Dictionnaire des rimes
Les rimes en : écolâtre
Que signifie "écolâtre" ?
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- (Histoire) Ecclésiastique qui dirigeait l’école attachée à la cathédrale, et qui plus tard fut chargé d’exercer une surveillance sur les maîtres d’école du diocèse.
- Les professeurs portaient le nom de scolastiques ou d’écolâtres, dénomination qui devait servir à caractériser les méthodes et les doctrines qu’ils professaient. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
Mots qui riment avec "atre"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "écolâtre".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : atre , atres , âtre , âtres , attre , attres , oitre , oitres , oître et oîtres .
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âtre
?- (Rare) Noir foncé et mat.
- La jusquiame y croissait aussi, avec ses couleurs âtres et ses fleurs meurtrières. — (Nodier)
- Et son voile brumeuxLes zigzags du tonnerreEt la sombre colèreDu flot âtre et spumeux. — (Amédée Pommier, Océanides et fantaisies, page 42)
- lencloitre
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rebattre
?- Battre de nouveau.
- Il a été battu et rebattu.
- Rebattez ce tapis, il est encore plein de poussière.
- Rebattre un matelas, le refaire et battre la laine qu’il contient.
- Rebattre un tonneau, en resserrer les douves, en frappant sur les cerceaux pour les faire avancer du côté de la bonde.
- (Chasse) Ce chien rebat ses voies se dit d’un chien courant lorsqu’il revient à plusieurs reprises sur les mêmes voies.
- Originellement rebattre les oreilles, et par ellipse : répéter inutilement et d’une manière ennuyeuse.
- Il m’en a rebattu les oreilles.
- Cet avocat n’a fait que rebattre ce qu’il avait dit à la première audience.
- C’est un sujet rebattu.
- Être rebattu de quelque chose, en avoir les oreilles rebattues, être las d’en entendre parler.
- lanchatre
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jaunâtre
?- Qui tire sur le jaune.
- Mais tous ses soins furent pour le salon. Elle réussit presque à en faire un lieu habitable. Il était garni d’un meuble de velours jaunâtre, à fleurs satinées. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. II ; réédition 1879, p. 82)
- Une pâte de corozo, préparée d’après une recette qu’il avait inventée, lui permettait également de fabriquer des dés d’une nuance jaunâtre, comme si l’on s’en était longtemps servi. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Mais la terre jaunâtre et glaiseuse du Perche, désignée dans le pays sous le nom de gruette ou de bournais, exige périodiquement des marnages, en raison de son acidité. — (Jean Vassort, Une Société provinciale face à son devenir: le Vendômois aux XVIIIe et XIXe siècles, 1995, p.29)
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marâtre
?- (Vieilli) Belle-mère, épouse du père par rapport aux enfants qu’il a eus d’un précédent mariage.
- J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre. — (Jean Racine, Phèdre, 1677)
- Françoise de Plaix, la femme qu'il épousa, lui donna trois autres enfants : deux filles, Madeleine et Claude ; un fils , Nicolas. — Vous savez que , si rien au monde ne vaut une mère, rien n'est pire qu'une marâtre, — si ce n'est une belle-mère. — Donc Françoise de Plaix, comme une vraie marâtre qu'elle était, aimait peu les enfants de l'autre lit, et tâchait de favoriser les siens de tout ce qu'elle pouvait tirer de son côté et du leur. — (Théophile Gautier, « Paul Scarron », (1844, dans La Revue des deux Mondes), chap. 10 de Les grotesques part. 2 , Paris : chez Michel Lévy frères, 1856, page 342)
- En devenant sa belle-mère, j’avais espoir de gagner son cœur ; malgré mes avances, je n’ai point réussi. C’est ma faute, sans doute, ou plutôt c’est la faute de notre situation respective. Si je n’ai pas pu être une mère pour elle, comme je le désirais, je ne serai jamais une marâtre. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- (Péjoratif) Mauvaise belle-mère.
