Dictionnaire des rimes
Les rimes en : éclectisme
Que signifie "éclectisme" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Philosophie éclectique.
- L'orientation des esprits change à peine deux fois par siècle. La philosophie universitaire, par exemple, ayant secoué la tradition de l'éclectisme, explique depuis cela le catéchisme de Koenigsberg et récuse toute idée nouvelle. — (Remy de Gourmont, Le Chemin de Velours - Nouvelles dissociations d'idées, Mercure de France, 1902, éd. 1911, p. 276-277)
- Or, ce qui manque à l’éclectisme, c'est justement une base scientifique et positive; et ses prétendus dogmes ne sont pas moins arbitraires et cérébrins que les dogmes des églises. — (J.-B.-François Bourbon del Monte, L'homme et les animaux: Essai de psychologie positive, G. Baillière, 1877, p.X)
- (Par extension) Disposition d’esprit qui consiste à se garder de toute vue étroite et systématique.
- La rivalité entre les deux chaînes d’État, dont l’une ne diffuse que des émissions éducatives, et les cinq chaînes privées permet un grand éclectisme dans les programmes. — (Edwin O. Reischauer, Histoire du Japon et des Japonais, tome 2 : De 1945 à nos jours, traduit et complétée par Richard Dubreuil, édition Seuil, 1997, page 47)
- Un aimable éclectisme.
- Éclectisme de l’homme du monde.
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "éclectisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
-
pancalisme
?- Doctrine esthétique qui prône que tout doit être considéré sous l’aspect du beau.
- Et, bien sûr, aujourd'hui je tombe, en ouvrant Bachelard, sur le pancalisme « certitude intime ». (…) La beauté il ne l'a jamais trouvée amère. — (Jean Lescure, Un Été avec Bachelard, Luneau-Ascot, 1983, page 280)
- Si le narcissisme, du reste, est aussi, comme l'affirme Bachelard, un « pancalisme », une rêverie sur la beauté du monde, on peut comprendre que l'idéalisation de l'île comme espace de refuge s'accommode très bien de la contemplation de soi. — (René Bouchet, Le nostalgique: l'imaginaire de l'espace dans l’œuvre d'Alexandre Papadiamantis, Presses Paris Sorbonne, 2001, page 329)
-
aventurisme
?- Tendance à prendre des décisions aventureuses, prise de risque excessive dans la conduite des affaires.
- Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a dénoncé dimanche l’aventurisme de la première ministre, Ioulia Timochenko, son ancienne alliée.
- Paul Wolfowitz était, avec Douglas Feith et Richard Perle, l’incarnation de cet aventurisme pyromane tant décrié par les alliés traditionnels de Washington. Leurs déclarations à l’emporte-pièce, leurs positions tranchées avaient sérieusement approfondi le fossé d’incompréhension entre la Maison blanche et l’Europe, que Condoleeza Rice tente aujourd’hui de colmater à coup de joutes charmeuses et de postures séductrices. — (source)
- épiphénoménisme
-
millénarisme
?- (Religion) Doctrine qui soutient l’idée d’un règne terrestre du Messie, après que celui-ci aura chassé l’Antéchrist et préalablement au jugement dernier.
- Le millénarisme a été l’objet d’une multitude d’études: théologiens, historiens et sociologues considèrent volontiers qu’il s’agit d'un courant de pensée digne d’intérêt. — (Pascal Bouvier, Millénarisme, messianisme, fondamentalisme: permanence d’un imaginaire politique, 2008)
-
abolitionnisme
?- Fait d’être en faveur de l’abolition de l’esclavage.
- Enfin, l’abolitionnisme quant à lui, se présente comme un système idéologique qui prend le contre-pied des positions réglementaristes. — (Maïko-David Portes, Les enjeux éthiques de la prostitution: éléments critiques des institutions, 2005)
- Courant de pensée en faveur de l’absence de toutes réglementations en matière de prostitution.
-
latinisme
?- Expression, tour de phrase propre à la langue latine, en particulier quand ils sont employés abusivement dans une autre langue.
- Son français est plein de latinismes.
