bonnes petites jambes maladroites. — (« Les Sœurs de lait », nouvelle anonyme, dans Le Magasin pittoresque, 39e année, Paris, 1871, p. 196)
-
buvette
?- Établissement où l’on boit.
- Les forçats ne boivent pas de vin. Pourtant on avait toléré, dans le pénitencier de l’île Nou, qu’un gardien établît une buvette dans laquelle sa femme vendait à boire aux gens de l’île qui possédaient une autorisation. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Des joueurs de belote, assis au fond d’une buvette, comptaient leurs points parmi les rires, les plaisanteries, les grosses bourrades, […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- De nombreuses cabanes de bois étaient érigées le long de ce chemin de glace et dans lesquelles se trouvaient des tavernes populaires. Les voyageurs, les militaires, les promeneurs et les nombreux patineurs pouvaient y entrer pour se réchauffer et prendre un petit remontant. Quant aux taverniers qui exploitaient ainsi leurs buvettes sur le fleuve, entre Québec et Lévis, ils échappaient aux règlements municipaux régissant leur commerce. — (Société historique de Québec, Voici 10 tavernes célèbres de l'histoire de Québec, Le Journal de Québec, 17 janvier 2021)
- (Spécialement) Buffet de rafraîchissements, attenant à un lieu d’assemblée publique.
- À la buvette des parlementaires, ne seront servies gracieusement que des boissons non alcooliques : la consommation d’alcool sera payante. — (Le Monde, 17 février 2007)
- (Spécialement) Endroit où l’on vend à boire et à manger, dans un lieu public (gare, salle de spectacle, édifice administratif, etc.) et dans des conditions plus modestes qu’au buffet.
- Si la buvette est ouverte, il me paraît que les consommateurs n’y peuvent trouver qu’un choix restreint de consommations. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VIII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Pour estimer la fréquentation de cet événement musical gratuit, le collectif de musiciens se base sur les résultats de la buvette et de la restauration qui, à 20 h 30, avait écoulé les 300 bowls hawaïens et autant de sandwichs du monde prévus. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 8)
- Plusieurs dizaines d’entre [eux] avaient quitté les gradins et s’étaient réfugiés sous des bâches tendues près de la buvette. — (Le Monde, 5 février 2007)
- (Spécialement) Endroit où l’on boit, dans les établissements d’eaux thermales.
- Une seconde buvette a été installée à l’Etablissement thermal même, pour épargner aux malades le trajet à la source. — (Guide d'Allevard-les-Bains et du Graisivaudan (Isère), édité par le Syndicat d'Initiative de la station, Grenoble : Imprimerie générale, 1902, page 12)
- La cure de boisson est la base du traitement à Vals. L’eau y est consommée suivant les prescriptions médicales dans des buvettes élégantes et bien agencées. — (Vals-Saint-Jean - la station de Vals-les-Bains et environs, éditée spécialement pour la Société Vals-Saint-Jean par G.-L. Arlaud, éditeur, Lyon (sans date ; vers 1930-1931), page 16)
- (Québec) Fontaine où se désaltérer dans les lieux publics (écoles, hôpitaux, etc...).
- Il y a une buvette dans le corridor, près des toilettes.
-
anachorète
?- (Religion) Religieux qui se retire dans la solitude pour mener une vie de contemplation et de pénitence.
- Ces pauvres gens, anachorètes au sein de Paris, ont toutes les jouissances des anachorètes, et peuvent parfois succomber à leurs tentations ; mais plus souvent trompés, trahis, mésentendus, il leur est rarement permis de recueillir les doux fruits de cet amour qui, pour eux, est toujours comme une fleur tombée du ciel. — (Honoré de Balzac, Ferragus, 1833)
- Si Dieu m’accordait le calme céleste, aérien, la prière — comme les anciens saints. — les saints ! des forts ! les anachorètes, des artistes comme il n’en faut plus ! — (Rimbaud, Une saison en enfer, 1873, Mauvais sang)
- C’est une montagne très vénérée […]. Elle est habitée, paraît-il, par de saints anachorètes, qui y vivent dans des cavernes, à peine vêtus, priant, se mortifiant et laissant aux pieux pèlerins le soin de pourvoir à leurs besoins matériels. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 155)
- Une petite cellule d'anachorète, meublée d'un lit de fer, d'une table en rotin et d'une armoire bon marché, servait de chambre et de bureau au professeur Mivvins. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Pieuvre noire, 1933)
- S’il pleut, il lui raconte des histoires. Une seule m’est parvenue, celle de l’anachorète mérovingienne, sainte Rolende, gloire du folklore local. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 282)
- (Sens figuré) Personne qui mène, loin du monde et de son agitation, une vie austère et vertueuse.