- Maintenant, Julie voulait vivre pour préserver son enfant du joug effroyable sous lequel une marâtre pouvait étouffer la vie de cette chère créature. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- S’il arrive de temps à autre que des enfants aient à se plaindre des traitements d’un parâtre ou d’une marâtre, ou seulement de certaines préférences, il n’en est pas moins vrai, […], les secondes noces, au lieu d’être un mal pour eux, leurs sont incontestablement avantageuses. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
- Quand je lui ai demandé si nous allions bientôt rentrer à la maison, elle m’a dit : « Ce n’est pas ta maison. »– Tout à fait ce que la méchante marâtre aurait pu répondre à la pauvre Cendrillon. — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 130)
- (Afrique) Dans une situation de polygamie, coépouse de la mère.
- En terme de parenté, il est dit qu’un homme ne peut pas épouser la fille de sa sœur, ni la sœur d’une marâtre (coépouse de sa mère). — (Marc Pilon, Ménages et familles en Afrique sub-saharienne: du village à la capitale, entre permanence et changement : L'exemple de la société Moba-Gurma du Togo, Presses universitaires du septentrion, Villeneuve d’Ascq, 2002, page 159)
- « Quand j'avais douze ans, un jeune est venu voir mes parents et a dit qu'il voulait m’épouser. J’étais d’accord et ma mère aussi, mais ma marâtre [coépouse de sa mère], qui avait une fille aussi, a convaincu mon père qu’il fallait marier ce jeune à sa [propre] fille, et me donner un autre mari. » — (Joëlle Kerl-Kochanski, Violences faites aux femmes : une anthropologue au Tchad, Évidence éditions, La Rochelle, 2018)
- Un destin à faire pâlir de jalousie toutes les coépouses de ma mère ! Il suffisait de se rappeler les lueurs de convoitise de mes marâtres et de mes demi-sœurs à la vue de la voiture flambant neuve que mon fiancé m’avait offerte un soir comme premier cadeau de mariage. — (Djaïli Amadou Amal, Les impatientes, éditions Emmanuelle Collas, Paris, 2020, pages 63-64)
- Mauvaise mère.
- Ce n’est pas une mère, c’est une marâtre.
- La nature a été une véritable marâtre envers cet homme.
- Et moi, jeté au dernier rang par une providence marâtre, moi à qui elle a donné un cœur noble et pas mille francs de rente, […] moi, refuser un plaisir qui s’offre ! — (Stendhal, Le Rouge et le noir, 1830)
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embattre
?- Cercler une roue avec une bande de fer.
- Retoucher un outil en métal avec un marteau.
- Je les trouve assis par terre à l’ombre, la petite enclume plantée entre les jambes écartées, travaillant la faux à petits coups précis du « marteau à embattre ». — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 184)
- Quand la bonne femme y vint, vers les huit heures, avec un copieux déjeuner, elle le trouva assis qui embattait mélancoliquement sa faux. — (Revue littéraire de Franche-Comté, 1866, in Contes populaires et légendes de Franche-Comté, Presses de la Renaissance, 1978, page 108)
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phoniatre
?- Médecin spécialisé en phoniatrie, l’étude des pathologies de la voix.
- Il avait lu quelque part que, signe des temps, au cours des dernières décennies les voies des femmes s'étaient faites de plus en plus graves. « Le grave, c'est le pouvoir », avait commenté la phoniatre interviewée. — (Bernard Minier, La chasse, XO Éditions, 2021, page 306)
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pâtre
?- (Élevage) Celui qui garde, qui fait paître des troupeaux de bœufs, de vaches, de chèvres, etc.
- Cependant là où cet Anglais s’était tué, un pâtre, suivi de son troupeau de chèvres, courait à toutes jambes, sautant de rocher en rocher, […]. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes T.1, 1833)
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acariâtre
?- D’un tempérament grincheux, aigri et fâcheux.
- Un esprit acariâtre.