- Mais cet usage de nor est en fait un latinisme, l’auteur l’utilise comme nec en latin, qui peut cumuler les fonctions coordinative et contrastive. — (Henri Suhamy, Stylistique anglaise, 1994)
- Au milieu du XVII° siècle, un obscur moraliste s’est attelé à rédiger, dans un castillan truffé de latinismes, des leçons sur l’agencement juridique du trafic social. — (Bartolome Clavero, La Grâce du don, traduit par Jean-Frédéric Schaub, 1996, page 7)
- C’était déjà le cas des poètes parnassiens, qui recouraient massivement aux latinismes et aux hellénismes lexicaux, syntaxiques, rhétoriques, insérés dans une forme métrique impeccablement classique. — (Dominique Maingueneau, Le discours littéraire : Paratopie et scène d’énonciation, 2004)
- M. Arnold paraissait aussi à l’aise à jongler avec les rapports d’exploitation des domaines de l’île d’Anjouan qu’avec la récurrence des latinismes chez Hölderlin. — (Pierre Assouline, Lutetia, Gallimard, 2005, collection Folio, page 64)
-
journalisme
?- (Journalisme) Profession de journaliste.
- Mais le journalisme est terriblement encombré. La lutte pour la vie y est terrible, surtout à Paris ; je connais des hommes de beaucoup de talent qui n’y trouvent même pas de quoi vivre. Par contre, j’avoue que des crétins y font fortune. — (Lettre de Charles-Ange Laisant à Fernand Pelloutier du 19 janvier 1886 ; citée par Maurice Foulon dans Fernand Pelloutier, Le livre du centenaire, 1967)
- À quoi servent les faits divers ? […]. En règle générale, à faire du très mauvais journalisme, caressant le lecteur dans ses pulsions malsaines quitte à pulvériser les lignes jaunes du métier : […]. — (Nicolas Demorand, Trouble, dans Libération (journal), n°9535, 7 & 8 janvier 2012, p.3)
- Ensemble des journaux d’une ville ou d’un pays.
- Le journalisme, qui porte avec la promptitude du rayonnement, en quelques heures et en petit volume, d’une extrémité d’un empire à l’autre, ne pouvait pas exister. La parole était livre, jamais page […] — (Lamartine, Gutenberg)
-
hitlérisme
?- (Politique) Totalitarisme pratiqué par Adolf Hitler.
- L’attitude de l’occupant vis-à-vis de l’occupé évolue aussi. Elle change même du tout au tout. La poigne de fer de l’hitlérisme, relâchée les premiers mois, se resserre brutalement. — (Robert Bailly, Les feuilles tombèrent en avril, Paris, Éditions sociales, 1977, p. 69)
- Après la nuit des Longs Couteaux, l'adoption des lois de Nuremberg et la montée de l'hitlérisme, les interdits et les tourments s'abattent sur la population juive et le baron Hermann von Weinbrenner n'est pas épargné. — (Nuit blanche, automne 2017, p. 24)
-
attentisme
?- (Politique) Attitude d’attente d’une occasion favorable pour agir.
- En attendant, les ménages comme les entreprises britanniques sont tentés d’opter pour la prudence et l’attentisme. — (AFP, « L’économie britannique a chuté de manière spectaculaire après le Brexit », Le Soir.be, 22 juillet 2016)
-
irréalisme
?- Manque de réalisme.
- C’est ainsi que nous donnons facilement dans cet autre piège si typiquement français : l’irréalisme. — (François de Closets, Maintenant ou jamais, 2013)
-
hellénisme
?- (Linguistique) Construction propre et particulière à la langue grecque.
- C’était déjà le cas des poètes parnassiens, qui recouraient massivement aux latinismes et aux hellénismes lexicaux, syntaxiques, rhétoriques, insérés dans une forme métrique impeccablement classique. — (Dominique Maingueneau, Le discours littéraire : Paratopie et scène d’énonciation, 2004)
- (Philosophie) Ensemble des idées et des mœurs de la Grèce antique.
- Alexandre porta l’hellénisme jusqu’aux Indes.
- Les Grecs revendiquent Philippopolis comme appartenant à l’hellénisme. — (Revue de géographie, 1880, page 111)
-
adamisme
?- (Histoire, Religion) Nom donné à la doctrine des adamites, secte chrétienne des premiers siècles qui proscrivait le mariage et prescrivait la chasteté la plus absolue, pour ne pas perpétuer, dans la descendance, le péché originel. Pour sa doctrine, la nudité était symbole d'innocence.
- L'adamisme est une conception lourde de conséquences : ce n'est pas un tableau idyllique des peuples vivant en paix parce que nous "sommes tous des frères", loin de là. — (Léon Poliakov, Centre culturel international de Cerisy-la-Salle, Ni juif ni grec, 1978)
-
empirisme
?- (Philosophie) Système de philosophie dans lequel l’origine de nos connaissances est uniquement attribuée à l’expérience.
