Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ée
Que signifie "ée" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Eau.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ée".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
-
voulais
?- Première personne du singulier de l’imparfait de vouloir.
- Je voulais les désattrouper, les disperser… — (Robert Poudérou, Le jour du diable, 1998, page 77)
- Deuxième personne du singulier de l’imparfait de vouloir.
-
assumer
?- Prendre pour soi un acte ou une réalité qui vient de soi et qui est difficile à accepter.
- — Et qu’en pense le conseil d’administration ? — Ils voudraient que nous fassions porter le chapeau à l’un de nos sous-traitants et je dois me battre pour que nous assumions cette erreur dont nous sommes les seuls véritables responsables. — (Jennifer Hayward, Une brûlante étreinte, traduction française de Fabrice Canepa, Harlequin, 2016)
- Assumer la responsabilité d’une chose ou l’odieux d’une action.
- Prendre en charge une responsabilité, une tâche, un état qui, normalement, revient à un autre.
- C’était elle qui assumait dans la maison les travaux de l’homme que sa vieillesse lui eût rendus difficiles. Combien de ménagères auraient, d’elles-mêmes, pris cette initiative généreuse ! — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Car ses mains miraculeuses avaient le pouvoir d’arracher à la maladie le corps souffreteux d’un enfant, et de l’assumer vers la vie et la lumière.— (Michel Tournier, Le Roi des aulnes)
- Les éditeurs sont responsables de ce qui est publié, et assument les propos de l'auteur, en particulier dans les affaires dites de presse (diffamation, injure, publication d'informations portant atteinte à la vie privée des gens, etc). — (La Quadrature du Net, Intermédiaires techniques : un éléphant, ce n’est pas une souris en plus gros, 10 octobre 2018 → lire en ligne)
- Accepter pleinement de vivre avec une réalité qui nous touche plus ou moins durement mais dont on n'est pas responsable.
- Des prénoms choisis par leurs parents et hérités de célébrités ou de personnages fictifs. Mais pas toujours faciles à assumer à l’âge adulte. — (Nina Gheddar, « Un prénom comme on veut ? », Vosges Matin, 15 mai 2016)
- (Intransitif) Assumer c’est ensuite – si tu ne peux raisonnablement rien changer – faire tien, adopter activement, ce qui au point de départ te vient indépendamment de ta volonté, et même quelquefois contre ta volonté. C’est rendre volontaire ce qui était involontaire. L’événement ne change pas, mais c’est toi qui changes. Ce qui était malgré toi, devant toi, et que tu subissais, tu le vis et tu te l’incorpores. — (Michel Quoist, Construire l'homme, Éditions de l'atelier, Paris, 1997, p. 88)
- (Anglicisme) Présumer la validité de quelque chose.
- Dans son explication, il assume qu’on connaît déjà toute la théorie.
- (Pronominal) Accepter sa condition.
- Il s’assume totalement.
-
emmener
?- Mener hors du lieu où l’on est vers un autre lieu ; utilisé plutôt en parlant de personnes ou d’objets capables de se déplacer, comme par exemple des véhicules.
- Nous avions combattu et couru toute la journée. Faits prisonniers par les dragons prussiens, nous avions été emmenés jusqu’à Vrigne-aux-Bois au grand trot de nos montures. — (Victor Thiéry, Après la défaite : Souvenirs et impressions d'un prisonnier de guerre en Allemagne, Paris : chez Frinzine, Klein & Cie, 1884, page 17)
- Quand Napoléon III fut empoigné à Boulogne pour avoir donné une seconde représentation du débarquement à Cannes, on le jeta au cachot et on l’emmena à Paris sans lui donner le temps de changer de chemise. — (Arsène Houssaye, Les Confessions, tome IV : Souvenirs d'un demi-siècle 1830-1880, tome 4, Paris : chez E. Dentu, 1885-1891, chapitre 4)
- Après une minutieuse préparation, tant de la machine que du passager, à 4 heures du matin, je décolle dans les ténèbres, emmenant un solide gaillard Serbe, ex-chef célèbres de comitadjis. — (Jacques Mortane, Missions spéciales, 1933, page 223)
- D’un seul coup, brutalement, le flotteur gauche s’engagea. Je fus emmené dans un « cheval de bois » à gauche, que je pus contrecarrer quelque peu en accélérant. — (Jean Mermoz, Mes Vols, Flammarion, 1937, page 62)
- Une peste de psychologue, que mes parents m’avaient emmené voir sur le conseil d’une prof complètement tarée, avait parlé de « nonchaloir oriental » pour expliquer ces accès de paresse. — (Bernard Du Boucheron, Long-courrier, Éditions Gallimard, 2013)
-
personnalité
?- (Didactique) Ce qui appartient essentiellement à la personne, ce qui lui est propre, ce qui fait qu’elle est elle-même, et non pas une autre.
- Non contents d’être inexistants eux-mêmes, les gens voulaient encore annihiler sa personnalité à lui, réglementer ses idées, enrayer l’indépendance de ses actes… — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- Les psychiatres soulignent notre volonté de nous tenir à l’écart du conflit parental. En ce qui me concerne, le test de personnalité révèle une forte quête d’indépendance. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- (Droit, Philosophie) Qualité de personne juridique.
- La déclaration effectuée aurait pour effet d’attribuer la personnalité juridique à l’enfant conçu, qui disposerait alors de droits subjectifs. La détermination du représentant légal de l’embryon pourrait alors être aisée. — (Xavier Labbée, La condition juridique du corps humain avant la naissance et après la mort, Presses Universitaires du Septentrion, 2012)
- Ce qui est attaché à la personne.
- Il remarquait que, parmi les impôts institués au commencement du dix-neuvième siècle, il en était un, la contribution mobilière, qui avait justement ce caractère de personnalité. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Personne connue.
- Tacherot est formidablement tuyauté sur la plupart d’entre eux, grâce au génial Pelletier, qui voit défiler dans ses soirées partouzardes les personnalités les plus variées de la politique, de la littérature, du théâtre, des Banques, de l’Industrie. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 184)
- Harcelé par ses supérieurs, eux-mêmes en butte à de pressantes interventions émanant de personnalités influentes et même du « Château », l’inspecteur Duval en arrivait à se demander si le rédacteur du bordereau gagnant — puisque ce bordereau gagnant existe, se disait-il avec rage en contemplant la souche correspondante, hélas anonyme — finirait par présenter, dans l’espoir d’empocher ses gains, un titre sur lequel il aurait certaines explications à fournir… — (Bernard de Fligny, Le tiercé de la mort, Librairie des Champs-Élysées, 1981, chapitre IV)
- C'est dans ce cercle de personnages politiques réservés et non de personnalités politiciennes et paradeuses qu'il convient de rechercher le profil du remplaçant que Paul Biya prépare pour le Cameroun », précise le politologue. — (Michel Roger Emvana, Paul Biya: les secrets du pouvoir, Karthala Éditions, 2005, page 233)
- Caractère de ce qui est personnel, originalité.
- Avoir de la personnalité. La personnalité de La Fontaine apparaît dans ses fables, dans ses poésies familières.
- Défaut, vice d’une personne qui n’est occupée que d’elle-même, qui est égoïste ou peu sensible.
- Cet homme est d’une personnalité odieuse, insupportable.
- (Désuet) Trait piquant, injurieux et personnel, contre quelqu’un.
- Ce propos est une personnalité offensante. – En discutant, on ne doit faire aucune personnalité.
- Encore des personnalités, dites-vous, voilà maintenant que vous faites des personnalités contre Dieu. — (Claude Tillier, Mon oncle Benjamin, W. Coquebert, Nevers, 1843)
- Malheureusement, au fur et à mesure qu’il avançait, la colère l’aveuglant de plus en plus, au lieu de discours digne et hautain qu’il avait préparé pour formuler sa provocation, il ne trouva plus au bout de sa langue qu’une personnalité grossière qu’il accompagna d’un geste furieux. — (Alexandre Dumas, Les trois Mousquetaires, Baudry, Paris, 1844)
- Les journalistes qui font profession de science, en lutte avec ceux qui font profession d’esprit, versèrent des flots d’encre pendant cette mémorable campagne ; quelques-uns même, deux ou trois gouttes de sang, car du serpent de mer, ils en vinrent aux personnalités les plus offensantes. — (Jules Verne, Vingt mille lieues sous les mers, Pierre-Jules Hetzel, Paris, 1869-1870)
-
penser
?- Exercer l’activité de l’esprit ; accomplir quelque opération de l’intelligence ; concevoir ; imaginer ; réfléchir.
- Je suis incapable de rassembler deux idées ; votre vue m’a ébloui. Je ne pense plus, j’admire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Vous n’êtes pas venu ici pour penser, mais pour faire les gestes qu’on vous commandera d’exécuter… Nous n’avons pas besoin d’imaginatifs dans notre usine. C’est de chimpanzés dont nous avons besoin… — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
- Ma tâche vise davantage à leur enseigner comment penser et non que penser. J’espère ainsi que lorsqu’ils auront appris à penser, mes élèves pourront réfléchir par eux-mêmes plutôt que de laisser les autres le faire à leur place. — (David E. Walker, La pauvreté de la foi, dans Le Québec sceptique, n° 21, page 32, hiver 1992)
- Accepter les idées des autres mais être déterminé à garder les siennes, c’est faire semblant de penser. — (Frédéric Tremblay, Porte ouverte, mais esprits fermés, Le Journal de Québec, 21 avril 2021)
- Croire.