- Elle est acariâtre et autoritaire : c’est un boulet. Il l’a épousée quand même : c’est une boulette. — (René Dorin)
- Un savetier vient de se marier à une femme qui se révèle passablement acariâtre. — (André Tissier, Farces françaises de la fin du Moyen Âge : Transcription en français moderne, Tome 3, 1999)
- Il rentre chaque soir à neuf heures chez sa vieille femme, devenue acariâtre avec l’âge. — (Anatole France, La Rôtisserie de la reine Pédauque, 1893)
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goitre
?- (Médecine) Hypertrophie diffuse de la glande thyroïde au-devant de la trachée-artère et du larynx et qui déforme le cou. Ce nom est aussi parfois donné à d’autres sortes d’atteintes de la thyroïde, quelle qu’en soit l’étiologie (goitre tuberculeux, goitre cancéreux, etc.).
- Elle [la duchesse de Bourgogne] avait le cou long avec un soupçon de goitre qui ne lui seyait point mal. — (Saint-Simon, 321, 194 — cité par Littré)
- Ces femmes qui passaient devant la maison de mon oncle, paysannes avec des goitres, revenant des champs et des vignes avec des corbeilles de fruits sur la tête, s’arrêtaient toujours pour m’offrir les raisins les plus dorés, les plus délicieuses pêches. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- LYON – […] Vilaine population ; beaucoup de goitres. Mes jeunes officiers disent que les cheveux et les dents tombent vite. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- La peur des goitres me faisait obéissant et silencieux. J’en avais vu beaucoup, au marché, à la gorge des montagnardes qui vendent les châtaignes, et notre beurrière aussi en portait un, gonflé au-dessus des deux autres comme un troisième sein. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 11)
- Leur égoïsme monstrueux pousse comme un goitre à la place de leur cœur atrophié. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 103)
- Vers dix heures, un vieillard parut au seuil de la coutellerie, et rien de lui ne me frappa d’abord, sinon un goitre que dérobait mal un foulard de soie blanche. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 162)
- Quand tout va bien, la petite glande se tient coite. C’est donc par l’une de ses déviances majeures qu’elle parvint tout d’abord à attirer l’attention : le goitre, caractérisé par un corps thyroïde de volume supérieur à la normale, aurait été mentionné dès 2800 avant J.-C. par un empereur chinois. — (Catherine Vincent, Histoire d’une glande : la thyroïde sous toutes les coutures sur LeMonde.fr, Le Monde. Mis en ligne le 27 octobre 2017, consulté le 6 décembre 2017)
- (Zoologie) Expansion cutanée qui pend sous le cou de plusieurs batraciens, reptiles ou oiseaux.
- La rainette, atteinte en plein flanc, écartait les pattes et ouvrait la gueule en montrant son goitre blanc. — (Louis Pergaud, Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921, Un sauvetage)
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rougeâtre
?- Qui tire sur le rouge.
- Le front pointu, mal caché par des cheveux plats, rares, et qui tombaient comme des filaments de verre soufflé, couronnait par des rugosités rougeâtres une face grimaude. — (Honoré de Balzac, Massimilla Doni, 1839)
- La vigogne a une toison formée de poils laineux très fins et d’une grande douceur. La couleur est brun rougeâtre ou brun fauve. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Il se gratte le front qu’un prurit tenace ne cesse de taquiner, et où fleurissent des taches rougeâtres. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 257)
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blanchâtre
?- Qui tire sur le blanc.
- Physiologiquement, la cavité vaginale contient un liquide blanchâtre, plus ou moins abondant, constitué essentiellement par la desquamation des couches épithéliales superficielles. — (J.-M. Bohbot, « Les Leucorrhées », dans Traité de gynécologie médicale, dirigé par Bernard Blanc, Charles Sultan & Christian Jamin, 2004, p. 177)
- Entretemps les Génois étaient revenus, habillés en moines, tout en précédant, clochettes agitées, une bande d'êtres enveloppés dans de crasseux draps blanchâtres qui recouvraient jusqu'aux visages. — (Umberto Eco, Baudolino, traduit de l'italien, Éditions Grasset & Fasquelle, 2002)
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amphithéâtre
?- (Antiquité) Édifice de forme ronde ou ovale, où les anciens donnaient des jeux et dont le pourtour était formé de plusieurs rangs de gradins.