- Mais, avec le triomphe du Newtonisme et de l’Empirisme en Angleterre, du Cartésianisme en France, le règne de la Scolastique prend fin. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Après des années de clivage idéologique fédéralistes-souverainistes, lucides-solidaires, « on verra » était une expression de pragmatisme. Un empirisme, diraient les philosophes, antonyme de l’idéalisme, base des idéologies. — (Antoine Robitaille, CAQ: le fabuleux destin d’une «patente», Le Journal de Québec, 13 février 2021)
- L’empirisme de Locke fut combattu par Leibnitz.
- (Médecine) Pratique de la médecine exercée sans connaissances théoriques et fondée sur la seule expérience.
- L’empirisme le désolait. Du moment que la médecine n’était pas une science expérimentale, mais un art, il demeurait inquiet devant l’infinie complication de la maladie et du remède, selon le malade. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre IX)
- (Par extension) Toute méthode qui prétend ne s’appuyer que sur l’expérience.
-
barbarisme
?- (Linguistique) Mot ou forme incorrecte, ou dont le sens est altéré, dévié. → voir impropriété et solécisme
- Un barbarisme heureux reste dans une langue sans la défigurer ; des solécismes ne s’y établissent jamais sans la détruire. — (Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, 1848)
- Par un barbarisme de la basse latinité, on a dit essere au lieu de esse, pour se conformer à la terminaison ordinaire des infinitifs latins; essere ensuite a été contracté en ser; et le futur est composé de cet infinitif et du présent du verbe auxiliaire: ser-ai, ser-as, ser-a. — (August Wilhelm von Schlegel, Observations sur la langue et la littérature provençales, Paris : Librairie grecque-latine-allemande, 1818, page 92 (dans les notes))
- Il y a (dit Voltaire sur un vers du Cid) un dictionnaire d’orthographe où il est dit qu’« invaincu » est un barbarisme. Non ; c’est un terme hasardé et nécessaire. Il y a deux sortes de barbarisme, celui des mots et celui des phrases. Égaliser les fortunes pour égaler ; éduquer, pour donner de l’éducation, voilà des barbarismes de mots. — (François Génin, « De l’Étymologie », chap. 1 de Récréations philologiques, ou Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue française, 2e éd., Paris : chez Chamerot, 1858, p. 28)
- — Jusque midi, je corrige les devoirs de mes élèves. Ce n’est pas amusant…— Ah ?— De lire quinze copies qui, s’il y avait un barbarisme à faire, le contiennent quinze fois. Au crayon rouge, j’inscris mes notes dans le coin : mal, très mal, inepte… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 97-98.)
- Quant au terme « érotisme », il n'est pas plus dans le Littré qu’humanisme, ces barbarismes étant nés au même moment engendrés par un même père ; la fascisation. — (Thérèse Plantier, Le discours du mâle : logos spermaticos, Paris : Éditions Anthropos, 1980)
- (Par extension) Faute contre la règle ou le bon goût.
- (Par confusion avec barbarie) Acte qui relève de la barbarie.
- La première sélection des écrits de Maurras présentés en traduction au public britannique est donc condamnable à l'avance, parce que contaminée dès le point de départ par sa présupposée affinité avec le barbarisme nazi. — (Charles Maurras et la vie française sous la Troisième République, actes 1er Colloque Maurras, Aix-en-Provence les 6, 7 et 8 décembre 1968, Université d'Aix-Marseille : Institut d'études politiques, Centre Charles Maurras, 1972, p. 108)
- Dès le printemps 1940, il invite ses disciples à refuser de se « plier au barbarisme hitlérien » et publie au début de l'été 1940 un appel pour exhorter les chrétiens « à résister, du moins spirituellement, à la folie allemande qui horrifie les hommes ». — (Philippe Souleau, « Bordeaux, enjeu stratégique de la Seconde Guerre mondiale », dans Les villes en guerre (1914-1945), sous la direction de Philippe Chassaigne & Jean-Marc Largeaud, Armand Colin, 2004, page 52)
- Je ne supporte plus ce que l'Homme me force à faire. Sa haine, sa violence, son barbarisme, je n'en suis pas responsable. — (Razik Alex Menidjel, Les Premiers pas, Éditions Publibook, 2005, page 144)
- Je ne supporte plus cette violence, dit-elle. Où que j'aille à Londres, je ne vois que barbarisme et cruauté. — (Peter Ackroyd, William et Cie, traduit de l'anglais pat Bernard Turle, Éditions Philippe Rey, 2006, chap. 11)
- Puis-je demander au lecteur, […], de se vider l'esprit des images de ce monde, ravagé par les quelques millénaires post-néolithique de barbarisme ; cet antimonde qui se mirait sans cesse dans ses miroirs déformants... — (Pierre Meyer, Un siècle et demi après la fin du Monde, Éditions Publibook, 2011, page 9)
- […] si cette action était démontrée à l'encontre de Morelli, elle constituerait un crime de droit commun, l'achèvement d'un blessé étant un acte de barbarisme odieux, contraire aux lois de l'honneur et de la guerre, depuis longtemps indiscutées par les nations civilisées, et ce fait étant prévu par les dispositions de l'article 233 du Code pénal français. — (Jurisprudence française, 1807 à 1952. Période 1807-1926, page 730, André Bruzin, Jean Nectoux, 1954 - NOTE : Le Journal du droit international, vol. 57, 1930, page 109, pour la même phrase use du mot "barbarie".)