- Il ne dit rien qu’il ne pense.
- Dites librement ce que vous pensez.
- J’espère qu’il ne pense pas ce qu’il dit.
- Que pensez-vous de cet homme ?
- C’est un homme qui pense toujours mal des autres.
- Je ne pense de cette affaire ni bien ni mal.
- La chose n’est pas si facile qu’on le pense.
- Il pense être plus habile que les autres.
- Il ne pensait pas être observé.
- Vous n’en êtes pas où vous pensez.
- Je pensais qu’il était de vos amis.
- Je ne pensais pas que vous vous méprendriez sur le sens de mes paroles.
- Je pense comme vous.
- Je pensai que j'avais été trop aimable ou familière avec Adam Johnson et je rédigeai un texte froid et distant : [...]. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, page 11)
- Estimer.
- Il y a, je pense, dix kilomètres de chez vous chez moi.
- J’irai vous voir demain, je pense.
- Pensez-vous ? c’est-à-dire Vous ne dites pas sérieusement ce que vous dites, vous ne le croyez pas véritablement.
- Avoir une opinion.
- Cette feuille ne craignait pas de dire ce qu'elle pensait, même aux personnages les plus hauts placés. Dans le n° 29 du 30 juin 1793, elle jugeait vertement le général Alexandre Beauharnais , qui venait d'être nommé ministre de la Guerre. — (Fernand Mitton, La Presse française, volume 2 : sous la Révolution, le Consulat, l'Empire, Paris : chez Guy Le Prat, 1945, page 172)
- Bien penser, mal penser, avoir en morale, en religion, en politique, des opinions conformes à la vérité ou à ce qu’on croit la vérité.
- Façon de penser, opinion, jugement sur quelque chose.
- Voilà ma façon de penser.
- Faites- moi connaître votre façon de penser.
- Il a sur tout cela une façon de penser singulière.
- Avoir des tendances intellectuelles, des préférences d’esprit et de goût.
- Penser finement, noblement, singulièrement, hardiment.
- Penser avec justesse.
- Penser juste.
- Avoir dans l’esprit.
- C’est un homme qui ne dit jamais ce qu’il pense.
- Il pense beaucoup de choses qu’il ne dit pas.
- penser tout haut
- Avoir présent à l’esprit ; avoir le cœur occupé de.
- Des larmes lui coulaient bien tranquillement sur les joues, sans qu’il pensât à les essuyer. — (Georges Arnaud, Le salaire de la Peur, 1950)
- Pensez à moi.
- Il ne pense qu’à celle qu’il aime.
- Se souvenir.
- Mais ne nous voilons pas la face : Rebaudengo était une fripouille et, si je pense à tout ce que j'ai fait après, j'ai l'impression de n'avoir fait des fripouilleries qu'à des fripouilles. — (Umberto Eco, Le cimetière de Prague, traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano, éd. Grasset, 2011, chapitre 6)
- Prévoir et pourvoir.
- Le mal vient sans qu’on y pense.
- Il nous a reçus admirablement, il a pensé à tout.
- Vouloir, former un dessein, avoir une intention.
- À quoi pensez-vous de vous conduire ainsi ?
- Je suis trop de vos amis pour avoir pensé à vous nuire.
- Je pensais à aller vous voir hier ou
- Je pensais aller vous voir.
- Que pensez-vous faire ?
- Pontagnac. — Mon Dieu, certainement, je serais très heureux et elle aussi ; malheureusement, il n’y a pas à y penser. — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Être sur le point de ; faillir.
- J’ai pensé mourir.
- Note : Cette acception n’est évidemment légitime que si le sujet du verbe penser est un être pensant, en situation d’avoir pensé que l’action ou l’état indiqué par le verbe-complément a été sur le point de se produire. Si ce n’est pas le cas, c’est un emploi barbare, mais courant autrefois :
- Le lendemain pensa nous être funeste. — (Marquise Donnissan de Larochejaquelein, Mémoires, chapitre II ; Éditions L.-G. Michaud, Paris, quatrième édition, 1817, page 33)
-
difficulté
?- Ce qui rend une chose difficile.
- […], il était inutile de nous adresser au ministère où nous aurions, sans doute, les plus grandes difficultés à nous faire expliquer comment, pour la Gironde, on avait trouvé cette somme de 4.950 francs par kilomètre de routes nationales à départementaliser. — (Raymond Brun, débat de la séance du 5 décembre 1972 (sur la loi de finance 1973), dans les Comptes-rendus des débats parlementaires du Sénat (France), n° 69 S, Imprimerie des Journaux officiels, mercredi 6 décembre 1972, p. 2705)
- La difficulté d’une opération.
- La difficulté des chemins, des passages.
- Ce travail est pour lui sans difficulté.
- Manque de facilité pour quelque action que ce soit.
- Dans ce cauchemar, je ne séparais plus qu’avec difficulté les menaces qu’il fallait prendre au sérieux, du chantage gratuit. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Le général était podagre depuis longtemps et ne pouvait se déplacer qu'avec d'extrêmes difficultés ; aussi se faisait-il porter par ses soldats. — (Augustin Redondo, Antonio de Guevara (1480? - 1545) et l'Espagne de son temps, page 423, Droz, 1976)
- À cause des obstacles de chaque côté de la grand-route, il éprouva des difficultés à faire tourner ses chars et half-tracks pour les lancer à l'attaque. — (Charles B. Mac Donald, Noël 44 : La bataille d'Ardenne, traduit par Paul Maquet & Josette Maquet-Dubois, Bruxelles : Luc Pire Éditions, 1984, page 287)
- Il résume ses deux grandes difficultés actuelles: « J'ai de la difficulté à m’intégrer. J'ai de la misère à approcher les filles. […] J'ai appris une façon de les approcher, mais je ne sais pas si c'est la meilleure. » — (Danielle Laberge, L'errance urbaine, Éditions MultiMondes, 2000, page 154)
- (Au pluriel) Misère.
- Les difficultés, les mécomptes, les conséquences de la guerre et de la révolution même se font sentir de plus en plus vivement. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l’édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- La période du travail au laboratoire fut marquée de grandes privations et de difficultés dans la vie familiale de Pavlov ; […]. — (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, page 12, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953)
- Ce qu’il y a de difficile en quelque chose, obstacle, empêchement, traverse, opposition.
- Si un vol facile, même de longue durée, peut enchanter, donner au pilote l’impression qu’il est un être supraterrestre, la difficulté aiguise l’énergie, accroît la volonté et accorde dans la lutte des satisfactions innombrables et dans la victoire un enivrement qui pousse à croire que l’homme est tout-puissant devant les éléments déchaînés. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Cette affaire est pleine, est hérissée de difficultés.
- Surmonter, vaincre, toutes sortes de difficultés.
- Examiner, lever, résoudre une difficulté.
- (Absolument) — Faire des difficultés. — Elle ne se décida qu’après avoir fait beaucoup de difficultés.
- Cela peut rencontrer, souffrir quelque difficulté, de grandes difficultés.
- (Par antiphrase) Pour marquer l’adhésion, le consentement.
- Cela ne fait aucune difficulté.
- Je n’y vois pas de difficulté.
- Il n’y a pas de difficulté.
- Obscurité d’un texte, passage difficile à comprendre.
- La pensée bourgeoise dit toujours au Peuple : « Croyez-moi sur parole ; ce que je vous annonce est vrai. Tous les penseurs que je nourris ont travaillé pour vous. Vous n’êtes pas en état de repenser toutes leurs difficultés, […]. » — (Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932)
- (Au pluriel) (Musique) Morceaux de musique d’une exécution difficile.
- Les difficultés d’une sonate.
- Objection, raison alléguée contre.
- La métaphysique tout entière est attachée à la détermination de l’idée d’infini ; il n’est point de difficulté métaphysique qui ne naisse de l’opposition entre le fini et l’infini ; […]. — (Jules Simon, Introduction de : « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- (Au pluriel) Problèmes embarrassants.
- Les difficultés que soulève une question.
- (Familier) Différend, contestation.
- Les deux frères ont eu entre eux quelques difficultés.
-
communiquer
?- Rendre commun à, faire part de, transmettre.
- Il est de fait que le mercure sur lequel on fait bouillir de l’eau, communique à ce liquide la vertu la plus vermifuge. — (Jean-Antoine Chaptal, Élémens de chimie, volume 2, page 373, Deterville à Paris, 2e édition, an III, (1794 ou 1795))
- La flamme se communiqua aussitôt de la mèche au papier, qui en un instant fut consumé. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Une petite quantité de farine de seigle, mêlée à la farine de blé, lui communique une saveur agréable. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 117)
- Suivant les renseignements officiels qui m’ont été communiqués, la population de Reykjavik est actuellement de 2,600 habitants, ce qui est déjà bien respectable pour la capitale d'un pays qui ne compte que 70,000 âmes; […] — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 49)
- (Sens figuré) Transmettre.