- Un amphithéâtre aux gradins récemment déblayés, un forum silencieux, des voies désertes, tout un squelette de grande cité défunte, toute la gloire triomphante des Césars vaincue par le temps et résorbée par les entrailles jalouses de cette terre d’Afrique qui dévore lentement, mais sûrement, toutes les civilisations étrangères ou hostiles à son âme… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Dans un théâtre, lieu élevé par degrés vis-à-vis de la scène, au-dessus du parterre et au-dessous des loges ou à l’étage supérieur.
- L’amphithéâtre était plein de monde. Un billet d’amphithéâtre.
- Salle garnie de gradins où un professeur fait ses cours ou donne ses leçons.
- L’amphithéâtre de l’école de Médecine. Le grand amphithéâtre de la Sorbonne.
- (Par analogie) Endroit d’aspect circulaire ou semi-circulaire dont les pentes s’élèvent en gradins.
- Cet arbre était situé au centre d’un amphithéâtre boisé, à un demi-mille du château détruit de Torquilstone. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Les montagnes s’élevant à des hauteurs majestueuses formaient une espèce de cirque, d’immense amphithéâtre naturel autour du bassin qu’était la rade […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
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bellâtre
?- Homme chez qui l’impression de beauté est gâtée par un air de prétention niaise et de contentement de soi-même.
- C’était bien le bellâtre que ses antécédents annonçaient ; mais l’âge l’avait déjà doté d’un petit ventre rond assez difficile à contenir dans les bornes de l’élégance. — (Honoré de Balzac, Illusions perdues, 1837)
- […], et le bellâtre à tête plus ou moins simiesque, bovine, équine, porcine, corvidée ou batracienne, — toute la lyre esthétique ! — exulte devant son miroir, se tient pour la copie la plus parfaite de l’Antinoüs, et se fait a lui-même les yeux doux. — (Auguste Dietrich, 31 décembre 1911, « Préface » de Fragments sur l'histoire de la philosophie, par Arthur Schopenhauer, Paris : Librairie Félix Alcan, 1912, p. 12)
- – Eh ! dit âprement Mme Larralde, est-ce notre faute, à nous, si son bellâtre de capitaine la trompe ? Nous pâtissons déjà assez des fredaines de ce monsieur, et il faut, par-dessus le marché, que nous supportions son caractère, à elle. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 168.)
- La cervelle du bellâtre se mit à bouillonner comme un chaudron de confiture. — (San-Antonio, Les cochons sont lâchés, 1991)
- Derrière ma façade de stoïque bellâtre, je suis aussi solide qu’une statue de plâtre. — (Jonathan Painchaud, Pousse pousser)
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accroître
?- Augmenter ; rendre plus grand ou plus étendu.
- Au cœur du modèle néolibéral, le libre-échange sans précaution a accru le phénomène des délocalisations. — (Contribution générale « Réaliser le changement », pour le congrès de 2012 du Parti socialiste (France))
- … l'assassinat de la duchesse de Praslin, par son mari, pair de France, accrurent l'irritation publique. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Autrefois, nos écorces se vendaient à vil prix, et nos cuirs n’avaient pas une grande valeur ; mais nos écorces et nos cuirs, une fois bonifiés, la rivière nous permit de construire des moulins à tan, il nous vint des tanneurs dont le commerce s’accrut rapidement. — (Honoré de Balzac, Le Médecin de campagne, 1833, édition de 1845, chapitre premier)
- Il était alors composé de soixante-douze chanoines et le nombre s’accrut encore, car lorsque la Révolution survint, il s’élevait au chiffre de soixante-seize. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- La chèvre belge, quoique abâtardie, pouvait fournir de 4 à 8 pintes de lait (2 à 4 litres et plus) par jour, rendement qui pourrait, par la sélection, être encore accru. — (Paul Diffloth, Zootechnie : Chèvres, porcs, lapins , Encyclopédie agricole J. B. Baillière, & fils, 4e édition, 1918, page 63)
- Aller en augmentant, devenir plus grand.