-
indéterminisme
?- (Philosophie) Système opposé au déterminisme, c’est-à-dire système qui admet la liberté de la volonté.
- Le libertarisme : nous avons un libre arbitre véritable, et c’est pourquoi le déterminisme doit être faux ; seul l’indéterminisme est vrai. — (Daniel C. Dennett,Théorie évolutionniste de la liberté, 2003)
-
immanentisme
?- (Religion) Doctrine philosophique affirmant l’immanence de Dieu à la nature, c’est-à-dire que celui-ci agit à l’intérieur de celle-ci plutôt que de l’extérieur.
- C’est finalement le rejet de toute transcendance qui pousse Deleuze à ce pur immanentisme du désir, corrélatif d’un pur immanentisme du problématique. — (Sébastien Charbonnier, Deleuze pédagogue: la fonction transcendantale de l’apprentissage et du problème, 2009)
-
favoritisme
?- Tendance habituelle d’un supérieur ou d’un gouvernement à accorder des faveurs injustes ou illégales.
- On lui offre un poste de conseiller de préfecture, qu’il accepte, et sa nomination, quand elle paraît à L’Officiel, fait crier les libéraux au favoritisme. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 159)
- À l’article L. 131-20 (ancien L. 313-6), est ajoutée l’incrimination de l’avantage injustifié à soi-même, en plus de celle de l’avantage injustifié à autrui, ainsi que celle du favoritisme non intentionnel dans le cadre de l’accès à la commande publique. — (Exposé des motifs, Projet de loi portant réforme des juridictions financières, France, 2009)
- Après l’ex-patron de France Télés Patrick de Carolis, condamné en janvier pour favoritisme, le pédégé de Radio France, Mathieu Gallet, est à son tour renvoyé devant le tribunal correctionnel. — (Christophe Nobili, Retour de moquette à Radio France, Le Canard Enchaîné, 28 juin 2017, page 8)
-
anatocisme
?- (Droit) Capitalisation des intérêts d’une somme due.
- Pendant longtemps, l’anatocisme a été interdit : on le considérait comme usuraire. — (Clément Thiry, Traité juridique et mathématique des opérations de banque, 1902)
- Leur comptabilité impitoyable ne fait pas grâce d'un centime, et les mystères de l’anatocisme ont bien vite fait doubler la dette du nhaqué, sans qu'il puisse en soupçonner le mécanisme. — (L’Asie française, Comité de l'Asie française, 1913, vol.13-14, page 113)
-
juridisme
?- (Religion) Formalisme qui fait prévaloir rigoureusement les textes sacrés sur les principes de justice ou d’équité.
- Calvin, à qui on attribue d’ordinaire une grande rigidité de pensée et un juridisme encore très médiéval, a eu, en fait, l’intuition des grands bouleversements économiques de l’âge moderne. — (Univers écon. et soc.,1960)
- Le risque actuel, c’est que l’Église ne soit plus catholique, c’est-à-dire ouverte et universelle, mais qu’elle apparaisse fermée à la souffrance humaine, moralisatrice, empreinte de juridisme. — (Le Monde, 11-12 octobre 2009)
- (Droit) Interprétation ou utilisation des textes juridiques qui s’attache plus à leur forme qu’à l’idée qu’ils portent.
- Malgré un dialogue social qualifié d’exemplaire par les autres organisations syndicales, la CGT a invoqué des vices de forme dans la mise en place du protocole sanitaire censé accompagner le déconfinement. Ce juridisme ne fait que compliquer à l’excès les conditions de la reprise pour une entreprise qui se trouve déjà dans une situation critique. — (Le Monde, Les risques d’un déclassement économique, Le Monde. Mis en ligne le 12 mai 2020)
-
déisme
?- (Philosophie) Système de ceux qui croient à l’existence d’un être suprême en dehors de toute révélation et de tout culte.