- Le tannin, qui vient de la rafle, des pépins et des pellicules donne de l’âpreté ; […]. Les acides communiquent de la verdeur. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 136)
- À l’en croire, c’était lui qui dansait, qui levait la jambe, qui se dandinait, tellement il se donnait de mal pour communiquer à ces merveilleuses mais stupides créatures un peu du feu sacré dont il les prétendait dépourvues. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Ce qu’on appelait la seconde flotte traversait l’Océan Pacifique, communiquant par la télégraphie sans fil avec la station asiatique et avec San Francisco. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 175 de l’édition de 1921)
- Et ce qu’il y a de certain, c’est que l’Esprit que nous venons de voir chez les idolâtres pythoniser la statue, la matière inerte et l’animal, c’est-à-dire les médiums de pierre, de bois ou de chair vive, communique à chacun d’eux une partie de ses propres facultés, sa vie, son intelligence, sa science et son mouvement au sein de l’air, où il règne en prince; principes aeris hujus[…] — (Roger Gougenot des Mousseaux, Les hauts phénomènes de la magie, 1864)
- Faire connaître.
- L'intérêt des phénomènes d’embâcle qui peuvent être divulgués sans inconvénient, nous incite à les communiquer sans tarder. — (M. F. Kaisin jr, « Réflexions sur les phénomènes de chevauchement, à propos de l'embâcle de la Meuse en 1940 », dans les Annales de la Société scientifique de Bruxelles, vol. 60, 1940, p. 8)
- Des renseignements fort exacts m’ont été communiqués.
- Quand ils se furent communiqué leurs réflexions.
- Les ambassadeurs se communiquèrent respectivement leurs pouvoirs.
- (Pronominal) (Vieilli) Entrer facilement en conversation avec quelqu’un.
- C’est un bon chef qui se communique aisément.
- Les rois d’Orient se communiquent rarement à leurs sujets.
- Vous vous communiquez trop.
- Il ne faut pas se communiquer à tout le monde.
- (Intransitif) Se mettre en relation avec.
- Communiquer avec un accusé.
- Nous ne pûmes longtemps communiquer ensemble.
- Ils communiquaient entre eux par tel moyen.
- On communiquait avec le dehors par tel endroit.
- (Intransitif) Être en rapport au moyen de.
- On communique d’un gaillard à l’autre par les passe-avans, et les dunettes sont établies à l’extrémité du gaillard d’arrière. — (Jean-Baptiste Philibert Willaumez, Dictionnaire de marine, 3e édition, 1831, page 302)
- (Pronominal) Ces deux chambres se communiquent par un corridor.
- (Absolument) Ces deux fleuves communiquent ou se communiquent.
- handspinner
-
souffler
?- Pousser de l’air hors de la bouche.
- La messe finie, on rentrait vite à la maison sous les étoiles, on s’embarrait soigneusement, on soufflait sur la braise pour rallumer le feu et, à la lueur du calel, on mangeait les « bougnettes » arrosées de vin chaud, parfumé à la cannelle, au laurier et aux clous de girofle. — (Raoul Stéphan, Bécagrun, Paris : chez Albin Michel, 1935, 1re partie)
- C’est comme pour appeauter un tétras, rien de plus simple. Tu tends une feuille de chiendent entre tes deux pouces et tu souffles dans l’intervalle. Tu vois arriver le coq, la crête droite, écarlate et le collet ébouriffé. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- En arrivant à Normée le berger souffle dans sa corne pour annoncer son retour. Les chiens aboient. — (Mariel J.- Brunhes Delamarre, Le berger dans la France des villages, Éditions du CNRS, 1970, page 164)
- (Par extension) Faire une pause pour reprendre haleine ; respirer avec effort.
- Laissez-moi souffler.
- Prendre le temps de souffler un peu.
- — Comme vous soufflez ! Est-ce que vous venez de monter six étages ? » — (Marcel Proust, La Prisonnière, Gallimard, 1923)
- Parfois les rênes s’échappent de nos doigts engourdis, et nos montures aveuglées, tournant le dos à la tempête, refusent d’avancer. Nous les laissons souffler un instant, puis reprenons notre course muette et aveugle. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Ernest Leroux, Paris, 1904, page 36)
- Dieu consent enfin à interrompre la tâche pénitente de ses maux ; Il lui accorde de souffler et le Démon profite de cette accalmie pour entrer en scène. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Pousser, agiter l’air.
- Toute la journée, un vent aigre a soufflé de l’Ouest ; le ciel est resté bas et triste, et j’ai vu passer des vols de corbeaux… — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Il ventait dur, sans que l’atmosphère en fût rafraichie, car le vent soufflait du sud. — (Charles Le Goffic, ’'Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 112)
- Le très expérimenté explorateur revint dans avoir atteint son but ; il nous raconta qu’un terrible « blizzard » soufflait dans le Sund et que les glaces étaient dangereusement en mouvement. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- […] et dans la mer des Antilles je faisais une bonne moyenne de marche poussé par les alizés qui soufflaient frais et réguliers du Nord-Est. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Ce soufflet est percé, il ne souffle plus.
- L’esprit souffle où il veut : (Sens figuré) (Théologie) Dieu communique ses grâces à qui il lui plaît. Cette phrase signifie, par extension, dans le langage courant : L’inspiration vient sans qu’on sache d’où, ni comment ; le génie a ses voies qui n’appartiennent qu’à lui.
- Envoyer de l’air sur quelque chose, dans quelque chose.
- Lors des vents de tempête, le reg graveleux est soufflé par le vent qui édifie ainsi ces rides de quelques centimètres de hauteur ; […]. — (Nicole Petit-Maire, Jean Riser et L. Blanc-Vernet, Sahara ou Sahel?: quaternaire récent du bassin de Taoudenni (Mali), Centre national de la recherche scientifique, 1983, page 99)
- Ils vont changer l’huile et souffler mes pneus. (Québec)
- Souffler le feu : Y envoyer de l’air pour l’activer.
- Souffler une bougie : Souffler sur la flamme d’une bougie pour l’éteindre.
- Souffler l’orgue : Envoyer de l’air dans les tuyaux d’un orgue par le moyen de la soufflerie.
- Souffler le verre, l’émail : Façonner quelque ouvrage de verre, d’émail, en soufflant dans un tube de fer à l’extrémité duquel est la matière que l’on travaille.
- Déplacer ou détruire par un mouvement violent d’air ou de gaz.
- Selon les témoignages publiés sur les réseaux sociaux, un bâtiment de l’université de Makiïvka servant de dortoir pour les mobilisés et les réservistes russes aurait été atteint par plusieurs projectiles dans la nuit du Nouvel An, soufflant littéralement les trois niveaux de l’immeuble. — (Cédric Pietralunga, Guerre en Ukraine : à Makiïvka, dans le Donbass, des dizaines de soldats russes tués dans le bombardement de leur base, Le Monde. Mis en ligne le 2 janvier 2023)
- (Hippologie) Renifler, flairer une jument.
- Un étalonnier amène un entier afin qu'il la flaire de façon perpendiculaire à la barre. On dit qu'il souffle la jument, d'où son nom de souffleur.
- (Sens figuré) (Familier) Parler, par ellipse de « souffler mot ».
- N’oser souffler, ne pas souffler : Ne pas oser ouvrir la bouche pour faire des plaintes, des remontrances.
- (Sens figuré) Faire naître, exciter.
- Mais le diable a soufflé là-dessus, de son haleine fiévreuse et empestée, et les pires billevesées ont pris leur vol. L’homme a inventé les dieux et il a créé l’amour avec son cortège de sensibleries ridicules ou criminelles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 118)
- Souffler la discorde, le feu de la discorde.
- Souffler la haine, la division, la révolte.
- (Sens figuré) Dire à quelqu’un sa leçon, son rôle, à voix basse, de façon à n’être entendu que de lui, les endroits de sa leçon, de son rôle dont il ne se souvient plus.
- Souffler un acteur.
- Camille et Pierre, un peu embarrassés de leurs grandeurs, s’embrouillèrent en disant le Credo ; le curé fut obligé de les souffler. — (Comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne, 1860)
- Il a été puni pour avoir soufflé la leçon à son camarade.
- (Sens figuré) Dire quelque chose à quelqu’un à voix basse.
- Un certain pressentiment me soufflait tout bas que c’était une imprudence de m’en aller après la scène qui venait d’avoir lieu. — (François Auguste Biard (1799-1882), Deux années au Brésil, 1862)
- (Jeu de dames) Ôter un pion à celui contre qui l’on joue, parce qu’il ne s’en est pas servi pour prendre un autre pion qui était en prise. Note : Règle abolie au début du XXe siècle.