- Ce savant est un anachorète.
- Quarante anachorètes triés sur le volet ! Et voilà ce qu’ils deviennent dès qu’on leur confie une femme ? Ah ! Que la chair est faible ! Que la chair est donc faible ! — (Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, 1901)
-
mouchette
?- Instrument ancien ayant la forme d’une paire de ciseaux destiné à tailler la mèche brûlée d’une chandelle et pourvu sur sa lame d’un petit réceptacle destiné à la recueillir. (voir note en dessous)
- Il s’arrêta pour moucher la chandelle, ce qu’il fit avec les doigts, ayant oublié les mouchettes. — (Erckmann-Chatrian, L’ami Fritz, 1864)
- De l’espace, du confort, des commodités que jusque-là nous ignorions : plus de corvée d’eau, de pétrole, plus de flammèches noires, de mèches à égaliser aux ciseaux de forme curieuse, les mouchettes, avec leur petit logement pour recuillir les fragments charbonneux. La lumière jaillira en tournant un gros bouton de porcelaine. — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, page 146.)
- (Architecture, Art) Partie d'un vitrail dont les contours délimitent une forme asymétrique, évoquant souvent une flamme.
- (Architecture) Partie saillante d'un larmier.
- (Belgique) Petite mouche ou moucheron.
- (Menuiserie) Petit rabot utilisé pour arrondir les angles des baguettes.
- (Construction) Résidus de plâtre que l'on tamise, puis mélange avec des colorants et avec du plâtre neuf pour faire des enduits mouchetés.
-
entourloupette
?- (Familier) Synonyme de entourloupe.
- [...] j’ai l’impression que tout ce que je peux faire de mieux c’est de rester là et d’attendre qu’il se passe du neuf, malgré que s’insinue en moi l’intime conviction que ce qu’il va se passer de neuf c’est que quelqu’un va me faire une vache entourloupette… — (Peter Cheyney, La Môme vert-de-gris, traduction de Marcel Duhamel, Gallimard, 1945)
- « Il y a cinq ans votre entourloupette aurait fait long feu, jeune homme ! » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 78)
- Je crois la façon qu’ont les gens de vous regarder plus forte que tous les bouquins, et je la hais, l’injure masculine « tu fais du roman, tu as trop d’imagination ma pauvre fille », prétexte à cacher toutes les entourloupettes, les rendez-vous manqués, « non je t’assure que tu as vraiment trop d’imagination ». — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 336)
- Ça, c’est ce qu’on appelle une entourloupette: éviter le débat de fond, éviter de se prononcer et continuer de patauger dans l’incohérence et l’illogisme. — (Journal des débats, volume 31, numéros 118 à 128, 1991)
- Il n’y a pas d’entourloupette, pas de délit d’initiés, pas de magouille, juste des gens qui placent intelligemment leur argent, pour le faire fructifier en toute légalité. — (Andrea H. Japp, Le sacrifice du papillon. Éditions du Masque, 1997, repris dans Le cycle des Gloria, éditions du Masque, collection « Intégrales du Masque », 2001, page 397)
-
claquette
?- Sorte de crécelle.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Sorte de livre formé de deux planchettes que l’on frappe l’une contre l’autre pour donner certains signaux.
- Ces mouvements en commun leur rappelaient leur enfance, quand ils allaient au catéchisme. La claquette de M. l'abbé assurait l'ordre. — (Jean de Baroncelli, Vingt-six hommes ; Éditions Bernard Grasset, Paris, 1941, page 326)
- (Cinéma) Ces deux planchettes qui permettent de coordonner le son et l’image, que l’on filme au début d’une prise de vue.
- Le clapman s’avance, présente sa claquette devant l’objectif. Il annonce d’une voix claire et intelligible le titre du film , le numéro du plan et de la prise. Puis il ferme d’un coup sec la claquette , avant de sortir du champ. — (Michel Gauthier, Olivier Cadiot, le facteur vitesse, 2004, page 74)
- (Au pluriel) Style de danse où les semelles frappant le sol contribuent aux percussions de la musique.
- Faire des claquettes, un numéro de claquettes.
- (Familier)(Par extension) Utiliser des subterfuges de forme dans un propos, comme de longues phrases ou des éléments convenus, pour faire du bruit et combler le silence lié à l'absence de fond.