- [...] les impies prennent lieu de blasphémer la religion chrétienne; parce qu'ils la connaissent mal. Ils s'imaginent qu'elle consiste simplement en l'adoration d'un Dieu considéré comme grand, puissant et éternel : ce qui est proprement le déisme; presque aussi éloigné de la religion chrétienne que l'athéisme, qui y est tout à fait contraire. — (Blaise Pascal, Pensées)
- Le jugement négatif des tenants du déisme envers les Églises chrétiennes comportait aussi une vive critique de la Bible et du judaïsme, tendance plutôt inhabituelle dans la culture religieuse britannique, et qui lui valut d’être cataloguée comme antisémite par des historiens israéliens laïcs. — (Shlomo Sand, Comment la terre d’Israël fut inventée: De la Terre sainte à la mère patrie, 2012)
-
bicamérisme
?- (Politique) Système parlementaire qui divise le parlement en deux chambres distinctes, une chambre haute et une chambre basse.
- Le bicamérisme a vu le jour en Angleterre et est le fruit d’une longue évolution historique.
- Mais il est une autre tension, plus importante encore, que le bicamérisme tente de résoudre. — (Geneviève Verdo, L’indépendance argentine entre cités et nation: 1808-1821, 2006)
-
anabolisme
?- (Biochimie, Médecine) Ensemble des réactions chimiques des organismes vivants permettant la synthèse de métabolites essentiels à partir des éléments de base fournis par l’alimentation et aboutissant à la construction ou au renouvellement des tissus.
- La vie de nos cellules est sans arrêt en équilibre entre l’anabolisme, processus de biosynthèse et le catabolisme, processus de dégradation. — (Max Rombi, Le syndrome XXL, 2005)
-
athéisme
?- Absence de croyance en un ou plusieurs dieux ou divinités, la doctrine de celui qui ne croit en aucun dieu ou aucune divinité.
- Oui, je le soutiens, la superstition est plus injurieuse à Dieu que l’athéisme, […]. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Affichant non sans panache un athéisme militant, il appelle à en finir avec une certaine tolérance envers les religions monothéistes, intrinsèquement intolérantes et pétries de haine. — (Basile de Koch, Histoire universelle de la Pensée: de Cro-Magnon à Steevy, 2005)
- Mais des difficultés surgissent dès qu’on cherche à appliquer cette définition simple aux multiples variantes de l’athéisme. Il existe un athéisme pour ainsi dire spontané. L’homme, en révolte contre les lois divines, refuse Dieu. — (Henri Arvon, L’Athéisme, page 5, 1967, PUF)
- Bon nombre de musulmans entretiennent un rapport très lâche au religieux, mais l'athéisme reste un impensé et un tabou complet. L'islam ne reconnaît toujours pas le droit à l'athéisme, ni le droit de changer de religion. — (Abdennour Bidar, Pour une réforme de l'islam, Télérama n°3393, janvier 2015)
-
bipartisme
?- (Politique) Système organisé autour de deux partis politiques.
- Le bipartisme est un système politique né en Angleterre. Il traduit l’émergence de deux forces politiques majeures, les Tories et les Whigs alternant au pouvoir. — (Doudou Sidibé, Démocratie et alternance politique au Sénégal, 2006)
-
conformisme
?- Tendance à se conformer aux idées, aux modes, aux mœurs, au langage du milieu dans lequel on vit, du groupe auquel on appartient.
- L’art qui se soumet à une orthodoxie, fût-elle celle de la plus saine des doctrines, est perdu. Il sombre dans le conformisme. — (André Gide, Retour de l’U.R.S.S., 1936)
- Loin des réalités du front, les civils se laissaient plus facilement bourrer le crâne, selon l'expression familière aux combattants. À moins qu'ils n'aient adopté, par conformisme, le langage imposé par la société. — (Rémy Cazals, Les mots de 14-18, Presses universitaires du Mirail, 2003, page 21)
- L’homme, libre de se soumettre au conformisme ambiant, bombe le torse, étale ses décorations sur sa poitrine, fait le beau et peut ainsi satisfaire l’image idéale de lui qu'il s’est faite en regardant son reflet. — (Henri Laborit, Éloge de la fuite, 1976, Le Livre de poche, page 76)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.