- Je vous souffle, souffler n’est pas jouer
- — Honneur aux blanches ! C’est à vous de jouer.— Est-ce que vous soufflez ? Telle est la réponse de sa partenaire...— Un peu... quand je marche trop vite...Pauvre M. Hyacinthe ! sa compréhension est toujours pénible. Un autre le trouverait ridicule. Marie, qui croit ses erreurs conscientes, le trouve spirituel.— Quel enfant vous êtes ! il n’y a pas moyen de parler cinq minutes sérieusement avec vous !— Comment ?— Oui, oui, faites l’innocent... Vous aviez très bien entendu ce que je voulais dire... Lorsqu’on néglige de prendre, est-ce que vous « soufflez » le pion ?— J’agirai selon votre convenance.— Alors soufflons, soufflons….— A la pensée de « souffler », Marie s’esclaffe. Les vieilles demoiselles s’amusent aussi facilement que les petits enfants ! — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 281-282)
- Nous disposons des autres comme s’ils étaient des pions, afin de ne laisser aucune case vide ; mais eux aussi jouent leur jeu secret, nous poussent du doigt, nous écartent ; nous pouvons être soufflés, mis de côté. — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 182)
- (Sens figuré) Enlever, prendre, voler.
- Souffler une maîtresse à son ami, c’est une rouerie trop commune pour moi. — (Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne, acte II, scène 17, 1833)
- Éditorialiste au « Point », cet ex-directeur de cabinet adjoint de Gilles de Robien avait ses entrées chez Sarkozy, est un intime de Baroin, avec lequel il traînait sur les bancs du très chic Collège Stanislas, était apprécié chez Juppé et Fillon pendant la primaire, dialoguait fort civilement avec Jean-Christophe Lagarde, le patron de l’UDI, tout en entretenant les meilleures relations avec Macron, auquel il a soufflé une bonne partie de son programme. — (Anne-Sophie Mercier, Le score enseignant, Le Canard enchaîné, 17 mai 2017, page 7)
- (Sens figuré) Dire, et spécialement dire dans un souffle.
- Oui, souffla-t-il. — (Blandine {Boisset, Vincent Herrouin, Amélie Tupenot, Le Doigt sanglant, in Nouvelles policières, éditions Balthazar, avril 2003)
- Il n’en soufflera rien, je vous le garantis.
- (Familier) Causer une grande surprise, provoquer l'étonnement.
- En compétition hier à Cannes, "The Last face" a été sifflé et a soufflé tous les journalistes présents à la projection pour la presse. — (Rires et sifflets pour Sean Penn, Vosges Matin, 21 mai 2016)
-
électrocuter
?- Atteindre mortellement par une décharge d’électricité.
- Exécuter d’une décharge électrique.
- Ces dévastateurs de l'humanité, les explosifs, les avions de bombardement, les gaz mortifères, font partie de la plus haute science, au même titre que la chaise à électrocuter et que les alcaloïdes hypertoxiques. — (Léon Daudet, Vingt-neuf mois d'exil, Grasset, 1930, p. 127)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Abus de langage) (Pronominal) S’électriser, se blesser, parfois mortellement, avec un courant électrique.
- « Ton père s’est électrocuté avec son appareil. J’ai dû le transporter à l’hôpital. En taxi. Il est dans le coma, mais les médecins prétendent que ce n’est pas grave. » — (Le lit de procuste, page 325, André Kédros, 1957)
-
sachez
?- Deuxième personne du pluriel de l’impératif de savoir.
- Sachez, comte Henri, que c'est petit métier de voltairianiser dans les lieux où l’on boit du petit vin : sachez que l’absence de religion fait seule donner de si beaux chevaux à Zora ; et qu’après tout, mieux vaut encore mettre une bête de 15,000 fr. dans l’écurie de cette rousse que de sâouler d’impiété quelques centaines de butors, pour un gage de quinze pistoles. — (Louis Veuillot, Les Odeurs de Paris, 1867)
-
partager
?- Diviser une chose en plusieurs parties séparées, pour en faire la distribution.
- Souvent deux familles prennent une ferme indivise, et les bénéfices sont partagés proportionnellement au nombre d’enfants et aux services qu’ils rendent. — (Eugène Bonnemère, Histoire des paysans, depuis la fin du moyen âge jusqu’à nos jours : 1200-1850, Paris : F. Chamerot, 1856, volume 2, page 447)
- (En particulier) Donner une partie de ce qu'on détient, physiquement ou non (on peut partager sa connaissance).
- Reste l’art et la manière d’en faire une merveille aérienne et équilibrée, ce que la pâtissier Michel Bartocetti, beau boss sucré d’une légende parisienne, le George V, ne rechigne pas à partager. — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 54)
- Répartir.
- La cour d’appel partagea alors les dommages, selon les principes de la faute commune, constatant que la victime s’était imprudemment aventurée sur un boulevard passager, sans prendre les précautions nécessaires. — (Orville Frenette, L’incidence du décès de la victime d’un délit ou d’un quasi-délit sur l’action en indemnité, Librairie de l’Université d'Ottawa, 1961, page 85)
- Il partage sa vie, son temps entre ses occupations professionnelles et ses devoirs de famille.
- (Pronominal) Sa tendresse se partage également entre tous ses enfants.
- Avoir une part, avoir droit à une part, prendre sa part d’une chose.
- Partager également un bénéfice avec quelqu’un.
- Ils se sont partagé la somme.
- (Absolument) Il ne partage pas dans cette succession.
- Achetez cette pièce d’étoffe pour nous deux, nous partagerons.
- (Sens figuré) Avoir en commun.
- Il y a aussi deux groupes d’astéroïdes, appelés Troyens, qui partagent l’orbite de Jupiter, précédant et suivant la planète de 60 degrés. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L’astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie, dans Le Québec sceptique, n° 24, décembre 1992, page 41)
- En ce cas, cela veut dire que l’erreur béhachélienne était largement partagée, y compris dans les médias, où de nombreux articles étaient déjà parus avant qu’Aude Lancelin ne la signale (ça en fait au moins une qui lit). — (François Taillandier, La France de Nicolas Sarkozy: Chroniques de L’Humanité (2007-2011), éditions Desclée De Brouwer, 2012)
- Nous partageâmes notre première nuit au son de Portishead, un disque qu’elle m’offrit bientôt, la voix de la chanteuse me berçait autant que sa douceur, le bungalow devint notre cabane. — (Hervé Commère, Les Ronds dans l’eau, Fleuve Noir, 2011, chapitre XXI)
- (En particulier) (Sens figuré) Accompagner une personne dans ses sentiments.
- Rentrée à la maison, ayant réussi à faire partager aux voisins son inquiétude, Mme Mirondeau les décida, […], à partir sans tarder à la recherche de son époux. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Le premier passait son chemin en respirant une fleur et l'on se rendait compte qu'il était à cent lieues de partager l'humeur baroque et déconcertante du second. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Pourquoi ne pouvons-nous pas partager davantage d'histoires de femmes et de leurs obsessions qui ne paraissent pas ringardes et qui servent de piège à clics ? — (Sasha Grey, Juliette Society, tome 2 : La Chambre de Janus, traduit de l’anglais par Pascal Loubet, Le Livre de Poche, 2017)
- Donner en partage à quelqu’un.
- L’idéologie n'est donc qu'un système délirant d'un type un peu particulier. […]. L’idéologie est un système délirant qui se partage, qui se partage tellement qu'il peut servir de base théorique à une réorganisation totalitaire de la société. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 84)
- On vous a bien partagé, mal partagé.
- La nature ne l’a pas mal partagé.
- Diviser, former dans un tout des parties distinctes.
- Partager un nombre en deux.
- Ce fleuve partage le département.
- Le général partagea son armée en deux corps.
- Séparer en partis opposés.
- La Chambre était partagée dans ce temps-là entre azizistes et hafidistes; […]. — (Annales de la Chambre des députés: débats parlementaires, Paris : Impr. du Journal Officiel, 1911, volume 93, part.2, page 1797)
- (Pronominal) — Mais ce ne fut qu'en l'année 363 de l’hégire, sous le khalifat de Mothi l'Illah l'Abbasside, que les Sunnites et les Schiites se partagèren pour ainsi dire en deux peuples distincts ; les Sunnites se rangèrent du côté des Turcs alors tout-puissants à la cour des khalifes, et les Schiites embrassèrent le parti des Bouïdes, qui se rendirent maîtres de la Perse et de quelques autres provinces. — (Encyclopédie théologique, publiée par l’abbé Migne, Paris, 1851, volume 27, page 415)
- Curieux ! C’est lorsqu’on ne partage pas l’avis de quelqu’un que les avis sont partagés. Ah bon ! — (Michel Beaudry, Une vraie histoire, Le Journal de Montréal, 7 novembre 2020)
- (Pronominal) Se répartir dans le temps ou l’espace.
- L’année du crapaud se partage en trois périodes distinctes de longueur inégale. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
-
alerter
?- Avertir d’un danger en donnant l’alerte.
- Mettre en éveil.