- Son bien, son revenu accroît tous les jours.
- (Droit) (Intransitif) Revenir au profit de quelqu’un par la renonciation ou l’empêchement d’une autre personne, en parlant d'une chose.
- Entre colégataires, la portion de l’un accroît à l’autre ; la part de l’héritier renonçant accroît à ses cohéritiers.
- (Par extension) Cette portion de terre est accrue à son champ, à son héritage par alluvion, par atterrissement.
- (Pronominal) Aller en augmentant, devenir plus grand.
- Dès avant l'hibernation, les ovaires s'étaient considérablement accrus et remplissaient la cavité générale ; ils ont encore un peu grossi pendant l'hibernation aux dépens des réserves nutritives accumulées dans l'organisme. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- Depuis 1870 le nombre des insulteurs du Dieu des chrétiens s’est accru d'une dizaine de millions ; vous le constatiez vous-même l'an dernier. — (Henri Louatron, À la messe noire ou le Luciférisme existe, Mamers (Sarthe) : à compte d'auteur, s.d. (vers 1918-1920), page 39)
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idolâtre
?- (Religion) Qui adore les idoles et leur rend des honneurs.
- Les nations idolâtres.
- Les peuples idolâtres.
- Rendre un culte idolâtre.
- Les Juifs ne voulaient plus de ses mœurs idolâtres, tous les autres de sa domination. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Hérodias, 1897)
- (Religion) Qui rend un culte divin à des êtres vivants ou à des choses autres que des idoles.
- Les Perses, qui adoraient le feu, les égyptiens, qui adoraient les crocodiles, étaient idolâtres.
- (Sens figuré) Qui aime quelqu’un avec excès, ou qui estime trop une chose, qui en raffole.
- Cette femme l’a subjugué, il en est idolâtre.
- Cette mère est idolâtre de ses enfants.
- Cette femme est idolâtre de sa beauté.
- Madame de Chasteller, bien dirigée par un mari idolâtre des petits moyens qui font tant d’effet à la cour, fut bien reçue des princesses, et jouit bientôt d’une position fort agréable. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- boisbenatre
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gériatre
?- (Médecine) Médecin spécialisé dans les soins aux personnes âgées.
- Le problème est d'ailleurs des plus complexes : ce n'est pas seulement l’alimentation du vieillard bien portant ou malade qui doit préoccuper le gériatre, mais aussi celle de l'adulte sain dès le cap de la cinquantaine, véritable âge critique […]. — (François Bourlière, « Quelques remarques sur le régime alimentaire des vieillards », dans Histoire de la médecine, tome 5, Société française d'histoire de la médecine, 1955, p. 19)
- Le gériatre de secteur doit être une médecin qualifié en gérontologie. Ceci implique une formation médicale gériatrique d'une part, et médico-sociale d'autre part. — (Techniques hospitalières, médico-sociales et sanitaires, Éditions H. Thoillier, 1962, p. 16)
- C'est aussi après cet épisode que la gériatre pose « en tête à tête » à la patiente la question de sa perception de sa maladie ou plutôt de son état, en faisant l'hypothèse qu'elle aussi a perçu un signal intérieur de l'entrée en fin de vie. — (Pierre Charazac, Isabelle Gaillard-Chatelard & Isabelle Gallice, La relation aidant-aidé dans la maladie d'Alzheimer, Éditions Dunod, 2017, p. 102)
- Les opportunités pour les gériatres sont terribles ici. Cette spécialité est terriblement dévaluée. C'est très triste parce que je pensais vraiment,quand j'ai choisi la gériatrie, que c'était la spécialité du futur. — (Dominique Prédali & Jacques Soubeyrand, Douze gériatres en colère, Librairie Fayard, 2009, chap. 11)
- aumatre
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rabattre
?- Rabaisser, faire descendre.