- Il n'avait pas révisé son oral, il a fait des claquettes mais ça ne suffira pas pour obtenir la moyenne à l'examen.
- Nu-pied, ou mule qui ne retient pas le talon du pied, certains modèles ont une semelle en bois qui génèrent un bruit caractéristique quand on marche, d'où le nom.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Botanique) Baguenaudier (Colutea arborescens ssp. gallica) [1].
- (Football) Geste du gardien de but qui stoppe un tir ou éloigne le danger de sa cage en claquant le ballon d’une main.
- S’il est impuissant sur une frappe d’Ikoné dans sa lucarne, le Gone a ensuite fait le travail avec un arrêt décisif sur une frappe montpelliéraine contrée en première période, puis sur une claquette pour détourner un tir de Ninga dans le second acte. — (Romain Rigaux, Lyon bousculé mais qualifié en quarts, Maxifoot, 07/02/2018)
-
gansette
?- Petite ganse.
- (Pêche) Petites mailles de certains filets de pêche.
- Ficelle d'aboutement de la chaîne du tisserand
-
caissette
?- Caisse d’emballage de petite taille, facilement manipulable.
- Les hommes triaient le poisson, rejetaient les saletés à la mer, rangeaient soles et turbots dans des caissettes, entre des couches de glace. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 85)
- Zariffa et ses compagnes dépouillaient les orangers de leurs fruits vermeils, que les hommes alignaient dans des caissettes de bois. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- C’étaient des étalages de mangues et de figues, de melons et de pastèques, de citrons, de grenades, des sacs d’amandes, de noix, de pistaches, des caissettes de raisins de Smyrne et de Corinthe, de bananes séchées, de fruits confits, de dattes sèches jaunes et translucides. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 109)
- (Cuisine) Petit moule en papier sulfurisé à usage unique.
-
émiette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de émietter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de émietter.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de émietter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de émietter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de émietter.
-
rasette
?- (Agriculture) Pièce aratoire, composée d’un petit soc et d’un petit versoir, montés sur un sep, lui-même fixé à l’age de la charrue, et située entre le coutre et le soc, pour enfouir au fond de la raie les débris et la couche de terre de surface du labour.
- (Agriculture) Instrument tracté, constitué de lames, destiné à aplanir la surface d’un sol, en arasant les mottes de terre.
-
encliquette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe encliqueter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe encliqueter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe encliqueter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe encliqueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe encliqueter.
-
épaulette
?- Bande de toile, d’étoffe, de ruban, cousue à la partie du vêtement qui couvre le dessus de l’épaule.
- Les épaulettes d’une chemise, d’une robe.
- (Histoire, Militaire) Bande de galon rembourrée que les soldats portaient sur chaque épaule, qu’on porte encore sur certains uniformes d’apparat, et qui est ordinairement garnie à son extrémité d’une touffe de franges pendantes.
- Les colonels portent aussi deux épaulettes à graine d’épinard, mais tout en or ou tout en argent ; ils ont encore deux galons au haut du schakos. — (Paul Dupuy, Abrégé élémentaire des différences les plus remarquables entre la France et l’Espagne, 1829, page 158)
- Cette partie, appelée passementerie d’or et d’argent, comprenait les épaulettes, les dragonnes, les aiguillettes, enfin cette immense quantité de choses brillantes qui scintillaient sur les riches uniformes de l’armée française et sur les habits civils. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- — « À la santé du roi ! dit-il en buvant ; il m’a fait officier de la Légion d’honneur, il est juste que je le suive jusqu’à la frontière. Par exemple, comme je n’ai que mon épaulette pour vivre, je reprendrai mon bataillon après, c’est mon devoir. » — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Qu’importe à un homme de votre sorte de faire la guerre comme sous-lieutenant ou comme capitaine ? Laissez la petite vanité de l’épaulette aux demi-sots. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Ces deux amis, pour qui la différence des épaulettes n’existait plus, atteignirent Francfort au moment où Napoléon débarquait à Cannes. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Aujourd'hui) (Militaire) Bande de tissu sur un support rigide, portant l’indication d’un grade, que l’on glisse sur une patte d’épaule.
- (Entomologie) Pièce située à la base des ailes antérieures de hyménoptères.
- (Marine) Entaille dans l'arête d'une pièce de bois pour y faire rentrer un autre bois.
- (Typographie) Morceau de métal destiné à soutenir la partie supérieure de la colonne.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.