- Le bruit, les allées et venues des gens m'alertèrent. J'accourus avec un funèbre pressentiment, sans toutefois penser à un malheur aussi terrible. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- Cette crise porte indubitablement la marque de l’activité humaine et se traduit concrètement par la multiplication de catastrophes naturelles et d’événements climatiques exceptionnels qui ont alerté les opinions dans nos pays et ont fortement accru la mobilisation citoyenne à l’égard des questions environnementales. — (Charte Urbaine Européenne II, Manifeste pour une nouvelle urbanité)
- (Internet) Signaler un commentaire hors charte au modérateur.
- Alerter : sur les sites internet ayant une tribune d'expression libre pour les internautes, action qui consiste à signaler un commentaire hors charte au modérateur. L'amalgame fréquent des internautes consiste en un abus de clic sur cette option, à savoir qu'ils alertent un post conforme à la charte mais non conforme à leur façon de penser, faisant ainsi fi de la liberté d'expression et de pensée. — (nilslof, sur www.20minutes.fr/article/332219/commentaires/1)
-
remporter
?- Reprendre et rapporter de quelque lieu ce qu’on y avait apporté.
- Vous pouvez remporter votre livre.
- Ce marchand n’a qu’à remporter ses marchandises, je n’en veux pas.
- (Sens figuré) Gagner ; obtenir.
- Mais après avoir remporté haut la main le chalenge des glisseurs RGP, te voilà championne WRC de rallye. — (Claude Quelennec, Ada et le nouveau monde, page 290, Éditions Le Manuscrit, 2010)
- Remco Evenepoel avait encore de l’appétit pour s’offrir un dessert de choix, en remportant les championnats du monde de cyclisme, dimanche matin (heure française), à Wollongong (Australie). — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 26 septembre 2022, page 16)
-
cacher
?- Mettre (une personne ou une chose) en un lieu où on ne peut pas la voir, la recouvrir.
- Cacher un trésor.
- Il se cache pour ne pas être arrêté.
- Cacher des papiers, des pierreries, de l’argent, etc.
- Couvrir une chose, empêcher qu’on ne la voie.
- Rien de gracieux comme ses mouvements d’épaules, lorsqu’elle attire le menton pour se cacher entièrement la figure, qui, par instants, se montre à la dérobée. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Elle a remis une robe ; elle me cache tous les beaux secrets qu’elle cache à tous ; elle est rentrée dans le deuil de sa pudeur. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Elle disposa les fleurs au chevet, fit arrêter le balancier de l'horloge, voiler les glaces et les miroirs, fermer les fenêtres et cacher les portraits. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 21)
- Quand il mettait un ortolan entier dans sa bouche, il cachait dans ses deux mains sa face rouge et bleue comme le cou des dindons quand on les siffle, et il fallait que les enfants fissent silence. — (François Mauriac, « Pour un livre de Raymond Oliver », octobre 1963, reproduit dans les Nouveaux cahiers François Mauriac n°4, Éditions Grasset & Fasquelle, 1996)
- Taire ; celer ; dissimuler.
- Quand Eugène fut parti, Félicité essaya de pénétrer le secret qu’on lui cachait. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 101)
- Mettez-vous en garde contre ces belles promesses, elles cachent souvent la plus infame des tromperies. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Notre homme était un officier supérieur à la retraite qui cachait, j’allais l'apprendre assez vite, une fine culture littéraire derrière son côté scrogneugneu. — (Georges-Noël Jeandrieu, La société Jupiter, Éditions du Seuil, 1988, page 115)
- N’avoir rien de caché pour quelqu’un, Ne rien lui cacher de ce qu’on pense ou de ce qu’on projette
- Je ne vous cache pas que cela m’inquiète beaucoup.
- Sous cet air d’indifférence il cachait une ambition démesurée.
- (Informatique) Placer en mémoire cache.
- À titre d'exemple, Windows exploite une partie de la mémoire centrale pour "cacher" les données accessibles sur les lecteurs de disques durs, de disquettes et de CD-ROM. — (Michel Martin, Dépanner et upgrader son PC, Pearson Education France, 2007)
-
ciller
?- Fermer et rouvrir l’œil rapidement en rapprochant puis séparant les paupières.
- (Absolument) Je ne bougeai pas et n’articulai plus un cri : j’étais devenu tout à fait insensible, et tandis qu’Ir… me brûlait, je pouvais le regarder sans ciller. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- La reprise de l'épidémie de Covid-19 en Chine est «la source d'une inquiétude légitime pour l'Europe», a estimé mercredi le porte-parole du gouvernement français Olivier Véran, assurant, en réponse aux protestations de Pékin, que les tests obligatoires seraient appliqués «sans ciller». — (AFP, Reprise épidémique en Chine: une «inquiétude légitime», les tests appliqués «sans ciller», a affirmé Paris, Le Journal de Québec, 4 janvier 2023)
- (Absolument) On ne peut regarder le soleil sans ciller.
- Il ne fait que ciller les yeux.
- (Familier) S’imposer, revendiquer.
- On le craint trop, personne n’ose ciller devant lui.
- Il drague Isabelle Adjani venue à son JT, en 1997, et cille à peine lorsque, un soir de 1992, Béatrice Dalle, pour mieux le moucher, révèle qu’il lui a envoyé des lettres.— (Raphaëlle Bacqué, Patrick Poivre d’Arvor, Nicolas Hulot, Gérard Louvin… Retour sur l’âge d’or des intouchables de TF1, Le Monde, 19 janvier 2022)
- (Fauconnerie) Coudre ensemble les paupières d’un oiseau.
- On met les jeunes faucons dans un cabinet ouvert de deux fenêtres, et ceux qui sont prêts à être affairés dans un endroit obscur pour les rendre dociles, ou bien on leur cille les yeux avec une aiguillée de fil en cette manière. […] Il faut que l’oiseau ne puisse voir que devant lui. — (L. Liger, Dictionnaire pratique du bon ménager…, Paris, Vve Pierre Ribou, 1722) (graphie modernisée)
- (Pronominal) ou (Intransitif) Se dit du cheval qui commence à avoir quelques poils blancs au-dessus des yeux, vers l’arcade orbitaire.
- On dit qu’un cheval ne cille point avant l’âge de quatorze ans, mais toujours avant l’âge de seize. Les chevaux qui tirent sur l’alzan et ceux qui sont noirs, cillent plutôt que les autres. — (Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, 1747-1765)
-
expliquer
?- Rendre clair ; faire comprendre.
- Cela est difficile à expliquer.
- Cela peut s’expliquer de deux façons.
- Expliquer une énigme.
- Ces deux passages s’expliquent l’un par l’autre.
- Faire connaître la cause, le motif d’une chose qui paraît extraordinaire, qui est difficile à concevoir.
- Le docteur Paul était ensuite venu, brillamment expliquer à la barre comment les coups avaient occasionné, en effet, seize blessures […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- […], il était inutile de nous adresser au ministère où nous aurions, sans doute, les plus grandes difficultés à nous faire expliquer comment, pour la Gironde, on avait trouvé cette somme de 4.950 francs par kilomètre de routes nationales à départementaliser. — (Raymond Brun, débat de la séance du 5 décembre 1972 (sur la loi de finance 1973), dans les Comptes-rendus des débats parlementaires du Sénat (France), n° 69 S, Imprimerie des Journaux officiels, mercredi 6 décembre 1972, p. 2705)
- Expliquer un phénomène.
- Je ne puis m’expliquer votre conduite.
- Expliquez-moi ce que cela signifie. Il se dit dans le même sens avec un nom de chose pour sujet.
- Sa maladie explique pourquoi il n’est pas venu.
- Ses défauts comme ses qualités expliquent son succès.
- Sa conduite s’explique d’elle-même.
- Rendre intelligible par l’enseignement ou la démonstration.
- Fort heureusement pour moi, il n’eut pas le temps de m’expliquer plus avant tout l'intérêt qu’offrait la manière dont il eût souhaité que je conjuguasse mes verbes. Quelqu'un, en effet, venait d'arriver, interrompant dans l’œuf un développement qui risquait d'être plus passionné que passionnant. — (Jean Stratonovitch, Le roman périodique, éd. Aléas, 1999, page 26)
- Expliquer le jeu d’une machine ou une doctrine.
- Un soir j’y ai frissonné : le vent avait fait tourner une vieille girouette rouillée, dont les cris ressemblèrent à un gémissement poussé par la maison au moment où j’achevais un drame assez noir par lequel je m’expliquais cette espèce de douleur monumentalisée. — (Honoré de Balzac, Autre Étude de Femme, 1839-1842)
- Interpréter un auteur, le traduire de vive voix.
- Cet écolier commence déjà à expliquer Cicéron, Virgile.
- Il explique les poètes.
- Expliquez-moi en français ce texte latin.
- Comment expliquez-vous ce passage de Platon ?
- Déclarer, développer, faire entendre nettement sa pensée.
- Comme Lagardère jouait les étonnés, le fonctionnaire lui expliqua qu'une caméra de surveillance avait filmé un triple assassinat dans ce quartier. — (Louis Langlois, Doigt donneur, Evidence Éditions, 2017)
- Je vais vous expliquer ma pensée.