- Madame Fusellier la conduisit dans le salon où elle alluma le feu. Et, comme le bois fumait et ne flambait pas, elle restait penchée, les deux mains sur les cuisses.— C’est la pluie, dit-elle, qui rabat la fumée. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 365)
- Les aéronats roulaient, tanguaient, dérivaient ; des rafales de grêle les rabattaient vers la terre […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 246 de l’édition de 1921)
- […] il s'enlumina la trogne à la manière d'un clown ou plutôt d'un ivrogne, avant de rabattre sur son front une longue mèche de cheveux. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Il saisit Héloïse, l'enlève entre ses bras […], et la transporte doucement, parmi les couvertures qu'il rabat sur elle. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Sens figuré) Abaisser, réprimer.
- Rabattre l’orgueil, la hauteur, le ton, la fierté de quelqu’un.
- Le froid, la grippe, les difficultés d’un voyage en diligence vinrent rabattre beaucoup de leur enthousiasme. — (Julien Green, Nathaniel Hawthorne, dans Suite anglaise, 1927, Le Livre de Poche, page 123)
- Diminuer, retrancher de la valeur d’une chose, du prix qu’on en demande.
- La consommation de stout, au lieu de saint-émilion, m’aurait rabattu environ quatre shillings et demi, soit vingt-six francs. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 511)
- Ces chiffres sont à rabattre, tenu compte de l'entrecroisement des sangs, le même aïeul se retrouvant fréquemment à l'intersection de plusieurs lignées, comme un même nœud à l'entrecroisement de plusieurs fils. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, pages 45-46)
- Il faut rabattre beaucoup du prix que vous demandez.
- Un marchand qui vend sa marchandise sans en rien rabattre.
- Il n’en rabattrait pas un sou.
- Rabattre de l’estime qu’on avait pour quelqu’un.
- Il y a beaucoup à rabattre de ce qu’il dit.
- Il faut en rabattre de moitié.
- Ramener vivement vers un endroit.
- Le général rabattit l’ennemi sur ses positions.
- L’armée ennemie se rabattit sur telle place.
- — Moi, la première fois que j’ai donné un baiser à une femme, c’était sous un noyer, où nous avions été rabattus par une de ces averses de printemps… — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- (Chasse) Battre la campagne pour pousser (le gibier) vers des filets ou des panneaux tendus, ou vers la ligne des chasseurs.
- On fait du bruit pour rabattre le gibier.
- Fermer, clore.
- Peu avant d'arriver à l'angle de l'aile, non loin du perron, ils remarquèrent une croisée sur laquelle étaient rabattus les contrevents tout de guingois et que l'on pouvait ouvrir facilement. — (André Dhôtel, Le Pays où l'on n'arrive jamais, 1955)
- Penchée au-dessus du guéridon, elle choisit une cigarette dans le coffret dont elle rabattit le couvercle d'un coup sec [...]. — (Angelo Rinaldi, L'éducation de l'oubli, Denoël, 1974, page 281)
- (En parlant des plis d’une robe) Aplatir.
- (Escrime) Détourner (un coup), le rompre en rabaissant le fer de son ennemi.
- (Agriculture) Faire passer le rouleau sur les avoines déjà levées, pour aplanir la terre.
- Remplir (les ornières, les sillons) de la terre qui s’est élevée au bord.
- Tailler (un arbre, une branche) de manière qu’il ne soit plus aussi élevé ou que ce qui reste soit plus vigoureux.
- Devant la façade s’étendait une étroite terrasse, que d’antiques mûriers, rabattus en forme de treille, allongeant et tordant leurs grosses branches, ombrageaient. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre III)
- (Pour le juge, à l’audience) Révoquer (le défaut qu’il avait donné contre une des parties, faute par elle d’avoir comparu).
- (Intransitif) Quitter un chemin et se détourner tout d’un coup pour passer dans un autre.
- Quand vous serez en tel lieu, vous rabattrez à main droite. Il faut rabattre par tel endroit.
- (Intransitif) (Argot) Arriver, revenir, rentrer.