- Expliquer ses intentions, ses desseins, ses motifs.
- Cette proposition vous semble hardie, attendez que je l’explique.
- Je le ferai s’expliquer.
- Je vais m’expliquer.
- Je m’explique.
- Je ne sais si je m’explique bien, si vous me comprenez.
- Il s’en est expliqué.
- S’expliquer avec quelqu’un, Avoir une explication avec lui.
- Se faire comprendre, plus ou moins violemment :
- « Sors de là ! On va s’expliquer ! ».
-
spontanéité
?- Caractère de ce qui est spontané.
- Zaheira, à la dérobée, la regardait. Elle la trouvait belle et savante dans sa toilette et ses gestes calculés dans leur spontanéité même. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Le Sapin (Abies pectinata) se rencontre aussi en Normandie ; sa spontanéité paraît certaine. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p. 86)
- Dans le passage de l’oral à l’écrit, la spécificité du messager s'efface derrière celle du message. Peut-être y perd-on en spontanéité, mais on y gagne en cohérence, celle précisément d'une forme littéraire. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750) , Communications, 1987, vol.46, n°46, page 120)
-
pied
?- (Anatomie) Partie du corps humain située à l’extrémité des jambes.
- Leste, menue, elle trottinait, les pieds enfouis dans des chaussons. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Son pied gauche, dont l’orteil rongeait la chaussette dix fois raccommodée, déchiquetant les mailles et creusant sa trouée, le faisait souffrir cruellement. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
- (Par métonymie) Chaussure correspondant à un pied particulier.
- Depuis la Renaissance, les souliers d’homme sont en général identiques pour le pied droit et pour le pied gauche. — (boucle de chaussure)
- (Par extension) (Cuisine) Membre cuisiné d’un animal.
- Les oreilles de veau ont de commun avec les pieds et les cervelles, l’avantage de pouvoir être frites ou mangées à la poulette; et de plus elles se laissent farcir, accommoder aux pois, aux oignons, au fromage, etc. — (Alexandre Balthazar Laurent Grimod de La Reynière, Almanach des gourmands : servant de guide dans les moyens de faire la bonne chère, Paris : Maradan, an XII, page 12)
- (Par extension) (Chasse) Trace de la bête qu’on chasse.
- Le veneur a reconnu au pied que c’était une biche.
- (Zoologie) Organe musculeux typique chez les mollusques permettant le déplacement ou de se fixer.
- Avant de se fixer, la moule sort son pied d’entre les valves de la coquille. — (les moules)
- Le pied permet la locomotion, il est très peu développé chez les mollusques vermiformes. — (pied des mollusques)
- Partie non séparable d’une chose située à la base.
- Mesurer la hauteur d’une tour ou de tout autre objet, lorsque le pied est inaccessible. — (Vincent Croizet, Géodésie générale, problème 545, page 137)
- Il était allé lui cueillir un bouquet de coucous pour mettre au pied de la statue de la Vierge qui trônait sur un vieux confiturier reconverti en fourre-tout de laines et de tissus où elle puisait pour occuper ses doigts. — (Élise Fischer, Le Rêve de la Grenouille : une enfance lorraine, Paris : Presses de la Cité, 2011, chapitre 9)
- (Architecture) Partie d’une construction proche du sol.
- Un plan publié en 1893 indique l’existence d’une plage au pied du rempart. — (remparts d’Essaouira)
- (Géographie) Endroit le plus bas d’un site.
- Le plateau sur lequel est assise la cité de Carcassonne commande la vallée de l’Aude, qui coule au pied de ce plateau, […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- L’embarquement et le débarquement s’opèrent à l’aide de barcasses d’un faible tirant d’eau, pouvant pénétrer dans une petite anse où les vagues viennent mourir au pied même des murs de la ville. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 21)
- La plaine de Konya s’ouvre au pied septentrional de la chaîne du Taurus, dans la partie centrale des plateaux anatoliens, région élevée (1 000-1 500 m) caractérisée par l’endoréisme de plusieurs dépressions jointives. — (Catherine Kuzucuoglu & Delphine Gramond, Contexte et indicateurs de tensions à propos de l’eau de la plaine de Konya (Turquie) , part.1, chapitre 5 de Temps et espaces des crises de l’environnement, éditeurs scientifiques : Corinne Beck, Yves Luginbühl et Tatiana Muxart, Éditions Quae, 2006, page 84)
- (Botanique) Partie du tronc ou de la tige en rapport avec le sol. Un pied de tomate dans un potager (2c).
- Il y avait plus de deux heures que les quatre hommes, descendus dans le fossé creusé autour de l’ormeau, un ormeau gigantesque, entaillaient le pied à grands coups de hache. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chapitre 1, 1910)
- Camus, au pied de l’arbre, gisait couché sur le dos, tout pâle, les yeux clos. — (Louis Pergaud, La Traque aux nids, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Géométrie, Mathématiques) Point d’une droite située à l’intersection avec une droite perpendiculaire.
- Le point d’intersection de la hauteur et du côté opposé est le pied de la hauteur. — (lexique de géométrie)
- Élément séparable soutenant une chose et la liant avec le sol[1].
- Pied de plan de travail cylindrique réglable inox brossé … — (quincaillerie)
- (Botanique) (Par extension) Ensemble de la plante.
- (Viticulture) Plant de la vigne, cep de vigne.
- Il faut bien regarder chaque pied de vigne, afin de lui laisser le nombre exact de bourgeons.
- (Jardinage) Plante dans son ensemble.
- Amendez le sol lors de la plantation avec du compost, plantez un pied isolé de framboisier à proximité d’un tuteur. — (plantation de framboisiers)
- La première chose à faire, c’est de prendre une bêche et son courage à deux mains pour arracher méthodiquement le maximum de pieds.— (Jacky la Main Verte vous répond. Comment se débarrasser des marguerites qui détruisent ma pelouse ?, Le Parisien le 28 janvier 2017)
- (Mycologie) Partie du carpophore entre le sol et le chapeau.
- Le chapeau, bien ferme, doit être solidement attaché au pied. — (champignon de Paris)
- (Ameublement) Partie qui sert à soutenir un objet mobilier.
- Puis, çà et là, des escabelles à trois pieds, formées par des bâtons fichés dans une simple planche de fayard, une huche à pain, une grosse cuiller en bois pour puiser de l’eau, un seau et des poteries pour le lait, un rouet sur la huche, quelques clayons à fromages, des murs noirs, une porte vermoulue ayant une imposte à claire-voie ; tels étaient la décoration et le mobilier de cette pauvre demeure. — (Honoré de Balzac, Le Médecin de campagne, 1833, édition de 1845, chapitre premier)
- Sur l’établi du charpentier, un pied de chaise en réparation gisait à côté du ciseau qui ne l’avait qu’entamé, […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Décoration) Partie d’un objet servant de base.
- J’ai déjà deux pieds de chandelier dont les vis ont cassé net à ras du pont. — (réparation de pied de chandelier)
- (Musique) Base des tuyaux parlant de la facture d’orgues.
- on a ainsi les tierces de 6 pieds 2/5, 4 p. 1/5, 1 p. 3 /5. — (imago mundi)
- (Métrologie) Unité de mesure de longueur.
- Avec la coudée et le doigt, le pied est l’unité de mesure la plus ancienne de l’histoire de l’humanité.
- Puis ils ont connu les privations de liberté et la misère économique. Les appréhensions de ceux qui ont vécu cette misère devraient être entendues comme une expérience de vie plutôt que comme une déviation politique. Pas avec une perche de 100 pieds ! (…) Mais je constate que ceux qui ont connu les révolutions gauchistes de près ne veulent rien savoir. — (Mario Dumont, Les Latinos méfiants , Le journal de Montréal, 6 novembre 2020)
- (Commonwealth) Unité de longueur du système impérial britannique (symbole : ft). → voir foot.
- Personne de vraiment grand, sentait-on, n’aurait eu une expression si virulente et si agressive, bien qu’en réalité Butteridge eût une taille de six pieds deux pouces (1m88) et un poids exactement proportionnel. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 34 de l’édition de 1921)
- (Désuet) Ancienne unité de mesure de longueur française (symbole : P).
- Le mètre est égal à 3 pieds et 11,296 lignes de la toise de Paris, — (Loi du 19 frimaire an VIII)
- Dans un triangle rectangle dont la mesure en pieds de l’hypoténuse est de 25 pieds. — (J.-Y. Guillaumin, Corpus Agrimensorum Romanorum II & III, 1996, Podismus, page 8)
- N’avais-je pas entendu dire qu’à Paris on enterrait à six pieds de profondeur ? — (Émile Zola, La Mort d’Olivier Bécaille, 1879)
- À nos côtés s’ouvrait l’abîme, droit, à pic, immense, épouvantable, où la mer hurlait à cinq cents pieds au-dessous de nous. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, 2012, page 157)
- (Linguistique, Poésie) Unité rythmique d’un vers ou d’une phrase permettant la scansion, comprenant un nombre déterminé de syllabes.
- Ainsi le dithyrambe, chant liturgique en l’honneur de Dionysos diffère de l’iambe dont le pied comporte un son bref suivi d’un long avec des vers dodécamétriques alternant avec des octamétriques. — (Louis Lefroid, Esthétique: l’harmonie des formes, éditions Opéra, 1998, page 36)
- L’alexandrin français comporte douze syllabes. Et pas un seul pied. — (Bernard Cerquiglini)
- En français on ne doit pas parler du nombre de pieds mais des syllabes d’un vers. — (Syllabes, vers et rimes)
- (Familier) (France) Plaisir extrême.
- Il paraît que c’est le pied, en plein hiver. — (Madeleine Chapsal, Meurtre en thalasso, Stock, page 79)
- Inclinaison que l’on donne à des objets pour assurer leur assise, leur stabilité.
- Donner du pied à un mur, c’est le monter en le diminuant d’épaisseur à partir de sa base. — (J. Justin Storck, Le Dictionnaire Pratique de Menuiserie - Ébénisterie - Charpente, édition de 1900, donner du pied)
- Représentation entière d’un être.
- (Héraldique) Ours en pied : Ours debout ; on dit plus fréquemment ours levé.
- (Photographie) Portrait debout.
- Il est toujours bon d’avoir plusieurs photos à proposer, en particulier pour les mannequins qui auront intérêt à proposer par exemple des photos en pied et des portraits. — (casting)
- (Sens figuré) Place qu'on commence à occuper dans un endroit.
- 23 septembre 1941 – En somme, j’ai un pied dans la vie d’étudiante cette année encore, et cela me rassure de n’être pas tout à fait au pied du mur… je peux encore me faire des illusions sur mes talents. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 181)
- Statut ; condition sociale.
- Par sa façon d’être, il s’était montré assez gênant dans une maison qui se mettait sur un certain pied de respectabilité. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Conformément à ce qui a été établi.
- Celui-ci aimait à expliquer qu’il n’y avait de repos et de tranquillité pour la France qu’à la condition de remettre précisément toutes choses sur le pied où elles se trouvaient en 1786. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
-
canapé
?- (Mobilier) Sorte de siège long à dossier, où plusieurs personnes peuvent être assises ensemble et qui peut servir aussi de lit de repos.
- Je t’assure, Suzanne, ils feront très bien dans ta salle de séjour, ces fauteuils et ce canapé, bon il est un peu cra-cra, mais tu le recouvres d’un drap fleuri et te voilà vraiment chez toi ! — (Christine Cotaz-Bertholet, Lettres à Talitha, 1996)
- Dans le salon, le canapé était recouvert d’un patchwork représentant des animaux. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 165)
- Victor prit son téléphone, shoota quelques objets, son canapé, sa psyché, son tapis de course et, depuis son balcon en saillie, il immortalisa la ville repoussant la lumière qui l’orangeait. — (Bertrand Latour, La deuxième vie de Victor Hurvoas, Le Passage éditions, 2015, chap.5)
- Tout le monde se servit, même Tauno, qui se leva laborieusement du canapé et prit toute une poignée de grignoteries dans le sachet d’Irma. — (Minna Lindgren, Les Petits vieux d'Helsinki se couchent de bonne heure, traduit du finnois par Martin Carayol, Éditions Calmann-Lévy, 2016, chap. 6)
- (Par analogie) Tranche de pain sur laquelle on dispose certains mets.
- Vêtus de la chemise blanche brodée traditionnelle et portant des gants, des Mexicains discrets circulaient entre les invités avec des plateaux de canapés, foie gras sur toast, caviar sur craquelins, saumon fumé, brochettes de pétoncles miniatures, débarrassant certaines personnes des flûtes vides alors que d'autres serveurs avançaient avec, dans chaque main, des jéroboams de Cordon-Rouge. — (Marie Desjardins, Ambassador Hotel: La mort d’un Kennedy, la naissance d’une rock star, Montréal (Québec) : Éditions du CRAM, 2018, chap. 12)
- (Décorations) (Familier) Demi-nœud.
- Les décorations, lorsqu'elles sont portées sur une tenue civile, une veste par exemple, revêtent des formes réduites à un simple ruban pour les grades de chevaliers, ou de « rosette », ou de « rosette sur canapé » (le « canapé » étant un ruban argenté ou doré mis sous la rosette) lorsque les grades sont supérieurs — (Histoire des décorations et Médailles, [1])
-
réalité
?- Existence effective.
- La réalité d’un paiement.
- Ce qui existe effectivement, chose réelle.
- Ce rappel à la réalité quotidienne et aux occupations usuelles change momentanément le cours de mes pensées. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- En ouvrant les yeux, je mis quelques secondes à reprendre contact avec la réalité. J’étais étendu, détaché et nu, au milieu des paras. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- La littérature érotique embrasse plus de réalités psychologiques que la morale bourgeoise ne voulait en connaître, et que le puritanisme n’en tolère. Or ces réalités, quoiqu’on en juge, sont au moins aussi quotidiennes et obsédantes que les réalités économiques, […]. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, page 41)
- Tout à la fois thriller haletant et chronique d’une Amérique en crise, le dernier roman de Douglas Kennedy nous plonge dans les réalités socio-économiques d’un pays où les idéologies extrêmes s’affrontent violemment. — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 63)
- Que la réalité ne corresponde pas au rêve, seuls les naïfs s'en étonneront. D’abord, il y eut autant de rêves que de rêveurs. […]. Enfin, et surtout, si les hommes pouvaient réaliser leurs utopies, cela se saurait. — (Élie Barnavi, L'Europe comme utopie, dans Marianne du 13 août 2011, page 81)
- Mythologie du village français ? Oui, complètement ! C’est même drôle à quel point nous recouvrons la réalité par des métaphores et des mythes. Actuellement, ce sont l’image de la guerre et de l’abri qui dominent. — (Michel Eltchaninoff, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 21/03/220 de Philosophie Magazine)
- (Par extension) Ce qui est admis pour vrai.
- Avec l'expérience, il se confirme que la valeur d'une oeuvre n'est pas tant liée à sa qualité qu'au battage médiatique dont elle fait l'objet, une réalité qui m'a amené à l'unique et seule conclusion qu'il faut être populaire pour exister. — (Richard Di Domenico, Moi, Lautrec / docteur litho - mister ribaud, Editions Phi, 2021)
-
congé
?- Permission d’aller, de venir, de s’absenter, de se retirer.
- Cet employé a obtenu un congé de huit jours.
- Lui-même, à son dernier congé, en plaisantait devant moi, d'être un gradé de la marine qui, comme le petit navire de la chanson, n'avait ja-ja-jamais navigué. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 151)
- Congé de convalescence. Être en congé.
- Accorder un congé de huit jours.
- Ce député a demandé un congé à la Chambre, pour cause de maladie.
- (En particulier) (Vieilli) En parlant d’un domestique, action de se retirer tout à fait ou fait d'être renvoyé par son maître. Note : Dans ce sens, s'emploie généralement avec l'adjectif possessif.
- Un domestique qui demande son congé.
- Son maître lui a donné congé, son congé.
- Vacances scolaires.
- Jours de congé.
- Les élèves ont eu congé.
- C’est demain congé.
- Les congés de Noël, de Pâques.
- (Simplement) Permission, autorisation.
- Se marier sans le congé de ses parents.
- (Fiscalité) (Vieilli) Permission de transporter la marchandise dont les droits ont été acquittés.
- On peut expédier ce vin, voici le congé.
- Le 29 janvier 1686, il stipule que tout canot chargé de marchandises et ne possédant pas de congé dûment signé sera confisqué. — (Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, vol. 1, « Des origines à 1791 », 2013, page 244)
- (Mécanique) Arrondi rentrant créant un raccordement progressif entre deux surfaces.
- (Architecture) Raccordement d'une moulure et d'un parement.
- Outil de sculpteur pour faire un congé.
- (Marine) Laissez-passer que le capitaine d'un navire doit avoir quand il quitte le port pour prendre la mer.
- Acte, écrit ou verbal, par lequel le propriétaire ou le principal locataire d’une maison, d’une ferme, etc., signifie à un locataire ou fermier qu’il ait à vider les lieux dans un certain temps.
- Ce propriétaire a donné congé à son fermier, à son locataire.
- Recevoir congé.
- À sa sortie de l’hôpital, elle réintégra son petit appartement de la rue des Entrepreneurs (Justine avait réussi à convaincre sa propriétaire de ne pas tenir compte du congé que celle-ci lui avait adressé). — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- On le dit également d’un locataire à l’égard du propriétaire ou du principal locataire.
- Lorsque le locataire se marie en cours de bail, le conjoint qui n'a pas signé le contrat peut quand même se prévaloir du bail. Il faudra donc que le renon donné par les locataires soit signé par les deux époux et si l'un ne le fait pas, le bailleur pourra considérer que le congé est nul. — (Pierre Jammar, Guide du propriétaire bailleur et de ses conseillers, EdiPro, 2e édition, 2016)
-
capturer
?- S’emparer d’un être vivant ou d’une chose.