- Tous les locataires ont vite rabattu dans ma piaule. — (Alexandre Breffort, Mon taxi et moi, Éditions de la Corne d'or, Nice, 1951)
- D'ici que les flics rabattent dans le cirque, y’a pas des kilomètres. — (Robert Tachet, Alors, pommadé, tu jactes ?, Éditions le Condor, Paris, 1953)
- Une femme mariée, sans doute, car certains jours le dab rabattait vers deux du mat’ ; […]. — (Albert Simonin, Une balle dans le canon, Série noire, Gallimard, 1958, page 147)
- (Sens figuré) (Péjoratif) Amener, par divers moyens de propagande, des clients à une entreprise financière, des adhérents à un parti, des recrues à une armée, etc.
- (En particulier) Celui qui recrute des prostituées.
- — Il raccrochait des types chics dans les relations de sa famille et, n’osant pas tarifer ses propres faveurs, rabattait pour le petit truqueur et partageait la galette avec lui. — (Colette, La Retraite sentimentale, 1907)
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croître
?- Se développer, en parlant des êtres humains, des animaux, des plantes.
- Croître très vite, en peu de temps, à vue d’œil, insensiblement.
- Croître à une certaine hauteur.
- Se laisser croître la barbe, les cheveux.
- Les herbes, les arbres croissent.
- Cette pluie a fait croître les blés.
- Ces animaux croissent jusqu’à tel âge.
- Bien plus commode à exploiter que le bois, le bambou croît très rapidement. — (Palissades en bambou: techniques traditionnelles de construction et d'assemblage de Isao Yoshikawa, Eyrolles, 2006, page 5)
- Pour croître, un arbre a besoin d'eau, d'oxygène, de lumière, d'éléments nutritifs tirés du sol, etc. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 173)
- Augmenter de quelque façon que ce soit, en parlant des choses.
- La vitesse de circulation de la monnaie croissait ainsi de jour en jour et sa répudiation définitive semblait devoir être prochaine. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpression 2e édition revue), page 93)
- La rivière a crû, est crue. - Les pluies, les neiges l’ont fait croître.
- Naître, pousser, en parlant des herbes, des plantes, des fruits, etc.
- La laine apparait au mois de septembre, croît pendant l’hiver et tombe au printemps, au moment de la mue ; on peigne tous les deux jours, sur l’animal vivant, la toison avec un démêloir jusqu’à ce que celui-ci n’amène plus de duvet. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Cette stérilité contraste avec les nombreuses touffes de retems et de verdure qui croissent dans le lit de la vallée. — (Antonin Jaussen & Raphaël Savignac, Mission archéologique en Arabie: Les châteaux arabes de QueṣairʾAmra, Ḫarâneh et Ṭûba, E. Leroux, 1922, volume 1, page 25)
- Ce pays est bon, toutes sortes de plantes y croissent.
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opiniâtre
?- Qui est trop fortement attaché à son opinion, à sa volonté, en parlant des personnes.
- Tous les sots sont opiniâtres, et tous les opiniâtres sont des sots. — (Baltasar Gracián, L'homme de cour, traduction de Amelot de la Houssaie, 1702)
- Celui-là est défendu contre les quémandeurs trop opiniâtres par une sorte de femelle revêche, bourrue, grimaçante, qui s'entend à merveille à décourager les volontés les plus obstinées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 183)
- Un esprit opiniâtre.
- Un enfant opiniâtre.
- La nature envers moi moins mère que marâtreM'a formé très rétif, et très opiniâtreSurtout lorsque quelqu'un veut m'imposer la loi. — (Philippe Néricault Destouches, Le Glorieux, Philinte, Acte III, sc.7)
- (Par extension) Se dit des choses où l’on met de la persévérance, de l’obstination, de l’acharnement.
- Le combat fut opiniâtre.
- Une défense opiniâtre.
- Un travail opiniâtre vient à bout de tout.
- Il a gardé un silence opiniâtre.
- (Par extension) La nature opiniâtre de Cédric dut fléchir devant de tels obstacles. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Médecine) Qui dure longtemps, qui résiste aux remèdes.
- Bien qu'il fût Islandais pur sang , il semblait supporter difficilement le climat de son pays : il était affligé d'une toux opiniâtre. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 78)
- galfatre
- gentillatre
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.