- À Mogador, nouvelle relâche, mais la barque envoyée à terre pour rapporter de l’eau fraîche faillit être capturée par les Arabes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
- Guerre vaine, où l’on ne capturera pas des chevau-légers bleus, des hussards blancs, mais dans la même veste grise, des garçons de café, des peintres de Dresde qui découpent déjà en cubes la sentinelle berrichonne qui les conduit à l’arrière. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- (Sens figuré) — Simulait-elle l’espièglerie, la naïveté pour mieux le captiver, le capturer. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Sens figuré) Photographier ou filmer.
-
respecter
?- Honorer ; révérer ; porter respect (à).
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
- Il est inutile de respecter les vivants, à moins qu'ils ne soient les plus forts. Dans ce cas, l’expérience conseille plutôt de lécher leurs bottes, fussent-elles merdeuses. Mais les morts doivent toujours être respectés. — (Léon Bloy, « On doit le respect aux morts », chap. 65 de Exégèse des lieux communs, Paris : Société du "Mercure de France", 1902)
- Le curé de Melotte était donc encore universellement aimé et respecté : n’était-il pas un des plus vieux du village et des plus anciens de la paroisse ! — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Flic et journaliste, c'est comme chien et chat, c’est comme flic et avocat aussi. Ça s’attire, ça se respecte, ça se cajole ; jusqu’au coup de griffe qui laisse des cicatrices. — (Hervé Jourdain, Le Sang de la trahison, éd. Fayard, 2013, chap. 20)
- Se conformer à un pacte.
- Le sacro-saint règlement et l’esprit de corps furent ainsi respectés, mais Blosseville et son équipage ne revinrent jamais. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Pour l’essentiel, les Gâtineaux se situent dans la norme catholique en observant et respectant massivement les grands préceptes de l’Église de la Contre-Réforme. — (Jacques Peret, Les paysans de Gâtine poitevine au XVIIIe siècle, Geste éditions, 1998, page 238)
- (Sens figuré) Épargner ; ne pas attaquer ; ne pas porter atteinte à.
- Ils m’ont été emblés, sire ! Embler les joyaux de l’électeur de Bavière ! les truands ne respectent rien, ils vous voleront votre royaume, si vous n’y prenez garde. — (Honoré de Balzac, Maître Cornélius, 1831)
- Mais pour qu’une grammaire française soit respectée, il faut premièrement que la langue française continue à être employée et, ceux qui s’efforcent de l’empailler en conviendront, cette condition suppose l’existence d'un certain nombre de Français. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Dans ce but il demanda à la régence d’Ensisheim communication de l’engagement pris par les parties guerroyantes de respecter les possessions autrichiennes, ainsi que les villes impériales. — (J. Gyss, Histoire de la Ville D'Obernai, tome 1, Strasbourg : chez Salomon, 1866, page 380)
- (Pronominal) Adopter une attitude et un comportement qui témoigne une bonne opinion de soi-même, exempte de mépris.
- C’est une femme qui se respecte et qui se fait respecter.
- Un vieillard doit se respecter lui-même, s’il veut que les jeunes gens le respectent.
- Celui qui se respecte est plus respecté que celui qui veut s'effacer! — (« Rhapsodie québécoise, entretien avec Akos Verboczy », in Argument, volume 19, n° 2, printemps-été 2017, p.age 227)
- (Pronominal) (Sens figuré) Être à la hauteur de sa réputation, de sa fonction.
- Il s’était formé à cette époque non pas des tribunaux —la justice se respectait, elle n’ordonne pas l’assassinat des innocents,— mais des cours prévôtales. — (Réponse de M. Raspail père à l’avocat général, lors du procès de François-Vincent Raspail le 12 février 1874)
- ’'Comme tout bistro qui se respecte, celui-ci réservait aux habitués une arrière-salle et deux étages de chambres meublées. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
-
objet
?- Chose tangible et visible, concrète. Chose perceptible par la vue et le toucher. Chose, dans un sens indéterminé.
- Je n’éprouvais plus qu’une sensation vague des objets et des êtres. Tout passait devant moi, avec des formes indécises. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Le temps utile aux mesures est relatif aux objets : ainsi l'année et le jour jupitériens ne sont pas l'année et le jour terrestres. Les rotations sur soi ou autour du soleil ne sont pas les mêmes, les objets célestes n'ont pas la même vitesse, etc... — (Bernard Bachelet, Sur quelques figures du temps, Librairie J. Vrin, 1996, page 260)
- Il vend toute sorte d’objets.
- Objets de première nécessité.
- Un objet d’art.
- Quel est donc cet étrange objet que je vois dans ta main ?
- Je ne pouvais pas voir l'objet qu'il avait déposé dans ma main.
- Objet agréable, horrible, plaisant, insupportable.
- La beauté, la laideur d’un objet.
- Écartez cet objet de mes yeux.
- Reposer sa vue sur un objet charmant.
- Cette lunette grossit trop les objets.
- Les objets se peignent sur la rétine.
- (En particulier) Chose fabriquée par l’homme ; artéfact.
- (Philosophie) Tout ce qui affecte les sens, tout ce qui intéresse les facultés de l’âme.
- Les objets des sens.
- Les couleurs sont les objets de la vue.
- Le son est l’objet de l’ouïe.
- Les saveurs sont l’objet du goût.
- Les odeurs sont l’objet de l’odorat.
- Le vrai est l’objet de l’entendement.
- Le bien est l’objet de la volonté.
- (Philosophie) Ce qui est pensé, par opposition à l’être pensant ou sujet.
- Matière à une science ou à un art.
- Seulement, la vie de la plante, considérée relativement à la production utilisable, ne forme pas l’objet de la botanique, mais bien de l’agronomie. — (Albert Lévy, « L'actinomètre Arago-Davy : Contribution à l'étude de la maturation des raisins », dans les Annales agronomiques publiées sous les auspices du Ministère de l'agriculture et du commerce, tome 4, Paris : chez G. Masson, 1878, page 505)
- La présente partie de la présente norme européenne a pour objet de définir un procédé faisant appel à des tamis, pour la détermination de la distribution dimensionnelle des grains. — (Norme européenne EN 933-1, août 1997)
- Chaque science a son objet.
- (Psychanalyse) Celle, celui qui est différent de soi.
- En psychanalyse, le mot objet désigne l’autre que soi. — (Isabelle Levert, sur la-psychologie.com, « Le complexe de la mère morte ou l’appel du vide » → lire en ligne)
- (Grammaire) S’oppose à sujet et désigne la personne ou la chose sur laquelle se porte l’action exprimée par le verbe.
- Dans la phrase : « Dieu a créé l’homme », Dieu est le sujet et l’homme l’objet.
- Tout ce qui est la cause, le sujet, le motif d’un sentiment, d’une passion, d’une action.
- L’honorable M. Bertauld nous a dit encore : Je repousse votre projet de loi parce que c'est un expédient, une loi de circonstance, et qu'il n'appartient pas aux assemblées politiques de se saisir de faits particuliers pour en faire l’objet d'une modification législative. — (« Séance du 18 février 1873 », dans les Annales de l'assemblée nationale: compte-rendu in extenso des séances : Annexes, Paris : Imprimerie du Journal officiel, volume 16, page 117)
- Être l’objet de la raillerie, de la médisance, de la calomnie, du mépris.
- Objet de pitié.
- L’objet de son amour, de son respect, de sa passion.
- Objet de tristesse, d’affliction, de douleur, etc.
- Vous étiez l’objet de notre entretien.
- La conversation a changé d’objet.
- (Par extension) En particulier, la personne qu’on aime.
- L’objet aimé.
- But, objectif, visée.
- Cet homme n’a pour objet que de faire fortune.
- L’objet de ma remarque.
- L’objet que je me propose, que j’ai en vue.
- Voilà mon objet.
- Remplir son objet.
- Quel est l’objet de cette démarche ?
- Discours, action sans objet.
- Je vais maintenant vous exposer l'objet de cette réunion.
- (Vieilli) (Sens figuré) Tout ce qui se présente à l’esprit, de tout ce qui l’occupe.
- Les objets se peignent confusément dans son esprit, dans son imagination.
- Il a la tête remplie, occupée de mille objets, d’un objet important.
- Il ne saurait donner une attention suivie au même objet.
- Son esprit troublé confond et défigure les objets.
- Il est éloquent lorsqu’il parle des objets qui le touchent.
- (Programmation orientée objet) Instance de classe. Un objet stocke des valeurs de données (attributs), sur lesquels travaillent les méthodes de la classe.
- (Cartographie) Phénomène concret ou abstrait susceptible d’une représentation cartographique[1].
- (Sport-boules) Tout objet présent sur le terrain au cours d’une partie, incluant le but et les boules déjà jouées.
- Si la boule de tir se perd avant ou à l’instant où elle touche son objectif, le tir est nul et tous les objets déplacés doivent par obligation être remis en place par l’adversaire. — (Fédération Internationale de Boules, Règlement Technique International, édition 2018, article 44)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.